De l’amont, des capacités langagières et du TDAH

Les compétences langagières et de communication procurent des outils essentiels à l’apprentissage, aux relations sociales et à la régulation du comportement et de l’émotion dès le début de l’enfance.

Le langage touche deux domaines : le langage structurel et la communication pragmatique. Les habiletés de langage structurel incluent les sons du langage (phonologie), le vocabulaire (sémantique), la grammaire (syntaxe et morphosyntaxe), le discours narratif, et le traitement auditif verbal de l’information. Les habiletés de langage pragmatique couvrent les comportements suivants : converser ou communiquer à tour de rôle, faire un bon usage des gestes et garder un contact visuel. En plus de ces aspects spécifiques du langage et de la communication, les enfants doivent être capables d’exprimer leurs pensées (langage expressif) et de comprendre celles des autres (langage réceptif) dans des situations sociales et d’apprentissage.

Les facteurs génétiques et environnementaux contribuent au développement du langage, psychosocial et affectif. Les stress environnementaux co-occurrents aggravent les problèmes. Une variété de troubles psychosociaux et affectifs sont associés aux troubles du langage. Il peut être difficile de dissocier les problèmes psychosociaux et affectifs des problèmes de langage et de communication. Les troubles du langage peuvent être subtils et passer inaperçus à moins d’effectuer une évaluation formelle. Les troubles du langage et de communication sont invariablement reliés à l’apprentissage et aux troubles psychosociaux et affectifs depuis la petite enfance jusqu’à l’adolescence.

Dès la petite enfance, le langage et le développement affectif et psychosocial sont interdépendants. À partir des années préscolaires, le diagnostic le plus courant chez les enfants qui souffrent de troubles du langage et qui sont orientés vers des cliniques d’orthophonie et de santé mentale est le trouble déficitaire de l’attention (avec hyperactivité).

Les évaluations régulières des habiletés langagières et de communication qui commencent dans la petite enfance et les interventions dans le domaine des troubles des apprentissages constituent des activités préventives essentielles au développement de la progéniture. C’est important parce que les interventions pendant la petite enfance ou les années préscolaires peuvent avoir un impact significatif sur les résultats des enfants.

L’information sur la nature des troubles du langage, ainsi que leur impact sur le fonctionnement scolaire, psychosocial et affectif devrait être disponible pour les parents et faire partie du programme de formation des professionnels qui travaillent avec des enfants. Ces professionnels incluent les pédiatres, les médecins de famille, les orthophonistes, les éducateurs, les éducateurs en petite enfance et les intervenants en santé mentale.

De la psychologie environnementale et de l’environnement psychopathologique

La psychologie environnementale relève d’un champ d’études interdisciplinaire des interrelations entre l’individu et son environnement. La psychologie environnementale propose une approche holistique (globale) pour mieux comprendre comment l’homme évolue dans son milieu. L’environnement est à considérer ici aussi bien au sens géophysique (autrement dit naturel) que dans ses dimensions socioculturelle, politique et juridique.

La relation entretenue entre l’être humain et son milieu étant d’abord d’ordre systémique, la psychologie environnementale est également connue sous les dénominations, entre autres : de science des facteurs humains, de l’ergonomie cognitive, de science sociale environnementale, de psychologie architecturale, de socio-architecture, de psychologie écologique, de l’écopsychologie, du comportement géographique, de l’étude du comportement et de l’environnement, de l’étude de la personne et de l’environnement, de la sociologie environnementale, et de la l’écologie sociale.

Elle s’intéresse aussi bien aux effets des conditions environnementales sur les comportements et conduites de l’individu qu’à la manière dont il perçoit ou agit sur l’environnement. Ce champ d’étude de la psychologie environnementale reconnait la nécessité d’être orienté problème (problem oriented), en utilisant, au besoin, les théories et les méthodes de disciplines telles que la psychologie, la sociologie, l’éthologie, l’anthropologie, la biologie, l’écologie.

Ainsi, par exemple, elle s’intéresse à la pollution sonore et de leurs effets sur l’être humain. Le comportement écologique vise donc à réduire les nuisances environnementales. Selon cette optique, le stress est une variable de l’environnement physique ou social. Des changements physiologiques caractéristiques peuvent être envisagés comme faisant partie de la tentative de mobiliser les ressources pour éviter ou fuir l’exposition à une stimulation extrême. Les stress environnementaux sont essentiellement aversifs, non contrôlables, de durée et de périodicité variables, relativement stables et inévitables.

Aussi, par exemple, elle s’intéresse à l’urbanisation. En effet, la vie urbaine est un enfer, particulièrement pour les pauvres. La ville préhumaine est foncièrement inhospitalière et laide au lieu d’être des lieux magnifique, dédié à l’épanouissement, à la créativité et à l’entraide, stimulants pour tout le monde. La ville n’est donc pas conçue pour le bien-être des habitants, elle est le résultat d’intérêts opposés qui s’affrontent en permanence au détriment des plus faibles.

Les modèles systémiques, et plus particulièrement l’approche écologique du stress, mettent l’accent sur l’équilibre dynamique qui s’établit entre les exigences environnementales et la capacité de l’organisme à faire face à ces demandes. La relation homme-environnement est considérée comme un système qui tend vers l’ajustement entre l’individu et son environnement. Il y a stress quand cet équilibre dynamique est rompu.

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