Sur les autoroutes de la créativité : Les TDAH et les créatifs ont la même zone du cerveau en activité, contrairement aux autres

Chercheur en psychologie cognitive et directeur scientifique de l’Imagination Institute à l’Université de Pennsylvanie, M. Kaufman s’appuie sur de nombreuses études récentes dans le domaine des neurosciences ainsi que sur ses propres analyses pour affirmer que les individus ayant reçu un diagnostic de TDAH ont plusieurs points en commun avec les esprits créatifs.

« Les recherches récentes nous montrent que l’imagination network est particulièrement propice à la créativité et aux pensées innovantes. Or, les gens atteints du TDAH ont plus de mal que les autres à refouler l’agitation qui existe sur leurs autoroutes de la créativité », affirme M. Kaufman. Et par créativité, les chercheurs n’entendent pas seulement un don pour la musique ou la peinture. Ils conçoivent la créativité au sens large, soit comme une facilité à générer d’idées novatrices, un talent qu’on attribue également aux entrepreneurs et aux chercheurs.

— –

Le Devoir

Publicités

L’intégration a des limites, pas l’école inclusive !

L’expression école inclusive tend à remplacer le terme intégration pour désigner la scolarité des élèves à besoins particuliers dans les écoles ordinaires. Nous proposons dans ce texte une analyse qui prendra appui sur l’évolution constatée aux États-Unis, pour mieux comprendre les raisons de l’émergence d’un nouveau terme et les avantages qu’il y aurait à l’adopter. Nous montrerons notamment l’intérêt de pouvoir nommer, sous le terme d’école inclusive, des pratiques qui permettent de scolariser différemment, dans une école pour tous, des enfants et adolescents, quels que soient leur handicap ou leurs difficultés, et de dépasser ainsi les limites de l’intégration.

— –

Texte : www.erudit.org

CDPDJ – La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse lance une enquête systémique sur l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap

Montréal, le 10 septembre 2014 – La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a ouvert une enquête de sa propre initiative portant sur la discrimination systémique à l’endroit des élèves en situation de handicap dans le système scolaire, en vertu de la Charte des droits et libertés de la personne du Québec, à la suite d’une augmentation importante des plaintes reçues par la Commission. Les élèves en situation de handicap visés par l’enquête incluent notamment des jeunes ayant des troubles d’apprentissage, des troubles de santé mentale, ou des troubles du déficit de l’attention.

Dans le cadre de cette enquête, la Commission a reçu, à sa demande, des documents du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport qui lui permettront de dresser le portrait global de l’intégration scolaire dans l’ensemble du réseau scolaire. Après avoir analysé ces documents, la Commission utilisera ses pouvoirs d’enquête pour vérifier comment certaines commissions scolaires interprètent et appliquent concrètement les orientations ministérielles. En vertu de ces orientations, les commissions scolaires sont tenues d’évaluer chaque enfant ayant des besoins spéciaux et de mettre en place un plan d’intervention adapté et individualisé pour assurer sa réussite.

« Il est essentiel que chaque élève présentant des besoins particuliers puisse obtenir les services auxquels il a droit et évoluer dans un environnement sans discrimination », a déclaré Jacques Frémont, président de la Commission. « La Commission est préoccupée par le fait que 75 % des plaintes en matière d’inclusion scolaire seraient liées à une mauvaise évaluation des besoins de l’élève. Les commissions scolaires doivent respecter leurs obligations pour favoriser l’inclusion de ces élèves plutôt que leur exclusion ».

Depuis 2000, la Commission a ouvert plus de 350 dossiers en intégration scolaire et a remarqué une forte hausse des plaintes au cours des quatre dernières années. Dans la plupart des cas, les plaintes sont déposées par des parents qui estiment que leur enfant est victime de discrimination parce qu’il ne reçoit pas les services adéquats pour assurer sa réussite.

Près de 15 ans après l’application de la Politique de l’adaptation scolaire, qui se voulait plus respectueuse des droits des élèves, la Commission espère que cette enquête permettra de dresser un bilan général de la situation des élèves en situation de handicap dans les écoles québécoises. Les droits des élèves sont protégés par la Charte des droits et libertés de la personne, notamment le droit à l’instruction publique gratuite (article 40) et le droit à l’égalité (article 10).

Pour connaître les différents avis et documents publiés par la Commission sur l’inclusion scolaire : http://www.cdpdj.qc.ca/fr/medias/notre-avis/Pages/inclusion-scolaire.aspx.

De la ‪littératie‬ en ‪santé‬ et de la ‪complexité‬

La littératie en santé, c’est l’ensemble des compétences qui permet l’accès, la compréhension et l’utilisation d’information pour une meilleure santé. C’est l’habileté d’accéder à de l’information, de la comprendre, de l’évaluer et de la communiquer afin de promouvoir, de maintenir et d’améliorer sa santé [et celle de sa famille], et ce, dans toutes les sphères de la vie et tout au long de la vie. De plus, préférablement, ces compétences seront utilisés dans la vie courante, à la maison, au travail et dans la collectivité et en vue d’atteindre des buts personnels et d’étendre ses connaissances et ses capacités.

Ces compétences en littératie servent à exécuter un large éventail de tâches au quotidien, par exemple, faire des choix judicieux en matière d’aliments et d’exercices sains, trouver et comprendre des renseignements sur la santé et la sécurité et se prévaloir de bons services de santé.

La majorité des Canadiens d’âge adulte, soit 60 % (2008), ne possèdent pas les compétences nécessaires pour s’occuper de leur santé correctement. Or, la lecture quotidienne constitue le facteur le plus déterminant lorsqu’il s’agit de prédire les niveaux les plus élevés de littératie en santé. Pourtant, au Québec, on observe des taux d’analphabétisme autous de 50%. Les Canadiens les moins compétents en littératie liée à la santé sont deux fois et demie plus susceptibles que les plus compétents d’avoir une santé moyenne ou mauvaise.

La littératie en santé est plus complexe que la littératie générale. Pour maîtriser les tâches liées à la littératie en santé, il faut savoir utiliser, souvent simultanément, plus d’une compétence en littératie, par exemple, la compréhension de textes suivis, la compréhension de textes schématiques, numératie, la résolution de problèmes.

Bien sure, certains seront plus compétent que d’autres. Ainsi, au Québec, 41% des québécois de 16 à 65 ans ont un faible niveau de compétence en littératie en santé. il existerait un décalage entre les préoccupations des citoyens face à la
santé et la capacité réelle qu’ils ont de la comprendre et d’en prendre charge
individuellement.

Les groupes désavantagés au plan des compétences montrent la nécessité d’accompagner la prise en charge individuelle de la santé, ce qui constitue un défi important compte tenu de la structure démographique québécoise.

Par exemple, l’infirmière est souvent la première à offrir de l’information sur la santé à ses clients, les infirmières sont dans une position unique pour détecter les écarts de compréhension de leurs patients au sujet de leurs besoins en santé. Si l’infirmière ignore les problèmes de littératie en santé et qu’elle n’identifie pas les risques, ces patients sont plus à risque s’ils ne comprennent pas l’information qu’on leur transmet, si elle est bel et bien transmis.

Ainsi, on peut imaginer des individus dont le rôle est de servir de médiateur entre le ‘patient/malade’ et les prestataires se services de soins de santé.

La littératie en santé mentale s’avère une problématique encore plus critique. Or, les problèmes en santé mentale serait l’un des facteur principaux contribuant à l’abscentiéisme scolaire et au décrochage chez les élèves (Kessler et coll., 2005). La moitié des cas de maladie mentale diagnosticable pendant la vie commence avant l’âge de 14 ans.

— –
source: http://bit.ly/1nV2rgl (+ http://bit.ly/1dihRq9 ;http://bit.ly/1laGCMR ; http://bit.ly/MPNwss ; http://bit.ly/1fsAR9F ;http://bit.ly/OpfhsY).

The future is Now : Agir en amont du cycle de développement!

Child vulnerability

Timeline of ADHD diagnostic criteria, prevalence, and treatment [USA]

 Timeline of ADHD diagnostic criteria, prevalence, and treatmentTimeline of ADHD diagnostic criteria, prevalence, and treatment

Les stimulants à la source de l’obésité chez les personnes TDAH

Une nouvelle étude du John Hopkins Bloomberg School of Public Health constate que les enfants traités aux stimulants pour le déficit d’attention avec hyperactivité (TDAH) connaissent un indice de masse corporelle (IMC) de croissance plus lente que leurs pairs non diagnostiqués ou non-traités suivis d’un rapide rebond de l’IMC qui a dépassé celle des enfants sans antécédents TDAH ou celle des enfants qui font usage de médication stimulante, et qui pourrait ainsi contribuer au phénomène de l’obésité.

On pense que cette étude s’avère l’analyse la plus complète à ce jour du TDAH et de l’utilisation de stimulant chez les enfants, et celle-ci constate que plus tôt débute la prise de médicaments, et plus longtemps le médicament a été pris, plus il y a de ralentissement de la croissance de l’IMC dans l’enfance, et plus rapide sera le rebond de l’IMC à la fin de l’adolescence, généralement après l’arrêt du médicament. Les chercheurs ont conclu que l’utilisation de stimulant, et non un diagnostic de TDAH, qui est associée à un IMC plus élevé et à l’obésité. L’étude a été publiée dans Pediatrics.
Selon Brian S. Schwartz, professeur à l’Environmental Health Sciences, Epidemiology, and Medicine at the Bloomberg School of Public Health, et auteur principale de l’étude, signale que les résultats devraient inciter à une plus grande attention sur les possibilités que l’usage à long terme de stimulants joue effectivement un rôle dans le développement de l’obésité chez les enfants. Compte tenu de l’augmentation spectaculaire des diagnostics de TDAH et des traitements de stimulant qui lui est associé depuis des décennies, il s’agit donc d’une avenue intéressante pour la recherche en ce qui concerne l’épidémie de l’obésité infantile, parce que les progressions à la hausse pour chacun des phénomènes (TDAH/OBÉSITÉ) s’avèrent plus ou moins parallèle les uns des autres.

De précédentes recherches ont effectivement montré de substantielles preuves quant à l’usage de stimulants pour le traitement du TDAH associé à des déficits de croissance, ont également montré d’autres preuves à l’effet de certains retards de croissance. Cependant, les associations rapportées du TDAH à l’obésité pendant l’enfance et l’âge adulte semblaient paradoxales et relativement peu inexpliquées. Les résultats de cette étude suggèrent donc que cela est probablement dû à la forte influence qu’ont les stimulants sur la croissance de l’IMC, avec des retards dans la petite enfance et un fort rebond en fin d’adolescence, lorsque l’adolescent cesse de prendre ses médicaments. L’étude a également constaté des éléments longitudinaux à l’effet que le TDAH, non médicamenté, est associé à un IMC plus élevé, mais ces effets se sont révélés de petite taille.

Le TDAH est un des troubles pédiatriques, et neurodéveloppementale, les plus courants, avec une prévalence de plus de 9 % chez les enfants aux États-Unis, et les médicaments pour le TDAH sont le deuxième traitement le plus prescrit chez les enfants. Au cours des 30 dernières années, le traitement pour le TDAH avec des stimulants a augmenté assez rapidement. De 2007 à 2010, de 4,2 % des enfants de moins de 18 ans avaient reçu une prescription de stimulants dans les 30 derniers jours, et plus de cinq fois plus de prescriptions ont été offertes aux enfants du même âge entre 1988 et 1984.

L’étude a analysé les dossiers électroniques de santé de 163 820 enfants, de 3 à 18 ans. Il y avait un nombre égal de garçons et de filles. Près de 7 % — 11 080, ou 6,8 % — avait une ordonnance pour les stimulants (13 789, soit 8,4 %, ont reçu un diagnostic de TDAH. Un total de 15 473 enfants ont reçu une ordonnance de stimulants, certains pour d’autres raisons.) Il y eut 201 854 ordonnances de médicaments contre le TDAH utilisé dans cette analyse. L’âge médian de la première utilisation de stimulants était de 8,5 ans. L’usage médian de la médication était de 183 jours, avec 50 % d’enfants qui prennent des stimulants pour moins de 6 mois et 50 % des enfants qui en prennent de plus de 6 mois.

Ainsi, plus tôt débute l’usage de stimulants dans l’enfance, et plus longtemps la médication est utilisé, et plus fort sera l’influence de la médication sure, à la fois, les délais de croissance de l’IMC dans la petite enfance et le rebond de croissance de l’IMC à la fin de l’adolescence. Il s’agit d’une importante conséquence involontaire de l’utilisation de stimulants dans l’enfance.

L’étude fournit donc la première démonstration longitudinale à l’effet que le TDAH durant l’enfance non traitée à l’aide de stimulants est associé à un IMC plus élevé de l’enfance. En revanche, le TDAH traité avec des stimulants a été associé à une croissance plus lente de l’IMC au début, durant l’enfance, mais également à une reprise (ou rebond), plus tard dans l’adolescence, et ce, à des niveaux supérieurs que les enfants sans antécédents de TDAH ou sans utilisation de stimulants. Les résultats ont des implications cliniques et neurobiologiques importantes.

Les antipsychotiques atypiques sont de très puissants médicaments comportant des effets secondaires potentiellement sévères. Ils peuvent causer des dommages neurologiques permanents. Ils augmentent également les risques de l’obésité. Bien que dans la population TDAH, le problème se pose moins puisque les stimulants peuvent contrer ces effets. Toutefois, les antipsychotiques peuvent augmenter les taux de lipides et de triglycérides et ainsi augmenter les risques de Diabète de type 2 chez les Enfants, indépendamment de la prise de Poids.

Même si les chiffres sont encore beaucoup plus élevés que ce qu’ils devraient être, il semble que des avertissements de la FDA sur ces médicaments et la sensibilisation de leurs dangereux effets secondaires ont commencé à avoir un impact, comme on le constate dans les données de l’étude montrant ainsi une légère baisse de l’usage depuis 2009.