Modèle cognitivo-comportemental de l’anxiété, conditionnement et apprentissage

L’anxiété se définit comme une « peur sans objet apparent légitime, avec sentiment pénible d’attente ». Associe dans son expression symptomatique des manifestations psychiques à des manifestations somatiques (neurovégétatives). C’est un signal d’alarme, préparant l’individu à faire face à une menace – externe ou interne -, ou du moins ce qui est perçu comme tel. Il y a une anxiété normale quand la réaction est adaptée, cet état est même nécessaire pour affronter la situation, mais la réaction peut dépasser l’objectif originel et devenir désorganisée et incontrôlée, c’est l’anxiété pathologique.

La différence entre anxiété normale et pathologique n’est pas toujours facile à déterminer précisément, celle-ci dépend des individus et des circonstances, le fait que le sujet soit confronté à une situation réellement difficile ne suffit pas par exemple à évoquer une anxiété normale (voir la notion de troubles de l’adaptation), en revanche en dehors de toute situation réelle des sujets vont éprouver des manifestations émotionnelles fortes et désagréables du registre de l’anxiété pathologique. Il y a lieu de distinguer « anxiété état » de « l’anxiété trait » : « l’anxiété état » est associée à l’émotion actuelle tandis que « l’anxiété trait » est liée à la disposition d’un sujet à devenir anxieux.

L’hypersensibilité neurofonctionnelle est un terrain sur lequel peut se développer une « maladie du stress ». Le stress pouvant être alimentaire, environnemental, social, familial ou autre. Ce terreau est héréditaire et congénital. Cette hypersensibilité peut provoquer des troubles encore trop souvent confondus avec des maladies psychosomatiques. Par exemple, la vie en entreprise est génératrice de nombreuses formes de stress. Il est important d’inclure la gestion du stress et la gestion de soi en terme de compétences et dans la formation personnelle tout au long de la vie.

Le modèle cognitivo-comportemental considère l’anxiété comme une émotion apprise, résultante d’apprentissages antérieurs erronés et inadaptés, développés notamment sur le principe du conditionnement à la fois répondant (développement des troubles anxieux après confrontation à une situation traumatisante) et opérant (renforcement par l’évitement de la situation). De plus le sujet anxieux va traiter sur le plan cognitif de façon inadéquate et erronée son intuition de danger physique et/ou psychologique et/ou social imminent et incontrôlable, ce qui aura comme effet de renforcer la réponse anxieuse.

La pathologie anxieuse résulterait de la constitution de schémas cognitifs responsables d’erreurs dans le traitement de l’information, lesquelles s’auto-entretiennent. Plusieurs théories se fondent sur le modèle cognitif, celle des schémas de danger personnel (Beck et Emery), et celle de l’interruption des plans d’action (Widlöcher). Le modèle neuro-biologique fait intervenir des structures cérébrales, le diencéphale, le système limbique et le système septo-hippocampique et des neuro-transmetteurs dont principalement le GABA et l’existence de facteurs génétiques.

À suivre…

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