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Les interventions dites comportementales s’avèreraient efficaces pour le TDAH

L’usage des interventions dites comportementales (behavioral interventions) dont l’objectif relève du traitement chez les enfants et les adolescents souffrant de troubles de l’attention (TDAH) peut effectivement améliorer significativement à la fois le fonctionnement de l’enfant et du parent, suggère une nouvelle recherche.

Une méta-analyse réalisée pour le compte de l’European ADHD Guidelines Group de 32 études sur les jeunes atteints de cette condition a montré que les familles qui ont reçu des interventions dites comportementales (behavioral interventions) ont connu des améliorations significatives au niveau du parentage (parenting) et des concepts de soi parentales (parental selff-concept), ainsi qu’une amélioration des problèmes concomitants de comportement chez les enfants.

Le message clé de cette étude explique que les interventions dites comportementales telles que les formations parentales sont une importante composante de traitements multimodaux pour le TDAH, selon le co-enquêteur Edmund J. S. Sonuga-Barke, PhD, professeur de psychopathologie du développement à l’Université de Southampton au Royaume-Uni et visitant les professeurs au University of Ghent.

Ainsi, ce n’est pas nécessairement en raison de leurs effets sur les symptômes [noyaux] du TDAH, mais plutôt parce qu’ils peuvent améliorer les compétences parentales, augmenter le fonctionnement social, et réduire les comportements d’opposition et de défi.

L’étude a été publiée dans l’édition d’août du Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry.

Des aboutissements plus étendus

Les chercheurs indiquent qu’ils voulaient bâtir à partir d’une récente méta-analyse menée par le Dr Sonuga-Barke et fournir certaines réponses quant à un éventail plus large d’aboutissements chez l’enfant et les parents. Ils voulaient également répondre aux trois questions suivantes :

  • Est-ce que les interventions comportementales améliorer les réponses des adultes face aux enfants atteints du TDAH?

  • Pour les adultes qui travaillent avec ces enfants, est-ce que les interventions améliorer leur sentiment de compétence (c.f. sentiment d’auto-efficacité) tout en diminuant leurs propres problèmes de santé mentale?

  • Est-ce que ces interventions diminuent les niveaux de comportement d’opposition et à la dépréciation des compétences sociales et le rendement scolaire chez l’enfant ?

Les chercheurs ont mené une revue systématique des essais contrôlés randomisés (ECR ; randomized controlled trials – RCT) publiés jusqu’au 5 février 2013 de personnes âgées de 3 à 18 ans qui ont été diagnostiqués TDAH. Parmi ceux-ci, 32 essais ont été inclus dans l’analyse actuelle.

Les participants aux essais cliniques randomisés ont reçu soit une « condition de contrôle » (control condition), soit des interventions dites comportementales, qui ont été définis comme l’augmentation des comportements souhaités et la réduction des comportements indésirables grâce à une gestion classique de contingence, la thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie dite comportementale par les parents ou les enseignants médiateurs. Le tout a été mis en œuvre dans un cadre scolaire ou de la maisonnée.

Les « conditions de contrôle » (control condition) comprennent notamment le traitement habituel (y compris les médicaments) ou les listes d’attentes.

Les mesures des aboutissements comprenaient notamment l’amélioration de la parentalité positive et négative (évalués à 9 et 14 essais, respectivement); l’anxiété, la dépression, ou d’autres comportements de santé mentale chez les parents (évaluée dans 9 essais); et le concept de soi parental/le sentiment de compétence (évaluée dans 7 essais ; c.f. sentiment d’auto-efficacité).

D’autres mesures ont porté spécifiquement sur les enfants et qui comprennent notamment des améliorations des symptômes du TDAH (évalués dans 19 des études), l’amélioration des problèmes de comportement (évalués à 15 essais), ainsi que la réussite scolaire et les compétences sociales (évalués dans 9 essais chacun).

Traitement de première ligne

Les résultats des essais d’évaluation généralement en mode « non aveugles » ont montré que les familles qui sont passées par des interventions comportementales ont considérablement amélioré les scores de parentage (parenting) positif et négatif (différence standardisée moyenne [standardized mean difference – SMD], 0.68 et 0.57, respectivement), du concept de soi parental (SMD, 0.37), ainsi que des symptômes chez l’enfant TDAH (SMD, 0.35), des problèmes de comportement (SMD, 0.26), de rendement scolaire (SMD, 0.28), et des compétences sociales (SMD, 0.47).

Les essais de qualité supérieure de mesure des symptômes de TDAH ont donné des effets plus importants. De plus, la méta-régression a montré des effets plus importants dans les études chez les jeunes enfants, pour les mesures de la plupart des parentages plus positifs (P = 0.03), des symptômes TDAH (p = 0.05), et des problèmes de comportements (P = 0.03).

Dans les essais contrôlés randomisés, probablement en mode aveugle, de significatives améliorations ont persisté pour les groupes quant aux interventions dites comportementales de parentage positif et négatif (SMD, 0.63 et 0.43, respectivement) et quant aux problèmes « conduites » chez l’enfant (SMD, 0.31).

Aucun des essais ne comportait une mesure en mode « probablement aveugle » pour les symptômes du TDAH. En outre, il n’y avait pas d’effets significatifs des traitements dans l’une des études dans les mesures de la santé mentale des parents.

Bien que plus de preuves soient nécessaires avant que les interventions dites comportementales soient mises en oeuvre à titre de traitement de première ligne pour les symptômes noyau du TDAH, les chercheurs ont montré la preuve qu’ils ont des effets bénéfiques sur le parentage et le sens de l’autonomisation (empowerment) des parents et d’effets corroborés de manière indépendante sur les problèmes de comportement des enfants atteints du TDAH.

Ils ajoutent que les analyses en mode « probablement aveugle » sont également nécessaires pour confirmer leurs conclusions quant à l’amélioration de la réussite scolaire et des compétences sociales. De plus, une plus grande exploration s’avère nécessaire sur l’effet modérateur de l’âge de l’enfant sur l’aboutissement de l’intervention.

Des bénéfices évidents

Un traitement efficace [du TDAH] s’avère crucial compte tenu de la chronicité bien documentée et la nature de compromettante de la condition, selon Linda J. Pfiffner, PhD, professeur de psychiatrie à l’Université de Californie, San Francisco.

Elle note que les médicaments stimulants et les interventions comportementales sont deux des traitements les plus étudiés lorsqu’il est question du TDAH.

Les lignes directrices de pratique professionnelle recommandent généralement soit l’un de ces traitements ou les deux traitements à la fois pour le TDAH, selon l’âge et la gravité des symptômes, écrit-elle. En raison de limitations de chaque traitement, les approches multimodales sont souvent recommandées.

Dr Pfiffner ajoute que la méta-analyse présente « les avantages évidents » des interventions dites comportementales chez les parents et sur les aboutissements chez les enfants. Elle note que cela montre également qu’en mettant l’accent sur la réduction des symptômes du TDAH comme unique aboutissement(s) sous-estime l’impact important et plus étendu des interventions dites comportementales.

Elle signale que les déficits fonctionnels ou les problèmes de comportement sont souvent générés par les familles qui cherchent à se faire soigner — et qu’ils sont généralement les principales cibles des interventions dites comportementales.

Tel qu’indiqué par les enquêteurs, les conclusions concernant les déficiences fonctionnelles sont particulièrement importantes étant donné que la médication n’a généralement eu que peu d’effets en ces domaines, écrit-elle.

Elle ajoute que la recherche sur les traitements a encore plusieurs défis persistants à relever, en particulier lorsqu’il s’agit des mesures sur les aboutissements.

Il y a… un besoin pour plus de clarté et de consensus quant aux niveaux de preuve nécessaires pour tirer des conclusions sur l’efficacité d’une intervention. De plus, il n’existe aucun système clair d’évaluation et d’interprétation des résultats mitigés, au sein, et entre, les études, écrit le Dr . Pfiffner.

Une multi-méthode (multi-method), et l’approche multi-informatrice (multi-informant approach) quant à l’évaluation des traitements ont le potentiel de fournir une image beaucoup plus nuancée sur l’efficacité d’un traitement que les approches individuelles et offriraient un meilleur pairage quant aux complexités inhérentes du traitement du TDAH et de ses troubles associés (comorbidités), ajoute-t-elle.

En fin de compte, ces approches semblent les mieux placés pour informer quant à la prise de décision et des lignes directrices cliniques pour la pratique médicale.

Dr Pfiffner n’a signalé aucun conflit d’intérêts. Les auteurs de l’étude ont noté plusieurs informations, dont la liste figure dans l’article original.

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sources

  1. http://www.medscape.com/viewarticle/829192?src=wnl_edit_tpal&uac=161915BT

  2. http://www.jaacap.com/article/S0890-8567(14)00408-0/abstract…

références

  1. http://www.jaacap.com/article/S0890-8567(14)00256-1/fulltext

  2. Pliszka S AACAP Workgroup on Quality Issues. Practice parameters for the assessment and treatment of children, adolescents, and adults with attention-deficit/hyperactivity disorder. J Am Acad Child Adolesc Psychiatry. 2007;46:894–921

  3. Pelham WE, Fabiano GA. Evidence-based psychosocial treatments for attention-deficit/hyperactivity disorder. J Clin Child Adolesc Psychol. 2008;37:184–214

  4. DuPaul GJ, Eckert TL, Vilardo B. The effects of school-based interventions for attention deficit hyperactivity disorder: a meta-analysis 1996-2010. School Psychol Rev. 2012;41:387–412

  5. Evans SW, Owens JS, Bunford N. Evidence-based psychosocial treatments for children and adolescents with attention-deficit/hyperactivity disorder [published online ahead of print November 18, 2013]. J Clin Child Adolesc Psychol. PMID:24245813.

  6. Fabiano GA, Pelham WE, Coles EK, Chronis-Tuscano A, O’Connor BC. A meta-analysis of behavioral treatments for attention-deficit/hyperactivity disorder. Clin Psychol Rev. 2009;29:129–140

  7. American Academy of Pediatrics. Clinical practice guideline for the diagnosis, evaluation and treatment of attention deficit hyperactivity disorder in children and adolescents. Pediatrics. 2011;128:1007–1022

  8. Sonuga-Barke EJ, Brandeis D, Cortese S, et al. Nonpharmacological interventions for ADHD: systematic review and meta-analyses of randomized controlled trials of dietary and psychological treatments. Am J Psychiatry. 2013;170:275–289

  9. Chronis-Tuscano A, Chacko A, Barkley RA. Key issues relevant to the efficacy of behavioral treatment for ADHD [letter to the editor]. Am J Psychiatry. 2013;170:799

  10. Galanter CA. Limited support for the efficacy of nonpharmacological treatments for the core symptoms of ADHD [editorial]. Am J Psychiatry. 2013;170:241–244

  11. Daley D, van der Oord S, Ferrin M, et al. Behavioral interventions in attention-deficit/hyperactivity disorder: a meta-analysis of randomized controlled trials across multiple outcome domains. J Am Acad Child Adolesc Psychiatry. 2014;53:835–847

  12. Fabiano GA, Pelham WE, Gnagy EM, et al. The single and combined effects of multiple intensities of behavior modification and methylphenidate for children with attention deficit hyperactivity disorder in a classroom setting. School Psychol Rev. 2007;36:195–216

  13. Pelham WE, Burrows-MacLean L, Gnagy EM et al. A dose-ranging study of behavioral and pharmacological treatment in social settings for children with ADHD [published online ahead of print January 16, 2014]. J Abnormal Child Psychol. PMID:24429997.

Comment le traumatisme d’enfance pourrait être confondu avec le TDAH

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Je dédis spécialement ce papier à une travailleuse sociale, Lina Savard, qui saura très bien reconnaître mes propos lors de nos premières rencontres, et non pas à des exigences farfelus, mais bien une méthode concrète de prise en charge.

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Certains experts affirment que les effets normaux de l’adversité peuvent être diagnostiqués à tort à titre de TDAH.

La quête de la Dre Nicole Brown afin de comprendre les mauvaises conduites de ses patients pédiatriques a d’abord débuté par une intuition.

Dre Brown achevait ainsi sa résidence à l’hôpital Johns Hopkins à Baltimore, lorsqu’elle s’est rendu compte que beaucoup de ses petits patients qui vivaient dans un environnement à faible revenu avaient été diagnostiqués avec un trouble du déficit de l’attention avec/sans hyperactivité (TDAH).

Ces enfants vivaient essentiellement dans des ménages (ou dans des familles) et des quartiers où la violence et le stress implacable prévalent. Leurs parents les ont généralement trouvés difficiles à gérer et les enseignants les ont décrits comme perturbateurs et/ou inattentifs. Dre Brown reconnaissait ces comportements comme des symptômes classiques du TDAH, un trouble du cerveau caractérisé par l’impulsivité, l’hyperactivité, et une incapacité à se concentrer.

Lorsque Dre Brown s’y est cependant penchée de plus près, elle a remarqué autre chose : un traumatisme. L’hyper-vigilance et la dissociation, par exemple, pourraient être confondues avec l’inattention. L’impulsivité peut être provoquée par une réaction de stress au surmenage.

En dépit de nos meilleurs efforts en les référant à la thérapie comportementale et au démarrage d’une prisede stimulants, il s’avérerait toutefois difficile d’atteindre un contrôle des symptômes, même si le traitement des patients s’effectuait en fonction de lignes directrices pour le TDAH. Elle débuta alors l’élaboration de l’hypothèse que peut-être la plupart des constats relevassent plus d’un comportement externalisé à la suite d’un dysfonctionnement familiale ou d’expériencestraumatiques.

Considérés comme un trouble du cerveau héréditaire, un enfant sur neuf aux États-Unis — ou 6,4 millions de jeunes[2] — ont actuellement un diagnostic du TDAH. Au cours des dernières années, les parents et les experts se sont demandés[3] si la croissante de la prévalence du TDAH relevait : d’évaluations hâtives médicales; à une inondation et une surabondance de la publicité pour les médicaments du TDAH; et à une pression accrue des enseignants à cultiver la performance chez les étudiants. Or, aujourd’hui, Dre Brown et d’autres chercheurs attirent l’attention sur une possibilité convaincante : le comportement inattentif, hyperactif et impulsif peut en fait refléter les effets d’adversité vécue par la progéniture, et de nombreux pédiatres, psychiatres et psychologues ne savent pas comment — ou n’ont pas le temps — faire la différence.

Bien que le TDAH a été étudié de manière « agressive », peu de chercheurs ont exploré le chevauchement entre les symptômes et les effets du stress chronique ou de vécu traumatique tel que la maltraitance, les abus et la violence. Pour tester son hypothèse au-delà de Baltimore, Dre Brown a analysé les résultats d’une enquête nationale sur la santé et le bien-être de plus de 65 000 enfants.

Les conclusions de Dre Brown, présenté en mai à une réunion annuelle de la Pediatric Academic Societies, ont révélé que les enfants diagnostiqués du TDAH ont également connu des niveaux nettement plus élevés de pauvreté, de divorce, de violence et d’abus de substances de la part de la famille. Ceux qui ont subi quatre ou plus d’événements adverses dans leurs enfances étaient trois fois plus susceptibles d’utiliser des médicaments pour le TDAH.

L’interprétation de ces résultats s’avère toutefois délicate. Tous les enfants peuvent avoir été correctement diagnostiqués avec le TDAH, même si c’est peu probable. Certains chercheurs soutiennent que la difficulté d’élever un enfant avec des problèmes de comportement peut conduire à des difficultés économiques[4], au divorce[5] et à la violence psychologique, même physique. Cela s’avère particulièrement vrai pour les parents qui ont eux-mêmes TDAH, ou similairement des comportements impulsif ou qui ont vécu leur propre histoire de maltraitance infantile. Il n’y a également pas de preuve convaincante que le traumatisme ou le stress chronique conduit au développement du TDAH. [Mais, rien n’empêche d’ailleurs un enfant TDAH d’avoir subis un vécu traumatique].

Pour la Dre Brown, qui est maintenant un pédiatre au Montefiore Medical Center dans le Bronx, les données mettent en garde. Ce n’est pas évident comment le vécu traumatique influence le diagnostic et le traitement du TDAH, mais il est clair que certains enfants désobéissants pourraient éprouver des préjudices ou blessures (psychologiques) qu’aucun stimulant peut réparer ou mitiguer. Ces enfants peuvent aussi également et légitimement avoir un TDAH, mais à moins que les dommages émotionnels préalables ou courant ne soient traité, il peut être difficile de constater une spectaculaire amélioration dans le comportement de l’enfant, [surtout si le traitement ne repose que sur l’usage de psychostimulants].

Nous devons donc davantage réfléchir sur le dépistage des traumatismes et la conception d’un plan de traitement plus axés sur les traumatismes subis.

Dre Kate Szymanski en est venu à la même conclusion il y a quelques années. Professeur agrégé à l’Adelphi University’s Derner Institute et expert en traumatologie, Dre Szymanski a analysé les données de l’hôpital psychiatrique pour enfants à New York. La majorité des 63 patients de son échantillon avait été maltraité physiquement et avaient vécu dans des foyers d’accueil. En moyenne, ils ont rapporté trois traumatismes eu cours de leur courte vie. Pourtant, seulement huit pour cent des enfants avaient reçu un diagnostic de trouble de stress post-traumatique alors que le tiers avait TDAH.

J’ai été frappé par la confusion ou l’empressement – ou les deux à la foisdans le choix dun diagnostic sur une autre, dit Szymanski. Obtenir une image du ou des traumatisme(s) d’un enfant s’avère beaucoup plus difficile et ardu que le constat de comportements comme l’impulsivité et l’hyperactivité. Et si elles se regroupent dans une certaine manière, il est facile d’aller à la conclusion que c’est un TDAH.

Une précédente édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux a exhorté les cliniciens à distinguer entre les symptômes du TDAH et les difficultés de comportement orienté vers un but chez les enfants d « environnements inadéquats, désorganisés ou chaotiques », mais cette mise en garde ne figure pas dans la dernière version. « Déterrer » les détails sur le vécu familiale de la maison de l’enfant peut s’avérer tout aussi être difficile, dit Szymanski. [D’ou l’importance de l’entrevue diagnostique qui relève littéralement de l’enquête.]

Un enfant peut refuser de divulguer l’abus ou la négligence vécue afin de protéger sa famille, ou après avoir « normalisé » ou « intégré » l’expérience ne la mentionnetout simplement pas. Les cliniciens peuvent également sous-estimer la prévalence de l’adversité. L‘étude « Adverse Childhood Experiences Study »[6], une enquête d’une année auprès de plus de 17.000 adultes, a établique les deux tiers des participants ont déclaré avoir vécu au moins un des 10 types d’abus, de négligence, ou de dysfonctionnement de ménages (ou familiale). Douze pour cent en ont rapporté quatre ou plus. Cette liste ne s’avère toutefoispas exhaustive. L’étude, par exemple, n’inclut pas les sans-abri et les personnes issues de familles d’accueil et le DSM ne classe pas facilement ces événements comme « traumatiques ».

Il ne s’avère pas non plus vraiment clair comment l’on pourrait déterminer le nombre d’enfants, qui chaque année, ont été mal diagnostiqués TDAH, mais une étude[7] publiée en 2010 estimait que le nombre pourrait être de près de 1 million. Cette recherche a comparé les taux de diagnostic parmi 12 000 des enfants les plus jeunes et plus âgés dans un échantillon de la maternelle et a établique les élèves moins matures étaient 60 pour cent plus susceptibles de recevoir un diagnostic de TDAH.

Bien que le TDAH est considéré comme une maladie génétique, ou peut-être associée à l’exposition prénatale au plomb, à l’alcool ou à la cigarette, il n’y a pas de scanner du cerveau ou un test d’ADN qui permet d’établir un diagnostic définitif. Au lieu de cela, les cliniciens sont censés suivre des lignes directrices exhaustives prévues par des organisations professionnelles, et à partir d’observations personnelles ainsi déclarées du comportement de l’enfant, ils doivent ainsi produire un diagnostic. Pourtant, sous la pression financière afin de garder les rendez-vous le plus bref possibles, et facturables, les pédiatres ainsi que les thérapeutes ne sont pas toujours rigoureux, minutieux et exhaustifs. [C’est pourquoi le financement à l’activité s’avère nécessaire et primordial.]

Des rencontres de 15 minutes, peut-être 30 minutes tout au plus, les professionnels n’ont pas vraiment le temps d’aller plus profondément. Si on soupçonne un TDAH ou un trouble psychologique, Dre Brown recommande son patient à un professionnel de la santé mentale pour une évaluation complète. Or, les professionnels ont peut-être obtenu un « historique social ou psychosocial » qu’ils ont pris au début des premières rencontres [lors de l’anamnèse], mais à moins que les parents soient ouverts et partagent le plus possible sur ce qui se passe à la maison, ceux-ci n’ont souvent pas la possibilité ou la réflexion nécessaire pour relier les deux.

Caelan Kuban, une psychologue et une directrice du « National Institute for Trauma and Loss in Children », basés au Michigan, connaissent bien les dangers de cette lacune. Il y a quatre ans, elle a commencé à offrir un cours conçu pour enseigner aux éducateurs, aux travailleurs sociaux et autres professionnels de la santé sur la manière de distinguer les signes de traumatisme de ceux du TDAH.

C’est une formation plutôtaccablante et très frustrante selon Kuban. Lors de l’entrainement, la première chose qu’elle explique aux gens, c’est que vous quittez cette formation plus confus que vous le soyez en ce moment.

Dans le séminaire d’une journée, Kuban décrit comment les enfants traumatisés ont souvent du mal à contrôler leur comportement et comment ils peuvent rapidement passer d’un état d’esprit à l’autre. Ils pourraient même dériver dans un état de dissociation tout en revivant une mémoire horrible ou bien perdre le « focus » tout en anticipant la prochaine violation de leur sécurité. Pour un enseignant ou un clinicien bien intentionné, ce comportement distrait et parfois perturbateur peut beaucoup ressembler au TDAH.

Kuban exhorte ses étudiants de son cours d’abandonner le personnage du « clinicien qui sait tout » et d’adopter le point de vue du « praticien vraiment curieux ».

Plutôt que de demander quel est le problème avec un enfant, Kuban suggère de se renseigner sur ce qui s’est passé dans sa vie, de sonder pour des événements qui perturbent et changent la vie (accident de vie).

Jean West, une travailleuse social employé par le district scolaire de Joseph, dans le Missouri, a suivi le cours de Kuban, et ce, il y a quelques années. West a ainsi remarqué que certaines mères enceintes adolescentes et certains étudiants « sans-abri » qui participaient aux programmes du district avaient souvent été diagnostiqués TDAH. Selon West, ce n’est pas tout à fait inattendu : des études ont montré que le TDAH peut être plus fréquente chez les jeunes à faible revenu[8], et que les enfants et les adolescents atteints de la condition sont plus enclins à des comportements à haut risque[9]. Pourtant, West a sentique les expériences des élèves pourraient aussi expliquer une conduite facilement confondue avec le TDAH.

Le cours de Kuban avait convaincu West de d’abord examiner le rôle des traumatismes dans la vie de ses étudiants. Quel avait été l’impact? Quel genre de soutien familial et sociétal avait-ils bénéficié? Si nous pouvons travailler à ce niveau afin de vraiment bien connaître leur histoire, il y a tant de pouvoir et de possibilités à cet égard.

À titre de responsable de l’école, West réfère parfois certains étudiants en difficulté à un pédiatre ou à un psychiatre pour un diagnostic, et rencontre les parents pour expliquer comment et pourquoi l’adversité peut façonner le comportement de leur enfant. Dans sa pratique privée, West évalue ainsi régulièrement les patients pour le syndrome du stress post-traumatique, à la place de, ou en plus, du TDAH.

Bien que les médicaments stimulants peuventaider les patients atteints de TDAH en augmentant leurs niveaux de neurotransmetteurs dans le cerveau associé au plaisir, au mouvement, et l’attention, certains cliniciens s’inquiètent de la manière dont ils affectent un enfant souffrant du SSPT, ou d’un trouble d’anxiété similaire, qui se ressent déjà comme une hypervigilance ou une agitation. Les thérapies comportementales disponibles pour le TDAH se concentrent essentiellement sur la gestion du temps et des compétences organisationnelles, et ne sont pas conçues pour traiter les troubles émotionnels et psychologiques.

Au lieu de cela, West enseigne aux enfants traumatisés à faire face et à désamorcer leur peur et leur anxiété. Elle recommande également une formation et une thérapie pour les parents qui peuvent contribuer à la gestion du, ou à composer avec le, comportement malsain de leur enfant. Ces programmes peuvent en effet aider les parents à réduire leur utilisation d’une discipline sévère ou abusive tout en améliorant la communication et la confiance[10], et ont été montrés à diminuer les comportements perturbateurs des enfants.

Szymanski utilise une approche similaire avec ses patients et leurs parents. Elle pense que tout enfant traumatisé a besoin d’une thérapie individuelle, mais aussi d’une thérapie familiale. Le traumatisme est une expérience familiale; il ne se produit jamais dans le vide.

Pourtant, trouver un fournisseur qui est familier avec un tel traitement peut s’avérer difficile chez les pédiatres et les psychiatres, affirme Szymanski. Bien que certains hôpitaux ont des centres de traumatismes de l’enfance, ils n’ont pas de réseau de référence bien défini. Même alors, les compagnies d’assurance, y compris le programme fédéral Medicaid, ne peuvent pas toujours payer pour les séances de groupe couramment utilisées dans les programmes de formation des parents.

Face à ces choix complexes, continue Szymanski, il n’est pas surprenant de voir les cliniciens négliger le rôle des traumatismes dans le comportement perturbateur d’un enfant et d’à la place uniquement se concentrer sur le TDAH.

Bien qu’il existe maintenant quelques recommandations pour les cliniciens, cet état de fait serait susceptible de changer au cours années à venir. L’American Academy of Pediatrics (AAP) développe actuellement de nouvelles directives pour le TDAH qui comprendra une section sur l’évaluation des traumatismes chez les patients, même si elle ne sera pas achevée avant 2016.

Dre Heather Forkey, pédiatre à l’Université du Massachusetts Memorial Medical Center, qui se spécialise dans le traitement des enfants placés dans les familles d’accueil, assiste l’AAP. Son objectif est de rappeler aux médecins que le comportement inattentif et hyperactif peut être retracée à un certain nombre de conditions — tout comme des douleurs thoraciques n’ont pas la même origine chez tous les patients. Idéalement, le PAA offrira des recommandations aux pédiatres quant aux outils de dépistages qui permetterontd’efficacement évaluer l’adversité dans la vie d’un enfant. Cette pratique, dit-elle, doit venir avant tout diagnostic du TDAH.

Lorsque l’on parle aux enfants traumatisés diagnostiqués de manière inappropriée du TDAH, elle leur offre une explication rassurante de leur comportement. Le système de stress du corps, dit-elle, développé il y a longtemps réagit en réponse à des menaces de vie et de morts, comme un tigre prédateur. La partie du cerveau qui contrôle les impulsions, par exemple, est coupée de sorte que l’instinct de survie peut prévaloir.

À quoi cela ressemble lorsque vous mettez un enfant dans une classe? demande Forkey. Lors que les gens ne comprennent pas qu’il y a eu un tigre dans votre vie, cela ressemble beaucoup à un TDAH pour eux.

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sources

  1. http://www.theatlantic.com/health/archive/2014/07/how-childhood-trauma-could-be-mistaken-for-adhd/373328/

références

  1. http://www.cdc.gov/ncbddd/adhd/data.html

  2. http://www.nytimes.com/2013/04/01/health/more-diagnoses-of-hyperactivity-causing-concern.html?pagewanted=all

  3. http://gas.sagepub.com/content/18/5/625.abstract

  4. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0277953613002128

  5. http://www.cdc.gov/violenceprevention/acestudy/

  6. https://www.msu.edu/~telder/2010-JHE.pdf

  7. http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/jcpp.12170/abstract

  8. http://www.cdc.gov/ncbddd/adhd/workshops/outcomes.html

  9. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK82373/

Girls with ADHD more prone to self-injury, suicide as they enter adulthood

As they enter adulthood, girls with histories of #ADHD are more prone to internalize their struggles and feelings of failure – a development that can manifest itself in self-injury and even attempted suicide [http://bit.ly/PhtuV0].

According to the Centers for Disease Control and Prevention, approximately 5 million children aged 3 to 17 years had ADHD in 2010. According to the 2010 survey, 11 percent of boys had received an ADHD diagnosis, compared to about 6 percent of girls [http://huff.to/S0NtKi]

Girls with attention deficit hyperactivity disorder are significantly more likely to attempt suicide or injure themselves as young adults than girls who do not have ADHD, according to research published by the American Psychological Association [http://bit.ly/NAT5Vz]

The most recent study done by Stepehn Hinshaw of UC Berkeley shows girls are often diagnosed later than boys. They also have higher rates of self-injury and attempts of suicide in their teenage years [http://bit.ly/1hkOPcF]

La découverte d’un système anti-distraction dans le cerveau a des implications pour le TDAH, la schizophrénie

Deux psychologues de l’Université Simon Fraser ont fait une découverte sur le cerveau qui pourrait révolutionner la perception des médecins et le traitement de troubles déficitaires de l’attention.

Cette découverte ouvre ainsi la voie sur la possibilité que des facteurs environnementaux et/ou génétiques peuvent entraver ou supprimer une activité spécifique du cerveau que les chercheurs ont identifié et qui nous aide à prévenir la distraction.

Cette étude[1,2] est la première à révéler que notre cerveau utilise un mécanisme actif de suppression pour éviter d’être distrait par des informations saillant non pertinentes lorsque nous voulons mettre l’accent sur un élément ou sur une tâche donnée.

John McDonald, professeur agrégé de psychologie et son étudiant au doctorat John Gaspar, qui a fait la découverte au cours de la recherche de sa thèse de maîtrise, une Chaire de recherche du Canada en neurosciences cognitives, et d’autres scientifiques ont d’abord découvert l’existence spécifique d’un index neuronal de suppression dans son laboratoire en 2009. Mais, jusqu’à présent, on en savait peu sur la manière dont elle nous aide à ignorer les distractions visuelles.

C’est une importante découverte pour les neuroscientifiques et les psychologues, car la plupart des idées contemporaines sur l’attention mettent en évidence des processus cérébraux qui sont impliqués dans la cueillette d’objets pertinents du champ visuel. Les résultats montrent clairement que ce n’est qu’une partie de l’équation et que la suppression active des objets non pertinents est un autre élément important dans le traitement de l’information.

Compte tenu de la prolifération des distractions provenant des dispositifs électroniques de consommation de notre société axée sur la technologie et en constante et rapide évolution, les psychologues pensent ainsi que leur découverte pourrait aider les scientifiques et les professionnels des soins de santé à mieux traiter les personnes ayant des déficits d’attention liés à la distraction.

La distraction est une des principales causes de blessures et de décès dans la conduite de véhicules et ainsi qu’au sein d’autres environnements à haut risque. Il existe des différences individuelles dans la capacité à faire face à la distraction. De nouveaux produits électroniques sont conçus pour attirer l’attention. La suppression de ces signaux exige des efforts, et parfois les gens ne semblent pas en être capables.

En outre, les troubles associés à des déficits de l’attention, tels que le TDAH, l’autisme et la schizophrénie, peuvent en fait découler de difficultés dans la suppression des objets non pertinents plutôt que de difficultés à choisir entre ceux qui sont pertinents.

Les chercheurs tournent maintenant leur « attention » à la compréhension de la manière dont nous faisons face aux distractions. Ils cherchent à savoir quand et pourquoi on ne peut pas supprimer des objets qui pourraient déranger la concentration, et si certains d’entre nous sont mieux outiller à le faire et pourquoi.

Il y a des preuves que les capacités attentionnelles diminuent avec l’âge et que les femmes sont mieux outillées que les hommes à certaines tâches visuo-attentionnels.

L’étude est fondée sur trois expériences dans lesquelles 47 élèves exercé une tâche d’attention visuelle exigeant des recherches. Leur âge moyen des élèves était de 21. Les chercheurs ont étudié les processus neuronaux liés à l’attention, la distraction et la répression par l’enregistrement de signaux électriques du cerveau à partir de capteurs embarqués dans un chapeau que les étudiants portaient.

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sources

  1. Medical News Today (2014, April 23). « Discovery of anti-distraction system in the brain has implications for ADHD, schizophrenia« , MediLexicon Intl, <http://www.medicalnewstoday.com/releases/275759&gt;

  2. Gaspar, J. M., & McDonald, J. J. (2014). Suppression of Salient Objects Prevents Distraction in Visual Search. The Journal of Neuroscience, 34(16), 5658-5666, http://bit.ly/QmBys2.

Références

  1. John McDonald (Associate Professor / Canada Research Chair (Cognitive Neuroscience)) – http://www.sfu.ca/~jmcd/ (+ http://www.psyc.sfu.ca/people/index.php?topic=finf&id=41).

De la systémique, de la neuropsychologie infantile, et de la prise en charge des EHDAA

WHO : Monitoring child development as part of routine child health care services helps to detect #autism, other development disorders early – http://bit.ly/1dQzOSB

+ Dépistage et évaluation des troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant [agir en amont du cycle de développement]

Le président de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (OTSTCFQ), Claude Leblond, T.S., demande au chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, de s’excuser publiquement pour ses propos dénigrants prononcés à l’endroit des 12 000 membres de l’Ordre, samedi matin. En point de presse, M. Legault a déclaré que les Québécois seraient mieux servis par un comptable que par un médecin ou une travailleuse sociale [http://bit.ly/1dooYmP].

Ainsi, l’OTSTCFQ prend du temps et de l’argent pour dénoncer haut et fort que leur narcissisme est atteint par « l’allégorie » de François Legault, chef de la CAQ.

Or, si je comprends bien M. Legault, qui a [eu] des médecins dans son équipe, celui-ci nous illustre ainsi que pour lui, les problèmes actuels de la société relèvent plus de nature économique et comptable, que de nature sociale. C’est sa décision et son choix, qu’il doit justifier. Il est ainsi passablement évident que les forces du capital ont eu le dessus sur les forces sociales, car ne dit-on pas : « When Money talks, people follows ».

Je comprends donc que pour la CAQ, et même le PLQ, on s’adresse d’abord à l’économie, aux aspects économiques, dont la création de la richesse, pour supporter le sociale, et révèle ainsi quel poids notre société accorde au travail, à la création de la richesse, à la croissance infinie et aux rendements sur investissement maximal avec un minimum de risque, par rapport au tissu social.

Pour moi, c’est clair, que la CAQ ne méprise pas les médecins et les travailleurs sociaux, car elle ne fait seulement remarquer, certes peut-être maladroitement par une expression quelque peu boiteuse et vaseuse, mais qui, pour moi, reflète bien la démarche de la CAQ, à savoir, celle de vouloir donner priorité à l’économie.

Or, avec la rapacité et la cupidité des marchés financiers comme moteurs de la société, la crise financière de 2007-2008 a bel et bien montré les limitations de la création de la richesse, faisant ainsi également des ravages, qui n’ont pas fini de détruire des vies et des acquis sociaux, dans plusieurs pays. La société est-elle devenue un marché? Le tissu social se capitalise-t-il? Par exemple, nos gouvernements ne protègent-ils pas les revenus du capital bien davantage que les revenus de retraite? On a sauvé les banques bien plus que les régimes de retraite lors de la crise, et on rechigne à taxer les revenus du capital et on n’envisage pas qu’ils puissent être mis à contribution pour financer l’éducation, la santé, voire même les retraites. Ainsi, on privatise la création de la richesse, mais ce sont les gouvernements, et surtout la classe moyenne, qui essuie les pertes.

Conséquemment, l’OTSTCFQ s’offusque inutilement et semble réagir comme s’il avait subi une agression narcissique. On peut lire, « …les valeurs de justice et d’équité sociale, de respect des droits et de la dignité des personnes, que défendent chaque jour les travailleurs sociaux, valent bien celles véhiculées par le chef de la CAQ, quelles qu’elles soient. Il est faux de prétendre que des travailleurs sociaux ne sont pas aptes à assumer des fonctions importantes au sein de notre société, y compris celles de premier ministre. Les propos de M. Legault sont dénigrants et il doit s’en excuser publiquement ».

Non, l’OTSTCFQ ne montre aucune pédagogie autre qu’une atteinte narcissique. Elle ne profite pas de l’occasion pour montrer comment elle défend ces valeurs. J’espère que ce n’est pas en produisant ces communiqués.

En tout état de cause, leur argumentaire me semble excessivement faible et ne semble pas montrer les fameuses dérives qu’il tente de dénoncer.

+ du rêve à la réalité

Or, c’est une erreur de croire que le tissu social ne nécessite pas de l’entretien, tout comme une institution nécessite une forme d’entretien. C’est également une erreur de croire que seuls l’argent et la richesse sont une solution au « nurturing » du tissu sociale. D’ailleurs, je remarquerais que les déviances collusionnaires observées dans certains domaines de l’économie et de la gouvernance québécoises montrent bien l’existence du phénomène de la dégradation du tissu social, et ces problématiques ne se règleront pas avec de l’argent et des investissements.

Il en est de même pour l’éducation, ou les améliorations ne viendront pas seulement par des investissements financiers, mais des investissements sociaux, comme la priorisation de l’éducation qui est le socle de la société du savoir. Les évolutions viendront d’un changement paradigmatique, et non pas seulement de la richesse économique et des investissements financiers. L’État lamentable des infrastructures scolastiques montréalaises représente aujourd’hui un lourd fardeau pour la société alors que la nécessité d’éradiquer le décrochage et l’analphabétisme fonctionnel s’avère des plus urgentes. L’augmentation des enfants EHDAA, de l’intimidation chez les jeunes, et des violences internet, est autant de signes patents qu’il se passe des choses dans le tissu social qui méritent toute notre attention. Il y a un manque chronique de ressources pour les enfants EHDAA, et similairement aux infrastructures scolastiques, dues à un déficit des investissements financiers adéquats, opportuns et appropriés.

Dembler, on croit évidemment que des investissements pour acquérir les ressources s’avèrent la solution, pour avoir plus d’orthopédagogues, de psychologues, plus de services, plus de ceci et plus de cela. C’est quantitatif, jamais qualitatif.

Or, une personne qui exerce au sein d’environnements limitatifs qui ne lui permettent pas de développer et d’exercer ses compétences pleinement, voire même d’en développer d’autres, ne peuvent nécessairement pas acquérir une expertise riche et diverse, et ne peuvent donc pas prétendre que l’ensemble des compétences de leur domaine est construit au sein d’environnement qui favorisent, non seulement le plein exercice des compétences, mais également l’innovation par l’apprentissage expérientielle. Or, on ne peut acquérir de l’expertise de vécu que l’on n’a pas vécu. Et, c’est au sein d’une déficience systémique patente liée aux manques de ressources que l’on tente de faire croire que les prestations de services aux étudiants EHDAA ont l’expérience suffisante et nécessaire afin de tirer;es enseignements et les expertises afin de créer, développer, améliorer, ces services aux étudiants.

Et s’il y a un problème au niveau de l’évaluation développementale des enfants, il y a certainement un problème au niveau du plan.

Ainsi donc, le système de prise en charge des enfants EHDAA souffre de lacunes puisqu’elle n’a pas pu se développer à partir de conditions nécessaires et suffisantes.

La systémique, ici, réfère à l’ensemble des moyens, techniques, méthodes, intervenants et spécialistes, qui est mise en interactions pour faire émerger une entité systémique compétente dans la prise en charge de l’éducation et du développement des enfants EHDAA.

Ainsi donc, l’Éducation et la Santé ne peuvent être considérées que comme des entités interreliées et non pas distinctes et séparer.

+ de la neuropsychologie infantile

Au carrefour entre la neurologie et la psychologie, la neuropsychologie permet d’aborder la personne dans sa globalité et de comprendre les mécanismes sous-jacents des difficultés neurocognitives.

Le neuropsychologue infantile (ou neuropsychologue pédiatrique) possèdent une formation dans la psychologie clinique et la neuropsychologie. Ils ont une formation spéciale dans le développement du cerveau. Ils utilisent cette formation pour évaluer et aider à gérer les enfants atteints de troubles du cerveau. Ces troubles peuvent entraîner des lésions cérébrales, des maladies médicales, ou des problèmes de développement. Le neuropsychologue infantile (ou neuropsychologue pédiatrique)aide, entre autre, les parents, les professionnels de la santé et de l’éducation, les professeurs de tout types, etc.

La neuropsychologie infantile (ou neuropsychologie pédiatrique) permet d’analyser, comprendre et proposer une action rééducative pour permettre une meilleure adaptation scolaire, sociale et familiale.Il consiste donc à évaluer le potentiel intellectuel de l’enfant, notamment la pensée (raisonnement intellectuel verbal et non verbal, l’abstraction, la capacité analytique, de synthèse, et de conceptualisation), la mémoire è long-terme et à court terme, l’attention, le langage (incluant la parole, la lecture, l’écriture et la littératie), la gestion de l’information (ex.: la planification, l’organisation, la vitesse et la qualité du traitement de l’information), la perception, et enfin, la motricité,ainsi qu’à contribuer au traitement et à la prévention de plusieurs situations problématiques vécues dans toutes les sphères de vie de l’enfant. En outre, les résultats de l’évaluation neuropsychologique permettent : 1- à l’enfant et à son entourage (parents, famille, intervenants) de mieux comprendre la nature de ses difficultés et ainsi respecter ses limites; 2— d’identifier l’environnement qui serait le plus propice à son épanouissement; 3— d’établir un plan d’intervention adapté à ses besoins (p. ex., intervention en neuropsychologie, orthopédagogie, orthophonie, ergothérapie, etc.); 4— de fournir les stratégies d’accommodations et d’adaptation, d’apprentissages et d’enseignements optimaux, nécessaires afin de maximiser ses apprentissages, son rendement et son bien-être.

D’apparition bien plus tardive que dans les autres pays occidentaux, la neuropsychologie infantile connaît un essor considérable en France depuis quelques années. Les pratiques de l’examen neuropsychologique, appuyées sur les modèles neurocognitifs du développement comme sur ceux de la modularité du fonctionnement cognitif et de la plasticité cérébrale, bousculent les représentations de l’évaluation psychologique de l’enfant ou de l’adolescent, notamment dans le registre des troubles développementaux (Asperger, Autisme, Syndrome Gilles de la Tournette), des troubles cognitifs et plus généralement des troubles d’apprentissage, notamment, la dyslexie, la dysorthographie, la dysphasie, la dyspraxie, le TDAH, la dyscalculie, les troubles de mémoire, le syndrome des dysfonctions non verbales.

Les psychologues de l’enfance et les professionnels de la santé sont de plus en plus sollicités pour apporter leur regard et leur expertise dans les situations difficiles que vivent les enfants et les familles qui les consultent. La question du profil cognitif de l’enfant, de ses ressources intellectuelles propres comme de ses déséquilibres ou défaillances, du fonctionnement et du développement de ses principales fonctions psychologiques (mémoire, attention, fonctions exécutives…) s’impose progressivement dans les demandes et les attentes parentales, sociales, sociétales et institutionnelles; au risque, expriment certains, de négliger les aspects affectifs, la dynamique psychique et les rapports symboliques aussi bien qu’émotionnels que l’enfant entretient avec le monde réel ou son monde interne. On négligerait [et ignorerait] donc le « cerveau social » de l’être humain.

L’intervention multidisciplinaire (ex.: neuropsychologues, orthopédagogues et psychoéducateurs) pour l’élève en difficulté d’apprentissage se spécialise donc dans l’évaluation et l’intervention auprès d’élèves en difficulté et en trouble d’apprentissage ou de comportement (c.-à-d.: EHDAA) établissant ainsi via une équipe multidisciplinaire l’offre de services le plus complète et adapté aux besoins spécifiques de ces jeunes en situation de handicap selon une approche globale du fonctionnement humain, et/ou tout en mettant l’emphase sur le rôle central est attribué aux parents, dont l’implication [avec un support approprié et opportun ; éducation parentale, parentage et (co)parentage] est essentielle au changement continu qu’exige la prise en charge de telles conditions qu’elle soit neurodéveloppementales, neuropsychologique ou dite psychiatriques.

La neuropsychologie est donc une discipline qui s’attache à chercher à comprendre le lien entre le cerveau et les apprentissages et/ou le comportement pour mieux cerner l’origine des difficultés et des troubles que présentent certains enfants, adolescents et jeunes adultes afin d’aider les parents et professionnels à intervenir de façon judicieuse pour accroître l’efficience et le bien-être des jeunes en difficulté.

Il faudrait dès lors que la science d’aujourd’hui, psychologie du développement de l’enfant et neurosciences cognitives (dont la neuropsychologie infantile ou la neuropsychologie pédiatrique), alimente la pédagogie1. Les découvertes en ces domaines devraient avoir un impact à l’école, dans le secteur sociétal de l’éducation, tout comme les neurosciences associées à la médecine ont déjà eu un fort impact dans le secteur de la santé.

Ainsi, donc, en soi, les entités individuelles (psychologues, pédopsychiatres, orthophonistes, professeurs, médecins, travailleurs sociaux, prestataires de services de santé, etc.) dites « compétentes » doivent être intégré de manière a constitué un système cohérent, capable de faire le suivi de l’état global du développement de la progéniture grâce a une sorte de tableau de bord (c. f. CIF), qui prend en compte un ensemble de facteurs (cliniques, individuelles, sociales, et environnementales), et qui permet d’identifier et de déterminer les mesures et les interventions optimales, de faire un suivi de la progression en quasi-temps réel de l’état de la progéniture et des services, interventions et mesures, ainsi que d’apporter les corrections nécessaires en fonction des changements, évolutions et dévolutions, constatées de l’état de l’apprenant.

Le tableau de bord est l’outil qui permet à toutes les entités du système de communiquer ensemble de manière cohérente et coordonner, de partager des informations pertinentes, et favorise l’interaction et l’échange d’information nécessaire et essentielle pour supporter toutes les activités des entités. Le tableau de bord consigne donc l’information (évaluations, diagnostics, fonctionnement global, mesures, interventions, services) sur lequel les entités génèrent la connaissance [les connaissances deviennent alors de l’information] concernant différents aspects de la problématique développementale de la progéniture sur lequel se fonderont les mesures, interventions, services nécessaires (evidence based practices).

Dans tous les cas, une évaluation neuropsychologique consiste à examiner la pensée, le comportement et le fonctionnement socio-affectif. L’évaluation utilise des tests et des procédures normalisées (ou standardisées).

C’est donc une manière de mettre en commun « virtuel » de plusieurs disciplines et de plusieurs compétences respectives en un tout cohérent ou la collaboration interprofessionnelle, et travailler en interdisciplinarité implique une notion de changement, d’abord un changement paradigmatique, changement qui n’est pas toujours facile à opérer dans un contexte du système de santé et de l’éducation. La collaboration interprofessionnelle dépasse par ailleurs les murs de leurs lieux d’activités, d’où l’aspect virtuel du tableau de bord. Or, le système professionnel dans lequel nous évoluons s’est substantiellement complexifié, notamment par l’introduction de nouvelles lois visant à élargir le rôle, les responsabilités et l’imputabilité des ordres auprès de la population et du gouvernement. Certains métiers du domaine de l’éducation méritent donc d’être professionnalisés.

Tous les professionnels, quel que soit leur champ d’intervention, sont généralement animés par une volonté d’apprendre et de diversifier leur pratique. Cependant, Il n’en demeure pas moins que la formation universitaire étendue n’habilite peut-être pas assez les gens à jouer un rôle de premier plan dans la prise en charge du développement global de la progéniture. Ceci étant dit, le terme professionnalisme (savoir/connaissance, savoir-être/comportement, savoir-faire/expérience) serait relativement nouveau, et relève d’un ensemble de valeurs et de comportements propres à une profession (éthique professionnelle).

+ de la perspective systémique de la prise en charge des EHDAA

La perspective systémique veux qu’un système optimal soit celui qui produit nécessairement les résultats escompter, non pas nécessairement le plus rapidement possible, mais de la meilleure qualité possible.

La perspective systémique veut qu’un système favorise l’interaction entre les entités au moyen d’un protocole de communication, qui ici, se présente sous la forme de la CIF. Ainsi, toutes les entités parlent de la même chose, avec le même langage.

La perspective systémique veut qu’un système abatte les structures en silos pour les mettre en interaction ou émerge de nouvelles connaissances, pratiques et expertises au sein d’une perspective globale et holistique. On parle ici de multidisciplinarité, d’interdisciplinarité, et de pluridisciplinarité.

La perspective systémique veut qu’un système…

+ Éducation,éducation, éducation !

Le rôle de l’éducation dans le développement économique, la création de richesse, mais aussi le progrès social est si central qu’il faut en faire une catégorie à part. Cela n’exclut pas les autres priorités, que ce soit l’assainissement des finances publiques ou l’autonomie énergétique. Mais l’éducation intervient à un niveau plus fondamental. C’est la clé. Si le Québec n’investit pas massivement dans son réseau d’éducation pris dans son sens large – des CPE au doctorat, en passant par la formation – , il ne parviendra pas à combler ses retards économiques.

On sait que les pays dont le niveau de vie est le plus élevé sont aussi ceux qui investissement le plus en éducation. On sait aussi que chaque dollar investi en éducation a un impact mesurable sur la croissance économique. Mais pourquoi ?

Lapresse plus+: http://bit.ly/1iX3TQb

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1 Ainsi, les enseignants doivent savoir qu’il y a trois systèmes cognitifs dans le cerveau. L’un est rapide, automatique et intuitif (le Système 1). L’autre est plus lent, logique et réfléchi (le Système 2). Un troisième système, sous-tendu par le cortex préfrontal, permet l’arbitrage, au cas par cas, entre les deux premiers. C’est ce Système 3 qui assure l’inhibition des automatismes de pensée (issus du Système 1) quand l’application de la logique (Système 2) est nécessaire.

De l’intimidation, de la neuropsychologie et de la neurobiologie interpersonnelle, de l’exclusion et du rejet social, et des troubles neurodéveloppementaux

Trente pour cent des adultes atteints d’un trouble déficitaire de l’attention ou de trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA ou TDAH) rapportent qu’ils ont été victimes de violence physique, et ce, avant l’âge de 18 ans, comparativement à sept pour cent pour ceux qui n’ont pas le TDA/TDAH.

Cette forte association entre la violence et le TDAH n’a pas été expliquée par les différences dans les caractéristiques démographiques ou par d’autres facteurs d’adversités rencontrées en début de vie par ceux qui avaient été maltraités. Même après l’ajustement pour différents facteurs potentiel (tel que l’âge, la race, le sexe, et trois autres types d’expérience adverse lors de l’enfance, comme le divorce, l’abus de drogues chez les parents, le chômage prolongé), ceux qui ont déclaré avoir été abusés physiquement avant 18 ans avaient sept fois plus de chances de vivre de la violence physique.
Les enquêteurs ont examiné un échantillon représentatif de 13 054 adultes âgés de 18 ans et plus du Canadian Community Health Survey de 2005, comprenant 1020 répondants qui ont déclaré avoir subi de la violence physique de la petite enfance et 64 répondants qui ont déclaré qu’ils avaient été diagnostiqués par un professionnel de la santé, soit avec le TDAH ou le TDA.

Les données ne permettent pas de connaître l’orientation de cette association. Il est possible que les comportements des enfants souffrant de TDA/TDAH augmentent le stress parental et la probabilité d’abus. Alternativement, une nouvelle littérature scientifique suggère que l’abus au début de l’enfance peut entraîner et/ou exacerber le risque du TDA/TDAH.

Cette étude souligne l’importance du TDA/TDAH comme marqueur de mauvais traitements. Avec 30 pour cent des adultes souffrant du TDA/TDAH qui signalent avoir subi des sévices physiques durant l’enfance, il s’avère donc important pour les professionnels de la santé travaillant avec ces enfants de pouvoir détecter s’il y a présence de sévices physiques.

Fait intéressant, les victimes de violence physique lors de la petite enfance sont de deux fois plus susceptibles de développer des ulcères que les personnes qui n’ont pas été victimes de violence étant enfants. Des chercheurs ont trouvé une forte et significative association entre les individus qui ont été maltraités durant l’enfance et ceux qui ont été diagnostiqués avec des ulcères gastro-duodénaux plus tard dans la vie. On pensait originellement que ce lien serait expliqué par des facteurs tels que le stress, l’obésité, le tabagisme ou l’abus d’alcool — caractéristiques qui sont fortement associées à des ulcères gastro-duodénaux —, mais même après l’ajustement de 16 variables connues, ceux qui avaient été victimes de violence physique dans l’enfance ont coté 68% supérieurs d’ulcères gastro-duodénaux que leurs pairs non-victimes de violence.

Ces résultats montrent l’importance de la prévention de la maltraitance physique des enfants, mais également la nécessité de dépistage chez les adultes qui ont été victimes de violence durant l’enfance comme ils sont à risque de conséquences négatives sur la santé.

Les chercheurs ont utilisé les données d’un échantillon représentatif de la collectivité de 13 069 Canadiens d’âge adulte. Plus de 1000 ont déclaré être physiquement agressées par une personne proche d’eux avant l’âge de 18 et 493 ont dit qu’ils avaient été diagnostiqués avec des ulcères peptiques par un professionnel de la santé.

L’intimidation, aussi appelé « peer victimization » (l’expérience chez les enfants d’être une cible de l’agressivité des autres enfants, qui ne sont pas des frères et sœurs, et et qui ne sont pas nécessairement des camarades du même âge), est une » relation problématique et irrespectueuse » qui se produit lorsqu’un ou plusieurs enfants utilisent de manière répétée un comportement agressif afin de manipuler, éliciter de la colère, ou de nuire à un autre enfant vulnérable en raison de ses caractéristiques physiques, mentales, sociales.

Les enfants peuvent être victimes d’intimidation de plusieurs manières. Par exemple, un enfant victime d’intimidation physique peut être botté, frappé, ou poussé par un pair qui est plus âgé ou plus fort, tandis qu’un enfant victime d’intimidation verbale peut subir des insultés, des épithètes péjoratives ou dégradantes, ou des menaces. Beaucoup de parents, les éducateurs et les professionnels de santé sont familiers avec les formes physiques et verbales de l’intimidation. Cependant, l’intimidation peut également prendre la forme d’ostracisme, de la propagation de rumeurs ou de ragots visant à saboter les relations avec les pairs de l’enfant ciblé et l’isoler ainsi du groupe de pairs. Ce type d’intimidation, appelée l’intimidation relationnelle, peut-être tout aussi préjudiciable à un enfant étant harcelée ou subissant de la violence (physique, direct, indirecte,…) et de la violence psycholpgoqie et morale.

Les enfants qui sont victimes d’intimidation font face à de nombreux facteurs de risques sociaux et émotionnels, incluant une plus grande probabilité de se sentir déprimé ou anxieux, de se sentir être seul, d’entretenir une faible estime de soi. Les autres conséquences de l’intimidation peuvent inclure des maux de tête ou des problèmes de sommeil, un manque d’assiduité à l’école, un manque de motivation et une baisse du rendement scolaire ; et dans les cas extrêmes, des pensées suicidaires ou des passages à l’acte. En fait, l’intimidation est un problème si grave que la plupart des pays à travers le monde, dont le Canada, en ont fait une priorité quant à la santé des enfants afin de prévenir et de gérer l’intimidation dans les écoles et les communautés.
Bien que de nombreux enfants peuvent être victimes d’intimidation à un moment ou un autre, les enfants handicapés [ou en situation de handicap] semblent être particulièrement vulnérables d’être la cible d’agressions répétées de leurs pairs.

Certaines preuves suggèrent que les enfants qui ont un certain type de handicaps dits « cachés » (Dyspraxie – Developmental coordination disorder, TDAH – Attention Deficit Hyperactivity Disorder, Dysphasie – Specific language impairment) sont moins susceptibles de se voir offrir la protection de leur groupe de pairs que les enfants, dont le handicap, sont plus visibles (par exemple, les enfants handicapés physiques tels que le spina bifida).

Les enfants atteints de dyspraxie ont plusieurs traits physiques qui pourraient accroître leur vulnérabilité à l’intimidation. Par exemple, ils peuvent sembler maladroits et bizarres quand ils se déplacent et se débattent les tâches scolaires que les autres enfants de leur âge peuvent faire. Ils peuvent également ne pas être en aussi bonne forme physique que leurs pairs et peuvent être obèses ou affiche un certain surpoids. Certaines recherches avec les parents d’enfants atteints de dyspraxie suggèrent que les familles expriment souvent des préoccupations au sujet de l’intimidation lorsque leurs enfants atteignent l’âge de 9 ou 10 ans.

Les enfants souffrant de dysphasie sont moins habitués aux nombreuses activités sociales qui s’avèrent importantes pour le développement des relations sociales avec les pairs, tel que savoir comment intégrer les groupes de pairs, savoir négocier avec les pairs et la résolution des conflits, ainsi que savoir prendre part aux activités d’apprentissage de groupe. De récentes études suggèrent également que les enfants dysphasie sont à risque accru d’être intimidé. Par exemple, des chercheurs du Royaume-Uni ont révélé que le risque de « victimization » par les pairs parmi les enfants de11 ans avec dysphasie était de 36 % — près de trois fois plus que le niveau rapporté par les enfants du même âge sans difficulté. De plus, les adolescents avec dysphasie ont signalé un risque tout au long de la vie d’être intimidé ce qui représentait presque le double de celui de leurs camarades du même âge (49 % contre 27 %), et ont déclaré avoir été cinq fois plus victimisés durant l’enfance (13 % chez les enfants avec dysphasie vs 2 % chez les pairs au développement normal).

Les enfants atteints de TDAH peuvent être jusqu’à quatre fois plus susceptibles d’être victimes d’intimidation que leurs pairs. Ils signalent également plus de « victimization » verbale, physique et relationnelle que les enfants sans TDAH. En fait, le risque d’être fréquemment victime d’intimidation peut être aussi grand que 10 fois plus chez les enfants avec TDAH. Dans une étude qualitative de la « victimization » par les pairs parmi les quatre garçons atteints de TDAH, les chercheurs ont décrit comment l’intimidation chronique peut conduire à des sentiments d’impuissance et de détresse psychologique sévère. Même à un jeune âge, si l’intimidation est présente, les enfants atteints de TDAH peuvent souffrir de dépression et d’anxiété.

Un grand nombre d’informations complémentaires sur le risque de « victimization » répétée par les pairs chez les enfants atteints de TDAH ou dysphasiques que chez les enfants atteints de Dyspraxie. Pour les enfants avec dysphasiques ou TDAH, les études montrent un risque accru d’être victimes d’intimidation par rapport à d’autres enfants du même âge sans handicap. La recherche sur le risque d’être victime d’intimidation pour les enfants atteints de Dyspraxie est encore émergente, mais la littérature disponible suggère que certains de ces enfants peuvent y être vulnérables.

Il est important que les adultes soient conscients que ces enfants peuvent être à risque accru d’être victimes d’intimidation, même si leur handicap n’est pas toujours évident ou visible pour les autres. La nécessité pour les adultes d’être au courant des risques encourus par les enfants avec un handicap dit « caché » s’étend à d’autres groupes vulnérables (par exemple, les enfants ayant des troubles d’apprentissage). Par conséquent, les parents et les enseignants doivent se familiariser avec les signes qu’un enfant est victime d’intimidation et savoir ce qu’ils peuvent faire pour aider.

Un nombre croissant d’études montre que le besoin de se connecter socialement avec les autres est aussi fondamental que notre besoin de nourriture, d’eau et d’abris. Être socialement connecté serait l’une des véritables passions de notre cerveau. Cette fonction aurait été encodée dans notre système d’exploitation voilà des dizaines de millions d’années et témoigne ainsi d’une certaine évolution au cours des âges. Cette évolution a finalement rendu les humains d’aujourd’hui plus connectés à un monde dit social et toujours plus dépendants du monde social. Cette prédisposition à être « social » (grégaire) peut expliquer notre besoin d’interagir via les médias sociaux, les appareils électroniques, et même via des ragots et commérages (qui joue un rôle important), et aussi pourquoi les gens sont si intéressés à regarder les interactions sociales d’autrui dans les feuilletons et les télé-réalités, par exemple.

Les mammifères sont socialement plus connectés que les reptiles, les primates le sont plus que les autres mammifères, et les humains plus que les autres primates. Ce que cela suggère c’est que devenir plus connecté socialement est essentiel à notre survie. En un sens, l’évolution a fait le parie, à chaque ‘étape’ de l’évolution, que la meilleure manière de nous rendre plus prospère était de nous rendre encore plus social.

Ainsi, nos institutions exécuteraient mieux si elles étaient structurées avec une compréhension de notre nature sociale, et ayant une compréhension de la psychopathologie de l’interaction. Un jour, dans un futur proche, nous allons regarder notre passé et nous demander comment nous avons pu considérer la vie, le travail et les écoles qui sans être guidé par les principes du « cerveau social » (social brain).

Le système de l’éducation, et les écoles pourraient être considérablement améliorés par l’exploitation du potentiel social du cerveau. Ainsi, l’intérêt des élèves américains [et même canadiens et québécois] à l’école [et l’apprentissage] tend à diminuer quand ceux-ci atteignent les septièmes et huitième année (6iem année ou secondaire 1) — un âge où les humains deviennent extrêmement sociaux. Mais le modèle commun des institutions scolastiques et de notre système scolaire est constitué de sorte d’éteindre ce « cerveau social » de la progéniture.

Par exemple, nous n’apprenons pas l’histoire en demandant ce que Napoléon pensait, on enseigne plutôt les limites territoriales, les dates des faits historiques, une trame historique, et nous les rendons aussi asociales que possible. Trop souvent, semble-t-il, nous enlevons ce qui rend l’information « apprenable » et mémorable et nous soulignons surtout la chronologie des événements, tout en laissant les motivations humaines qui soutendent les faits historiques.

Le cerveau des enfants (fin du primaire et début du secondaire) veut comprendre le monde social et l’esprit d’autres personnes (théorie de l’esprit). Nous pouvons donc puiser dans l’aptitude des élèves d’être biologiquement prédisposés à apprendre, et nous pouvons le faire afin d’améliorer l’enseignement de l’histoire et du français, et même les mathématiques et la science. Ainsi, un nombre croissant d’études suggèrent également que les étudiants sont plus susceptibles de se souvenir d’informations quand ils l’apprennent socialement (apprentissage en groupe). Les écoles pourraient appliquer cette leçon en demandant aux élèves plus âgés de tutorat les plus jeunes.

Si vous avez en étudiant du secondaire qui tutorat en enfant du primaire, la motivation du premier sera sociale : cela pourrait donc aider cet autre étudiant et non pas l’embarrasser. Amener les étudiants à être à la fois enseignant et apprenant créerait probablement un certain enthousiasme, voire même un engouement, pour l’apprentissage.

Les recherches suggèrent également que les chefs d’entreprise pourraient bénéficier d’une meilleure compréhension des motivations sociales de la population, et donc des employés. Les études réalisées par certains chercheurs ont montré que le sentiment d’être apprécié et respecté dans le milieu de travail active le système de récompense du cerveau de la même manière que la compensation financière le fait – et les récompenses sociales pourraient être moins efficaces que l’argent quant à la motivation des travailleurs. Et une étude a montré que les gens étaient généralement disposés à remettre de l’argent qui leur avait été donné si cela signifiait que d’autres écrivent des mots aimables à leur sujet.

On note également qu’une étude sur 60 000 dirigeants a révélé que moins de 5 % de ceux-ci excellent à la fois à obtenir des résultats d’accomplissement importants, et bâtir des relations sociales. Peu de gens combinent efficacement ces deux habiletés.

L’importance des connexions sociale est si forte, que lorsque nous sommes rejetés ou lorsque nous vivons des douleurs de l’expérience sociale, nos cerveaux « souffrent » de la même manière que nous le faisons lorsque nous nous sentons la douleur physique. Ainsi, le rejet social, l’exclusion sociale, est aussi douloureux que la douleur physique et à sensiblement les mêmes effets. Ainsi, la douleur physique et sociale est plus proche qu’on ne l’imagine. Nous ne nous attendons d’e quelqu’un avec une jambe cassée à « juste s’en remettre, ça v’as passé ». Pourtant, quand il s’agit de la douleur de la perte sociale, il s’agit d’une réponse – commune – et erronée.

Notre nature sociale est si puissante qu’elle peut même dicter la manière dont nous sommes efficaces dans le développement de nouvelles innovations et la production d’importants changements sociétaux. Nous sommes branchés pour percevoir les choses et penser. Comment puis-je l’utiliser pour aider d’autres personnes que je connais? ‘« . Ainsi, je pourrais avoir l’idée la plus brillante pour une innovation [sociale], mais si toutefois je ne peux pas exprimer l’idés à d’autres personnes d’une manière qu’il puissent m’aider à construire et mettre en oeuvre, cela demeure qu’une idée dans la tête. Conséquemment, si nous ne sommes pas connectés socialement, même de grandes idées se fanent dans l’oublie.

La neurobiologie interpersonnelle (NI) met en évidence les relations, les émotions et le cerveau. La neurobiologie interpersonnelle, terme inventé par le Dr Dan Siegel, dans son livre “The Developing Mind” est un domaine interdisciplinaire qui cherche à comprendre l’esprit et la santé mentale. Ce champ est basé sur la science, mais n’est pas limité par la science, et qui peut se seront résumées qu’elle met l’accent sur les résultats des neurosciences en ce qui concerne le système des neurones miroirs et la plasticité neuronale.

La neurobiologie interpersonnelle est une approche dite conciliante (1) qui examine les domaines indépendants de savoir afin de trouver des principes communs qui émergent pour peindre une image globale de l’expérience et du développement humain, et (2) la neurobiologie interpersonnelle tente d’extraire la sagesse de plus d’une douzaine de différentes disciplines de la science pour tisser une image de l’expérience humaine et des processus de changement tout au long de la vie. La perspective de la “neurobiologie interpersonnelle” est de construire un modèle dans lequel les domaines objectifs de la science et les domaines subjectifs de la connaissance humaine peuvent trouver un lieu commun (3).

L’approche de la neurobiologie interpersonnelle à la psychothérapie s’appuie sur le cadre de base de ce point de vue interdisciplinaire qui explore les manières dont une personne peut aider les autres à alléger les souffrances et de progresser vers le bien-être. L’idée centrale de la neurobiologie interpersonnelle est d’offrir une définition de l’esprit et de bien-être mental qui peut être utilisée par un large éventail de professionnels concernés par le développement humain.

L’NI utilise les preuves cliniques qui supporte comme fondement la croissance continue du cerveau. Cette technique examine la possibilité de la guérison des traumatismes en stimulant le cerveau avec de puissantes persuasions positives. Certaines études ont montré que les conditions qui ont autrefois été considérées comme irréversibles peuvent être en fait transformable de manière saine. Parce que le cerveau se développe en continu tout au long de nos vies, les implications pour la guérison sont sans fin. Cette technique est utilisée dans un large secteur de la population, y compris avec ceux qui travaillent dans les domaines de la santé mentale, de l’éducation, de la parentalité, des entreprises, de l’industrie, etc.

Cette méthode explore donc, entre autres, les effets des traitements psychothérapeutiques sur le cerveau et comment le mécanisme du cerveau est directement affecté par les expériences de la vie. Dans le passé, les experts estimait que la croissance neurologique cessait au plus tard à l’âge adulte.
La neuroplasticité montre ainsi que la formation de nouveaux neurones et des liens neurologiques continue tout au long de la vie, et ce pour l’ensemble de la population. Ce constat relativement récent appuie donc la théorie de la neurobiologie interpersonnelle et apporte certaines preuves quant à sa validité et de son efficacité. En comprenant mieux comment ces liens neurologiques sont touchés, et de même, la manière dont ils affectent dans son ensemble le corps, l’intellect, et l’esprit, les cliniciens peuvent mieux aider les clients à se reconstruire et à renouer ces liens pour atteindre un équilibre intérieur plus sain.