De la ‪littératie‬ en ‪santé‬ et de la ‪complexité‬

La littératie en santé, c’est l’ensemble des compétences qui permet l’accès, la compréhension et l’utilisation d’information pour une meilleure santé. C’est l’habileté d’accéder à de l’information, de la comprendre, de l’évaluer et de la communiquer afin de promouvoir, de maintenir et d’améliorer sa santé [et celle de sa famille], et ce, dans toutes les sphères de la vie et tout au long de la vie. De plus, préférablement, ces compétences seront utilisés dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité et en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités.

Ces compétences en littératie servent à exécuter un large éventail de tâches au quotidien, par exemple, faire des choix judicieux en matière d’aliments et d’exercices sains, trouver et comprendre des renseignements sur la santé et la sécurité et se prévaloir de bons services de santé.

La majorité des Canadiens d’âge adulte, soit 60 % (2008), ne possèdent pas les compétences nécessaires pour s’occuper de leur santé correctement. Or, la lecture quotidienne constitue le facteur le plus déterminant lorsqu’il s’agit de prédire les niveaux les plus élevés de littératie en santé. Pourtant, au Québec, on observe des taux d’analphabétisme autous de 50%. Les Canadiens les moins compétents en littératie liée à la santé sont deux fois et demie plus susceptibles que les plus compétents d’avoir une santé moyenne ou mauvaise.

La littératie en santé est plus complexe que la littératie générale. Pour maîtriser les tâches liées à la littératie en santé, il faut savoir utiliser, souvent simultanément, plus d’une compétence en littératie, par exemple, la compréhension de textes suivis, la compréhension de textes schématiques, numératie, la résolution de problèmes.

Bien sure, certains seront plus compétent que d’autres. Ainsi, au Québec, 41% des québécois de 16 à 65 ans ont un faible niveau de compétence en littératie en santé. il existerait un décalage entre les préoccupations des citoyens face à la
santé et la capacité réelle qu’ils ont de la comprendre et d’en prendre charge
individuellement.

Les groupes désavantagés au plan des compétences montrent la nécessité d’accompagner la prise en charge individuelle de la santé, ce qui constitue un défi important compte tenu de la structure démographique québécoise.

Par exemple, l’infirmière est souvent la première à offrir de l’information sur la santé à ses clients, les infirmières sont dans une position unique pour détecter les écarts de compréhension de leurs patients au sujet de leurs besoins en santé. Si l’infirmière ignore les problèmes de littératie en santé et qu’elle n’identifie pas les risques, ces patients sont plus à risque s’ils ne comprennent pas l’information qu’on leur transmet, si elle est bel et bien transmis.

Ainsi, on peut imaginer des individus dont le rôle est de servir de médiateur entre le ‘patient/malade’ et les prestataires se services de soins de santé.

La littératie en santé mentale s’avère une problématique encore plus critique. Or, les problèmes en santé mentale serait l’un des facteur principaux contribuant à l’abscentiéisme scolaire et au décrochage chez les élèves (Kessler et coll., 2005). La moitié des cas de maladie mentale diagnosticable pendant la vie commence avant l’âge de 14 ans.

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source: http://bit.ly/1nV2rgl (+ http://bit.ly/1dihRq9 ;http://bit.ly/1laGCMR ; http://bit.ly/MPNwss ; http://bit.ly/1fsAR9F ;http://bit.ly/OpfhsY).

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