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Sans compter des processus de déviance, de médicalisation, de « psychologisation», et de psychiatrisation, il faut prendre un compte un processus « directeur » de normalisation qui sous-tend tous les processus mentionnés précédemment des personnes ayant des incapacités ou vivant une situation de handicap.

Rappelons que les incapacités désignent les déficiences d’une personne, tandis que les handicaps sont causés par des facteurs environnementaux qui limitent les occasions et la capacité des personnes d’interagir efficacement avec leur environnement. Une situation de handicap, c’est une condition désavantageuse pour une personne donnée qui limite ou empêche l’exécution d’un rôle qui est normal, en fonction de l’âge et du sexe ainsi que des facteurs sociaux et culturels touchant cette personne. Alors qu’une incapacité est habituellement associée spécifiquement à la personne, une situation de handicap est généralement fonction du rôle, de la situation ou de l’environnement dans lesquels se trouve la personne (et est créé par ce rôle, cette situation ou cet environnement). Une personne qui se trouve dans un environnement bruyant, par exemple, se voit placée en situation de handicap si elle veut utiliser un téléphone public.

Une fausse conception de la normalisation (normalisation négative et stigmatisante), malheureusement répandue et largement appliquée, se définit ici comme le processus qui vise à rendre les personnes catégorisées « anormales », comme « normale », les obligeant à se conformer aux normes subjectives de la société ou d’une ou plusieurs entités groupales dominante (rapport de domination). La normalisation négative soutient le « déversement » de personnes dans la communauté ou dans les écoles sans aucun soutien. La normalisation a été blâmée pour la fermeture de services (tels que les institutions) qui mène à un manque de soutien pour les enfants et les adultes en situation de handicap et/ou avec une ou plusieurs incapacités.

Cependant, les services de soutien facilitant des chances de vie dite « normale » pour les personnes en situation de handicap – tels que les services d’éducation, de logement, de soutien à l’emploi et de sensibilisation — ne sont pas nécessairement incompatibles avec la normalisation (positive), bien que certains services particuliers (tels que les écoles spéciales) peuvent être en fait au défavorable, plutôt que de renforcer une vie normale en gardant à l’esprit la notion de « rythmes » normaux de la vie.

Ainsi, la réelle normalisation (normalisation positive) vise essentiellement l’intégration des personnes en situation de handicap; le « principe de la normalisation » vise essentiellement à rendre disponible à toutes les personnes situation de handicap des « patterns » de vie et des conditions quotidiennes de vie qui sont aussi proches que possible de la situation ordinaire et des modes de vie ou de la société, à l’aide des moyens d’adaptation et d’accommodations (Bengt Nirje, The basis and logic of the normalisation principle, Sixth International Congress of IASSMD, Toronto, 1982).

En effet, il semble donc qu’il ne faut pas étouffer, ni détruire la différence, mais bien de l’encadré afin de diminuer la souffrance, de restreindre les obstacles, à porter des améliorations au contexte et à l’environnement. La normalisation implique l’acceptation des personnes en situation de handicap, avec leurs incapacités, leur offrant les mêmes conditions que celles offertes aux autres citoyens. Elle implique une prise de conscience du rythme normal de la vie — y compris le rythme normal d’une journée, d’une semaine, d’une année, et le cycle de vie lui-même. Il s’agit des conditions normales de vie — de logement, de scolarisation, d’emploi, de l’exercice, des loisirs et de la liberté de choix. Cela inclut « la dignité de risque », plutôt que de mettre l’accent sur la « protection » (Bank-Mikkelsen, 1976, Misconceptions on the principle of normalisation, address to IASSMD Conference, Washington, D.c.).

Des malformations à la naissance, des séquelles d’accident ou de guerre, des conséquences de maladies chroniques ou du vieillissement pathologique, les troubles neuro-développementaux et des apprentissages,  peuvent rendre difficile la vie en société, notamment se former, travailler, se divertir, socialiser. Pour qualifier ces différences, de nombreux termes sont employés, infirmité, inaptitude, incapacité, dépendance, handicap, traduisant différentes façons d’aborder la relation entre, d’une part, le corps dans sa dimension physique et psychique et, d’autre part, la société et son environnement.

C’est le mérite de Philippe Wood d’avoir proposé un cadre conceptuel associant à la perspective limitative biomédicale à une perspective sociale complémentaire. Du coup, deux voies s’offrent pour combattre la situation de handicap : soit diminuer la déficience et l’incapacité, soit modifier l’environnement et les normes sociales (comme les exigences à l’école ou au travail). Mais cette vision était encore trop déficitaire et ne prenait pas en compte la situation sociale des personnes en situation de handicap, souvent stigmatisées et opprimées. Le handicap est d’abord un rapport au social. C’est ce que cherche à prendre en compte la nouvelle Classification Internationale du Fonctionnement, du Handicap et de la Santé (CIF) de l’OMS, visant essentiellement à remplacer le modèle de Wood.

Derrière ce débat conceptuel se cachent d’importantes questions de société qui ne concernent pas simplement les personnes en situation de handicaps, leurs familles et les professionnels qui souhaitent leur venir en aide. C’est le « vivre ensemble » qui est débattu. Les mesures d’accessibilité profitent à tout le monde. Plus globalement, faut-il normaliser (normalisation positive) chacun d’entre nous, et en particulier les personnes handicapées, ou revenir sur les normes (Organisation internationale de normalisation – ISO/CEI 71, Principes directeurs dans la normalisation pour répondre aux besoins des personnes plus âgées et celles ayant des incapacités) qui régissent l’organisation de celle-ci? Et il n’est pas sûr que la majorité des professionnels de santé aient compris les enjeux de la CIF et l’utilisent dans leur pratique. Ce sont également les règles administratives et les préoccupations financières qui dominent. Évidemment, changer sa façon de concevoir les personnes en siautation de handicaps ou tout simplement âgées, et les normes de performance, de compétitivité, de flexibilité qui régissent notre société est une autre affaire.

Au sein de groupe de la population, le pourcentage des incapacités, de situation de handicaps ou de limitations est de plus en plus élevé.  Si les personnes âgées et les personnes souffrant d’incapacités doivent pouvoir être à même d’avoir leur place dans la société sur un pied d’égalité, il faut améliorer l’accessibilité des produits, des services et des environnements. Ainsi, la prédominance et la complexité croissantes de la technologie dans la vie de tous les jours présentent des occasions et des défis.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) définit l’incapacité comme la réduction temporaire, prolongée ou permanente ou l’absence de la capacité d’accomplir certaines activités ou de remplir certains rôles ordinaires, présentés parfois comme des occupations de la vie courante. La détérioration provient d’une anomalie d’un organe ou des fonctions physiques ou mentales du corps, laquelle entraîne une incapacité. Par handicap, on entend les conséquences sociales et environnementales qu’enclenche la détérioration d’une personne. Une personne atteinte d’une maladie mentale subit un handicap dans sa recherche d’un emploi si les employeurs la supposent d’emblée inapte à tout travail, mais pas s’ils lui offrent une chance. L’incapacité, la détérioration et le handicap sont interreliés. Alors qu’une détérioration peut être irréversible, une incapacité est souvent fonction de la situation, et un handicap peut être éliminé par un changement dans l’environnement. Les causes d’incapacité sont nombreuses. Le degré d’incapacité peut varier énormément d’une personne à l’autre, même s’il résulte d’une même cause.

Ajoutons qu’un diagnostic ou une étiquette (labeling) identifiant une cause d’incapacité n’aide souvent pas à comprendre les limitations fonctionnelles que peut vivre une personne. D’autres étiquettes d’incapacité servent à exclure des individus de la société normale.

L’identification et la classification des incapacités intéressent les scientifiques, les politiciens et les concepteurs de programmes, qui utilisent chacun ces informations à leur manière. Les scientifiques veulent étudier comment prévenir, guérir ou traiter ces incapacités. Les politiciens cherchent à connaître l’importance des groupes de personnes atteintes d’incapacité ainsi que leurs besoins en vue de légiférer et de recueillir des fonds à leur avantage. Quant aux concepteurs de programmes, ils veulent s’assurer que ceux-ci répondront aux besoins et prévoir pour l’avenir l’évolution à la hausse ou à la baisse de la demande de services. Jusqu’à présent, les scientifiques n’offrent pas de système global de classification qui soit d’application universelle.

Les personnes atteintes d’incapacité et leurs défenseurs reconnaissent l’utilité de disposer de données fiables sur le nombre de gens à qui leur incapacité pose des problèmes de manière à plaider en faveur de changements. Beaucoup se méfient cependant d’un système de nomenclature et de classification des incapacités qui risque de déshumaniser et d’isoler des groupes entiers de personnes.

On perçoit souvent les personnes ayant des incapacités comme violant les normes de manière indésirable. Beaucoup d’entre nous se sentent apeurés et mal à l’aise en présence d’une personne aussi différente d’eux, ce qui les pousse à l’éviter. D’où le risque de ne pas voir ses aptitudes, de minimiser les attentes à son endroit et de considérer ses réussites comme bien modestes. Sachant cela, des personnes capables de cacher une incapacité font souvent des pieds et des mains pour s’afficher comme « normales ». Cet état de fait peut cependant engendrer un stress énorme chez la personne qui craint que son incapacité ne soit découverte.

En plus de la protection légale contre la discrimination, ces personnes veulent que leur incapacité soit perçue non pas comme une déviance, mais plutôt comme une différence. Elles affirment que la société peut prendre en compte leur différence en adaptant l’environnement plutôt qu’en changeant l’individu.

Le résultat prend la forme d’un train de mesures destinées à éliminer les obstacles physiques dans les édifices publics, les parcs et les installations récréatives, dans les transports publics et commerciaux, dans les équipements et les programmes d’éducation, dans l’information, le logement et l’emploi. Certains de ces changements résultent de dispositions législatives (codes du bâtiment, mesures touchant l’éducation et l’équité dans l’emploi), d’autres sont le fruit d’efforts de persuasion.

La route conduisant au changement est semée d’embûches mais certains groupes progressent plus vite que d’autres. Le grand public garde encore des préjugés envers les malades mentaux, qui restent dès lors largement à l’écart de la société normale. Les changements véritables proviennent, en fait, des efforts consentis par les personnes handicapées elles-mêmes.

Pour ces personnes, il ne s’agit plus dorénavant d’adapter leurs comportements aux normes sociales dominantes, mais de contester les définitions qu’en donnent les personnes « normales » et de revendiquer le droit à la différence et aux mesures d’accueil de cette différence.

Le lien entre la culture et la situation de handicap est complexe et se joue à différents niveaux de détermination : l’environnement social et culturel peut être cause de handicap, la prise en charge de la personne est déterminée par la culture; la conception même du handicap dépend de déterminants culturels et oriente l’action à l’égard des personnes handicapées (Mercier, 1999). Les conceptions théoriques et les connaissances qui gèrent les pratiques sont, elles aussi, dépendantes de la culture et des représentations sociales propres à certains groupes sociaux, certaines situations, certains environnements. Par ailleurs, les théories scientifiques elles-mêmes déterminent les représentations sociales dans un champ social déterminé.

Les domaines normatifs, eux-mêmes articulés aux pratiques scientifiques, déterminent nos actions et nos représentations dans le champ du handicap. Pour aborder ce problème, nous nour référons donc à la référence normative de la définition du handicap telle qu’elle est décrite par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) opéré par la Classification Internationale du Fonctionnement, du Handicap et de la Santé (CIF).


Références

neuroneAu sujet de la prise en charge transdisciplinaire, multimodale et multidimentionnelle dans une perspective écosystémique et globale du Trouble d’Hyperactivité avec/sans Déficit de l’Attention (THADA ou TDAH), le signataire propose, à titre informatif, cette documentation :

  1. Informations sur le Trouble d’Hyperactivité avec/sans Déficit de l’Attention;
  2. La Classification Internationale du Fonctionnement, du Handicap et de la Santé (CIF-2) : Vers un langage commun entre praticiens, cliniciens, acteurs et aidants ainsi qu’un nouveau modèle de la situation de handicap  (voir page sur la CIF-2). Ce modèle permet une prise en charge selon les besoins spécifiques de la personnes;
  3. De la métapsychothérapie : Méthode et encadrement conceptuelle de la l’autopsychothérapie tout au long de la vie, pour la croissance et le développement personnelle, le développement d’état d’esprits sains, le développement de compétences, interdisciplinaires, de savoir êtres, de savoir vivre, de savoir faire, … (À venir) ;
  4. Le travail psychologique tout au long de la vie (À venir) ;

L’auteur de ce blog est atteint du THADA, de troubles d’apprentissages dont la dyslexie et la dysorthographie, ainsi de (co)morbidités.

Le « Trouble d’Hyperactivité avec/sans Déficit de l’Attention » (THADA ou TDAH au Québec) est une affliction d’origine neurobiologique qui entraîne un ensemble de déficiences sur le plan des émotions, du comportement, de la cognition (pensée) et conduit à une suceptibilité à certains environnements.

Rappelons que la THADA entraîne certaines incapacités et déficiences cognitives selon la configuration neuropsychologique de la personne et qu’elle ne se réparent pas. Cependant, il est possible d’agir en amont, dès la prime enfance. Un diagnostique précoce offre la possibilité de doter l’enfant d’un ensemble de stratégies lui permettant de soutenir son développement tout au long de la vie. De plus, la personne vivant avec un THADA peut bénéficier de stratégies d’adaptations, et d’accomodations, lui permettant ainsi d’optimiser ses performances.

Ces documentations vise à contrer, entre autre, la catégorisation, la stigmatisation, la marginalisation, la médicalisation, la psychologisation, la psychiatrisation du THADA.

L’auteur suggère à toute personne qui souffre du Trouble d’Hypractivité avec/sans Déficit de l’Attention (THADA ou TDAH au Québec) désireuse de bien comprendre l’origine de ses difficultés d’obtenir une évaluation neuropsychologique d’un professionnel qualifié. La Centre d’Évaluation Neuropsychologique des Troubles d’Apprentissage de Montréal est un excellent endroit pour ce faire.

Nota Bene

De plus, le signataire conseille aux lecteurs avisés de toujours avoir un esprit critique par rapport à l’acquisition des connaissances et de son procédé d’apprentissage, et donc de toujours vérifier les informations colligés, d’abord au moyen de recherces et d’études, et également avec un praticien, un clinicien, et/ou un professionnelle aidant tel qu’un psychologue, un psychiatre, un médecin, etc.

L’anxiété se définit comme une « peur sans objet apparent légitime, avec sentiment pénible d’attente ». Associe dans son expression symptomatique des manifestations psychiques à des manifestations somatiques (neurovégétatives). C’est un signal d’alarme, préparant l’individu à faire face à une menace – externe ou interne -, ou du moins ce qui est perçu comme telle. Il y a une anxiété normale quand la réaction est adaptée, cet état est même nécessaire pour affronter la situation, mais la réaction peut dépasser l’objectif originel et devenir désorganisée et incontrôlée, c’est l’anxiété pathologique.

La différence entre anxiété normale et pathologique n’est pas toujours facile à déterminer précisément, celle-ci dépend des individus et des circonstances, le fait que le sujet soit confronté à une situation réellement difficile ne suffit pas par exemple à évoquer une anxiété normale (voir la notion de troubles de l’adaptation), en revanche en dehors de toute situation réelle des sujets vont éprouver des manifestations émotionnelles fortes et désagréables du registre de l’anxiété pathologique. Il y a lieu de distinguer anxiété état de l’anxiété trait : l’ anxiété état est associée à l’émotion actuelle tandis que l’anxiété trait est liée à la disposition d’un sujet à devenir anxieux.

L’hypersensibilité neurofonctionnelle est un terrain sur lequel peut se développer une « maladie du stress ». Le stress pouvant être alimentaire, environnemental, social, familial ou autre. Ce terreau est héréditaire et congénital. Cette hypersensibilité peut provoquer des troubles encore trop souvent confondus avec des maladies psychosomatiques. Par exemple, la vie en entreprise est génératrice de nombreuses formes de stress. Il est important d’inclure la gestion du stress et la gestion de soi en terme de compétences et dans la formation personnelle tout au long de la vie.

Le modèle cognitivo-comportemental considère l’anxiété comme une émotion apprise, résultant d’apprentissages antérieurs erronés et inadaptés, développés notamment sur le principe du conditionnement à la fois répondant (développement des troubles anxieux après confrontation à une situation traumatisante) et opérant (renforcement par l’évitement de la situation). De plus le sujet anxieux va traiter sur le plan cognitif de façon inadéquate et erronée son intuition de danger physique et/ou psychologique et/ou social imminent et incontrôlable, ce qui aura comme effet de renforcer la réponse anxieuse.

La pathologie anxieuse résulterait de la constitution de schémas cognitifs responsables d’erreurs dans le traitement de l’information, lesquelles s’auto-entretiennent. Plusieurs théories se fondent sur le modèle cognitif, celle des schémas de danger personnel (Beck et Emery), et celle de l’interruption des plans d’action (Widlöcher). Le modèle neuro-biologique fait intervenir des structures cérébrales, le diencéphale, le système limbique et le système septo-hippocampique et des neuro-transmetteurs dont principalement le GABA et l’existence de facteurs génétiques.

À suivre…

La capacité du contrôle des émotions est importante pour l’adaptation humaine. Le questionnement concernant les bases neurales de la régulation émotionnelle a récemment pris une nouvelle importance, parallèlement au progrès récent des études par imagerie fonctionnelle sur les humains, et ont permis une enquête directe des stratégies de contrôle qui tire partie des processus cognitifs supérieur difficile à étudier chez les non-humains.

De tel études ont examiné (1) le contrôle de l’attention au, et (2) le changement cognitif de la signification au, stimuli émotionnellement évocateur. Ces deux formes de régulation des émotions dépendent de l’interaction entre les systèmes de contrôle préfrontal et cingulaire et les systèmes sous-corticales de génération des d’émotion. Combiné ensemble, les résultats suggèrent une architecture fonctionnelle pour le contrôle cognitif de l’émotion.

A suivre…

Les compétences langagières et de communication procurent des outils essentiels à l’apprentissage, aux relations sociales et à la régulation du comportement et de l’émotion dès le début de l’enfance.

Le langage touche deux domaines : le langage structurel et la communication pragmatique. Les habiletés de langage structurel incluent les sons du langage (phonologie), le vocabulaire (sémantique), la grammaire (syntaxe et morphosyntaxe), le discours narratif, et le traitement auditif verbal de l’information. Les habiletés de langage pragmatique couvrent les comportements suivants : converser ou communiquer à tour de rôle, faire un bon usage des gestes et garder un contact visuel. En plus de ces aspects spécifiques du langage et de la communication, les enfants doivent être capables d’exprimer leurs pensées (langage expressif) et de comprendre celles des autres (langage réceptif) dans des situations sociales et d’apprentissage.

Les facteurs génétiques et environnementaux contribuent au développement du langage, psychosocial et affectif. Les stress environnementaux co-occurrents aggravent les problèmes. Une variété de troubles psychosociaux et affectifs sont associés aux troubles du langage. Il peut être difficile de dissocier les problèmes psychosociaux et affectifs des problèmes de langage et de communication. Les troubles du langage peuvent être subtils et passer inaperçus à moins d’effectuer une évaluation formelle. Les troubles du langage et de communication sont invariablement reliés à l’apprentissage et aux troubles psychosociaux et affectifs depuis la petite enfance jusqu’à l’adolescence.

Dès la petite enfance, le langage et le développement affectif et psychosocial sont interdépendants. À partir des années préscolaires, le diagnostic le plus courant chez les enfants qui souffrent de troubles du langage et qui sont orientés vers des cliniques d’orthophonie et de santé mentale est le trouble déficitaire de l’attention (avec hyperactivité).

Les évaluations régulières des habiletés langagières et de communication qui commencent dans la petite enfance et les interventions dans le domaine des troubles des apprentissages constituent des activités préventives essentielles au développement de la progéniture. C’est important parce que les interventions pendant la petite enfance ou les années préscolaires peuvent avoir un impact significatif sur les résultats des enfants.

L’information sur la nature des troubles du langage, ainsi que leur impact sur le fonctionnement scolaire, psychosocial et affectif devrait être disponible pour les parents et faire partie du programme de formation des professionnels qui travaillent avec des enfants. Ces professionnels incluent les pédiatres, les médecins de famille, les orthophonistes, les éducateurs, les éducateurs en petite enfance et les intervenants en santé mentale.

Pour ma part, effectivement, l’on peut regrouper un ensemble de diagnostics cliniques en santé mentale et en neuropsychologie sous l’égide des troubles des apprentissages et des troubles de l’adaptation scolaire.

L’augmentation du nombre d’élèves en difficultés peut être mise en relation avec différents phénomènes sociaux. J’en énumère sommairement et succinctement quelques-uns, qui peuvent être mutuellement inclusifs, ou exclusifs :

  • Rapports de forces entre groupes d’intérêt ayant un effet négatif sur la (co)construction de la société;
  • la dégradation de la culture de la citoyenneté;
  • l’incapacité de la population dans l’exercice de fonctions de la citoyenneté;
  • la dégradation du tissu sociale;
  • la dégradation du tissu familiale;
  • la dégradation du tissu scolaire (les écoles privées offrent une meilleure qualité d’enseignements, tout simplement, environnement scolastiques en dégradations et directement en corrélation avec les différents types de dégradations);
  • la dégradation du tissu : 1) la profession d’enseignant requiert une formation multidisciplinaire; 2) certains milieux universitaires sont en crise; 3) lacunes importantes dans le cursus universitaire affectant la (co)construction de la fonction professionnelle; 4) Les facteurs humains; 5) Incapacités de gestion de la complexité; 6) Incapacités au changement paradigmatique.

Il m’apparaît d’une simplicité phénoménale de pouvoir « détecter » les élèves en difficultés. Là n’est pas le problème. La problématique vient essentiellement de l’impossibilité du système actuel à prendre en compte, et à mettre en œuvre un ensemble de stratégies facilitant la prise en charge transdisciplinaire, multidisciplinaire, et multimodale des enfants ayant des troubles d’adaptations et des troubles d’apprentissages.

À titre d’étude de cas, le signataire propose un ensemble d’articles et de documents présentant une démarche de prise en compte des facteurs, individuels, contextuels et environnementaux affectant un enfant vivant un ou plusieurs troubles neuropsychologiques et/ou problématiques de santé mentale.

Pour ma part, la mission des services sociaux et de la solidarité sociale est un échec majeur.

La psychologie environnementale relève d’un champs d’étude  interdisciplinaire des interrelations entre l’individu et son environnement. La psychologie environnementale propose une approche holistique (globale) pour mieux comprendre comment l’homme évolue dans son milieu. L’environnement est à considérer ici aussi bien au sens géophysique (autrement dit naturel) que dans ses dimensions socioculturelle, politique et juridique.

La relation entretenue entre l’être humain et son milieu étant d’abord d’ordre systémique, la psychologie environnementale est également connu sous les dénominations, entre autre :  de science des facteurs humains, de l’ergonomie cognitive, de science sociale environnementale, de  psychologie architecturale, de socio-architecture, de psychologie écologique, de l’écopsychologie, du comportement géographique, de l’études du compotement et de l’environnement, de l’étude de la personne et de l’environnement, de la sociologie environnementale, et de la l’écologie sociale.

Elle s’intéresse aussi bien aux effets des conditions environnementales sur les comportements et conduites de l’individu qu’à la manière dont il perçoit ou agit sur l’environnement. Ce champs d’étude de la psychologie environnementale reconnait la necessité d’être orienté problème (problem oriented), en utilisant, au besoins, les théories et les méthodes de disciplines tel que la psychologie, la sociologie, l’éthologie, l’anthropologie, la biologie, l’écologie.

Ainsi, par exemple, elle s’intéresse à la pollution sonore et de leurs effets sur l’être humain. Le comportement écologique vise donc à réduire les nuissances environementales. Selon cette optique, le stress est une variable de l’environnement physique ou social. Des changements physiologiques caractéristiques peuvent être envisagés comme faisant partie de la tentative de mobiliser les ressources pour éviter ou fuir l’exposition à une stimulation extrême. Les stress environnementaux sont essentiellement aversifs, non- contrôlables, de durée et de périodicité variables, relativement stables et inévitables.

Aussi, par exemple, elle s’intéresse à l’urbanisation. En effet, la vie urbaine est un enfer, particulièrement pour les pauvres. La ville préhumaine est foncièrement inhospitalière et laide au lieu d’être des lieux magnifique, dédié à l’épanouissement, à la créativité et à l’entraide, stimulants pour tout le monde. La ville n’est donc pas conçue pour le bien-être des habitants, elle est le résultat d’intérêts opposés qui s’affrontent en permanence au détriment des plus faibles.

Les modèles systémiques, et plus particulièrement l’approche écologique du stress, mettent l’accent sur l’équilibre dynamique qui s’établit entre les exigences environnementales et la capacité de l’organisme à faire face à ces demandes. La relation homme-environnement est considérée comme un système qui tend vers l’ajustement entre l’individu et son environnement. Il y a stress quand cet équilibre dynamique est rompu.

Pour en savoir plus, consulter la page sur la lutte contre la nuisance sonore

Pour en savoir plus, consultez la page sur la pollution sonore

Pour en savoir plus sur l’environnement psychopathologique :
À venir…

L’excès de bruit a des effets sur les organes de l’audition, mais peut aussi perturber l’organisme en général, et notamment le sommeil, le comportement. Quelques définitions du bruit:

« Un ensemble de sons sans harmonies » (dictionnaire Larousse)

« Ce qui, perçu par l’ouie, n’est pas senti comme son musical » (dictionnaire Robert)

« Toute sensation auditive désagréable ou gênante, tout phénomène acoustique produisant cette sensation, tout son ayant un caractère aléatoire qui n’a pas de composantes définies » (Association française de normalisation)

Bien que très sensible, le bruit de voisinage est une problématique de nuisance. Parmi les bruits les plus durement ressentis figurent les bruits de voisinage. Pour mettre fin à des bruits de voisinage, il est préférable d’adopter une démarche amiable, éventuellement en ayant recours à un médiateur, ou à une démarche de conciliation.

Nous notons les bruits de voisinnage suivant :

  • Les bruits de comportement (également appelés bruits domestiques) : correspondent principalement aux bruits inutiles ou agressifs de la vie quotidienne, provoqués, directement ou non, par les comportements désinvoltes de personnes. Les bruits désinvoltes ou agressifs pouvant provenir de chaînes hi-fi, d’aboiements, d’appareils électroménagers, de travaux de réparations, de pétards, etc., sont considérés comme des bruits de comportement ;
  • Les bruits d’activités : Ce sont des bruits provenant d’une activité bruyante installée à proximité de logements peut occasionner des nuisances par exemple de la circulation (ambulance, police, camions, trains, avions, d’ateliers artisanaux, de commerces, d’activités industrielles ;
  • Les bruits chantiers : Il s’agit des bruits de chantiers de travaux publics ou privés et de travaux intéressant les bâtiments et leurs équipements;
  • Logement mal isolé : Il n’est pas rare que l’occupant d’un logement souffre du bruit de ses voisins, alors même que ceux-ci ont un comportement normal. C’est le logement qui est mal isolé. Pourtant, peu d’occupants entreprennent des travaux d’isolation acoustique. Diverses raisons participent de cette situation : les particuliers ont des difficultés à identifier les bruits, ils manquent d’information sur les solutions techniques, nourrissent des a priori négatifs sur les coûts des diagnostics et des travaux. Quant aux aides financières, soit leur existence est ignorée, soit les conditions pour en bénéficier sont méconnues, et la notion de dépréciation immobilière pour cause de bruit est mal appréciée.

Dans les constructions, on fait la différence entre les bruits aériens, c’est-à-dire les bruits émis par une source n’ayant pas de contact avec la structure construite, et les bruits solidiens, qui ont pour origine une mise en vibration directe de la structure.

  • bruits aériens : Dans un logement, les bruits aériens se propagent par l’air avant de faire vibrer les parois du local. Chaque paroi qui vibre fait à son tour vibrer l’air dans les locaux voisins : le son a traversé la paroi. On distingue deux types de bruits aériens : 1) les bruits aériens intérieurs (bruits créés par les conversations, la télévision, les chaînes hi-fi, …) ; 2) les bruits aériens extérieurs (bruits créés par le trafic routier, ferroviaire ou aérien).
  • bruits solidiens : Une paroi soumise à un choc entre en vibration et fait vibrer l’air des locaux voisins. Les bruits solidiens comprennent : 1) Les bruits d’impact (bruits de pas, déplacement de meubles, chutes d’objets, …) ; 2) Les bruits d’équipement, collectifs (ascenseur, chaufferie, …) ou individuels (chasse d’eau, robinetterie, …).

Quand un son rencontre une paroi, son énergie sonore est en partie : 1) réfléchie – l’énergie réfléchie revient du côté de la source ; 2) absorbée – l’énergie absorbée se transforme en chaleur dans la paroi ; 3) transmise – l’énergie transmise traverse la paroi et fait vibrer l’air de l’autre côté.

L’isolation acoustique consiste à traiter la transmission des bruits, soit qu’ils viennent de l’extérieur, soit qu’ils soient émis depuis le local à isoler (afin qu’ils ne s’entendent par hors de celui-ci). Les matériaux fortement isolants réduisent surtout la partie transmise de l’énergie sonore, et réfléchissent cette énergie vers la source émettrice. L’absorption acoustique, ou correction acoustique, traite l’énergie réfléchie et absorbée, mais ne modifie quasiment pas les propriétés de transmission de la paroi. Ainsi, un matériau absorbant n’améliore pas l’isolation, puisqu’il ne supprime pas les bruits extérieurs, ni n’empêche les sons intérieurs de sortir.

L’énergie acoustique se transmet du local d’émission au local de réception :

  • Soit par transmission directe, avec comme milieu de propagation la paroi séparative (mur, cloison) entre les deux pièces ;
  • Soit par transmission latérale, qui utilise des voies de propagation autres que la paroi séparative entre les deux pièces

Pour plus de renseignements;

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Rien n’est immuable, mais pourtant il y a constance. La théorie des fractales nous enseigne qu’il existe une organisation sous-jascente dans ce qui semble, a priori, désorganisé. Une fractale est une forme infiniment imbriquée dans elle-même dont certaines parties sont semblables au tout. Ce phénomène rapelle les niveaux de complexités que l’on retrouve dans la structuration de l’univers et des formes d’émergences lié à l’auto-organisation. Il est donc déconcertant de constater l’abscence d’organisation, ou la précaire proto-organisation d’un grégarisme d’instinct.

La théorie du chaos traite des systèmes dynamiques rigoureusement déterministes, mais qui présentent un phénomène fondamental d’instabilité appelé « sensibilité aux conditions initiales » qui, modulant une propriété supplémentaire de récurrence, les rend non prédictibles en pratique sur le « long » terme.

La rêve de la PsychoHistoire dans les oeuvres de science fiction d’Isaak Asimov montrent comment l’on s’intéresse au futur de l’humanité. L’Anticipation, qui n’est pas une prédiction, s’avère cependant révélatrice d’une tendance dominante au sein d’un enchevêtrement d’événements, de situations, d’impondérables, etc.

L’auto-organisation, en opposition avec la sélection naturelle et la sélection sociale, relève d’un changement dynamique au sein d’une organisation ou les changements systémiques sont produit par la recalculation, la (ré)inventi, la modification de sa structure dan l’objectif de s’adapter, survivre, croitre et se développer.L’auto-organisation est le résultat de la ré-invention et de l’adaptation crétaive du à l’introduction de, ou en étant dans un état constant de, perturbation homéostasique ou d’équilibre.

L’auto-organisation est un processus d’attraction et de répulsion dans lequel l’organisation interne d’un système, normalement un système ouvert, s’accroit en complexité sans être guider ou gérer par une soure extérieure. Les systèmes auto-organisés exposent typiquement des propriétés émergeantes (mais pas toujours).

L’auto-organisation devrait être prévue dans la société humaine. Ainsi, l’une des propriété émergente est l’intelligence collective désigne les capacités cognitives d’une communauté résultant des interactions multiples entre des membres (ou agents). Des agents au comportement très simple peuvent ainsi accomplir des tâches apparemment très complexes grâce à un mécanisme fondamental appelé synergie.

Pour Edgar Morin, c’est simplement et poétiquement le “Désordre organisateur”.

La synergie créée par la collaboration fait émerger des facultés de représentation, de création et d’apprentissage supérieures à celles des individus isolés. L’étude de l’intelligence collective implique aussi l’étude des limites des interactions entre membres d’un groupe, limites qui conduisent à des erreurs collectives parfois catastrophiques.

Ainsi, à l’image de la Théorie du Chaos,  du générale naît le spécifique, l’altérité ; A chacun son chemin, car la première tâche de tout homme est de se donner naissance. Empiéter par normalisation sur ce processus d’homéostasie, c’est mettre un Sujet sur une fausse piste, un chemin incompatible, sur une voie de non finalité.

La croisé des chemins, c’est le changement paradigmatique. La croisé des chemins c’est :

  • Mettre en pratique une société de la connaissance et l’intelligence collective;
  • la pensée de la complexitédans la diversité et le pluralisme;
  • le dialogue interdisciplinaire;
  • la citoyenneté universelle : la diversité et la complémentarité des cultures appellent à un dialogue afin d’élaborer un nouveau concept de développement humain basé sur le métissage et la compréhension mutuelle et afin d’éviter une perspective fragmentaire et tribale des cultures menant à l’exclusion de l’autre;
  • la mobilité (physique et virtuelle) toujours croissante des hommes, des biens, des services, des capitaux doit s’accompagner d’une libre circulation des idées. Dans ce contexte, les réseaux ont une grande importance;
  • l’éducation permanente : si l’enseignement primaire est capital pour développer une citoyenneté universelle, l’éducation (pour tous) doit se poursuivre tout au long de la vie. En effet, l’éducation est une continuité, un cheminement permanent qui ne s’achève pas à l’obtention d’un diplôme;
  • la réforme de l’université ne doit pas être une auto-réforme illusoire mais prendre en compte le reste du monde. Il faut donc tenir compte de l’autodidactie, de l’apprentissage tout au long de la vie, le sociocontructivisme (appprentissage autonome, par projets, etc.), la médiation (sociale, culturelle, socioécoomique, etc.), du développement des compétences et des relations entre les différents niveaux d’enseignement (primaire, secondaire, supérieur), entre l’enseignement et la société, entre l’enseignement et la diversité des sociétés;
  • les relations entre savoirs scolaires et extra-scolaires qui implique une révision de la relation université /société ;
  • la prise de décision de politique publique qui renvoie à la responsabilité de l’université dans le domaine politique. L’université comme lieu de l’uniformisation de la pensée contraire à la richesse de la société multiculturelle;
  • la gestion anticipatrice;
  • le choix d’une “utopie réaliste”;

Montaigne « une tête bien faite et non bien pleine », soulignant la nécessité d’un changement dans l’évaluation des savoirs actuellement trop rigide (système napoléonien, positiviste) et ne laissant aucune place à la créativité.

Au début, il y a l'androgyne

Au début, il y a l'androgyne

De la génèse et de la renaissance est conçu comme le fondement de tout, unité indivisible, transcendante et éternelle d’une dualité s’intégrant l’un à l’autre, créent continuellement la vie qui se manifeste sous une forme Androgyne. Le dépassement de tout dualisme, qui coïncide avec la libération ultime, est obtenu à travers des rites et des formes de méditation particulières.

L’androgyne[1] est concu un être originel qui serait homme et femme à la fois, non pas hermaphrodite[2] mais un être originel au sexe indifférencié. Il s’agit de comprendre que les deux ne font qu’un, mais que chacun d’eux possède son double. Cependant, sa double signification dépasse la seule distinction des sexes et se rattache à l’état premier de l’être.

L’Androgyne symbolise l’unification de l’être humain, l’harmonie originelle, parfaite et retrouvé, les jumeaux quant à eux figurent la division, l’opposition, la dualité incarnée, la rivalité ou la guerre fratricide.

On rapproche le Mythe de l’androgyne au Mythe de l’œuf cosmique qui nous compte la création du monde et de la vie, c’est d’un oeuf cosmique qu’est né ce monde et c’est souvent de cette œuf qu’est né l’être humain au sexe indifférencié. Ainsi, le Tao[3] dit : « Un produit deux », mais aussi « Deux noms issue de l’Un, ce deux-un est mystère, Mystère des mystères, Porte de toute merveille. »

L’Androgyne est non seulement un être originel, mais la finalité de tout être humain. L’Androgyne représente à la fois l’état originel et l’état accompli de l’être. En effet, Il symbolise celui ou celle qui a dépassé les souffrances de la vie propres au monde des apparences et ré-intégré l’Unité première dont il ou elle émane. Conjointement origine et aboutissement de la manifestation des êtres, l’Androgyne est un symbole universel de l’état unifié.

Tant que nous restons divisés en nous-mêmes, nous ne pouvons accepter le monde tel qu’il est et nous-mêmes tels que nous sommes en réalité, c’est-à-dire unifiés. Dès l’instant cependant où nous prenons conscience que toutes les richesses du monde sont en nous, que rien ne manque, toutes les craintes, les peurs, les envies et illusions attachées à notre manière de pensée dualiste des choses et des êtres s’envolent. Nous commençons à vivre comme un tout et nous transformons en un individu véritable (de “individuum” ou indivisible – Voir individualisme Janien). En cessant de se constituer en tant qu’objet de connaissance.

La modalité du même ou du différent dichotomise, sépare et incite davantage à la lutte et à l’exclusion, à l’intolérance qu’à la capacité de concevoir l’unité des contraires. Cette modalité manichéenne, incarnée par la différence des sexes et renforcée par nombre d’autres dyades qui s’opposent telles que le jour et la nuit, le froid et le chaud, le cru et le cuit, etc., amène l’être humain à classifier, à catégoriser, ce qui l’entoure. Ceci conditionne alors sa manière de penser sous la forme du raisonnement binaire, manichéen, et c’est ce qui conduirait alors à l’intolérance, à l’exclusion.

La personnalité androgyne n’emprunte pas les caractéristiques de l’autre sexe; ses vêtements, ses expressions, ses postures, etc…, ni ne se les attribuent. Elle ne s’identifie pas non plus au genre sexuel opposé à son sexe biologique. L’Androgyne possède en lui les vertus masculines les vertus féminines. Ces vertus opposées sont réunies en une nouvelle unité par un principe conciliateur. Le fait qu’il n’y ait peut-être pas de valeurs spécifiquement masculines ou spécifiquement féminines au dela des considérations biologiques impliquent qu’elles appartiennent indifféremment à l’un ou l’autre sexe. Chaque être humain possède en lui les qualités de tel ou tel principe, masculin ou féminin, et ce, de manière intrinsèque. Afin de s’accomplir, d’atteindre un équilibre toute relative, l’homme doit développer en lui les vertus latentes opposées qui lui donneront la clef de sa nature céleste. Parvenues à un degré suffisant d’évolution, les âmes s’attirent mutuellement pour fusionner. Ces attractions se traduisent par des sympathies réciproques soumises à la loi des complémentaires, comme s’il s’agissait de constituer à deux une unité psychique plus parfaite. On peut donc croire que dans l’union entre deux êtres, en l’occurence un homme et une femme, tous deux androgyne, il y a émergence d’une entité nouvelle issue de la synergie entre les deux êtres, une union qui va au delà et qui transcende. Les âmes se recherchent, et quand elles se sentent en affinité, elles s’attirent, l’une aspirant alors à se fondre dans l’autre (faire un parralèle avec la théorie des champs). De la fusion d’une âme masculine avec une âme féminine résulterait ainsi une entité androgynique.

La théorie du Yin et du Yang est la Loi fondatrice de l’Univers et de tous les phénomènes qui s’y déroulent. Le mouvement alternatif du Yin et du Yang est l’origine même de la Vie. Toutes les choses, tous les processus présentent ces deux aspects. Tout ce qui existe peut être à son tour divisé en Yin et en Yang. Tout ce qui existe est à la fois yin et yang. S’engendrant mutuellement ils ne peuvent exister l’un sans l’autre s’opposant point par point, dans une complémentarité absolue et un équilibre relatif. Au delà de cette dualité apparente, intrinsèquement liés l’un à l’autre, ils réalisent l’unité totale de l’univers.

Le Projet Civilisation

Aujourd’hui nombreux sont ceux qui constatent la nécessité d’un changement majeur de paradigme (changement paradigmatique) pour nos sociétés occidentales et dont l’une des caractéristiques principales repose sur la capacité à concilier les paradoxes et à embrasser des réalités toujours plus complexes et systémiques. Ainsi, la pensée binaire ne permet plus de comprendre et de gérer la complexité de la réalité. Si la conception théorique de ce nouveau paradigme est bien en cours, notamment avec la célèbre dialogique d’Edgar Morin nous incitant à penser l’inclusion des contraires et non pas l’opposition binaire des dyades, il existe un réel gouffre entre l’élaboration intellectuelle et la mise en œuvre au quotidien. Les évolutions de la science conduisent inexorablement la société à devoir modifier ses représentations, sa manière de penser, d’appréhender tant la réalité que l’altérité. Car l’ancien paradigme, celui de la modernité fondé sur le Taylorisme (segmentation et optimisation du travail, outilisation de l’individu, séparation à outrance des champs disciplinaires et la fragmentation et les fractures associés aux aspects pluriels de la vie sociale), résiste tant qu’il peut à sa propre décadence et le nouveau n’est aujourd’hui qu’en émergence.

La société aurait une incapacité à se repenser, à se redéfinir, qui pourrait fédérer “l’ensemble” dans un monde post-tayloriste et post-hyperconsommation, post-modernité, et proto-multiculturelles. De plus, si la diversité se constate, elle  ne cherche pas à se « rencontrer ». Ainsi cette pluralité culturelle qui illustre bien la richesse de notre société ayant accueilli différentes nationalités, cultures et pratiques sociales ne se traduit pourtant pas par un modus vivendi facilitant les compréhensions, les médiations, les dialogues, les échanges. La réalité de nos pratiques est bien encore ancrée dans la confrontation des opposés et non dans la synergie, l’intégration ou la convergence. L’intellectualisation de la conciliation des contraires ne semble pas suffire.

Lorsqu’un modèle de civilisation s’éffondre et qu’alors émergence un nouveau modèle balbutiant alors la société dans son ensemble est tiraillée, aux prises avec des  paradoxes.

Par ailleurs, notre société est tombée dans l’excès de classification et de catégorisation  (Taylorisme à outrance), tout est devenu hermétique, les champs disciplinaires comme les personnes. Ce sentiment de fragmentation corresponderait à la désintégration du corps social, et à la monté de l’individualisme et de l’outilisation de l’individu.


[1] Qui présente à la fois des caractéristiques masculines et féminines.

[2] Être légendaire à forme humaine, mais présentant les caractères des deux sexes.

[3] Dans le taôisme, principe suprême et impersonnel d’ordre et d’unité de l’Univers.

Nager dans les eaux troubles
Des lendemains
Attendre ici la fin
Flotter dans l’air trop lourd
Du presque rien
A qui tendre la main

Si je dois tomber de haut
Que ma chute soit lente
Je n’ai trouvé de repos
Que dans l’indifférence
Pourtant, je voudrais retrouver l’innocence
Mais rien n’a de sens, et rien ne va

Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux : des mots Abimés…
Je cherche une âme, qui
Pourra m’aider
Je suis
D’une géneration désenchantée, désenchantée

Qui pourrait m’empêcher
De tout entendre
Quand la raison s’effondre
A quel sein se vouer
Qui peut prétendre
Nous bercer dans son ventre

Si la mort est un mystère
La vie n’a rien de tendre
Si le ciel a un enfer
Le ciel peut bien m’attendre
Dis moi,
Dans ces vents contraires comment s’y prendre
Plus rien n’a de sens, plus rien ne va.

Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux : des mots Abimés…
Je cherche une âme, qui
Pourra m’aider
Je suis
D’une géneration désenchantée, désenchantée

Tout est chaos
A côté
Tous mes idéaux : des mots Abimés…
Je cherche une âme, qui
Pourra m’aider
Je suis
D’une géneration désenchantée

J’abandonne sur une chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent
J’attends qu’elle se réveille et qu’elle se lève enfin
Je souffle sur les braises pour qu’elles prennent

Cette fois je ne lui annoncerai pas
La dernière hécatombe
Je garderai pour moi ce que m’inspire le monde
Elle m’a dit qu’elle voulait si je le permettais
Déjeuner en paix, déjeuner en paix

Je vais à la fenêtre et le ciel ce matin
N’est ni rose ni honnête pour la peine
” Est-ce que tout va si mal ? Est-ce que rien ne va bien ?
L’homme est un animal ” me dit-elle

Elle prend son café en riant
Elle me regarde à peine
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine
C’est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets
Déjeuner en paix, déjeuner en paix

Je regarde sur la chaise le journal du matin
Les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent
” Crois-tu qu’il va neiger ? ” me demande-t-elle soudain
” Me feras-tu un bébé pour Noël ? “

Et elle prend son café en riant
Elle me regarde à peine
Plus rien ne la surprend sur la nature humaine
C’est pourquoi elle voudrait enfin si je le permets
Déjeuner en paix, déjeuner en paix

Pensées réalistes

Certains moments de la vie sont fort difficultueux et un peu d’inspiration devient un puissant motivateur permettant de se remettre en question, de faire le point, ou de surmonter les obstacles et impondérables. Voici quelques pensées réalistes, qui a contratio des pensées et shémas automatiques défavorable, permettent d’obtenir une vison de la vie un peu plus juste.

  • j’essaye de profiter de chaque moment (vs. ruminer le passée, vs. anticiper le futur en voyant que des montagnes) pour me solidifier, pour me construire;
  • je vis ici et maintenant, chaque chose en son lieu et en son temps;
  • je suis patient avec moi, je me donne du temps et j’essayes d’avancer progressivement;
  • je suis capable de supporter un certain inconfort (ex.: solitude, adversité, etc.);
  • je fais mon possible (vs. idéal, parfait, perfectionniste);
  • l’important c’est l’effort que je fournis (bien plus que le résultat);
  • je ne dramatise pas mes pensées négatives, je les tolères, mais je ne « focus » par dessus;
  • j’essaye d’entrevoir l’autre, bon coté de la médaille;
  • je l’âche prise sur des situations qui sont hors de mon contrôle;
  • je prend la réalité avec une attitude de fédi (vs. découragement ou ressentiment ou colère);
  • je me concentre sur les tâches que je fais;
  • je prends le plaisir dans le fait d’être présent, de participer, de faire l’effort et de m’occuper de moi;
  • je me discipline pour passer à l’action;
  • je m’accorde des moments de répit;
  • je me félicite de chaque bon coup, même les plus banales;
  • lorsque je me sens tendu, stressé, anxieu, j’essaye de me réconforter et de visualiser que ma tension se dissipe (image d’un noeud qui se relâche);
  • je m’implique dans ma vie;
  • je crée ma propre histoitre de vie;
  • je peux apprendre à bien traiter l’enfant blessé en moi, je le rassure, je l’encourage;
  • je suis adulte et je choisies d’agir de facon mature;
  • je travaille vers l’atteinte des objectifs importants pour moi;
  • j’évite les extrêmes, je me recentre afin de trouver un équilibre sain;
  • la vie est faite d’une série de changements contunue que j’affronte au fur et à mesure;
  • de chaque situation, je peux apprendre quelque chose;
  • je suis une personne valable et unique;  dans la vie je vais rencontrer ceux qui en ont plus et ceux qui en ont moins (niveaux intellectuel, matériel, affectif, socialisation, etc.);
  • j’ose et je prends des risques vers des actions constructives;
  • je prends le temps et le plaisir de vivre;
  • être seul me permet de me recentrer, reprendre le bon axe et m’orienter;
  • j’ai en moi un noyeau indestructible;
  • lorsque je suis vulnérable et je passe des moments difficiles, je me rapelle de l’histoire du petit crabe qui laisse sa carapace pour pouvoir grandir;
  • Je dois être capable de surpporter la sottise, l’imbécilité et l’incurie;

Accéder aux proverbes, sentences et maximes inspirantes

Fixer l’aspect général du personnage

L’air, l’apparence, la mine :

un air sympathique. antipathique. accueillant. rébarbatif. hostile, froid, glacial. souriant, poli, courtois, modeste, fier, orgueilleux, hautain, arrogant, timide, décidé, résolu, sûr de lui ;

L’allure, la tournure, le maintien, la prestance :

dégagé, svelte, sportif, élégant, imposant, majestueux, gauche, embarrassé ;

Se tenir, se présenter, se pavaner, plastronner ;

La démarche, la dégaine :

Avancer à grands pas, à petits pas, à pas de loup, marcher d’un pas vif, décidé, à pas lents ;

Se déhancher, se dandiner, se dégingander ;

Démarche ferme, assurée, chancelante, hésitante, mal assurée, lente, précipitée, rapide, alerte, lourde, pesante.

La taille

Grande, haute, élevée, gigantesque, petite ;

Grand et mince, élancé, svelte ;

Grand et maigre, un escogriffe ;

Grand et mal bâti, un échalas ;

Grand et fort, d’une haute stature, colossal, corpulent ;

Petit et gros, courtaud ;

Petit et large, trapu ;

Petit et large de dos, râblé ;

Très petit, lilliputien, nain, nabot ;

La grosseur :

Corpulent (grand et gros), carrure (largeur du dos), l’embonpoint (gros sans excès) ;

Gros sans excès bien en chair, corpulent ;

Gros avec excès, replet, empâté, lourd, épais, obèse, bedonnant, rond de formes, rebondi, rondelet, dodu ;

Mince, svelte, élancé ;

Maigre, sec, ascétique, décharné, squelettique.

La force, la vigueur, la robustesse

Résistant à l’effort, la maladie, solide, robuste ;

Capable d’agir vigoureusement, fort, vigoureux, puissant ;

Bâti en force, musclé, athlétique, colossal, herculéen ;

Faible d’apparence, frêle, chétif, grêle, fluet, un gringalet ;

Peu résistant à la maladie, malingre, d’une santé délicate, maladif, souffreteux ;

Affaibli par l’âge ou les privations, débile, épuisé.

Évoquer un visage

Le visage : la figure, la face, la physionomie (expression), la mine (en rapport avec la santé), les traits, le minois, la frimousse (pour les enfants) ;

L’expression du visage : gaie, triste, mélancolique, sympathique, antipathique, ouverte, fermée, éveillée, vive, impénétrable, impassible, souriante, renfrognée, revêche, rébarbative, intelligente, inintelligente, expressive, inexpressive, morne ;

La forme générale : ronde, arrondie, triangulaire, rectangulaire, pleine, empâtée, lourde, bouffie, joufflue, maigre, creuse, anguleuse, osseuse, émaciée, ascétique, ridée, plissée, parcheminée ;

Le teint : pâle, blême, blafard, livide, terreux, cireux, jaunâtre, coloré, frais, rose, clair, éclatant, lumineux, rougeaud, congestionné, cramoisi, rubicond, bronzé, bruni, hâlé, basané, hâve (pâle et décharné) ;

Les Yeux :

Forme : saillants, globuleux, à fleur de tête, ronds, allongés, en amande, étirés, bridés, petits, enfoncés, encaissés ;

Couleur : sombres, clairs, noirs, bruns, marrons, noisette, verts, bleus, pers (entre vert et bleu), glauques (vert tirant sur le bleu) ;

Éclat : vifs, étincelants, brillants, luisants, ternes, éteints, vitreux ;

Regard : vif, aigu, perçant, scrutateur, vague, distrait, morne, éteint, inexpressif, soucieux, préoccupé ;

La bouche : large, étroite, pincée, rieuse, sensuelle, expressive, charnue. ;

Le nez : court, mince, allongé, long, saillant, proéminent, aquilin (en bec d’aigle), camus (plat et comme écrasé), bourbonien, busqué (d’une courbure accentuée), crochu, tombant, écrasé, aplati, pointu, rectiligne ;

Le front : ample, haut, large, dégagé, court, étroit, bas, fuyant ;

Les cheveux : rares, clairsemés, abondants, fournis, épais, frisés, ondulés, bouclés, crépus, hérissés, plats, bien peignés, peignés à la raie, en brosse, rejetés en arrière, noirs, bruns, châtains, roux, blonds, gris, grisonnants, blancs, auburn (châtain roux aux reflets cuivrés), longs, courts, en désordre, emmêlés, ébouriffés, hirsutes (hérissés et mêlés) ;

La barbe : la barbiche, le collier, les favoris, la moustache, imberbe (qui n’a pas de barbe), glabre (naturellement dépourvu de poils), une barbe courte, taillée, longue, épaisse, en broussaille.

Autres caractéristiques

Les gestes

Vifs, rapides, précipités, nerveux, lents, posés, larges, amples ;

Gesticuler, s ‘agiter, se démener.

La voix

Intonation, inflexions, timbre, accent, articulation, débit, diction ;

Hauteur : grave, basse, caverneuse, sépulcrale, aiguë, perçante, criaillante, criarde ;

Intensité : forte, sonore, puissante, retentissante, tonitruante, éclatante, faible, sourde, étouffée ;

Timbre: clair, vibrant, chaud, métallique, mélodieux, nasillard, enroué, rauque, guttural, chevrotant, doux,  rude ;

Articulation : bien articuler, avaler ses mots, bégayer, bafouiller, bredouiller ;

Une voix ferme, nette, coupante, traînante ;

Élocution : s’exprimer avec aisance, parler d’abondance, avoir de la faconde, chercher ses mots, hésiter.

Le caractère

Doux, docile, aimable, sociable, ombrageux, agressif, emporté, volontaire, déterminé, tenace, faible, violent, timide, discret, réservé, malicieux, rusé, orgueilleux.

De l’inclusion

« Celui qui coopère reçoit la coopération des autres. Donner sa coopération, c’est utiliser l’énergie de son esprit afin de générer des vibrations de bons souhaits et de sentiments purs envers les autres. La tâche assignée en sera ainsi facilitée. Rester détaché, objectif et guidé par ses valeurs intérieures les plus profondes plutôt que par les circonstances extérieures, donne naissance à une coopération subtile, celle de la sagesse. »

Le terme « inclusion » aurait commencé par l’application d’une politique visant à assurer que tous les enfants, indépendamment de leurs capacités, soient intégrées dans les salles de classe et de faire partie de leur communauté scolaire. L’inclusion a pour objet d’apporter des réponses adéquates aux besoins d’apprentissage très divers qui s’expriment dans le cadre de l’éducation formelle et non formelle. Elle suppose la transformation et la modification des contenus, des approches, des structures et des stratégies, avec une vision commune qui englobe tous les enfants de la tranche d’âge concernée, et la conviction qu’il est de la responsabilité du système éducatif général d’éduquer tous les enfants. Elle a pour objet de permettre tant aux enseignants qu’aux apprenants de se sentir à l’aise avec la diversité et d’y voir un défi et un enrichissement pour l’environnement d’apprentissage plutôt qu’un problème

Le terme « inclusion » aujourd’hui serait plus largement perçue comme une pratique qui permet d’assurer aux personnes d’une organisations aient un sentiment d’appartenence, un sentiment d’engagement, se sentent connectés à leur millieu, par le biais de leur travail dans la perspective de l’atteinte des buts et des objectifs de l’organisation. L’inclusion est un changement de culture organisationnelle; un changement paradigmatique. Le processus d’inclusions engage chaque individu et permettent aux gens de se sentir valorisé essentiellement à la réussite de l’organisation.Ce changement de culture crée des organisations à haute performance où la motivation et l’état d’esprit monte en flèche.

Miller and Katz (2002) présente une définition commune : L’inclusion relève d’un sentiment d’appartenance: un sentiment d’être respecté, et apprécié pour qui l’on est, et de la sensation d’un niveau d’énergie de soutien et d’engagement d’autrui afin qu’une personne puisse atteindre le meilleur de soi-même.

Gasorek (1998) note le succès de ses initiatives dans l’instanciation de la diversité et de l’inclusion. Hyter et Turnock (2006) proposent plusieurs études de cas visant l’instanciation de l’inclusion au sein des organisations corporatives.

Roberson (2006) note que le terme « inclusion » est souvent associée à la notion de « diversité » et ces termes sont souvent utilisés de façon interchangeable, cependant ils sont nettement différents, et ne relève pas uniquement d’aspect multiethniques, mais également d’aspect multidimentionnelle de l’individu.

L’Institut pour l’inclusion (Institute for inclusion), une organisation à but non lucratif, tente de collectivement définir la notion « d’inclusion » séparémment de la notion de diversité, afin d’en préciser les tenants et aboutissants. Elle a développé un noyau de valeurs et de principes généraux et la concoit « l’inclusion » comme nécessitant un changement paradigmatique dans la conscience, la sensibilisation et l’interaction humaine.

L’Institut pour l’inclusion (Institute for inclusion) est engagé à créer une nouvelle réalité dans laquelle les Sujets, individuellement et collectivement, à travers tous les horizons, les milieux et les identités, au sein de toutes les communautés et toutes les organisations, de vivre, de travailler et d’interagir librement, de manière authentique et mutuellement bénéfiques, sans préjudice et obstacles systémiques. L’Institut pour l’inclusion favorise l’esprit (mindset) et les comportements inclusif tant à l’échelle nationale et que mondiale. Elle est dédié à la promotion de l’inclusion, essentielle pour les organisations, les communautés et notre monde.

L’inclusion est intimement associé au changement.

L’inclusion relève de la reconnaissance de notre « unité universelle » et de notre interdépendance même si chacun de nous est différent. L’acte d’inclusion est l’un des moyens de lutte contre l’exclusion et de toutes les maladies sociales telque le racisme, le sexisme, l’handicapisme, etc. Lutté pour l’inclusion implique également de s’assurer que tous les systèmes de soutien sont à la disposition de ceux qui en ont besoin d’un tel soutien.

L’aménagement et l’entretien des systèmes de soutien relève d’une responsabilité civique, et d’une faveur sour la menace de l’exclusion. L’inclusion est intimement associé au changement paradigmatique.

Les expression le plus souvent entendu : « Mais, nous n’avons pas assez de ressources ». « Mais nous n’avons pas assez de financement ». « Mais, nous ne possédont pas assez de formation pour prendre soin d’eux ». « Mais nous n’avons pas de lignes directrices ». « Mais je n’ai pas le temps de créer un programme spécifique pour “eux” ».« Les autres enfants vont souffrir ! » « Nous reconnaissons tous ces expressions très souvent utilisés ». Écoutons plus profondémment !

Cependant, la plupart de ces “mais” concerne le “moi”, le “je”. Les “mais” qui sont rédigés sur la privation des autres enfants témoignent à la fois de l’ignorance de virtuellement tout ce que nous connaissons (depuis des centaines d’années) sur l’apprentissage coopératif et le tutorat par les pairs, et, trop souvent, sont un prétexe à la couverture du “je ne peuxrisquer d’abandonné le contrôle sur les risques”. “J’ai peur que d’autres découvrent mon ignorance et que je ne connais tout (a contrario de l’apprentissage tout au long de la vie). Je ne peux faire cela”. J’ai peur. C’est cette phrase clé que l’on retrouve sous la plupart des renoncements et gémissements.

Mais, pour beaucoup, il ya des craintes plus profondes qui sont taquinés avec une grande délicatesse. Les gens ont peur d’être “face” à leur propre imperfection. Ces profondes craintes sont assis un produit de notre culture.

Nous avons tous appris à « “les” mettre hors de notre vue », et ce, en tant que citoyens et contribuables que nous sommes. Mais, nous savons maintenant que « mettre les gens dehors » est une décision qui précède d’un pas l’extermination. Le film, « La Liste de Schindler » nous rappelle que la ségrégation dans tous ghettos, place les gens en position de survie.

La réponse c’est que nous devons faire face à notre propre peur, et le faire quand même, c’est-à-dire inclure tout le monde. Ce ne sera pas fconfortable – et même terrifiant pour quelques temps, mais les craintes et les peurs passe. Lorsque nous faisons face à nos peurs, et de procéder indépendamment, ils sont immédiatement et de diminuer en perspective. Lorsque nous faisons face à nos peurs, et nous procédons indépendamment d’elles, elles diminues presques immédiatement et prennent de la perspective.

L’inclusion est purement et simplement question de changement. Elle est effrayante et passionnante. Il faut allez effrontémment là ou personne n’a été auparavant. Ce sera et c’est un travail exigeant, difficultueux, et souvent émotionnellement épuisant. Erik Olesen, dans son livre « 12 Steps to mastering the Winds of Change » dit, « la médiocre résiste au changement, celui qui réussi l’adopte ».

La coopération n’est pas un marchandage dans lequel le succès d’une personne est atteint de façon exclusive ou aux dépens du succès des autres. L’objectif constant de la coopération est le bénéfice mutuel dans les relations humaines; elle est régie par le principe du respect mutuel. Le courage, la considération, l’attention aux autres et le partage constituent une fondation sur laquelle peut s’ériger le processus de la coopération.

Si la faculté de discernement est bien aiguisée au moment où une personne, un groupe ou une nation a besoin de coopération et si la méthode employée est adéquate, le succès fleurira dans les relations et les rapports humains. Néanmoins, si le discernement quant au type de coopération à donner ou quant à la méthode correcte pour l’administrer fait défaut, on risque d’aboutir à une absence de succès, de consensus et de contentement.

La coopération est l’affaire de tous, et pourtant il faut une bonne dose de courage et de force intérieure pour engager ce processus. Parfois, ceux qui en assument la responsabilité deviennent la cible de critiques et d’insultes.

Des préparatifs essentiels sont nécessaires pour créer un mécanisme de soutien intérieur, grâce auquel chacun est en mesure de se protéger et de maintenir équanimité et sang-froid. L’attitude requise est d’avoir cette forme de détachement qui consiste à ne rien prendre de façon personnelle. Rester détaché, objectif et guidé par ses valeurs les plus profondes, plutôt que d’être influencé par les circonstances extérieures, donne naissance à une coopération subtile, celle de la sagesse. La véritable miséricorde consiste à regarder l’autre avec une attitude d’amour et de coopération, même après avoir été critiqué par cette personne. Une telle attitude est empreinte de compréhension, de pardon, de tolérance, de patience et de bienveillance. Celui qui se dote d’une telle nature éliminera plus facilement toutes les entraves à la coopération, qui auraient pu faire stagner la situation.

La coopération suppose de reconnaître le rôle unique de chaque individu et de toujours maintenir une attitude sincère et positive. Une pensée positive authentique engendre automatiquement et facilement dans l’esprit des autres la volonté de coopérer. Cette énergie de l’esprit qu’est la pensée permet d’emplir l’atmosphère de vibrations de bons souhaits et de sentiments purs. Le climat ainsi créé favorise un niveau d’échange ouvert et profond, sur une base saine de coopération véritable.

Les éléments clefs de l’inclusion :

  • Inclure activement autrui dans des processus collaboratifs et de co-creation afin de maximiser les contributions individuelles et collective;
  • Impliquer les meilleures personnes (quel que soit le rang ou la permanence ou l’occupation) en matière d’innovation, de prise de décision, de développement des marchés et de leadership vers les objectifs communs;
  • Apprendre à vivre et à travailler ensemble, selon une diversité de techniques et peu importe les moyens employés;
  • Faire la promotion de valeurs et de pratiques qui démontrent l’ouverture, le respect, la collaboration et l’appréciation de la validité des différences de points de vue;
  • En reconnaissant et en soutenant la valeur intrinsèque de tous les êtres humains par la création et le maintien de conditions qui favorisent la prise de conscience, l’équité, l’autonomisation et l’intégration des compétences au niveau de individuel, groupale, organisationnel et sociétal.

Les valeurs noyaux de l’inclusion:

  1. L’engagement – prendre une responsabilité personnel et organisationnelle afin de s’assurer à ce que la les principes et les valeurs d’inclusion sont pratiquées;
  2. Passion – avoir une volonté sans faille en faveur d’une culture d’appartenance;
  3. Courage – se tenir debout, s’affirmer et de défendre une culture d’appartenance. Défier et contester l’état statu quo;
  4. Authenticité – Toujours être authentique, vrai et transparent avec les autres. Démonstration de la communication ouverte, de la vulnérabilité, le respect et l’acceptation de l’autre.
  5. Interdépendance – le respect et la valeur de tous les participants à notre entreprise commune. Nouer des contacts avec diverses constituants et à créer des partenariats, collaborations, communauté, en y intégrant des processus de médiation et de résolution des conflits respectueux
  6. Intégrité – Se comporter de façon que les autres aille confiance, respecte et croi en vos actions, vos mots et vos intentions.

Les bénéfices de l’inclusion :

  • l’innovation;
  • La créativité;
  • L’organisation à haute performance;
  • La Productivité;
  • La rétention;
  • L’engagement;
  • L’accroissement du profité

Les action de la mise en oeuvre de l’inclusion:

  • Inclure et collaborer autrui qui présente une différence avec nous. Les différences peuvent se situer au sein de l’identité, de l’expérience, du milieux ou de culturel;
  • Accroître et utiliser tous les talents et de chercher à maximiser l’expérience individuelle et collective ainsi que les connaissances en vue d’accomplir les objectifs mutueld;
  • Démontrer que les valeurs et les pratiques de célébrer l’ouverture, le respect et l’appréciation, de la validité de la diversit;.
  • Ouvrez-vous à explorer ce premier mai semblent apparemment des divergences de points de vue.
  • La pratique d’un mode de vie qui cherche à faire participer et d’impliquer un groupe hétérogène de la société en matière d’innovation, de prise de décision, le développement des marchés et la direction vers
    des objectifs communs.
  • Activement inclure autrui dans les processus de collaboration et de co-création afin d’optimiser les contributions individuelles et collectives.

Les principes d’inclusion, développé par l’Institut pour l’inclusion, servent de pacte pour les individus, organisations, communautés et institutions – aux échelons local et mondial – afin de réaliser la vision de l’intégration en tant que fondement de leur vision du monde et des comportements.

En adoptant ces principes, l’on s’engage à porter notre énergie et nos ressoucres à la co-crétation d’un future positif, interdépendant, à l’humanisation, et qui apportera cette vision à la réalité et à la vie.

lLes principes d’inclusion sont relève de documents vivanst qui évoluent que nous travaillons à en faire une réalité.

Les principes d’inclusion, nous feront :

  1. Construire une base, une fondation, de respect, d’équité, de justice et d’équité;
  2. Reconnaître et élargir le spectre des différences humaines comme une source de force;
  3. Renforcer nos compétences individuelles et collectives à collaborer à travers les cultures et les groupes;
  4. Construire des systèmes, des processus et des procédures qui supportent et soutiennent l’inclusion;
  5. Rapprocher ensemble les talents, les compétences et les perspectives individuelles pour ainsi se complémenter et à s’enrichissent mutuellement;
  6. Promouvoir l’interdépendance comme essentiel à l’adaptation à l’évolution des conditions de travail, environnementales et sociétales;
  7. Favoriser le travail d’équipe pour produire des niveaux plus élevés de productivité, la créativité et des résultats;
  8. Apprendre et continuer à croître de vivre l’intégration de principes;
  9. Veiller à ceux qui sont touchés par les décisions soient systématiquement inclus dans le dialogue, la résolution de problèmes et la prise de décision;
  10. Faire rapport des avancement et des apprentissage dans l’application des principes d’inclusion.

Les actions pour la mise en oeuvre des principes d’inclusions :

  1. S’engager à respecter les principes d’inclusion, en signant une déclaration d’entente;
  2. Exiger de votre organisation de s’engager aux principes d’inclusion et de signer une déclaration d’entente;
  3. Assurer l’élaboration de politiques, de procédures, de récompenses et de reconnaissance qui sont en harmonie avec les principes d’inclusion , c’est-à-dire des avantages sociaux et l’accès aux opportunités et à l’égalité des chances;
  4. Mettre en œuvre des politiques, des règles et des règlements  de non-discrimination;
  5. Construire et intégrer des concepts d’inclusion dans la mission, vision, valeurs;
  6. Informez vos groupes d’intervenants sur l’importance de ces principes;
  7. Etendre ces attentes à ceux avec qui vous faites des affaires, ou avec qui vous interagissez dans le cadre de vos mission, vos fonctions, vos mandats;
  8. Tenir les gens responsables de leur comportement;
  9. Préciser ce que le respect, l’équité, la justice et l’équité signifie pour vous, votre organisation, votre communauté;
  10. Suivez les lois qui régissent le respect, l’équité, la justice et l’équité pour les personnes et l’environnement

Référence

Frett, Jeannette (2008) « Guide for inclusion », Institute for inclusion, http://www.instituteforinclusion.org, Draft

E-Inclusion

DES TIC, DE L’EXCLUSION ET DE L’INCLUSION

Parce qu’elles permettent de nouveaux modes de communication et d’organisation, les techniques d’information et de communication (TIC) sont souvent présentées comme capables d’atténuer certaines inégalités. Mais les inégalités d’accès et d’usage sont d’abord le prolongement d’inégalités économiques et sociales préexistantes. Une diffusion non homogène des ressources d’Internet dans une société basée sur l’information risque donc de les accentuer.

L’« exclusion »est un processus social qui s’enracine dans les inégalités sociales et qui conduit à la marginalisation d’individus ou de groupes par rapport à certains objectifs de la société. L’exclusion se définit par rapport à un objectif: ici, il s’agit du processus d’exclusion par rapport au développement de la société de l’information, dite aussi société de la connaissance – bien que ces deux appellations ne soient pas synonymes. L’exclusion se produit quand des individus ou des groupes sociaux sont laissés de côté ou ne bénéficient pas de chances égales face à l’objectif sociétal poursuivi.

Certaines personnes peuvent se retrouver en situation d’exclusion par rapport à l’outil informatique ou à l’outil internet pour diverses raisons : âge, handicap, situation géographique, revenus, environnement culturel, niveau d’éducation etc …

E-INCLUSION

On parlera d’e-exclusion pour signifier que ces personnes sont exclues du monde numérique.

Les inégalités face à internet concernent l’emploi et la formation, la consommation, les réseaux de sociabilité, l’accès aux services publics.

L’« inclusion »est également un proces- sus social, déterminé par un objectif à atteindre. Ce n’est pas seulement le contraire de l’exclusion. Le processus d’inclusion sociale comporte trois dimensions indissociables:

  • surmonter les obstacles dus aux inégalités, afin d’éviter l’exclusion;
  • exploiter les opportunités offertes par l’objectif sociétal à atteindre, de façon à réduire les inégalités existantes et améliorer la qualité de la vie;
  • favoriser l’implication dans les transformations sociales, améliorer l’expression individuelle et collective, l’engagement citoyen et la participation démocratique.

Le processus social d’« e-inclusion » doit incorporer ces trois dimensions: 1) réduire la fracture numérique; 2) exploiter les opportunités numériques; 3) favoriser l’implication et l’expression de tous dans la société de l’information. La politique d’e-inclusion vise quant à elle à réduire le fossé subsistant dans l’utilisation des TIC et à promouvoir ceux-ci pour vaincre l’exclusion et à améliorer les performances économiques, les possibilités d’emploi, la qualité de vie et la participation à la cohésion sociale.

Un certains nombre de facteurs peuvent favoriser une société de l’information plus inclusive à savoir :

  • L ’amélioration de l’accessibilité numérique (e-accessibilité) et l’usage des outils et services liés aux Technologies de l’information et de la Communication.
  • La réduction de la fracture numérique géographique.
  • Le développement des compétences et l’alphabétisation numérique.

Les pratiques sociales sont en interaction avec les techniques. Pour que tous les individus puissent s’intégrer dans la société de l’information, il faut commencer par résoudre les problèmes sociaux qui génèrent une exclusion du numérique. Nous ne sommes pas tous égaux face au fossé numérique : une personne formée et socialement insérée franchira plus facilement ce fossé qu’une personne exclue ayant d’autres besoins, prioritaires.

Les communautés apprenantes ne doivent pas être uniquement considérées comme un moyen d’améliorer l’apprentissage. Des groupes ou des réseaux peuvent produire de l’écrit public et étendre leurs horizons politiques, sociaux et culturels grâce à des logiciels qui permettent de créer et de maintenir du lien social (« social software »). Les communautés isolées ou minoritaires peuvent utiliser des outils numériques pour se faire connaître, les groupes dispersés (comme les migrants qui travaillent loin de chez eux) pour rester en contact et continuer à développer leur culture. Internet permet ainsi aux individus de prendre conscience de l’existence de l’exclusion sociale : c’est un moyen de la combattre.

Il faut dépasser les modèles de formation traditionnels, souvent trop académiques, et construire des cours pratiques et motivants, adaptés au contexte socioculturel et aux besoins spécifiques des personnes exclues. Le manque de confiance en soi et de motivation est une barrière importante à l’inclusion numérique que des formations procédurales n’aident pas à franchir. Développer l’apprentissage par projet permet de s’adapter à la compétitivité croissante générée par la société de l’information : le fait de savoir utiliser un traitement de texte ou le courrier électronique ne fera bientôt plus de différence sur le marché de travail.

Les barrières physiques, liées à la distance ou à la conception des bâtiments, limitent l’accès à la culture des personnes à mobilité réduite. Les productions numériques, quant à elles, sont suffisamment plastiques pour être adaptées aux besoins des différents handicaps. Il faut donc sensibiliser les développeurs, les constructeurs, les éducateurs mais aussi les entreprises, les administrations ou les particuliers, à la prise en compte de ces handicaps.

CYBER-DÉMOCRATION

Devant cette montée de la complexité institutionnelle qui éloigne le pouvoir de la population face au mandat qu’elle délègue au gouvernement et à ses institutions, il devient donc difficile d’intégrer les citoyens dans la formulation des politiques ou le choix des décisions du gouvernement : « impliquer les citoyens dans le processus de décision est un investissement profitable et un élément au cœur de la bonne gouvernance » (OCDE, 2001 : p. 11).

Le dictionnaire Webster définit la démocratie comme : « une forme de gouvernance où le pouvoir suprême appartient au peuple qui l’exerce directement ou indirectement par l’entremise d’un système de représentation » (Caldoche, 2004, p. 1). La démocratie « pure » relève toutefois de l’utopie.Elle est captive d’un relativisme culturel et social qui nous oblige à la façonner de nouveau et continuellement.

Selon M. Paul Prévost (CEFRIO, 2003), « la cyberdémocratie apparaît comme une forme d’application de la démocratie, un moyen d’exercice de la participation citoyenne passant par l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et des communications ».

Selon le dictionnaire Merriam-Webster, la démocratie est une forme de gouvernance où le pouvoir suprême appartient au peuple qui l’exerce directement ou indirectement par l’entremise d’un système de représentation.

Depuis les origines de la démocratie, l’effort de la communauté de traduire sa présence dans ses institutions politiques oscille entre trois courants de pensée : la démocratie représentative, la démocratie directe et plus récemment la démocratie participative. Il existe trois formes de démocratie : la démocratie directe, la démocratie représentative et la démocratie participative.

  • la démocratie directe : Ce sont les citoyens, sans intermédiaires, qui détiennent la souveraineté. Elle ne peut être déléguée à des représentants. Le peuple est l’autorité souveraine et c’est lui qui, directement, détient les pouvoirs législatif et exécutif.
  • la démocratie représentative : La population, les citoyens votent pour élire les gouvernants afin qu’ils servent les intérêts des premiers. Selon l’encyclopédie Agora, elle repose sur des élections libres, régulières, honnêtes et pluralistes, qui rendent le gouvernement responsable devant le peuple.
  • la démocratie participative : Les citoyens sont représentés, mais une plus grande collaboration existe entre eux et leurs représentants. Elle favorise le débat, l’interaction, la formation, l’information et la participation dans différentes étapes décisionnelles.

La démocratie électronique procure ainsi un outil privilégié afin d’exercer cette troisième forme de démocratie.

Pour réaliser ce travail, ils se sont donné un cadre de référence articulé autour de trois dimensions soient la « e-information, la e-consultation et la e-prise de décision », la première étant la moins avancée, la plus statique.


Site Internet

« Réseau de recherche E-Inclusion : Procurer à tous les Canadiens une expérience multimédia plus enrichissante », http://e-inclusion.crim.ca/.

« Qu’est-ce que la démocratie en ligne ? », http://www.msg.gouv.qc.ca/Cyberdemocratie/cyberdemocratie.html, visiter le 10 mars 2009.

La médicalisation et la psychologisation relève essentiellement d’un processus visant à porter une importance à outrance sur des facteurs individuelles d’une personne, tout en celant et ignorant les facteurs contextuelles et environnementales de cette personne.

La « normalisation médicale » des problèmes sociaux revient alors à traiter les personnes en responsables de leurs « déficiences » ou « difficultés  »: plutôt que de leur permettre d’acquérir un pouvoir sur leur existence sociale; on occulte les causes collectives ou environnementales et on met l’accent sur la culpabilité individuelle. Les principales problématiques sur lesquelles il faudrait agir, c’est la « décontextualisation » des problèmes sociaux. Il n’est donc pas étonnant de ne pas voir apparaître des orientations visant les causes systémiques, comme si seuls les services et les individus ont à voir avec la condition socio-économique.

À titre d’exemple, dans le cas du trouble d’hyperactivité avec/sans déficit de l’attention (THADA ou TDAH), on constate au Québec une forme de médicalisation par le Ritalin . En effet, en Janvier 2009, selon des données recueillies par le Journal de Montréal et compilées par IMS Health, la consommation des médicaments de la famille du Ritalin (métilphénidate/metamphétamine) a atteint un record dans la province du Québec en 2008. Ainsi, près de 41 % des ordonnances de méthylphénidate (médicament psychotrope incluant le Ritalin) au Canada ont été prescrites au Québec et cela représente à peu près 33 % de tous les comprimés vendus au pays.

Or, la prise en charge du TDAH nécessite une intervention multidimentionnelle, multimodale, et multidisciplinaire. Ainsi, le diagnostique et la prise du Ritalin à lui seul ne suffirait pas à cisconscrire l’ensemble des symptomes, des facteurs de risques et de vulnérabilités engendré par un tel état.

Si le Ritalin ne fonctionne pas, forme de médicalisation, la psychologisation est alors utilisé, mettant ainsi l’enphase uniquement sur les facteurs individuelles. On entend alors : “c’est un délinquant”, “c’est un rebelle déviant”, “il a un trouble d’attitude et de comportement”, etc.

Pour en savoir plus

Dans le contexte d’une dynamique relationnelle perverse, la notion de consentement éclairé, qui implique que le médecin est tenu de présenter clairement au patient tous les risques d’une conduite thérapeutique, est pourtant relativement récente. Le consentement doit être libre, c’est-à-dire en l’absence de contrainte, et éclairé, c’est-à-dire précédé par une information.

Pour prendre une décision, une personne dois donner un consentement éclairé, bien qu’il existe certaines situations qui implique la duperie, l’incurie et l’erreur. Il doit être éclairé, c’est-à-dire que le patient doit avoir été préalablement informé des actes qu’il va subir, des risques normalement prévisibles en l’état des connaissances scientifiques et des conséquences que ceux-ci pourraient entraîner. Le consentement doit aussi être libre, c’est-à-dire qu’il doit être donné sans manipulation, coercition ou influence excessive.

Tout patient, informé par un praticien des risques encourus, peut refuser un acte de diagnostic ou un traitement, l’interrompre à tout moment à ses risques et périls. Il peut également estimer ne pas être suffisamment informé, souhaiter un délai de réflexion ou l’obtention d’un autre avis professionnel.

La duperie, l’incurie ou l’erreur est un procédé consistant à ne pas divulguer aux sujets toute l’information ou la bonne information de la prise de décision. Le consentement libre est un consentement donné par le sujet sans manipulation, coercition ou influence excessive.

Au Québec (Code civile du Québec, de l’intégrité de la personne, section I, des soins), nul ne peut être soumis sans son consentement à des soins, quelle qu’en soit la nature, qu’il s’agisse d’examens, de prélèvements, de traitements ou de toute autre intervention. Si l’intéressé est inapte à donner ou à refuser son consentement à des soins, une personne autorisée par la loi ou par un mandat donné en prévision de son inaptitude peut le remplacer.

Celui qui consent à des soins pour autrui ou qui les refuse est tenu d’agir dans le seul intérêt de cette personne en tenant compte, dans la mesure du possible, des volontés que cette dernière a pu manifester. S’il exprime un consentement, il doit s’assurer que les soins seront bénéfiques, malgré la gravité et la permanence de certains de leurs effets, qu’ils sont opportuns dans les circonstances et que les risques présentés ne sont pas hors de proportion avec le bienfait qu’on en espère.

En cas d’urgence, le consentement aux soins médicaux n’est pas nécessaire lorsque la vie de la personne est en danger ou son intégrité menacée et que son consentement ne peut être obtenu en temps utile. Il est toutefois nécessaire lorsque les soins sont inusités ou devenus inutiles ou que leurs conséquences pourraient être intolérables pour la personne.

Le consentement aux soins requis par l’état de santé du mineur est donné par le titulaire de l’autorité parentale ou par le tuteur. Le mineur de 14 ans et plus peut, néanmoins, consentir seul à ces soins. Si son état exige qu’il demeure dans un établissement de santé ou de services sociaux pendant plus de 12 heures, le titulaire de l’autorité parentale ou le tuteur doit être informé de ce fait.

Dans le cadre de la dynamique relationnelle médecin-patient à traditionnellement suivi ce que l’on pourrait nommer le «modèle paternaliste». Dans ce modèle, le médecin est persuadé de savoir et d’être objectif. Il se voit comme le gardien de l’intérêt du patient. Il prend les décisions pour lui, en respectant simplement un principe de bienfaisance. Le principe de bienfaisance pourrait être explicité comme étant :

  1. le devoir de ne pas nuire ;
  2. le devoir de prévenir le mal ou la souffrance ;
  3. le devoir de supprimer le mal ou la souffrance ;
  4. le devoir de faire le bien ou de promouvoir le bien. (Parizeau, 1993)

A l’inverse du modèle paternaliste, le modèle délibératif veut instaurer un dialogue entre le médecin et le patient. Le consentement (Parizeau, 1993) du patient se définit comme l’acte autorisant le médecin à mettre en œuvre à un traitement qu’il a, au préalable, explicité au patient. La difficulté surgit immédiatement, à la lecture de cette définition, puisque certaines personnes sont incapable de donner un consentement à un acte médical. C’est donc au professionnelle a utiliser son jugement et à fournir les renseignements et informations, à l’aide de la pédagogie et de la didactique. Malgré ses difficultés dans la mise en pratique du modèle délibératif, il semble indispensable que, si le patient est une personne, le médecin se doit de lui laisser prendre les décisions qui affecteront sa vie. Personne n’est mieux placé que la personne elle-même pour décider ce qui est le mieux pour elle.

Pour mieux démontrer cette nouvelle vue, il serait sans doute plus judicieux de parler de la « Relation patient-médecin ».

La manipulation mentale est l’ensemble des manœuvres visant à modifier les processus décisionnels d’un individu ou d’un groupe social par utilisation de techniques individuelles ou groupales physiques ou psychiques afin de le (ou les) placer sous contrôle partiel ou total de l’auteur de la manipulation. Face à cette définition se pose le problème du degré de manipulation – socialement acceptable ou moralement et éthiquement condamnable.

La coercition est définie comme étant le fait de « retenir ou de contraindre par la force ». Légalement cela implique souvent l’utilisation de la force physique ou de menaces physiques ou légales. Les concepts techniques de la “persuasion coercitive“, lesquels sont efficacement contraignants, affaiblissants ou restreignants par l’application graduelle des forces psychologiques.

La persuasion coercitive est une techniques d’influence sociale capable de prosuire des changements substentielle de comportements et d’attitudes appliquée pour provoquer « l’apprentissage » et « la normalisation sociale » au oyens de tactiques coercitives, de persuation et/ou d’influence manipulative groupale ou interpersonnelle. Elle se dintingue par les conditions sous lesquelles elle est pratiquée et par les techniques de manipulation environnementales et interpersonnelles employées pour supprimer des comportements ou coyances particuliers et en entraîner d’autres. La persuasion coercitive ou « réforme de la pensée » peut être définie comme un système coordonné d’influence coercitive et de contrôle du comportement conçu pour manipuler et tromper un individu dans l’intérêt de l’auteur.

On définira la réforme de la pensée comme un changement de croyance dans l’adaptation à la situation ; technique utilisant un continuum de recoupement de l’influence sociale basée sur les descriptions de la structure sociale des environnements de réforme de la pensée eux-mêmes. Les éléments qui permettent la distinction d’autres schémas de socialisation qui promeuvent l’observation sont l’attaque psychologique et interpersonnelle pour troubler la notion d’identité personnelle et du Soi,  l’utilisation d’un groupe de paires organisé et la pression interpersonnelle, laquelle rehausse la valeur de la conformité ; la manipulation de la totalité de l’environnement social du sujet, qui vise à stabiliser les modifications du comportement.

Le contrôle social se caractérise par le contrôle de la communication, la manipulation émotionnelle et comportementale ; la conformité au comportement dérivé ou déviante; les sollicitations d’aveux ; la manipulation du langage par les clichés ; enfin, la réinterprétation de l’émotion et de l’expérience humaine et le sentiment d’infériorité qu’éprouvent ceux soumis à cette technique.

Pour en savoir plus, consultez la page sur la persuation coercitives

Pour en savoir plus sur, consultez la page sur la violence psychologique et morale

« Nous avons de bonnes raisons de considérer l’agression intra- espèce, dans la situation culturelle historique et technologique actuelle, comme le plus grave de tous les dangers de l’humanité. Mais notre chance d’y faire face ne s’améliore guère, si nous l’acceptons comme quelque chose de métaphysique et d’inéluctable. Il vaut mieux suivre l’enchaînement des causes naturelles. Car c’est toujours grâce à la compréhension de cet enchaînement des causes naturelles que l’homme a pu maîtriser les phénomènes naturels » (Karl Lorenz).

On constate que quand viens le temps de dénoncer une chose, il est possible de se trouver dans une situation, ou selon le type de dénonciation, il y a une psychologisation, médicalisation ou psychiatrisation du Sujet dénonciateur.

Il est donc possible de soumettre un individu à une situation ou la dénonciation devient impossible. D’abord, notons la notion, entre autre, de « labeling », de preuve sociale, de violence psychologique et morale, d’assujetion, de manipulation mentale, de catégorisation, de l’exclusion, de culpabilisation, de stigmatisation, de oersuation coercitive, de « conditionnement aversif », dont l’objectif vise essentiellement à miner la dénonciation, et/ou le dénonciateur, par différentes stratégies.

D’autre part, notons également la maitrise de l’environnement par la personne dénoncé. La personne dénonciatrice peut donc également être soumis à des situations “exceptionnelles”, par le dénonciateur, dont les avenues comportementaux de la réaction sont connu, ce qui permet d’utiliser la prophécie auto-réalisante, et donc prévoir la réaction du dénonciateur. Cependant, même si cette prophécie ne se réalise pas, le dénoncer peut miser sur le fait qu’habituellement elle se réalise. De plus, compte tenu des circonstances artificieuses, les observateurs extérieurs sont influencer par une perception biaisé de la situation et fonder leurs jugements sur une situation qui est en fait illusoire. Ainsi, les observateurs extérieurs ne peuvent porter un jugement éclairer puisqu’en fait, à la base, les situations “artificieuses” sont provoquer, peut-être même mis en scène.

On peut retrouver ce type de dynamique relationnelle perverse entre les protagonistes d’une situations, elle aussi, devenu perverse. Les observateurs extérieures, pour eux, analyse et font lecture de la situation sans toutefois pouvoir saisir les subtilités perverse de la dynamique relationnelle tout en se basant sur des stéréotypes, par exemple .

Dans la situation artificieuse,  on attribue donc un rôle à la personne dénonciatrice tout en la soumettant à une ou plusieurs situations exceptionnelles. Ses situations artificieuses sont “mis en scène” dans le but de faire croire en quelque chose qui n’existe pas, ou afin de produire un événements significatif, en fonction par exemple, de la prophécie auto-réalisante.

On utilisera les réactions de la personnes dénonciatrice issues des “situations exceptionnelles” en tant que preuve sociale afin de produire une démontration pseudo-scientifique. On soumettra la personne “à une épée de démocles”, résultat de la preuve sociale, afin de justifier le comportement et les actions du dénoncé.

On parle donc d’une situation inniquitable, ou le dénonceur ne peut s’exprimer et se faire entendre. Ces situations ne sont pas exclusives aux relations franchement pathologiques, tel que la harcèlement ou la violence congugale. On pensera à ces personnes qui se sentent obligés de placer un micro, ou une caméra, afin de percer à jour un maltraitement d’une personne agée, ou d’un enfant lors du gardiennage. Dans ces cas, est-ce seulement une démarche de vérification, ou une démarche à la suite d’impressions, d’intuitions, ou on décide carrément de produire une preuve légale. La personne dénonciatrice de la situation de maltraitance, ne pouvant se défendre, sare affubler et étiquetter un “diagnostique” de paranoïaque ou de paranoïde.

Dans le cas de Nathalie Simard, compte tenu de sa crédibilité au moment de la dénonciation, il aurait été fort innoportun de ne pas utiliser une stratégie afin d’obtenir un aveu. Une dénonciation, sans un aveu, aurait été excessivement difficultueuse, peut-être même impossible.

Notons qu’il existe également un phénomène reconnu au Québec de harcèlement psycholgique et morale dans les entreprises et en milieu de travail [1,2,3].

Malgré le succès du thème de la violence psychologique et moral, du harcèlement moral, nous constatons que, dans la plupart des cas, les victimes perdent leur travail, présentent des séquelles traumatiques et n’obtiennent pas réparation devant les tribunaux.

Notons également, que la violence psychologique et morale peut être  produite autant par les femmes que par les hommes, autant en contexte relationnelle, familiale, organisationnelle, institutionnelle, professionnelle ou sociétale.

Pour rendre compte de l’existence de violences perverses, il est nécessaire d’identifier des facteurs favorisants de nature individuelle, situationnelle, organisationnelle et sociétale. Toutefois, seule une perspective holistique intégrant et prenant en considération tous ces facteurs et leur interaction dynamique, permettrait d’expliquer pleinement et donc de prévoir, l’existence de harcèlement et de violence dans un contexte donné. Il est donc improbable qu’un cadre théorique unique puisse pleinement rendre compte de toutes les formes de violence.

De plus en plus d’éléments tendent à démontrer l’existence de liens entre l’incidence de harcèlements et de violences, et des facteurs organisationnels tels que le leadership, le changement d’organisation, les tensions organisationnelles, la qualité de l’environnement de travail et des facteurs en relation avec la culture organisationnelle.

Pour en savoir plus sur la violence psychologique et morale

Pour en savoir plus sur les formes de maltraitances et de violences institutionnelle

Pour en savoir plus sur la culpabilisation

Pour en savoir plus sur les formes et les typologies de la maltraitance

Pour en savoir plus sur la gestion de la perception

Pour en savoir plus sur la maltraitance managériale

Pour en savoir plus sur le bouc émissaire et la violence familiale

Pour en savoir plus sur l’agent de la violence psychologique et moral : le pervers narcissique

Pour en savoir plus sur la communication et la  violence psychologique et moral : le pervers narcissique et la communication

Pour en savoir plus sur la persuasion coercitive

Pour en savoir plus, télécharger le document sur l’agression et la violence

Lorsque nous entendons les mots « violence conjugale», la plupart d’entre nous avons spontanément en tête la représentation d’un homme en train de battre sa conjointe. La perspective féministe, dans le cadre d’une lutte légitime pour dénoncer la violence faite aux femmes, a contribué à forger notre représentation sociale de la violence conjugale. Cependant, les résultats de plusieurs recherches, tant sur le continent européen qu’américain, semble confirmer certains doutes à l’égard du bien- fondé de notre représentation sociale. On se souviendra de la représentation sociale montrant une femme attendant son mari avec un « rouleau à pate ».

C’est le nouveau mouvement féministe qui, à la fin des années 1960, a soulevé le problème de la violence intrafamiliale exercée contre les femmes et les enfants. Des recherches statistiques au cours des années 1990 ont permis de lever le voile sur le tabou de la violence intrafamiliale. Les recherches et les entretiens menés dans ce cadre avec les victimes de violences révélèrent alors une réalité effrayante (Wetzels et collab.1995 : 120). Quant à la criminologie, la violence intrafamiliale en était la tache aveugle jusqu’à un passé récent (Wetzels et collab.1995 : 120).

Avant de traiter plus en détail de ce phénomène, il faut opérer une distinction entre la violence active et la violence passive (négligence, incurie). La violence active peut prendre plusieurs formes comme la violence physique, l’abus psychologique et morale (humiliation, menace, infantilisation, privation, marginalisation, stigmatisation, coercition, manipulation mentale), l’exploitation financière et matérielle (usage abusif des biens) et la violence à connotation sexuelle. Quant à la violence passive, elle consiste à refuser à la personne des soins nécessaires, de la nourriture ou d’autres articles nécessaires. Même passive, la négligence peut avoir des effets néfastes.

« La notion de violence domestique englobe la violence physique, sexuelle, psychique, sociale et émotionnelle entre des adultes vivants ou ayant vécu une relation proche. Il s’agit en priorité de couples unis par les liens du mariage ou du concubinage ou encore par d’autres liens de parenté » (cité dans Kavemann 2002, trad.).

Une autre définition intègre la violence contre les enfants et les personnes âgées, entre frères et soeurs, ainsi que celle des enfants contre leurs parents : « par violence domestique, nous entendons toute forme de violence ou de menaces de violence physique, psychique ou sexuelle exercée par des personnes partageant ou ayant partagé une relation familiale, conjugale ou similaire » (Schwander 2003).

Ces quelques exemples illustrent la pluralité des approches de la violence domestique, qui n’est pas sans conséquence sur les statistiques, car plus large est la définition, plus vaste est l’ampleur du phénomène (Seith 2003 : 24).

La maltraitance désigne les relations entre personnes entretenant des rapports de force inégaux dans lesquelles la personne dominante recourt régulièrement à ces moyens pour imposer sa volonté et nuit ainsi à la personne dominée (violence et contrôle systématiques).

La maltraitance est souvent associée à des problèmes du système familial et ceux-ci étant tous liés dans une certaine mesure à des conséquences au plan du développement. Ainsi, la perspective des sciences sociales se fonde sur des observations, incluant les antécédents et les conséquences de la maltraitance, et ce, dans leur contexte écologique et celle du développement de l’enfant. On classifie généralement la maltraitance à l’égard des enfants en quatre grandes catégories : la violence physique, la négligence, l’abus sexuel et la violence émotive. Le signataire ajoute la violence psychologique et morale, qui recoupe certaines catégories mentionnées précédemment.

La recherche a établi une typologie des conflits relationnels en contexte des systèmes familiale. On fait la distinction entre violence situationnelle et violence et contrôle systématique d’un des deux partenaires (Gloor/Meier 2003: 535s).

Dans le cas des actes situationnels ou spontanés, le conflit peut déboucher sur la violence et même parfois la violence grave. Ce type de violence se caractérise par le fait, entre autres, qu’il peut être exercé aussi bien par l’homme que par la femme.

À suivre…

Lorsqu’un parent aliénant dévalorise l’autre parent qui devient aliéné, et vice versa.

Le syndrome d’aliénation parentale (SAP) est un concept contreversé qui aurait été défini et décrit en 1986 par Richard Gardner, professeur de pédopsychiatrie à l’université de Columbia. Selon lui, il s’agit d’un désordre psychologique qui atteindrait l’enfant lorsque l’un des parents, ou les deux – sorte de chassé croisé -, effectue sur cet enfant, une pratique d’aliénation systématique de l’autre parent, et causé par l’un ou plusieurs de ces facteurs : 1) la programmation consciente par l’autre parent (brainwashing), ou les deux; 2) la programmation inconsciente ou la manipulaton de l’autre parent, ou les deux; 3) certains facteur au sein de l’enfant; 4) et certains fecteurs situationnelle et environnementales.

Pour en savoir plus sur le syndrome d’aliénation parentale

« L’agressivité est une donnée fondamentale de la force des humains et un monde sans agression physique ne serait pas forcément le paradis » (Richard Tremblay).

LA VIOLENCE PSYCHOLOGIQUE ET MORALE : DE L’AGRESSIVITÉ INDIRECTE

La violence psychologique et morale (VPM) n’est pas propre aux adultes. Les enfants aussi peuvent utiliser les mots et l’intimidation plutôt que leurs poings. L’agression indirecte, par exemple, davantage présente chez les filles que chez les garçons, consiste à blesser quelqu’un psychologiquement en détruisant ses relations interpersonnelles et son environnement social. Les conséquences de l’agression indirecte sont dévastatrices et peut agir sur le devenir de la progéniture. Elles s’apparentent d’ailleurs à celles que vivent les personnes victimes de harcèlement psychologique et morale au travail (HPMT). On peut donc présumer que la violence psychologique et morale existe chez les femmes.

On remarquera que certains hommes aiment bien se constituer une ostensatoire musculature (sélection sexuelle et dimorphisme sexuel) aussi imposante qu’inutile (de nos jours), et à ce titre, tout homme vivant dans la nature possède une musculature plus tôt filiforme que volumineuse; l’expression québécoise exprimant cette particularité : « il a les muscles raides ».

Cependant, les représentations sociales gardent encore ce stéréotype que la musculature est un signe de santé, de bien-être, d’autorité, et d’attirance auprès des femmes. Ainsi, à notre époque, le choix d’un homme à la musculature volumineuse sert-il réellement l’évolution humaine. Certe, certaines femmes aiment bien une musculature bien garnis, puisque la plupart des acteurs charismatiques en ont une, mais nous sommes à l’époque de la féminisation masculine; je me garde d’élaborer plus à fond pour le moment.Incidemement et incidamment, avec l’émergence de l’homme rose et de l’homme objet, nous sommes devant une véritable dévirilisation des roles sociaux: “Soit beau et tait-toi“, ou “Soit serviable et tais-toi” ou “prend ton trou, et tais-toi, c’est à notre tour“.

Cependant, la musculature est-elle vraiment l’appanage de la virilité (1- ensemble des caractéristiques physiques de l’homme adulte ; 2- ensemble des caractères moraux que l’on considère traditionnellement comme spécifiquement masculins).

Cependant, la musculature évoque-t-elle toujours la capacité à contraindre, par la force brute, ou rapelle-t-elle la capacité d’utiliser la force dans un environnement naturel hostile, procurant protection ? Ou est-ce que la musculature prend une valeur plutôt esthétique (relative aux moyens développés pour maintenir ou améliorer l’apparence physique) ? Somme nous-dons dans une culture de l’esthétisme.

De nos jours, la violence et la violence psychologique et morale n’a pas de monopoles. Certe, l’Image de la femme battue, phénomène d’agression directe, peut certes toujours avoir court.

Cependant, nous noterons que nous pouvons certainement admettre qu’elle puisse subir une violence psychologique et morale dite féminine, et nous pourrons donc imaginer un homme déconfit (vaincu, anéantit) par la violence indirecte sur un divant, avec une progéniture en état de choc.

Or chez la femme, il en est autrement. Celle-ci n’a jamais pu, historiquement et évolutivement, bénéficier de la musculature imposante (autant psychologiquement que physiquement), ni celle de la force brute. Certes, il peut exister des femmes suffisamment fortes et robustes pour sacrer une « bonne volée »à sa douce moitié. Mais nous pouvons également et facilement admettre que la femme utilise la violence psychologique et morale, et ce, depuis des lustres.

Ici, je me garde bien de généraliser, et d’affirmer que toute femme est capable de violence psychologique et moral. Mais, de la force physique brute, il y a la force psychologique brute. Ainsi, j’ose émettre l’hypothèse qu’il y a eu émergence et prolifération des formes de violences féminine au cours des dernières 25 années.

Ainsi, il m’apparaît clairement qu’il existe plusieurs formes de violence psychologique et morales, et les femmes en possèdent bien une forme particulière : la violence psychologique et morale relevant de l’agression indirecte. Eh oui, on pourra même émettre l’hypothèse qu’il existe un type de violence psychologique et moral pour chaque sexe, et même en fonctin de l’âge. Nous avons donc affaire à une forme de violence multidimensionnelle qui appelle à une analyse muldimodale.

Cependant, chez l’homme, la violence psychologique et morale était bien liée à l’exercice du pouvoir, de la coercition et de la guerre, alors que chez la femme, elle est liée à d’autres caractéristiques ; l’agressivité indirecte. Cependant, l’évolution sociétale, et la transformation des rôles sociaux, ont certes permis l’émergence et la transformation des formes de violences psychologiques : disons une féminisation des formes de la violence ou une virilisation de la femme (valorisation des comportements traditionnellement considérés comme typiquement masculins.) .

Il faut donc admettre qu’il existe des formes de violence exclusivement féminine. Le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolue corrompt absoluemment. Il en est de même autant pour les hommes que pour les femmes.

L’AGRESSIVITÉ INDIRECTE

Certains théoriciens soutiennent que les indicateurs les plus souvent utilisés pour désigner les enfants à risque de développer des conduites antisociales, soit les conduites d’agression directe, ne sont pas nécessairement appropriés pour les filles, dont les conduites agressives se manifestent plutôt sous un autre mode (Feshback, 1969 ; Crick, et al., 1997 ; Craig et Pepler, 1999 ; Ostrov et Keating, 2004). Partir des ragots, raconter les secrets des autres, dégrader, ridiculiser, isoler ou exclure une personne du groupe d’amis, porter atteinte à la réputation, constituent autant de manifestations de ce mode d’agression connu sous le nom d’agression indirecte (Verlaan, 1995 ; Bjorkqvist et al., 1992 ; Owens et al., 2000), relationnelle (Crick et Grotpeter, 1995 ; Tomada et Schneider, 1997) ou sociale (Cairns et Cairns, 1994 ; Galen et Underwood, 1997). Cet ensemble de termes dont les définitions varient légèrement d’un auteur à l’autre, font sensiblement référence au même phénomène (Bjorkqvist, 2001 ; Vaillancourt et al., 2003 ; Verlaan, 2005).

Les chiffres et les risques évoqués précédemment passent toutefois sous silence que, contrairement à ce que l’on observe chez les garçons, proportionnellement moins de filles ont recours de manière répétitive et persistante à l’agression directe, et ce, particulièrement durant l’enfance.

La connaissance des facteurs expliquant le développement de ces conduites chez les filles entre l’enfance et l’adolescence est importante afin de reconnaître précocement les filles les plus à risque de développer ce type de problème et de prévenir son apparition.

Les recherches récentes suggèrent également que les conduites d’agression directe chez les filles, c’est-à-dire les conduites de confrontation avec agression physique ou verbale (Little et al., 2003), lorsque manifestées durant l’enfance, constituent des indicateurs d’inadaptation sociale tout comme chez les garçons. Les filles qui présentent ce type de problèmes sont plus à risque de connaître un ensemble de difficultés ultérieures, dont des conduites antisociales et des troubles mentaux (somatisation, anxiété, dépression) (Serbin et al.,1991 ; Zoccolillo, 1993 ; Loeber et Keenan, 1994 ; Farrington, 1995 ; Pepler et Sedighdeilam,1998). Elles sont plus susceptibles de vivre le rejet des pairs et des difficultés scolaires (Lancellotta et Vaughn, 1989 ; Serbin et al., 1991 ; Coie et Dodge, 1998), des grossesses précoces, des stress parentaux et de la violence conjugale (Underwood et al., 1996 ; Pepler et Sedighdeilam,1998 ; Serbin et al., 1998). De tels résultats viennent donc largement justifier l’attention récente que l’on porte aux conduites agressives des filles.
L’attention particulière que les chercheurs portent aux conduites agressives des filles est relativement nouvelle.

Un tel constat apparaît peu surprenant puisque les actes agressifs sont surtout reconnus pour être le fait des garçons.

De récents travaux sur les différences entre l’agression indirecte et l’agression directe ont révélé d’importantes différences dans la façon dont chacun de ces types de conduites agressives se manifeste selon l’âge et le sexe.
Au plan du développement, on peut observer des gestes d’agression physique chez un enfant dès la fin de la première année de vie (Tremblay et al., 1999 ; Archer, 2004), tandis que l’agression indirecte est plus apparente lorsque les enfants auront commencé à comprendre la complexité des interactions sociales et les façons (habituellement verbales) de les manipuler. Dès l’âge de 4 ans, il est possible d’observer la manifestation rudimentaire de comportements d’agression indirecte chez les enfants (Crick et al., 1999).

Les filles qui utilisent l’agression indirecte désirent infliger des blessures émotives et sociales aux autres (Galen et Underwood, 1997 ; Owens et al., 2000). Les comportements de diffamation et d’exclusion servent, en outre, à renforcer leur propre statut social dans le groupe d’affiliation (Merten, 1997).

Les besoins féminins de rapprochement, d’intimité et d’acceptation s’expriment au moyen de confidences et d’échanges d’informations sur les autres, ce qui joue en faveur du maintien de la solidarité du groupe ou de la clarification de ses normes. Cette solidarité peut en revanche aller jusqu’à trouver le plus grand plaisir à discréditer autrui. Plus que les garçons, les filles perçoivent le tort causé par la rupture des relations interpersonnelles comme étant cruel et particulièrement blessant (Galen et Underwood, 1997). C’est peut-être la raison pour laquelle l’agression indirecte des filles est surtout dirigée vers d’autres filles (Owens et al., 2000).

Si, par leur nature, les conduites d’agression indirecte passent souvent inaperçues, les effets de ce mode d’agression peuvent être percutants. Pour plusieurs victimes, en effet, la souffrance et l’humiliation engendrées par l’agression indirecte ne sont pas épisodiques et peuvent persister au fil des années : la victime n’a pas seulement à composer avec des ragots et des mensonges, mais aussi avec l’isolement, la solitude et le rejet (Underwood, 2003).

Plusieurs travaux restent néanmoins à faire avant de déterminer si les conduites répétitives et persistantes d’agression indirecte constituent un indicateur d’inadaptation psychosociale future, comme peut l’être l’agression directe.

Marie-France hirigoyen parle du pevers narcissique en ces termes : Le bourreau ou pervers narcissique, peut être un homme ou une femme ; la violence morale n’est pas l’apanage des seuls hommes, bon nombre de femmes sont des tyrans domestiques ; les représentations sociales donnent trop souvent l’impression que les harceleurs sont tous des hommes et nous devons bannir ce jugement erroné, car les hommes victimes ont tout simplement plus de mal à parler de leurs souffrances.


Source

Arcand, S., Lanctôt, N., Landreville, P. (2005).« Filles et déviance : perspective développementales », Les presses de l’Université de Montréal, Volume 38, numéro 1, Printemps 2005, p. 9-37.

Sommaire

NOTION DE MANIPULATION

« La manipulation peut revêtir de nombreux masques. En être la cible peut être excessivement dommageable. Il est donc précieux de pouvoir s’en rendre compte le plus tôt possible et de disposer des outils utiles pour y parer. »

« La procédure en effet n’est pas seulement secrète pour le public, elle l’est aussi pour l’accusé » Kafka, le procès.

Le Petit Robert définit le verbe manipuler comme étant « influencer habilement (un groupe ou un individu) pour le faire penser et agir comme on le souhaite ». Quelle que soit la forme que prend la manipulation (flatterie, pleurs, incitation, bouderie, séduction, etc.), elle comporte toujours une série d’attitudes et de propos qui visent à faire faire à l’autre certaines choses qu’il ne souhaite pas, et ce, si possible, sans qu’il s’en rende compte. La manipulation est donc une manœuvre consciente ou inconsciente qui vise à dominer une autre personne pour en retirer certains avantages. Elle implique un rapport de pouvoir de dominant à dominé et un rapport d’exploitation. C’est donc une relation coercitive et intéressée qui passe par des actes et des comportements.

Personne n’est à l’abri de subir des manigances manipulatrices et chacun peut, à certains moments, utiliser des paroles, des attitudes ou des gestes visant à manipuler autrui. Ceci étant dit, il est très légitime de tenter d’obtenir ce que l’on souhaite et de répondre à ses besoins, mais cette recherche de satisfaction ne doit pas se faire au détriment de l’autre, car on risque de glisser vers l’irrespect et la violence psychologique et morale. Lorsque le comportement manipulateur est dénoncé par la personne qui le subit et lorsqu’il est reconnu par l’auteur de la manipulation; celui-ci peut s’excuser de son attitude et saisir l’occasion pour exprimer ouvertement ce qu’il désire. Cela peut s’avérer une expérience blessante et décevante mais elle peut, à la limite, permettre de clarifier les besoins de chacun. Toutefois, précisons qu’il y a une grande différence entre utiliser à l’occasion certaines ruses pour obtenir quelque chose et être un manipulateur , qui relève de modus operendis !

Ce qui devient particulièrement pathologique,destructeur et inadmissible c’est lorsque la manipulation est répétitive, qu’elle est niée ou devient une façon d’être en relation plutôt que de demeurer une astuce de « dernier recours » ou un accident de parcours. Pour le manipulateur, les manœuvres perverses sont devenues une façon d’être et un système de défense souvent inconscient.

Isabelle Nazare-Aga, psychomotricienne et thérapeute comportementaliste, dresse brièvement dans son livre Les manipulateurs et l’amour, le profil du pervers de caractère en le comparant à celui du manipulateur dit « classique », dit le « pervers narcissique » car il convient de ne pas les confondre. Environ 20% des manipulateurs seraient de vrais pervers de caractère.

« La manipulation est une manoeuvre qui vise à dominer une autre personne pour en retirer certains avantages. » L’acte manipulatoire: ‹‹ une action violente et contraignante, qui prive de liberté ceux qui y sont soumis. Dans ce sens, elle est déshonorante et disqualifiante pour celui qui met en œuvre de telles ressources, quelle que soit la cause défendue ›› (Breto, L’argumentation dans la communication, p. 23).  Son objectif est de réduire le plus possible ‹‹ la liberté de l’auditoire de discuter ou de résister à ce qu’on lui propose ›› (Idem, p.24). Elle repose donc sur une stratégie qui ne fonctionne que lorsqu’elle est masquée, dissimulée; la manipulation passe nécessairement par un message fait pour tromper. La manipulation n’a de sens que lorsque le récepteur offre une certaine résistance que l’on veut vaincre. Manipuler est une façon de convaincre.

La manipulation ‹‹ consiste à entrer par effraction dans l’esprit de quelqu’un pour y déposer une opinion ou provoquer un comportement sans que ce quelqu’un sache qu’il y a eu effraction. Tout est là, dans ce geste qui se cache à lui-même comme manipulatoire ›› (Idem, p.26). Ce serait sur ce point qu’on peut voir la différence fondamentale avec l’argumentation, qui est une autre façon de convaincre. En effet, argumenter pour convaincre consiste à donner à l’auditoire de bonnes raisons d’adhérer à l’opinion proposée ou d’adopter un comportement. A contrario, une personne manipulée ne sait pas pour quelles raisons elle est convaincue.

Construire un message manipulatoire passe donc par une double préoccupation : ‹‹ identifier la résistance qui pourrait lui être opposée et masquer la démarche elle-même ›› (Idem, p.27).

La manipulation peut susciter un état émotionnel chez le récepteur afin de paralyser son jugement, de lui faire accepter le message sans discussion. Citons :

  • la séduction : ‹‹ la raison qui est donnée pour adhérer au message, en l’occurrence le charme, n’a rien à voir avec le contenu du message lui-même ›› (p.80). La manipulation commence quand le charme se substitue aux arguments;
  • la relation d’identification : on réfère souvent à se phénoméne sous l’expression “Il faut qu’il s’identifie à”. La manipulation commence lorsque l’on croit à un message parce que l’on sidentifie à l’émetteur, l’identification se substituant aux arguments ;
  • la séduction par le style : le discours est plus convaincant quand il est exprimé avec un style particulièrement subtil ou élégant. La manipulation commence quand la force d’une formule, du style d’un message se substitue aux arguments;
  • la manipulation par la peur et l’autorité : La manipulation commence quand la peur, la menace, l’intimidation, se substitue aux arguments. De plus, l’expérience en psychosociologie menée par Stanley Milgram, montrant la soumission de la plupart des sujets à l’autorité de scientifiques, malgré des demandes extrêmes (administrer à un humain des décharges électriques fortes en cas d’erreur).
    La manipulation par l’autorité est particulièrement préoccupante dans le cas des innombrables messages commerciaux destinés aux enfants. ;
  • l’amalgame affectif : on associe des éléments affectifs à l’argumentaire, le message sera augmenté d’une valeur supplémentaire, d’une sensation “programmée”, même si on finit par en oublier l’origine. La manipulation commence quand les éléments affectifs se substitue aux arguments ;
  • l’effet fusionnel : Le message ne nous arrive pas seul, il passe à travers une relation. C’est à ce niveau qu’on trouve le procédé de répétition. S’il existe une résistance à se laisser convaincre au départ, celle-ci s’émousse vite au fil des répétitions, d’autant plus que le message est simple et utilise d’autres techniques de manipulation.‹‹ Ce qui nous paraît étrange et sans fondement la première fois — parce que non argumenté — finit par paraître acceptable, puis normal, au fil des répétitions. Cette technique crée l’impression que ce qui est dit et répété a quelque part, très en amont, été argumenté. La répétition fonctionne sur l’oubli que l’on a jamais expliqué ce qu’on répète. ›› (Idem, p.94) ;
  • l’hypnose et la synchronisation : s’utilisent davantage dans les relations interpersonnelles. Il s’agit d’adapter son comportement, son attitude corporelle, le rythme de sa respiration en miroir par rapport à celui que l’on veut convaincre. On lui donne l’impression d’être “comme lui”, si bien qu’il se laisse convaincre sans réelle discussion.
  • Le cadrage : proposer un cadrage de la réalité fait partie de toutes nos discussions: nous cherchons à expliquer notre point de vue aux autres, en ordonnant les faits d’une certaine façon, en mettant en avant ceux qui nous touchent le plus ou correspondent à nos priorités. Ainsi on se donne une certaine image du monde, avec des repères stables, qui sont nécessaires pour vivre. Mais ce qu’on appelle la désinformation correspond à un “cadrage menteur”. C’est un recadrage faussé du réel, imposé en connaissance de cause par le manipulateur, afin d’induire en erreur et d’en tirer un avantage. Il s’agit de ‹‹ faire passer pour faits bruts et totalement crédibles ce qui n’est que pures inventions, destinées à cacher les vraies informations ›› (Idem, p.102). Le recadrage abusif est une façon déformée de présenter les faits, quand on sait qu’une présentation honnête ne suffirait pas à convaincre. Concrètement, on peut utiliser des mots “piégés”, tendancieux. ais il serait intéressant de chercher dans nos propres façons de parler de ces expressions, qui enferment l’esprit, en attribuant à une personne ou une réalité une “étiquette” réductrice. Breton attire spécialement notre attention sur la tendance à présenter des réalités sociales comme des événements naturels, occultant ainsi leurs causes véritables. Le cadrage contraignant est une véritable stratégie manipulatoire qui fonctionne en deux temps. D’abord faire accepter une opinion ou un comportement qui ne pose pas problème et constitue un détour par rapport au but véritable. Puis se servir de ce premier consentement pour en entraîner un deuxième avec une escalade dans l’exigence.

Il existe au moins trois forme de manipulation :

  1. La manipulation positive ou altruiste;
  2. La manipulation égocentrique : le manipulateur égocentrique n’est qu’à la recherche de son bénéfice personnel, de ses intérêts, sans se préoccuper du désagrément qu’il cause à autrui. Il agit de façon très égoïste. i) Il est très malin, voire rusé, trompeur, c’est un excellent parleur, il « anesthésie » par sa brillance intellectuelle; ii) Il est guidé par le pouvoir, le gain , la reconnaissance personnelle, la renommée;
  3. La manipulation classique;
  4. La manipulation destructrice : il s’agit du « pervers de caractère » à ne pas confondre avec le « pervers narcissique », terme issu du jargon psychopathologique pour désigner le manipulateur classique;

Selon Isabelle Nazare-Aga, la manipulation consiste à contrôler quelqu’un à son insu et l’amener à agir comme on l’entend. Tout cela en utilisant une stratégie qui passe par les sentiments.

Selon “le Chantage affectif” (InterEditions, 1998) de Susan Forward et “Les manipulateurs sont parmi nous” (Les Editions de l’Homme, 1997) d’Isabelle Nazare-Aga, on décline le chantage affectif :

  • le maître chanteur :  Susan Forward distingue quatre types de « maîtres chanteurs » : 1) le boureau; 2) le flagellant; 3) le martyr; 4) le marchand de faux espoirs ;
  • Le cadeau piégé ou le faux cadeau : « Par une utilisation abusive du principe de réciprocité – par ailleurs indispensable à une bonne cohésion sociale –, le “donneur” maintient le “receveur” dans une position de débiteur. « Le problème est que le donneur choisit quand et comment le receveur doit lui rendre la monnaie de sa pièce », explique Isabelle Nazare-Aga.  ;
  • Les fausses croyances : le manipulateur utilise des croyances familiales et sociales afin d’induire chez sa cible un lourd sentiment de faute morale, explique Isabelle Nazare-Aga.

« La culpabilité qu’instille le maître chanteur dans l’esprit de ses victimes mine l’image positive d’elles-mêmes que celles-ci cherchent à construire », explique Susan Forward. Abandon, égoïsme, injustice, trahison sont les points sensibles sur lesquels le manipulateur appuie dans l’intention de faire mal. Il procède souvent par insinuation. Il n’exprime jamais une demande claire et vous réduit à l’impuissance.

Voici un texte intéressant : « Sans vouloir trop généraliser voir stigmatiser, les narcissiques manipulateurs semblent être surreprésentés dans certaines professions (avocats, chirurgiens, vendeurs de tout poil, acteurs, hommes politiques, managers, dans les médias, le showbiz, le commerce, le marketing, la communication, la finance et la publicité).Ces personnes sont attirées par ces fonctions car elles savent qu’elles obtiendront ‘une scène’ à leur mesure et le statut social qui flattera leur ego. Notons que beaucoup d’entre eux font métier de diriger une équipe, d’attirer l’attention d’un publique, de le séduire, le conditionner pour mieux le gérer et le manipuler…Ils aiment particulièrement les postes de pouvoir dans lesquels ils ont peu de compte à rendre, être entourés d’assistants chez qui ils aiment créer une dépendance malsaine en soufflant le chaud et le froid. Se sentir envié, admiré et craint par des subalternes corvéables et déférents, guettant leurs moindres changements d’humeur avec effroi, les comblent de bonheur. Pour ceux qui auraient besoin de perfectionner et d’optimiser leurs fonctionnements manipulatoires intrinsèques, des coaches enseignent aux manageurs et cadres dirigeants la communication influente (le terme politiquement correct pour l’art de la manipulation.

Quelle meilleur couverture qu’une profession offrant une garantie de respectabilité? Quel meillleur statut que celui du médecin, prêtre, gourou de tout poil, psychologue, policier, enseignant pour nous sentir en confiance ? Ces professions cachent aussi de nombreux pervers narcissiques qui utilisent leur position de pouvoir que nous respectons selon un schéma social établi depuis l’enfance pour nous duper et nous abuser.

Vendre, c’est être persuasif. Ce n’est donc pas très surprenant de constater que les meilleurs commerciaux sont clairement narcissiques. Sûrs d’eux, soignant particulièrement leur apparence, assez manipulateurs et séducteurs, ayant moins de scrupules dans la compétition et moins peur d’échouer, ils peuvent faire face à des situations difficiles, se battant sans états d’âme, au besoin en écrasant les autres étant sans foi ni loi et en s’attribuant les idées de collaborateurs et tout le mérite en cas de réussite, guère atteints en cas d’échec, c’est pas de leur faute ! Après une phase d’ascension sociale en grande partie due à leur manque de scrupules, leur énorme ambition et l’indifférence à autrui, ils essuient souvent des revers qui parfois les amènent à rabattre de leur superbe et vieillissent assez mal. Le regard neuf des nouvelles générations n’est pas assez admiratif. Leur publique habituel se lasse de n’être convié qu’à célébrer leur propre gloire sans contrepartie. Ils s’alarment alors de leur santé dont l’altération vient à point nommé pour justifier leurs défaillances. L’échec de leur vie privée et affective contraste en effet avec leurs illusions de succès. » (Article publié le vendredi 3 août 2007, sur ce blog).

Le manipulateur manque d’assurance en lui et donc son seul moyen d’exister est d’écraser les autres pour se sentir supérieur. Très souvent, il a lui-même eu un parent manipulateur, donc pour lui la manipulation est le seul moyen de communication qu’il connaisse, et la contre manipulation est le seul moyen de s’en sortir. On observe un environnement propice à cela : souvent, ils ont quelque chose de plus. Ils peuvent être plus grand, plus beau, plus bavard, précoces au niveau du langage. Cela crée une fascination de la part de l’entourage et l’enfant va alors réaliser qu’il a un pouvoir sur les adultes et il va s’en servir en essayant de les manipuler.  Certains manipulateurs peuvent être pervers dans la mesure où la manipulation va jusqu’à la destruction de l’autre.

On évoque généralement la manipulation  pour parler d’individus ou de groupes de personnes qui par jeu ou sur la base de fondements personnels précis, constructifs  ou non selon leur propre point de vue, essaient de contrôler avec plus ou moins de succès l’esprit d’une personne ou d’un groupe  en les persuadant d’un fait, d’une situation,  d’un comportement individuel ou collectif, d’une orchestration d’actes à priori déstructurés mais pourtant liés par une même volonté de générer dans l’esprit de la ou des personnes visées un avis ou un comportement bien précis. La manipulation s’articule le plus souvent autour d’un objectif précis qui est poursuivi par celui ou ceux qui l’exerce afin d’en retirer un bénéfice immédiat ou décalé dans le temps.

Pour cela, “le manipulateur”, appelons le ainsi, essaie de prendre plus ou moins le contrôle de l’esprit de sa ou de ses victimes, il essaie de générer des comportements précis en utilisant différentes techniques de persuasion en essayant de créer un halo concordant de faits, mêmes imaginaires ou déstructurés entre-eux. Le manipulateur doit pour cela contrecarrer le sens critique de la ou des personnes visées afin de diminuer ou d’altérer sa capacité d’analyse, de jugement ou de comportement. S’il peut exister certaines formes de manipulations positives ou altruistes,  la notion de manipulation est le plus  souvent fondée sur des intentions négatives et pratiquée par des personnes au tempérament égoïste ou malveillant.

La manipulation est très utilisée dans les structures de groupe, dans les entreprises,  dans les associations, groupes communautaires ou en politique. Dès que l’on détecte le mensonge, l’omission ou la déformation volontaire d’une vérité ou d’une réalité, on peut légitimement se poser la question d’une éventuelle tentative de manipulation.

Le talent suprême du manipulateur se trouve souvent dans sa capacité à apparaître aux yeux du plus grand nombre comme une personne sympathique dont tout le monde louera le côté avenant. Elle excelle dont dans les habiletés sociales. Le manipulateur prendrait selon elle souvent prétexte de la norme, du  « bon comportement » à adopter en société ou en groupe. Isabelle Nazare-Aga précise d’ailleurs que le manipulateur sait trouver les erreurs ou même les provoquer ou les créer, les défauts également (réels ou fictifs) pour le plaisir de les mettre au grand jour afin que sa victime se sente coupable d’avoir agi autrement qu’elle aurait dû le faire selon le manipulateur et que l’entourage adhère à la démarche pour donner encore davantage de corps à la manipulation-déstabilisation. Le manipulateur, plus que tout autre, ne laisse généralement voir en société que ce qu’il souhaite, puisque son comportement est un véritable rôle de composition. Il est en représentation, à la manière d’un acteur, la plupart du temps. Ceci est destiné probablement à rehausser son image narcissique. Mais plus simplement cela lui permet que ses victimes se sentent dans l’impossibilité de se faire aider pour échapper à son influence ; comment révéler certaines turpitudes à des amis ou parents qui ne peuvent en croire le premier mot ? Remarquons d’ailleurs que pour les sociologues, le harcèlement moral peut souvent s’assimiler au contrôle social qui maintient l’individu dans la norme (ce qui est considéré comme
“normal” en particulier dans le cadre du travail).

Dans les rangs des manipulateurs, on peut assez aisément distinguer plusieurs catégories : le manipulateur utilisant autrui sans état d’âme à des fins narcissiques, de pouvoir ou de pure malveillance ; le manipulateur s’appuyant sur le mensonge,  la séduction, la contrainte ou la force par un effet de contraintes multiples. Dans ce dernier cas, la manipulation peut probablement recéler un goût pour la torture psychique qui peut cacher un trouble psychologique réel et parfois grave.

Le manipulateur cache souvent un tempérament déviant, pervers, rancunier ou envieux dont les origines remontent à l’enfance, à un sentiment de frustration ou à une situation personnelle vécue comme une difficulté insurmontable. Les psychologues sont très fréquemment confrontés à des comportements manipulateurs dans les systèmes familiaux ou socio-professionnels.

Le manipulateur pourrait aisément être de ceux qui s’approprient les idées des autres, de ceux qui font tentative de faire porter par d’autres leurs propres responsabilités, de ceux qui aiment à entretenir le doute ou le soupçon sur des situations ou des personnes, de ceux dont les arguments semblent en toute situation logiques.

SUBIR LA MANIPULATION PERVERSE : L’EMPRISE

À la suite d’une manœuvre de manipulation, on peut éprouver toutes sortes de sentiments : colère, confusion, tristesse, doute, surprise, incompréhension, irritation, etc. Lorsque la manipulation perdure, les effets sont dévastateurs pour la personne qui la subit. La cible n’arrive pas à comprendre qu’un individu puisse à ce point lui manquer de respect et elle développe un sentiment d’irréalité. La personne manipulée commence à douter de ses perceptions, de son jugement, de ses compétences et de ses qualités personnelles, ce qui mine grandement son estime et sa confiance en elle. Le doute répété engendre de la confusion : un sentiment d’inadéquation s’installe alors et contribue ainsi à dévaloriser davantage la cible. Elle a l’impression de ne plus savoir communiquer correctement, se sent coupable, honteuse et a tendance à s’isoler. Les personnes ciblés peuvent développer, en outre, toutes sortes de malaises physiques (somatisation – maux de tête, de ventre, de dos, des problèmes de peau, etc.) et même sombrer dans le désespoir et la dépression.

Être systématiquement et régulièrement confronté à un ou plusieurs manipulateurs ou à une ou plusieurs manipulatrices et au harcèlement psychologique et moral génère une souffrance dont atteste la présence d’un ou de plusieurs des symptômes suivants :

  • un manque croissant de confiance en soi;
  • un sentiment d’infériorité en présence du manipulateur;
  • une perte des repères;
  • une tendance à la rumination mentale des échanges avec lui;
  • des problèmes de sommeil : insomnie, cauchemar;
  • des troubles de l’appétit;
  • la somatisation : maux de tête, douleur abdominale, réactions cutanées, …;
  • état de stress, anxiété, irritabilité, fatigue, états dépressifs;

La somatisation est le processus  par lequel un conflit qui ne peut trouver d’issue mentale ou comportementale, déclenche dans le corps des désordres endocrino-métaboliques, point de départ d’une maladie organique (Dejours, 1989). Dans la situation de harcèlement psychologique et morale, la répétition pluriquotidienne des brimades, vexations et injonctions paradoxales à valeur d’effraction psychique et suspend tout travail durable de la pensée ; nous travaillons de manière incessante à mettre en images, en représentations, en rêvesnocturnes nos idées, nos sentiments, nos émotions. L’autoguérison devient impossible, l’esprit est subjugués. Si penser et agir sont mis en impasse, la somatisation est inexorablement convoquée à plus ou moins long terme. La décompensation est inévitable dans cette situation d’isolement. Car une analyse fine de la situation d’impasse décrite par les patients harcelés met à jour l’isolement du sujet.

« La somatisation est le processus par lequel un conflit qui ne peut trouver d’issue mentale va déclencher dans le corps des désordres endocrino-métaboliques, point de départ d’une maladie organique » (Dejours, 1993).

La peur induit des conduites de domination ou de soumission. Force est de constater que la manipulation délibérée de la menace, du chantage, du harcèlement psychologique et morale sont désormais érigés en méthode de management et de stratégies coercitives pour pousser à l’erreur et à la faute, déstabiliser et pousser au passage à l’acte.

La pratique instituée de la violence morale, verbale, de l’humiliation transforme la cible en objet de satisfaction des pulsions sadiques de l’auteur du harcèlement dont la position de supériorité est utilisée pour autoriser l’abus de pouvoir. La peur, affect majeur chez les harcelés, ne la quitte plus.

La manipulation mentale s’appuierait selon nombre d’experts sur différents mécanismes entre autre : dans le registre émotionnel, la peur, l’angoisse, le besoin de reconnaissance,  l’amitié désirée ou enviée, le besoin d’amour, le désir, la jalousie conséquence d’une projection du manipulateur en sa ou ses victimes ; des pressions répétées ou continues, individuelles ou dans une dynamique de groupe que le manipulateur cherche à contrôler ; l’entretien de rôles de type bouc émissaires où un groupe devient persécuteur d’une victime que le manipulateur veut isoler ou maintenir isolée avec l’appui plus ou moins inconscient ou conscient du groupe, etc.

Une mauvaise estime de soi, le sentiment de culpabilité et d’infériorité rendent les individus beaucoup plus vulnérables à la manipulation ou déclencher l’apparition de comportements refoulés qui transforment l’individu en manipulateur ainsi que d’autres facteurs ou contextes tels que : la dépression, un choc traumatique et les situations de perte de repères (perte des parents, mort d’un ou plusieurs proches, maladie, rupture, divorce, perte d’emploi,  accusations graves et injustes), une schizophrénie apparaissant, la consommation de certaines substances chimiques, drogues, médicaments, incluant l’alcool atténuant la lucidité semblent pouvoir rendre les individus, au moins provisoirement, plus vulnérables à la manipulation mentale ou encore déclencheurs de procédés de manipulation.

LES PARADES À LA MANIPULATION

Quelles que soient l’origine et les intentions derrière la manipulation, il importe d’apprendre à s’en protéger. Pour ce faire, il faut d’abord repérer et reconnaître les comportements qui visent à nous manipuler. Prendre conscience et mieux comprendre le narcissisme et les mécanismes pervers qu’utilise le manipulateur aident parfois à prendre du recul et à mieux se défendre.

Comprendre les stratégies du manipulateur permettrait de développer des stratégies de contre-manipulation, sans avoir l’air de se défendre émotivement, ce qui place en position vulnérable. Paraître indifférent, ne pas répondre plus aux flatteries qu’aux critiques du manipulateur (autrement que par un simple : « merci » ou bien : « c’est toi qui le dis »), plaisanter et montrer une joie de vivre éloigne généralement les manipulateurs. Lorsque l’on doit se défendre contre les assauts d’un supposé manipulateur dans ses relations, il peut être proposé d’agir envers cette personne et seulement avec cette personne, comme elle le fait avec les autres, ce qui peut désamorcer ses tentatives d’influence.

Si l’on est menacé, il peut être recommandé d’éviter d’entrer en discussion avec un individu manipulateur, ne lui révéler de soi-même que le strict minimum, sans parler de sa vie personnelle et en restant flou quand on change ses habitudes, en ne parlant de ses changements qu’à la dernière minute ou mieux en n’en disant rien. Ne pas réagir avant que le manipulateur ne se soit exprimé clairement ; faire ressortir justement que sa demande est ambiguë, désamorce volontiers une tentative d’influence. Accumuler des éléments de preuve de ses demandes ou réponses, par exemple écrire et dater ce qu’il dit, ou bien demander une confirmation par courriel d’une demande téléphonique, peut permettre de le confondre quand il se contredira lui-même. Évidemment si le manipulateur se sent acculé ou démasqué, il sait souvent prendre un masque ne permettant pas de le confondre définitivement. Comme le révèle certains experts, le manipulateur vit aux dépends de ses victimes, tout comme le flatteur vit aux dépends de ceux qui l’écoutent.

Il est cependant difficile d’échapper à un parent, un conjoint, patron manipulateur ou un manipulateur chevronné. Chercher à s’en faire un ami est inutile et ne serait que lui donner d’autres occasions de manipuler. Il est parfois nécessaire de lui mentir (ou plutôt : ne pas lui donner des moyens plus efficaces encore pour manipuler) pour éviter les conflits inutiles ou dangereux, de ne pas répondre à ses attentes, d’être imprécis.

Pour se protéger, il devient impératif de ne plus accepter de telles attitudes, de ne plus tolérer le manque de respect et le contrôle de l’autre. Très souvent, la victime doit faire le deuil d’une communication saine et authentique avec l’autre.

Les attitudes qui contrecarrent le manipulateur:

  • l’esprit critique;
  • l’écoute de ses propres besoins et ressentis;
  • l’analyse d’un malaise et l’identification des causes;
  • la capacité de dire « non » et de s’affirmer;
  • conscience de soi;
  • connaissance de soi;
  • le respect de soi;
  • le sens de la répartie;
  • le maintien de la confiance aux personnes qui ont fait leurs preuves dans le passé;
    la méfiance à l’égard de ceux qui critiquent d’une façon ou d’une autre vos proches ou qui instiguent contre eux;
  • la recherche d’informations directement auprès des personnes incriminées par les propos du manipulateur;
  • la force de refuser d’assumer les engagements et les responsabilités d’autrui;
    la colère face à des reproches injustifiés;
  • la persévérance pour obtenir toutes les clarifications jugées nécessaires;

Les attitudes qui mettent fin à la manipulation:

  • regarder la réalité en face et chasser la honte de s’être laissé(e) manipuler;
  • agir pour mettre fin au piège;
  • tenir à distance le manipulateur, si possible, ou prendre de la distance vis-à-vis de ses manigances;
  • afficher l’indifférence face à ses tentatives de dévalorisation, culpabilisation ou déstabilisation;
  • travailler à l’affirmation de soi;
  • arrêter de se justifier et utiliser une phrase du type : “si cela me plaît à moi… “;
    lister mentalement les contre-arguments lorsque les insinuations du manipulateur vous affectent plus que de raison;
  • se souvenir que les vrais amis agissent pour notre bien, au contraire du manipulateur qui dit mais ne fait pas;
  • rire de l’humour mais rejeter l’ironie pernicieuse;
  • distinguer la critique constructive de la critique dévalorisante et, face à la seconde, demander à l’interlocuteur s’il a mieux à proposer;
  • prendre la liberté de refuser un service demandé, surtout si vous vous sentez contraint(e) ; la phrase suivante peut aider : “lorsqu’on pose une question, il faut être capable d’accepter un “oui” comme un “non” sans quoi il faut s’abstenir”;
  • faire respecter ses limites, ses besoins, ses désirs, …;
  • s’opposer au chantage affectif en disant que : “chacun est libre de penser et de ressentir ce qu’il veut”;
  • répondre brièvement;
  • renoncer à vouloir changer une personnalité manipulatrice (vos arguments ou votre amour n’y pourront rien changer).

À cause de cette souplesse défensive qui enlève au sadique la jouissance de la souffrance de l’autre, la pression morale s’intensifira. Classiquement, plus l’objet se refuse, plus la pulsion d’emprise s’exacerbe. Cependant, le dégagement de la situation d’emprise va résorber le tableau traumatique en quelques semaines.

Le but ultime est de ne plus répondre, d’éviter de trop réagir de façon émotive et de cesser d’argumenter et de se justifier. Graduellement, la personne qui est manipulée doit reconstruire et consolider sa valeur personnelle. Elle doit travailler sur son sentiment de culpabilité, apprendre à s’affirmer et à faire des activités plaisantes pour elle. Il peut être très pertinent d’aller chercher de l’aide et du support afin de briser l’isolement et d’y voir plus clair.

Pour sortir de relations nuisibles et destructrices, il n’y a qu’un mot à retenir : le Respect, le respect de soi et de l’autre, dans la réciprocité.

Une des difficultés à confondre les manipulateurs réside dans le fait qu’ils n’ont que très rarement toutes les caractéristiques des manipulateurs et contrairement aux personnes de leur environnement ou à leurs cibles, ils sont rompus à “l’Art du Masque”. Le vrai manipulateur est souvent atteint d’un problème de personnalité constant qui modifie en permanence sa façon de penser et de se constituer des socles de valeurs nouveaux tout autant que de ne pas être pour partie conscient de son problème. Ces personnes veulent obtenir à chaque fois qu’une occasion se présente, le maximum des autres.

Avec les manipulateurs il n’y que deux types de relations possible : celle de dominant ou de dominé. L’une comme l’autre étant désagréable à la plupart des personnes il serait conseillé de les fuir.

L’objectif de la stratégie c’est apprendre à être un être non influençable en même temps que rester disponible aux autres. C’est également savoir analyser les messages reçus ou bien rester prisonnier de leurs effets, ce qui constitue peut-être une des sources principales d’inégalité sociale aujourd’hui. Face aux messages, nous pouvons adopter une attitude de récepteur actif.

PARADE : LA CONTRE-MANIPULATION

Pour ne pas donner prise au manipulateur, ne cherchez surtout pas à vous justifier, car cela ne ferait que vous fragiliser encore plus.

PARADE : CONFRONTER LE MANIPULATEUR

Ici, il s’agit de renvoyer l’autre à son besoin, donc à sa responsabilité. Plus impliquante, la confrontation risque de vous amener à vous positionner sur la nature du lien que vous souhaitez entretenir avec celui ou celle qui vous manipule.

« Tout reproche exprime une demande indirecte », note Jacques Salomé, auteur de “Pour ne plus vivre sur la planète Taire” (Albin Michel, 1997).

Refuser la manipulation, c’est accepter de passer pour une « mauvaise fille », un « mari égoïste », un « collègue difficile ». Donc renoncer à une image idéale de soi. Vous y parviendrez en prenant conscience de votre valeur. Et cela se travaille. Vous deviendrez peut-être moins « aimable » aux yeux du manipulateur, mais, en vous libérant de ce regard extérieur, vous gagnerez un bien précieux : votre liberté.

Ne tolérez rien qui risque de nuire à votre santé Pas question d’accepter des demandes qui mettraient en péril votre équilibre physique ou psychique.


HIRIGOYEN, Marie-France. « Le harcèlement moral », Fidion, 1999.

NAZARE-AGA, Isabelle. « Les manipulateurs sont parmi nous », Les Éditions de l’Homme, 1997.

NAZARE-AGA, Isabelle. « Les manipulateurs et l’amour », Les Éditions de l’Homme, 2000.

Poudrette, pascal (2002). « La manipulation : une agression sournoise », Vies à vies, Volume 14, numéro 3, ISSN 1705-0588.

Serrano, Yanick (2009).« L’art subtil et dangereux de la manipulation », http://www.yannickserrano.fr/2009/02/23/lart-subtil-et-dangereux-de-la-manipulation/comment-page-1/.

Au regard de la multiplicité des approches de la résistance Knowles et Linn (2004) soulignent que « la résistance est un concept avec un noyau net et des frontières floues ». Ils identifient quatre éléments pour appréhender la résistance : la réactance, la méfiance, la vigilance et l’inertie qu’ils relient à la sphère affective, cognitive ou motivationnelle de la résistance.

  1. La réactance, qui est « l’état motivationnel d’une personne dont la liberté est supprimée ou menacée de l’être » (Brehm 1966 cité dans Clee et Wicklund 1980) est activée quand l’influence est directement perçue. Elle est associée à la dimension affective et motivationnelle de la résistance;
  2. La méfiance a trait au soupçon engendré par un message destiné à modifier les attitudes initiales. Les réactions sont ici de nature affective et cognitive;
  3. La vigilance survient lorsque les individus sont conscients d’être la cible d’une tentative d’influence. Ils deviennent alors beaucoup plus sensibles à la qualité des arguments. Cette vigilance renvoie principalement à l’aspect cognitif;
  4. Enfin, l’inertie apparaît quand un message persuasif incite au changement et que l’individu résiste à ce changement;

Pour Sherman et al. (2004) la résistance se définit comme une réponse d’un individu qui tente d’éliminer ou de réduire l’impact d’une communication persuasive. La définition de Poster (1992) qui est la façon dont les individus ou les groupes pratiquent des stratégies d’appropriation en réponse aux structures de domination.

Le signataire rappelle la simplicité, du moins dans son énonciation, de la finalité de toute manipulation et la persuation coercitive : modifier des attitudes et des comportements. Pour atteindre cet objectif les messages doivent persuader le récepteur. On utilise alors divers stratégies.

Notons que la résistance à la persuation relève de l’investigation des caractéristiques d’un stimulus et des représentations préalables du récepteur, celle-ci étant plus ou moins stables.

Parmi les premiers travaux reliés à la résistance à la persuasion, stricto sensu, on trouve McGuire (1964 dans Eagly et Chaiken 1993) et sa théorie de l’inoculation. Le principe repose sur l’analogie biologique de la vaccination. Un message négatif de faible impact à l’encontre d’une opinion immunise l’individu contre des actions de persuasion plus intense et développe sa résistance.

Deux grandes catégories sont sources de résistance à la persuasion. La première dite motivationnelle recouvre les menaces contre son image de soi, la menace de perte de sa liberté ou la remise en cause de ses attitudes. La seconde dite cognitive repose sur le lien entre ses attitudes et ses autres cognitions. Toute tentative de persuasion qui est décodée comme pouvant déstabiliser l’équilibre du système entraîne une résistance (Eagly et Chaiken 1993).

Les travaux de Albarracin et Mitchell (2002 cité par Briñol et al., 2004) mesurent la « confiance défensive » des individus. Le principe est que les personnes confiantes dans leurs capacités d’argumentation (forte confiance défensive) ne cherchent pas à éviter les communications perturbantes à l’inverse des individus peu confiants dans leurs aptitudes (faible confiance défensive). Toutefois l’effet contextuel peut atténuer momentanément une forte capacité à résister ; une pression sociale jugée comme valorisante (recherche de consensus dans une assemblée, image dans un groupe) peut conduire à être plus perméable aux tentatives de persuasion.

Les techniques de manipulation qui en créant le contexte interpersonnel requis, permettent d’augmenter l’efficacité de la demande et par là d’accroître l’engagement du sujet, pour le rendre plus suceptible aux suggestions et aux injonctions qui permettront de le manipuler.

Communiquer pour demander quelque chose à quelqu’un, a priori, c’est avant tout parler, s’exprimer d’une manière claire pour inciter l’autre à nous accorder ce que nous lui demandons. Si les mots choisis, le ton employé, la tournure de phrase sont importants, le langage non verbal ou langage corporel joue aussi un rôle très important.

Les recherches sur le toucher ne datent pas d’hier. Les chercheurs s’intéressent sérieusement aux effets du toucher depuis au moins le milieu des années 70. Dans l’une de leurs recherches les personnes qui pénétraient dans une cabine téléphonique avaient la bonne surprise de trouver sur la tablette quelques pièces de monnaie.

Évidemment, comme l’aurait fait n’importe qui, elles utilisaient les pièces pour téléphoner ou, à tout le moins, les glissaient dans leurs poches en partant. Un peu plus loin un inconnu les interceptait : « N’auriez-vous pas trouvé quelques pièces de monnaie sur la tablette ? » L’inconnu n’est autre, on s’en doute, qu’un expérimentateur. Une fois sur deux, il ne se contentait pas de cette sollicitation, purement verbale. Il touchait, en outre, le bras de son interlocuteur pendant une ou deux secondes. Ce contact physique lui permit d’augmenter significativement le taux de restitution des pièces oubliées. Qu’un simple contact puisse rendre les gens plus honnêtes pourra étonner. Il ne s’agit pourtant pas là d’une bizarrerie expérimentale. Ce phénomène a été observé dans des situations très différentes et à propos de comportements très variés. La célèbre université de Miami abrite, d’ailleurs, un institut de recherche qui lui est exclusivement consacré. Dans le seul domaine médical, des centaines de recherches attestent de l’intérêt qu’il y a à toucher celles et ceux dont on souhaite infléchir les comportements. Ainsi, les pensionnaires touchés se nourrissent mieux que ceux qui ne le sont pas, les patients touchés respectent mieux les prescriptions médicales que les autres, etc. Initialement mis en évidence aux Etats unis, dans une culture de « non-contact », le phénomène de toucher ne perd rien de sa vigueur en France, un des pays latins où les gens se touchent le plus. Un chercheur français a, par exemple, constaté qu’on avait deux fois plus de chance d’obtenir d’un quidam une pièce de monnaie en lui touchant le bras au moment de notre requête. Dans une autre recherche, il a pu observer que le même contact physique (toucher du bras), durant une séance de travaux pratiques, permettait à un enseignant de pratiquement tripler la probabilité que ses élèves se rendent volontairement au tableau pour corriger un exercice. Cette dernière recherche s’inscrit dans la tradition des recherches américaines qui montrent qu’un enseignant peut aider un élève à améliorer ses performances scolaires en recourant à un simple contact physique.

Il est maintenant démontré que le fait que quelqu’un vous touche physiquement augmente votre réceptivité à la demande qu’il peut formuler. C’est comme si ce contact ouvrait une voie de communication positive. Et au-delà d’accéder à votre demande plus facilement, la personne que vous touchez vous juge d’une manière plus positive.

Le toucher permet d’établir un contact physique avec le sujet. Les études scientifiques ont montré que la technique du toucher affecte favorablement les jugements esthétiques (Silverthorne et al., 1972), conduit les clients à trouver plus agréable le commerce (Hormik, 1992), modifie positivement la perception d’un inconnu (Wycoo and Holley, 1990), induit à faire plus confiance (Patterson, 1973), etc. Les yeux-dans-les-yeux n’est qu’une variante de la technique du toucher, moins efficace peut-être.

Donc, le toucher favorise l’élicitation émotionnelle, une réponse émotive, dans certains cas favorable. Car, le touché n’est pas toujours approprié et ne génère par toujours une réponse émotionnelle positive. Le contact physique est très peu courant quand on rencontre quelqu’un pour la première fois. Néanmoins, serrer la main des hommes et des femmes au moment de les saluer est tout à fait courant. Les hommes ne se touchent pas à moins qu’ils ne se connaissent très bien ou qu’ils soient parents. En Occident, le toucher a reçu une connotation négative, ce qui a fait régresser le contact physique entre les personnes. Elle est surtout réserver lors des contact intimes, entre amis, entre membres familiales, entre amoureux.

Les normes de communication : règles sociales souvent inconscientes, acceptées
par un groupe. Parmi les risques inhérents à la communication, l’intrusion d’autrui dans notre territoire intime (physique et psychique) et les mécanismes de défense que l’individu met en œuvre nous ramènent à nos origines. Communiquer, c’est mettre en commun, ouvrir une partie de ce territoire symbolique aux autres, au risque d’être envahi. On distingue 2 types de territoires – physique et symbolique :

  • L’espace physique : Selon l’anthropologue américain E.T. Hall, l’individu est entouré d’une « sphère » invisible qui le sépare d’autrui et qui définit son territoire intime En Occident, le limite de ce territoire est à environ 45 cm autour du corps Seuls les intimes sont admis dans cette sphère La limite est franchie dans 2 cas seulement : relation amoureuse / lutte ou agression physique. E.T. Hall (La Dimension cachée, 1971, Seuil) distingue 4 distances de communication, variables en fonction des cultures : 1) La distance intime,  <= 45 cm [relation amoureuse/lutte] 2) la distance personnelle, 45 à 125 cm [conversation entre amis]; 3) la distance sociale, 1,20 m à 3,60 m [communication professionnelles, communication de groupe]; 4) la distance publique, >= 3,60 m [Communication uniquement collective];
  • L’espace symbolique : Correspond au moi intime : ce que l’on ne veut pas rendre public, communiquer. L’indiscrétion est la forme la plus courante de
    violation de l’espace symbolique. Différents comportements (verbaux et non verbaux), notamment les rituels d’évitement, permettent de délimiter ce territoire aux yeux des autres. Faire preuve de tact n’est pas toujours suffisant : un longue fréquentation de l’autre est souvent indispensable.

Ainsi, le contact physique peut-être utiliser afin de créer un rapport de domination/soumission au sein d’une relation, un rapport innégalitaire, un rapport perdant/gagnant. Le contact physique innaproprié et innoportun indispose, elle crée un malaise.


Références

Kleinke, C. (1973). Compliance to requests made by gazing and touching experimentaters in fielf settings. Journal of Experimental Social Psychology, 13, 218-223. 2

Guéguen, N. (2002a). King of touch, gender and compliance to a request : A pilot study. Studia Psychologica, 44, 167- 172. 3

Guéguen, (2002b). Encouragement non verbal à participer en cours : l’effet du toucher. Psychologie et Education, 51, 95-107. 4

Steward, L. et Lupfer, M. (1987). Touching as teaching : The effect of touch on students’ perceptions and performance. Journal of Applied Social Psychology, 17, 800-809.

“Resistance is futile, you will be assimilated”
(trad. libre : la résistance est futile, vous serez innévitablement assimiler).

L’étude des entité groupales permet de faire un intéressant parralèle avec Star Trek. En effet, dans la mythologie Star Trek, on s’intéressera à une espèce cybernétiques, en partie organique, en partie mécanique, qui parcour l’univers, « The Borg », ou « The Borg Collective », essentiellement occupé et préoccupé à assimiler toute forme de vie possédant une culture et une intelligence : « Nous sommes les Borgs. Abaissez vos boucliers et rendez vous sans condition. Nous intègrerons vos caractéristiques biologiques et technologiques aux nôtres. Votre culture s’adaptera à nos besoins. Toute résistance est futile ».

L’assimilation relève du processus par lequel le « Collectif Borg » (Borg Collective) assimile les être vivants et leurs cultures au leur. Le « Borg Collective » ont rencontrés (accounter) et assimilés (assimilate) des milliers d’espèces (species) et des miliards de trillions de formes de vie (life forms) à travers la galaxy. Le « Borg Collective » (Borg collective) désigne (designate) chaque espèce par un numéro d’identification qui leurs sont assigné (assigned) lors du premier contact (first contact). Chaque individu est considéré comme un “drone”, et tous les drones sont reliés au Collectif au moyen d’un réseau de communication.

La colonisation procède par l’assimilation forcé des caractères distinctifs de chaque espèce et de chaque être vivant rencontrés. Ils opèrent donc vers un seul et unique objectif : ajouter le caractère distinctif, autant biologiques que technologiques, des espèces qu’il rencontre au sein de leur propre espèce, et ce, dans la poursuite de la perfection. Les Borgs n’ont pas de culture propre. Leur seul but est l’assimilation systématique de toutes les créatures de l’univers afin d’acquérir assez de connaissance pour évoluer vers le stade de la perfection. Pour eux, art, musique et distractions n’ont aucune pertinence.

Lors de leurs campagne d’assimilation, « The Borg » exhibe une impressonnante et ultra-rapide capacité adaptative pour chaque situation ou menace, et toute forme de vie qui rencontre avec un drone et qui résiste, recevra l’impératif de se soumettre sous la directive « résistance is futile ». The Borg » ne procréent pas; ils augmentent leur population uniquement via l’assimilation.

Le processus d’assimilation procède par l’injection de nanorobots ou nanosondes à l’aide de tubulures d’injection situées au-dessus de la main. Une fois les nanosondes injectées, la victime est rapidement neutralisée. Les sondes s’attaquent en priorité au cerveau et au système nerveux centrale pour annihiler toute résistance, puis les organes internes et externes sont également assimilés : les yeux et la main sont robotisés pour être connectés à des implants Borgs. En quelques heures, un humanoïde peut subir cette transformation, appelée assimilation et devient un drone.

Toutefois, un mouvement dissident existe  dans l’Unimatrice Zéro qui refuse les méthodes Borg et l’assimilation systématique. L’Unimatrice Zéro est un lieu de rassemblement, qu’un drône dissident peut rejoindre, durant leur phase de régénération, dans lequel chaque drône qui accède revendique son individualité vis-à-vis du Collectif. Il existe donc un groupe de drône dissiden. On compare L’Unimatrice Zéro à l’inconscient du Collectif Borg.

« Strength is irrelevant. Resistance is futile. We wish to improve ourselves. We will add your biological and technological distinctiveness to our own. Your culture will adapt to service ours »

On note que les tentatives de resister à l’assimilation du Borg devient un thème centrale dans la mythologie de Star Trek, avec de nombreux exemples réussi de résistance au Collectif. Il est également possible de survivre à l’assimilation et qu’il est possible pour un drone de s’échapper du collectif, et devenir un individu, et exister collectivement sans une assimilation forcé avec d’autres espèces. On note également qu’il existe une espèce supérieur au Borg, qui ne peut tout simplement pas être assimilé.

De plus, les drones Borgs ignorent les espèces  qui n’ont pas fait démonstration de leurs potentiels, représentant une menace ou un candidat pour l’assimilation. Certaines espèces sont jugées indigne d’une assimilation par les Borgs.

La technologie Borg est une combinaison de différentes technologies assimilées à d’autres cultures ainsi que de technologies développées au sein du Collectif Borg dans le but de surmonter des obstacles. Lorsqu’il est confronté à un problème qu’il ne peut résoudre avec ses ressources existantes, le Collectif Borg au complet travaille de concert à envisager toutes les solutions possibles et mettre en œuvre une en oeuvre afin d’être le plus efficace. En appliquant les compétences uniques de chaque drone à une tâche, la ruche d’esprit pourrait inventer de nouvelles technologies à un rythme qui ne surprendrait personne

Le Collectif Borg prend des décisions tel une unique entité. On fait un parrallèle entre le Collectif Borg et une Ruche.  D’abord, tous les drônes se fonde dans une unité appelé “The Borg” mais possède chacun une fonction au sein du collectif. Ainsi, chaque drône possède une désignation ou une fonction, mais chaque individu se fondant dans une identité collective : “We are Borg” (trad. libre : Nous sommes Borg). Il n’existe donc pas, stricto sensus, d’identité individuelle.

Le Collectif forme une organisation efficace dans ses actions et ses réflexions. Avec chaque drone fonctionnant séparément en fonction des instructions, le drone peut à tout moment traiter des informations, réaliser des actions physiques ou concentrer ses ressources vers d’autres objectifs. Les vastes ressources permettent ainsi au Collectif l’exécution simultanée d’un nombre presque infini de tâches ainsi que d’illimités calculs. Cela permet d’envisager les multiples possibilités avant de s’engager sur une décision. En concentrant toutes les ressources disponibles, cela permet d’obtenir en un très court instant la solution au problème rencontré. Cela permet aussi par la même occasion d’éviter une possibilité d’erreur.

Aussi, Le Collectif Borg ne possède pas de hierarchie, mais possède une femelle rêne capable de diriger des milliards de trillions d’individus à travers les galaxies qu’elle colonise et commande selon un principe similaire à internet. La femelle rêne est le point focale de la conscience collective et un drone unique au sein du collectif, qui origine de l’espèce 125, pour amené “l’ordre au chaos“, se reférant référant elle-même à ‘Nous’ ou ‘Je’, de façon interchangeable. La Reine Borg joue un rôle défini afin de maintenir l’ordre au sein du chaos en traitant les informations de milliards de drones Borgs.

Le Collectif Borg est organisé en différentes subdivisions. La Reine peut agir comme un processeur central ou un noeud d’informations pour le Collectif; des instructions et des informations sont diffusées dans l’ensemble du Collectif vers les subdivisions. L’unimatrice est le plus haut niveau niveau d’organisation du Collectif, la Reine elle-même réside dans l’Unimatrice 01. Les Unimatrices peuvent être divisées en plusieurs trimatrices. Les drones Borgs faisant partis d’une unimatrice ou trimatrice sont désignés sous le nom d’auxiliaire à l’identification individuelle afin de désigner leurs positions au sein de l’adjonction.

La définition de l’incurie réfère à l’indifférence et au manque total de soin ou d’application dans l’exercice d’une fonction ou dans l’exécution d’une tâche ; négligence, inattention, étourderie, insouciance, laisser-aller, mollesse; « Leur incurie nous conduit à la catastrophe » (insouciance, négligence).

Notons également, que la compétence relève d’une connaissance approfondie, un bagage, d’une expérience « reconnue » dans un domaine, qui donne qualité à qqn de juger, de décider, d’agir. Notons également que l’on considère que la connaissance peut être construite et transmise socialement. Il faut donc comprendre qu’il existe une pluralité de types d’erreurs. Il y a également les erreurs de la démarche philosophique, scientifique, spirituelle et même religieuse.

Cependant, chez les sots, tricheurs, et manipulateurs, l’erreur sert souvent de paravent à l’incompétence, à l’incurie ou aux facteurs humains adverses.

« Il y en a qui ne trouvent leur repos que dans une incurie de toutes choses » (Bossuet , Pensées détachées, I).

Ce qui nous amène à « la valeur de la mauvaise foi ». Jacques Salomé explique : « Je viens d’une époque et d’un milieu où la parole donnée représentait une valeur quasi sacrée. Mentir pour soi était à peine accepté, mentir pour quelqu’un, juste toléré, mais mentir contre quelqu’un aurait été impardonnable, surtout pour le menteur, qui se serait senti déshonoré [...] La transgression, l’art de la manipulation, le chacun pour soi et surtout contre l’autre sont devenus des valeurs dominantes, recherchées, appréciées. [...] Dans le monde des adultes, il est parfois difficile de faire témoigner positivement dans un procès les amis ou les connaissances proches, qui ne veulent pas trop se mouiller [...] Si j’ajoute la diffamation, la circulation de rumeurs…, nous voyons que la vie sociale est une jungle habitée de beaucoup de dangers » [1].

« La compétence permet d’agir et/ou de résoudre des problèmes dans un cadre professionnels de manière satisfaisante dans un contexte particulier, en mobilisant diverses capacités et habiletés de manière intégrée ».

On peut voir cinq manières d’aborder les compétences :

  • approche par les savoirs;
  • approche par les savoir-faire;
  • approche par les comportements et le savoir-être;
  • approche par les savoirs, savoir-faire et savoir-être;
  • approche par les compétences cognitives;

Il distingue plusieurs types de compétences :

  • savoirs théoriques (savoir comprendre, savoir interpréter);
  • savoirs procéduraux (savoir comment procéder);
  • savoir-faire procéduraux (savoir procéder, savoir opérer);
  • savoir-faire expérientiels (savoir y faire, savoir se conduire);
  • savoir-faire sociaux (savoir se comporter, savoir se conduire);
  • savoir-faire cognitifs (savoir traiter de l’information, savoir raisonner, savoir nommer ce que l’on fait, savoir apprendre).

Deux types de conception de la compétence s’oppose :

  • celle béhavioriste, qui est « synonyme de conduite, de comportements structurés en fonction d’un but, action, tâche spécifique, observable » et qui repose plus sur des savoirs et contenus de programme;
  • celle qui est synonyme « d’une potentialité intérieure, invisible, une capacité générative susceptible d’engendrer une infinité de conduites adéquates à une infinité de situations nouvelles ».

Les phénomènes qui nuisent aux compétences peuvent être décomposés, entre autre, en erreurs et/ou omissions:

  • D’interprétation : …;
  • d’omission : …;
  • d’exactitude : …;
  • de cohésion : …;
  • de compréhension : … ;
  • de complétude : … ;
  • de jugement : …;
  • de pseudo-diagnostique : … ;
  • d’aptitude : … ;
  • de pratique : … ;
  • de signification : … ;
  • de communication : … ;
  • d’évaluation : … ;
  • de référencement :… ;
  • par effet de bord (une erreur qui produit une erreur qui produit une erreur, ainsi de suite): … ;
  • de synchronisation :… ;
  • de délais :… ;
  • de perception : … ;
  • de compétence :… ;

Je me garde de détailler ces erreurs. Je crois que l’on pourrais faireu un mémoire sur le seul sujet de l’erreur « évitable » en contexte organisationnelle. Je peux dire que je n’ai jamais été autant au contact de l’erreur humaine qu’il est possible d’éviter.

Voici une nomenclature de la compétence :

  • Novice: Pas besoin de la compétence pour son activité professionnelle;
  • Généraliste: Connaissances de base dans la compétence. Savoir exécuter, mettre en œuvre et appliquer le prescrit dans des situations habituelles. Faible autonomie pour la compétenceet le jugement ;
  • Professionnel: Savoir transposer sa praxis et ses connaissances dans des situations et des contextes nouveaux. (Notion de transversalité des compétences). Autonomie pratique de la compétence;
  • Spécialiste: Savoir apprendre et transmettre son savoir. Savoir utiliser la compétence dans des situations imprévues et/ou urgentes. Autonome et capable de pérenniser ses compétences;
  • Expert: Savoir entreprendre et innover. Autonome et novateur.

Les quatre compétences clés de l’autoformation :

  • adaptative : tolérer l’incertitude;
  • sociale : établir un réseau de ressources;
  • praxique : réfléchir sur et dans l’action;
  • métacognitive : se connaître comme apprenant.

Dans les 4 piliers de l’éducation du XXI° siècle, le second est « Apprendre à faire » qui pose la question de la formation professionnelle : « comment adapter l’éducation au travail futur alors que son évolution, n’est pas entièrement prévisible ? ». La notion de qualification professionnelle est devenue obsolète à cause de l’emprise du cognitif et de l’informatif sur les systèmes de production ; elle a été remplacée par la notion de compétence personnelle qui « se présente comme un cocktail propre à chaque individu, combinant la qualification au sens strict acquise par la formation technique et professionnelle, le comportement social, l’aptitude au travail en équipe, la faculté d’initiatives, le goût du risque ». A ces exigences, on demande « un engagement personnel du travailleur comme agent de changement », ce qui nécessite de combiner savoir, savoir-faire et savoir-être (qualités subjectives, innées ou acquises dont celle de communiquer, travailler avec les autres, gérer et résoudre les conflits), mais aussi une capacité à travailler en « collectif de travail » ou « groupe-projet » ou encore « équipe intelligente ».


[1] Jacques Salomé, Février 2009, « La valeur de la mauvaise foi »

L’esprit (mindset – Cognitive bias, Confirmation bias, Infrastructure bias, Notation bias, Meme and Memetics, Paradigm), au sein de la théorie de la décision, et la théorie générale des systèmes, refère à un ensemble d’hypothèses, de méthodes et de notations détenu par une ou plus personnes, ou un groupe de personnes, et qui est établi pour crée une puissante incitation au sein de ces personnes ou groupes de personnes a continuer d’adopter ou accepter des comportements, des choix ou des outils. Ce phénomène du biais cognitif est parfois décrit “l’inercie mentale”, “la pensée de groupe” ou paradigme, et est excessivement difficile à contrecarrer ses effets à l’analyse et au processus de prise de décision.

L’analyse est un état d’esprit qui repose sur une philosophie de l’intelligence et sur le développement de capacités individuelles dans un cadre collectif. Se former à l’analyse ne peut dès lors se réduire à mémoriser quelques formules, recettes, techniques ou idées émanant des chercheurs, experts et consultants. Il s’agit, à partir de ces éléments fertilisants, de développer notre capacité de compréhension, de mise en relation et d’adaptation. Cela suppose bien entendu une implication individuelle et collective, à travers une adhésion à des valeurs et une volonté de faire aboutir un projet, une politique ou une stratégie.

Il est vrai que le facteur humain, par la complexité de ses interrelations et de ses contingences, ne nous permet pas d’atteindre à chaque instant et en toute circonstance le même degré d’intelligence individuelle et collective.

Méconnaître cet aspect essentiel de l’analyse revient à ignorer la dimension humaine du management de l’information et de la connaissance. C’est pourquoi, parallèlement aux cours théoriques et aux exercices pratiques liés à l’apprentissage des savoirs et des savoir-faire du renseignement ou de l’intelligence économique, il est important d’envisager la formation d’analyste sous l’angle du développement personnel, à travers l’acquisition de savoir-être fondés sur une meilleure connaissance de soi et des autres.

Même si les capacités de réflexion d’un collectif sont supérieures à celles d’un individu, la pertinence de leurs résultats est limitée par les effets de groupe et les méthodes que se donnent les organisations. Cette réflexion part d’un article écrit par Christian Morel dans la revue Sciences Humaines de mars 2006, dossier « L’intelligence collective ». Christian Morel est également l’auteur d’un ouvrage passionnant « Les décisions absurdes, sociologie des erreurs radicales et persistantes », paru chez Gallimard en 2002.

Nous savons que le mode de pensée ou de connaissance parcellaire, compartimenté, monodisciplinaire, quantificateur nous conduit à une intelligence aveugle, dans la mesure même où l’aptitude humaine normale à relier les connaissances s’y trouve sacrifiée au profit de l’aptitude non moins normale à séparer. Car connaître, c’est, dans une boucle ininterrompue, séparer pour analyser, et relier pour synthétiser ou complexifier. La prévalence disciplinaire, séparatrice, nous fait perdre l’aptitude à relier, l’aptitude à contextualiser, c’est-à-dire à situer une information ou un savoir dans son contexte naturel. Nous perdons l’aptitude à globaliser, c’est-à-dire à introduire les connaissances dans un ensemble plus ou moins organisé. Or les conditions de toute connaissance pertinente sont justement la contextualisation, la globalisation.

L’intelligence collective désigne les capacités cognitives d’une communauté résultant des interactions multiples entre des membres (ou agents). Les éléments portés à la connaissance des membres de la communauté font qu’ils ne possèdent qu’une perception partielle de l’environnement et n’ont pas conscience de la totalité des éléments qui influencent le groupe et son contexte.

La nécessité de l’apprentissage tout au long de la vie s’accroit à mesure que l’humanité transforme la planète en un village planétaire. Le nombre croissant de personnes utilisant les infrastructures électroniques crée de nouvelles pratiques dans leuqle l’apprentissage et de travail qui sont étroitement liés. Les professionnels de l’éducation doit construire l’intelligence collective pour une société fondé sur la connaissance et, à cet égard, les réseaux électroniques peuvent être très utiles.

A priori, la rationalité d’un collectif devrait être supérieure à celle d’un individu, nécessairement limité par ses capacités à s’informer et à penser. Mais cette rationalité collective se heurte à d’autres limites, qui proviennent des formes mêmes de la réflexion et de la décision à plusieurs. Une organisation possède une intelligence propre qui la rend plus efficace qu’un individu seul. Mais cette intelligence collective, pour fonctionner, doit utiliser des processus spécifiques comme le travail en groupe et la coordination implicite. Et ces processus présentent des risques propres de dysfonctionnement qui peuvent détériorer cette intelligence collective.

« L’organisation moderne est caractérisée par des principes tels que la division du travail, des règles impersonnelles et des actions méthodiques. Or ces principes mêmes, et en dépit de qualités par ailleurs avérées, lorsqu’ils sont appliqués à des collectifs, sont à la source de certains silences qui induisent des effets contre-productifs. Notamment, ils font obstacle à la perception et à la compréhension de problèmes qui peuvent être graves ».

Afin d’améliorer le travail en groupe, les organisations modernes mettent en place des méthodes souvent sophistiquées. Réfléchies, rigoureuses, elles ne peuvent, pense-t-on, qu’être plus efficaces qu’une absence de méthode. Mais leurs effets ne sont pas si assurés, notamment parce qu’elles échouent à améliorer la réflexion collective.

Nous sommes cependant devant le paradoxe que la rationalité limitée collective des organisations modernes a permis de produire les plus fantastiques réalisations humaines mais permet également aux décisions les plus absurdes de persister et de se concrétiser.

Irving Janis a réalisé une étude sur la prise de décisions de groupe, appelée Théorie des Groupes de Décision (Groupthink Theory). Elle est basée sur le comportement social humain, dans lequel préserver la cohésion et la solidarité du groupe est considéré plus important que de considérer les faits d’une manière réaliste.

anis a énuméré huit symptômes qui montrent que la recherche de convergence a mené le groupe dans une fausse direction. Les deux premiers proviennent de la suffisance dans la puissance du groupe. La paire suivante reflète l’effet tunnel de la vision utilisée par les membres pour regarder le problème. Les quatre finals sont les signes d’une pression de conformité forte dans le groupe.

1. Illusion d’Invulnérabilité : Janis récapitule cette attitude comme « tout va être OK, parce que nous sommes un groupe spécial. » Examiner peu de solutions alternatives;

2. Croyance dans la moralité inhérente du groupe : sous l’emprise du groupe de décision, les membres présument automatiquement de l’exactitude de leur objectif;

3. Rationalisation collective : une mentalité collective d’être raisonnable. Étant hautement sélectif en recueillant l’information;

4. Stéréotypes des phénomènes de groupes;

5. Autocensure : les participants proposent uniquement des avis ambigus ou modérés. Les participants ne recherchent pas les opinions d’expert, ou les avis extérieurs. Pression à être en conformité avec le groupe ; les membres retiennent les critiques;

6. Illusion de l’unanimité. Les différents membres du groupe se regardent entre eux pour confirmer des théories;

7. Pression directe sur les dissidents. Pression à protéger le groupe contre des vues ou des informations négatives;

8. Anges-gardien auto-désignés : ces « ange-gardiens » protègent un leader contre l’assaut par des idées gênantes.

Le conformisme résulte de la crainte des individus de se déconsidérer en adoptant une position minoritaire ou isolée. La tendance au consensus retient les participants d’amener des points de vue provoquant des discussions désagréables. Les anticipations fausses consistent à attribuer à autrui des intentions ou des jugements qu’il n’a pas. Un effet analogue peut amener des individus à surestimer le degré d’adhésion des autres, voire de l’ensemble de l’opinion, à ce qu’ils pensent. C’est « l’illusion de consensus ».

Les caractéristiques des groupes favorisent ce genre de fonctionnement. I. Janis en recense six : la fermeture du groupe sur lui-même, son niveau élevé de cohésion, la présence d’un leader très directif, l’absence de règles de procédure, l’homogénéité idéologique du groupe et l’existence de menaces extérieures pressantes.

Pour plus d’informations, voir la page sur les facteurs humains.


Source : « L’intelligence collective », Science Humaines, Mensuel N° 169 – Mars 2006.

Selon un sondage Angus Reid commandé par l’Institut économique de Montréal (IEDM), 56% des Québécois veulent que, dans un contexte de crise économique et de diminution de ses revenus, le gouvernement équilibre ses finances en réduisant le nombre de fonctionnaires.

Par ailleurs, les syndicats sont considérés par près de la moitié des répondants comme une force qui bloque négativement les changements nécessaires. Seulement 27% y voient une force positive alors que, fait à noter, plus de 39% des travailleurs québécois sont membres d’un syndicat.

Le président de l’Institut, Michel Kelly-Gagnon, juge que «le gouvernement aura besoin de courage pour faire le ménage dans sa cour avant de demander d’autres sacrifices aux Québécois». Il sera disponible lundi pour commenter le sondage.

Selon un sondage de l’IRB (Indice relatif de bonheur) sur la conception des québecois sur le monde de l’éducation, dans le Journal de Montréal (voir également Richard martineau, Faut-il congédier les profs incompétents, 2009), « on y apprenait que 43% des répondants trouvent que les syndicats « protègent trop les mauvais professeurs et n’encouragent pas suffisamment les bons ». Combien de profs enseignent sur le pilote automatique, un oeil sur leur montre et l’autre sur leur convention collective ? Ils emmerdent des générations complètes d’étudiants. Pourtant, ils ne perdent jamais leur emploi ».

Dans un article de La Presse (Claude Picher, Portrait du pouvoir syndical québécois, 2009), on apprend que « L’opinion publique est parfaitement capable de faire la différence entre les pommes pourries et les autres [...] Les chefs syndicaux détiennent sur la société un ascendant unique en Amérique du Nord [...] les chefs syndicaux détiennent sur la société un ascendant unique en Amérique du Nord [...] Il y a au Québec 3,3 millions de travailleurs, dont 1,3 million de syndiqués. Cela donne un taux de syndicalisation de 39,4% [...] Cette proportion est la plus élevée au Canada et, par conséquent, en Amérique du Nord [...] ».

Toujours selon le même article « Le secteur public québécois compte 807 000 employés. L’expression « secteur public », ici, doit être prise dans son sens large: fonctionnaires fédéraux, provinciaux et municipaux (incluant les cols bleus), personnel des réseaux de l’éducation et de la santé, employés des sociétés d’État, des commissions scolaires, des sociétés de transports en commun, policiers, pompiers; autrement dit, tous ceux qui reçoivent un chèque de paie d’une administration publique.

De ce nombre, 654 000 appartiennent à un syndicat, ce qui donne un taux de couverture syndicale de 81%. [...] Après les administrations publiques, les secteurs les plus syndiqués sont la construction (58,2%), le transport et l’entreposage (46,4%) et le secteur manufacturier (38,7%). Par contre, les syndicats sont encore peu représentés dans les services professionnels (9,7%), l’hôtellerie et la restauration (11%), et le commerce (19,6%). »

Le secteur publique contribue donc largement de part le fardeau des charge sociales sur les finances publique.


Référence

« Sondage Angus Reid – Institut économique de Montréal – Budget : le gouvernement doit réduire le nombre de fonctionnaires », http://www.newswire.ca/fr/releases/archive/March2009/16/c8976.html.

La colère est une émotion. L’agressivité est le produit de la colère. Colère et agressivité ne conduisent pas nécessairement à la violence. À force d’associer colère, agressivité et violence, on en vient souvent à vouloir réprimer l’expression de la colère elle-même. Les émotions jouent le rôle de régulateur et nous informent sur le degré de satisfaction à nos besoins (Larivey 2003). La colère traduit généralement l’insatisfaction, la frustration et le sentiment d’injustice. Des paroles ou des actes perçus comme une menace à nos besoins et à notre estime de nous-mêmes soulèvent la colère. Le sentiment d’être intentionnellement blessé, insulté, trahi ou ridiculisé a le même effet. Des attentes irréalistes, des perceptions erronées, et l’incapacité à se soustraire d’une situation indésirable augmentent les risques d’émergence de la colère.

L’intensité de la colère varie entre l’irritation à une extrémité et la fureur à l’autre. On éprouve généralement de la colère contre un obstacle mais il arrive que la colère reste sans cible ou vise la mauvaise cible. L’expression de la colère aurait comme effet de soulager la tension. Exprimer sa colère comporte un certain risque. Nous pouvons craindre que l’autre réponde à la confrontation par une agressivité accrue. Une colère excessive exprimée de manière impulsive risque d’avoir un effet destructeur. La colère peut servir à cacher d’autres émotions (comme l’angoisse et l’anxiété) et à expliquer en partie la dépression lorsqu’elle est tournée vers soi. On peut aussi être en colère envers quelqu’un sans jamais lui exprimer directement ses frustrations, ni faire preuve d’agressivité. Dans les cas structurés, on parle d’une personnalité passive-agressive.

L’agressivité est généralement, mais non exclusivement, le produit de la colère. L’agressivité est la manifestation d’une volonté de s’affirmer et de confronter. Elle peut parfois apparaître sans provocation apparente, mais presque toujours avec une cible, responsable ou non de notre frustration (Zaczyk 1998). Toutes les espèces qui développent des liens de fidélité entre partenaires et des attentions privilégiées envers leur descendance sont des espèces dont l’agressivité intraspécifique est aussi très développée (Lorenz 1963). Le lien souffrance – agressivité est fréquemment observable chez les mammifères. Plus un animal est privé de ce qui lui est nécessaire, de nourriture et de partenaire sexuel par exemple, plus il se montre agressif.

L’agressivité serait-elle innée ? Tremblay (1999) a rapporté qu’à l’âge de 17 mois, la moitié de ses sujets d’étude avait bousculé d’autres enfants dans un contexte d’activités libres. On sait que les garçons sont plus colériques et agressifs que les filles dès l’âge de 2 ans. Si on fait entrer de jeunes enfants de 3 ans dans une pièce où sont dispersés le même nombre de jouets, tous identiques, il est peu probable que chacun possède un seul jouet à la sortie de la confrontation. Les uns en auront plusieurs, les autres aucun. Même si nos capacités cognitives nous permettent d’arrêter une impulsion agressive (nous ne frappons pas notre patron ou notre dentiste), beaucoup du lien entre frustration, colère et agressivité échappe à notre attention.

L’agressivité aurait des racines à la fois physiologiques, chimiques, hormonales, génétiques, culturelles et sociales (Berkowitz 1993). La stimulation de certaines parties du cerveau activerait l’agressivité. La stimulation d’une autre partie l’inhiberait. L’augmentation du niveau de testostérone et l’hypoglycémie peuvent augmenter l’agressivité chez une personne. Le processus de socialisation et l’alcool sont d’autres facteurs connus en lien avec l’agressivité. L’attrait pour les sports professionnels chez les hommes agirait comme soupape pour leur permettre d’évacuer leur agressivité. Berkowitz estime que de soudaines situations désagréables génèrent des émotions négatives, incluant un sentiment de colère primitif et des impulsions de lutte, avant même que la personne ait le temps de penser à ce qui se produit et de penser à sa réponse. Bref, seules des explications multifactorielles peuvent rendre compte du fonctionnement des mécanismes qui expliquent l’agressivité, les facteurs culturels jouant à coup sûr un rôle important.

Colère et agressivité ne conduisent pas nécessairement à la violence même si c’est souvent la colère qui sert de déclencheur. Des actes violents sont parfois le résultat du sur – contrôle d’une colère inhibée par des personnes qui ont de la difficulté à affirmer leur agressivité. La violence recouvre un large éventail de comportements humains. On peut inciter quelqu’un à se suicider sans lever le petit doigt. On peut aussi tuer quelqu’un en situation de légitime défense. Tout individu est capable de gestes violents dans certaines conditions, par instinct de survie. La violence est généralement définie comme une atteinte à l’intégrité physique et psychologique de l’autre. Contraindre par la force, l’intimidation ou la menace une personne à faire ce qu’elle ne veut pas ou l’empêcher de faire ce qu’elle veut constitue une atteinte à l’intégrité de cette personne. L’humiliation, le dénigrement, la dévalorisation, la privation, l’isolement, et le contrôle constituent différentes formes de violence (Ouellet et al. 1998).


Vidal, Gilles. « Pour une approche systémique dans l’évaluation des situations de violence conjugale. Intervention », No 122 : p. 70-79

Tout enfant vous le dira : dire la vérité, c’est bien, mentir, c’est mal. Pourtant, s’il est bien une institution où cette dichotomie ne s’applique pas, c’est celle de la justice. Pour exercer le métier de juge, il faut chérir le mensonge car le mensonge est une parole à entendre, préférable au silence. Il garantit un nouveau droit de l’homme : le droit à l’opacité. Personne ne souhaite vivre dans une maison de verre. Voilà des déclarations bien subversives. Son auteur n’est autre qu’un ancien juge d’instruction, Laurent Lèguevaque, qui nous propose ici un essai au vitriol.

Il commence par nous expliquer son état d’esprit quand il est entré dans la magistrature. Il était convaincu de se mettre au service d’une noble et vaste quête : « Je me croyais un héros, un chevalier blanc de la vérité. Infatué de mes fonctions, infatué de moi-même, au fond, comme bien des juges » (p.9). Après treize ans passés à tenter de traquer le mensonge, son verdict est sans appel : il est quasiment impossible de l’isoler par un signe objectif. Certains menteurs ont de forts accents de sincérité et peuvent paraître tout à fait assurés : ils veillent à maintenir les apparences de la vérité aux faits qu’ils inventent et à rendre logique leur enchaînement dans le temps et l’espace. Cette même crédibilité ne bénéficie pas forcément aux sincères. Surtout quand ils s’empêtrent dans leurs déclarations, en arborant des airs de faux jetons. Ils disent tellement vrai qu’ils ne voient pas l’utilité de rendre leur récit cohérent et comptent sur le juge pour démêler l’écheveau de leurs déclarations. La victoire de la vérité passe par l’amour du mensonge. C’est une victoire de la persévérance, de l’écoute inlassable d’autrui, d’un intérêt fervent pour la logique d’autrui, sa pensée, ses tours et ses détours. Mais les juges se dispensent de plus en plus d’écouter les humains. Ils préfèrent s’appuyer sur les expertises psychologiques auxquelles ils se soumettent aveuglement. Psychiatrie, psychanalyse, psychologie se sont érigées en nouvelles déesses, en pilier d’une justice enfin rénovée. Toute la société fait mine de penser que les sciences humaines sont exactes. Alors qu’elles ont autant de fondements scientifiques que l’horoscope chinois ! Le juge doit instinctivement détester les convictions intangibles, les croyances aveugles. S’il doit apprendre à se méfier des suspects, il doit tout autant se garder des experts, des autorités et des faux témoins, douter des témoignages, mais également de la version policière, des assemblages de faits préconstruits, subodorer le déjà prêt, flairer le tout cuit. Passer aux aveux suppose une période de latence, une maturation, une phase d’observation. Mais le législateur vibrionnant pond à la chaîne des textes destinés à presser les juges d’aller vite, toujours plus vite. Laurent Lèguevaque a démissionné : parce que « les juges ne prêtent plus attention qu’à leur carrière et aux délais de traitement des procédures. Ils s’entourent d’experts et de certitude » (p.123).


Source

Trémintin, Jacques., Lien Social., Publication n° 826 du 1er février 2007, visitez le 28 Février 2009.

Rérérence

Lèguevaque, Laurent (2006). « Plaidoyer pour le mensonge », Denoël.

Devant l’échec de la (co)construction d’une communauté de communautés, lorsque l’on est issue d’une famille populaire ou à faible revenu on finit par être contraint à certaines expériences de vie répétitives et récurrentes, voire même de certains types adversités; on appelle cela l’exclusion sociale, entre autre, par la persuasion coercitive et par la violence psychologique et morale et par différents processus tel que la psychologisation, la médicalisation, la psychatrisation et la production de la déviance.

Comme je l’explique, depuis plusieurs années, il y a plusieurs phénomènes convergents:

1) De la dégradation du tissu social
(http://androgena.wordpress.com/production-deviance-exclusion/de-la-degradation-du-tissu-social/);

2) De la production de la déviance et de l’exclusion sociale
(http://androgena.wordpress.com/production-deviance-exclusion/);

3) De la violence psychologique et morale
(http://androgena.wordpress.com/violence-psychologique-et-morale/).

Ces documents expliquent un ensemble de phénomènes qui concourent à la destruction de la (co)construction d’une communauté de communautés. Mais pourtant, pourrait-on appeler cette manifestation un soulèvement populaire; le fait pour un groupe parmi un ensemble d’entités groupales de différents horizons de se soulever contre l’autorité?

Puisque l’objectif de « l’exclusion sociale » est celui de littéralement pelleter les problématiques sociales vers la criminalisation et la judiciarisation, si ce n’était que de l’usage de la psychiatrisation du social, de la médicalisation du social et de la psychologisation du social, les policiers ne deviennent-ils des acteurs involontaires d’un phénomène de l’abdication des responsabilités sociales de personnes en autorités des services sociaux et de la solidarité sociale?

En fin de compte, pousser les gens à s’opposer à l’autorité pour les discréditer n’est-il pas là l’essence même de la perversion? Ce qui commence par une critique justifiée finie par devenir une position réfractaire. Il suffit alors de paupériser, de trahir, d’usurper, de corrompre, d’enlever à l’individu vulnérable son esprit critique, son identité personnelle, ainsi que de détruire ce qu’il à de plus chère, à savoir, sa valeur personnelle, son estime de soi, son intimité et sa vie privée, ainsi que toute possibilité de réparation et d’évolution. N’est-ce pas là une manière de détruire symboliquement une personne, et finalement un groupe de personnes, et tout cela, pour créer un renversement du fardeau de la preuve devant l’abdication des responsabilités sociales?

Ce soulèvement populaire n’est-il pas l’expression même d’un échec des services sociaux et de la solidarité sociale? Il est démontré que la criminalité est fondée sur des phénomènes et problématiques sociales et non pas idéologiques. N’est pas un symptôme de l’échec d’une (co)construction d’une communauté de communautés?

Dans tous les cas, pour moi, la solution est claire, et comme toujours, il faut agir en amont. J’estime décrire l’ensemble des phénomènes qui concourent vers la dégradation du tissu social et minant la (co)construction d’une cité, d’une civilisation, d’une communauté de communautés.

Je rappelle l’objectif de l’exclusion, c’est de pervertir et de corrompre une réalité, pour en substituer une autre, et ces phénomènes sont fondé sur l’abdication des responsabilités sociales de personnes et d’entités groupales en position d’autorité et dédiées aux services sociaux et à la « solidarité sociale ». Il s’agit essentiellement de discréditer, de décrédibiliser, de disqualifier, de corrompre ce qui au départ est une critique justifiée et constructive.

Dans tous les cas, cet évènement s’avère une excellente occasion pour répéter que l’on ne peut se soustraire à la dégradation du tissu sociale, car cela nous affecte tous, tôt ou tard, et ce, d’une multitude de manières dont souvent nous n’avons même pas conscience.


Proverbes, sentences et maximes de Philippe Jean

« Toujours à l’oeuvre, toujours à l’action »! Philippe Jean

« Abandonne toi à la nature, et la nature s’abandonnera à toi » ! Philippe Jean

« Le sage apprend de tout le monde, des sots, des pervers, comme des intelligents »! Philippe Jean

« Tantôt invulnérable, tantôt vulnérable, je suis humain dans l’équilibre, à l’image de la nature »! Philippe Jean

« La patience est à l’inaccessibilité, ce que le pervers est à l’humanité, à l’impossible nul n’est tenu » ! Philippe Jean

« Il faut s’attendre à l’innatendue (You must expect the unexpected) »! James Tiberius Kirk, Star Trek

« La compétence engendre autorité naturelle »! Philippe Jean


Proverbes, sentences et maximes sur la perversité

« L’empathie et l’altruisme ne sont pas des états constant telle la sottise et la perversité » ! Philippe Jean

« Tous les acteur ne sont pas pervers, mais tout les pervers sont acteurs »! Philippe Jean

« La seule chose qui soit humaine chez certaines personnes, c’est l’hypocrésie, l’erreur, l’oublie et l’innocence » ! Philippe Jean

« Le pervers n’a d’autre occupation que de celle de pervertir et de corrompre »! Philippe Jean

« Le pervers agit toujours en toute impunité » ! Philippe Jean

« Le métier attire la psychopathologie ; on les appellent les pommes pourries »! Philippe Jean

« Le pervers déteste la clarté, et cultive l’ambïgue et le sous-entendus » ! Philippe Jean


Proverbes, sentences et maximes

La première tâche de tout homme est celle de se donner naissance

La première tâche de tout homme est celle de se donner naissance

« La Philosophie c’est la réflexion aboutissant à reconnaître sa propre insuffisance et la nécessité d’une action absolue partant du dedans »! Jules Lagneau

« La première tâche de tout homme est celle de se donner naissance. » ! Erich Fromm

« La bonne volonté raccourcit le chemin »! Proverbes brésilien – Pour faire ou réussir une chose, il faut y mettre du sien. Celui qui est volontaire a un avantage vis-à-vis de celui qui n’est pas motivé.

« À l’œuvre, on connaît l’ouvrier »! Aristophane

« La nécessité est mère de l’invention »! Proverbe du Royaume-Uni – Sous la contrainte, on sait être ingénieux.

« Quand le vin est tiré, il faut le boire »! Proverbe français – Quand on est investi dans une action, il faut la mener à son terme.

« L’or véritable ne craint pas le feu »! Proverbe Chinois – Un homme de valeur sait résister à toutes les épreuves, y compris les attaques et la critique. Ce proverbe peut aussi être appliqué aux choses.

« Les chevaux courent les bénéfices et les ânes les attrapent »! Proverbe français – Ce proverbe a en fait une double signification. En premier lieu, il évoque l’injustice qui frappe souvent les hommes : les honneurs ne vont pas à ceux qui les méritent. Mais il peut également être compris comme une mise en valeur de la patience et de la persévérance, qui sous des apparences de faiblesse, obtiennent de plus grands gains qu’une activité brillante.

« Présence d’esprit est courage »! Proverbe français – Il faut du courage pour faire preuve de lucidité. L’homme a en effet naturellement tendance se voiler la face par faiblesse.

« Goutte à goutte, l’eau creuse la pierre »! Proverbe français – Peu à peu et par la répétition infinie, une chose minime produit son effet. La persévérance vient à bout de tout.

« Avec du temps et de la patience, les feuilles de mûrier se transforment en robe de soie »! Proverbe Chinois – Le temps et la patience construisent les plus belles choses.

« Avoir des principes solide, éloigne les malheurs »! Inconnu

« Le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolue, corrompt absoluemment »! Emerich Acton

« Attention au chien. (Cave canem) »! Proverbe Romain

« Toute chose est à la fois elle-même et son contraire »! Héraclite

« Les paroles volent, les écrits restent (Verba volant, scripta manent) »! Proverbe Romain

« Le dé est jeté (Alea jacta est) » ! Proverbe Romain -S’emploie quand on prend une décision hardie et importante, après avoir longtemps hésité.

« Dans un voyage, le plus long est de franchir le seuil » ! Proverbe italien – La décision de partir représente une bonne part de la difficulté à voyager. Par extension : le plus difficile dans toute chose est le commencement. Une fois une chose engagée, elle est déjà à moitié accomplie.

« Pour bâtir haut, il faut creuser profond »! Proverbe mongolien – Pour entreprendre et réussir quelque chose de grand, il faut des fondements solides. Autrement dit, il faut s’assurer d’avoir les connaissances, les ressources et la stratégie nécessaire.

« Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée »! Proverbe francais – Face à un problème clair, il ne faut pas chercher un compromis ni rester dans la demi-mesure. Autrement dit, entre deux solutions opposées, il n’y a pas de troisième réponse : il faut faire son choix.

« L’abus n’exclut pas l’usage. (Abusum non tollit usum) » ! Proverbe relevant du droit Romain

« Lorsqu’on montre la lune du doigt à un sot, celui-ci regarde le doigt »! Proverbe chinois

« Choisir ses voisins est plus important que choisir sa maison »! Un proverbe chinois.

« Apprendre coûte et savoir vaut »! Proverbe Français

« Autant d’hommes, autant d’opinions »! Térence

« Un mensonge en entraîne un autre »! Térence

« Je suis homme, rien de ce qui touche à l’humanité ne m’est étranger »! Térence

« Qui ne peut comme il veut, doit vouloir comme il peut »! Térence

« On ne peut plus rien dire qui n’ait été dit avant nous »! Térence

« La complaisance aveugle engendre des amis ; La franche vérité nous fait des ennemis »! Térence

« On ne doit pas solliciter comme une faveur ce qui est dû comme une récompense »! Térence

« Qui te craint en ta présence, te nuit en ton absence »! Proverbe italien – La haine va de pair avec la crainte. Quiconque craint un autre homme cherchera donc à lui nuire.

« La porte la plus sûre est celle que l’on peut laisser ouverte »! Proverbe Chinois – La confiance ne se gagne pas par des mesures de restriction ou de protection, elle n’existe effectivement que lorsque ces mesures sont inutiles. En effet, la porte est le symptôme d’un manque de confiance. La porte la plus efficace est donc celle qui est inutile, et non celle qui est une véritable barricade.

« Ce qui est visible ouvre nos regards sur l’invisible »! Anaxagore

« Tout est dans tout »! Anaxagore

« Apprends comme si tu devais vivre pour toujours et vis comme si tu devais mourir ce soir »! Proverbe tibétain

« Les maîtres sont ceux qui nous montrent ce qui est possible dans l’ordre de l’impossible »! Paul Valéry

« L’homme intelligent apprend par sa propre expérience. Le sage apprend par l’expérience des autres. L’ignorant, lui, n’apprend jamais »! Cofucius

« C’est en essayant encore et encore que le singe apprend à bondir »! Proverbe africain

« Le chemin que nous devons suivre en ce monde est étroit et haut placé. Si nous nous en écartons, nous tombons dans un précipice profond »! Proverbe aztèque

« De leurs ennemis les sages apprennent bien des choses »! Aristophane

« Avec un peu d’intelligence et de perspicacité, on peut n’avoir jamais de meilleurs conseillers que ses ennemis »! Duc de morny

« Ne craignez jamais de vous faire des ennemis ; si vous n’en avez pas, c’est que vous n’avez rien fait »! Georges Clemenceau

« C’est sur le fragile édifice de nos premières impressions que s’élèvent souvent nos jugements »! Le Bon

« Savoir est peu de chose, l’essentiel est de savoir tirer parti de ce que l’on sait »! Montaigne

« Le meilleur moyen de s’instruire, c’est de pratiquer. »! Regnard

« La vie journalière en enseigne plus que le livre le plus propre à exercer une influence »! Goethe


Proverbes, sentences et maximes Latine et Greque

« Ab irato »! Par un mouvement de colère.

« Doctus cum libro, asinus. Asinus asinum fricat, Dura necessitas, Libido sciend, Usus magister est optimus, Fabricando fit faber ou Fabricando fabri fimus, Bona diagnosis, bona curatio. Homo sum, humani nil a me alienum puto. Macte animo ! Generose puer, sic itur ad astra, Mihi cura future, Ut tensio sic vis » ! Proverbes Latins – Savant avec un livre, incapables de penser eux-mêmes, étalent une science d’emprunt et puisent leurs idées dans les dans les livres des autres. Qui se ressemble s’assemble, la dure nécessité. Le désir de savoir, l’expérience [ou la pratique] est le meilleur maître, la pratique fait l’ouvrier, bon diagnostic, bon remède. Je suis un homme ; rien de ce qui est humain ne m’est étranger. Courage noble enfant ! C’est ainsi que l’on s’élève vers les étoiles, l’allongement est proportionnel à la force.

« La Nature, comme l’Intelligence, ne travaille jamais par saut rapides »! Philippe Jean, inspiré d’un proverbe grèque


Citations, proverbes, sentences et maximes québecoise

« Avant, le peuple québécois était formé de coureurs des bois rebelles et indépendants qui détestaient les églises et aimaient vivre hors des sentiers battus. Maintenant, on est un peuple de moutons qui piquent une crise et prennent le mors aux dents dès qu’un membre du troupeau ose prendre ses distances d’avec la meute. »! La chronique de Richard Martineau, L’intimidation ordinaire, 2009

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