Les interventions dites comportementales s’avèreraient efficaces pour le TDAH

L’usage des interventions dites comportementales (behavioral interventions) dont l’objectif relève du traitement chez les enfants et les adolescents souffrant de troubles de l’attention (TDAH) peut effectivement améliorer significativement à la fois le fonctionnement de l’enfant et du parent, suggère une nouvelle recherche.

Une méta-analyse réalisée pour le compte de l’European ADHD Guidelines Group de 32 études sur les jeunes atteints de cette condition a montré que les familles qui ont reçu des interventions dites comportementales (behavioral interventions) ont connu des améliorations significatives au niveau du parentage (parenting) et des concepts de soi parentales (parental selff-concept), ainsi qu’une amélioration des problèmes concomitants de comportement chez les enfants.

Le message clé de cette étude explique que les interventions dites comportementales telles que les formations parentales sont une importante composante de traitements multimodaux pour le TDAH, selon le co-enquêteur Edmund J. S. Sonuga-Barke, PhD, professeur de psychopathologie du développement à l’Université de Southampton au Royaume-Uni et visitant les professeurs au University of Ghent.

Ainsi, ce n’est pas nécessairement en raison de leurs effets sur les symptômes [noyaux] du TDAH, mais plutôt parce qu’ils peuvent améliorer les compétences parentales, augmenter le fonctionnement social, et réduire les comportements d’opposition et de défi.

L’étude a été publiée dans l’édition d’août du Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry.

Des aboutissements plus étendus

Les chercheurs indiquent qu’ils voulaient bâtir à partir d’une récente méta-analyse menée par le Dr Sonuga-Barke et fournir certaines réponses quant à un éventail plus large d’aboutissements chez l’enfant et les parents. Ils voulaient également répondre aux trois questions suivantes :

  • Est-ce que les interventions comportementales améliorer les réponses des adultes face aux enfants atteints du TDAH?

  • Pour les adultes qui travaillent avec ces enfants, est-ce que les interventions améliorer leur sentiment de compétence (c.f. sentiment d’auto-efficacité) tout en diminuant leurs propres problèmes de santé mentale?

  • Est-ce que ces interventions diminuent les niveaux de comportement d’opposition et à la dépréciation des compétences sociales et le rendement scolaire chez l’enfant ?

Les chercheurs ont mené une revue systématique des essais contrôlés randomisés (ECR ; randomized controlled trials – RCT) publiés jusqu’au 5 février 2013 de personnes âgées de 3 à 18 ans qui ont été diagnostiqués TDAH. Parmi ceux-ci, 32 essais ont été inclus dans l’analyse actuelle.

Les participants aux essais cliniques randomisés ont reçu soit une « condition de contrôle » (control condition), soit des interventions dites comportementales, qui ont été définis comme l’augmentation des comportements souhaités et la réduction des comportements indésirables grâce à une gestion classique de contingence, la thérapie cognitivo-comportementale et la thérapie dite comportementale par les parents ou les enseignants médiateurs. Le tout a été mis en œuvre dans un cadre scolaire ou de la maisonnée.

Les « conditions de contrôle » (control condition) comprennent notamment le traitement habituel (y compris les médicaments) ou les listes d’attentes.

Les mesures des aboutissements comprenaient notamment l’amélioration de la parentalité positive et négative (évalués à 9 et 14 essais, respectivement); l’anxiété, la dépression, ou d’autres comportements de santé mentale chez les parents (évaluée dans 9 essais); et le concept de soi parental/le sentiment de compétence (évaluée dans 7 essais ; c.f. sentiment d’auto-efficacité).

D’autres mesures ont porté spécifiquement sur les enfants et qui comprennent notamment des améliorations des symptômes du TDAH (évalués dans 19 des études), l’amélioration des problèmes de comportement (évalués à 15 essais), ainsi que la réussite scolaire et les compétences sociales (évalués dans 9 essais chacun).

Traitement de première ligne

Les résultats des essais d’évaluation généralement en mode « non aveugles » ont montré que les familles qui sont passées par des interventions comportementales ont considérablement amélioré les scores de parentage (parenting) positif et négatif (différence standardisée moyenne [standardized mean difference – SMD], 0.68 et 0.57, respectivement), du concept de soi parental (SMD, 0.37), ainsi que des symptômes chez l’enfant TDAH (SMD, 0.35), des problèmes de comportement (SMD, 0.26), de rendement scolaire (SMD, 0.28), et des compétences sociales (SMD, 0.47).

Les essais de qualité supérieure de mesure des symptômes de TDAH ont donné des effets plus importants. De plus, la méta-régression a montré des effets plus importants dans les études chez les jeunes enfants, pour les mesures de la plupart des parentages plus positifs (P = 0.03), des symptômes TDAH (p = 0.05), et des problèmes de comportements (P = 0.03).

Dans les essais contrôlés randomisés, probablement en mode aveugle, de significatives améliorations ont persisté pour les groupes quant aux interventions dites comportementales de parentage positif et négatif (SMD, 0.63 et 0.43, respectivement) et quant aux problèmes « conduites » chez l’enfant (SMD, 0.31).

Aucun des essais ne comportait une mesure en mode « probablement aveugle » pour les symptômes du TDAH. En outre, il n’y avait pas d’effets significatifs des traitements dans l’une des études dans les mesures de la santé mentale des parents.

Bien que plus de preuves soient nécessaires avant que les interventions dites comportementales soient mises en oeuvre à titre de traitement de première ligne pour les symptômes noyau du TDAH, les chercheurs ont montré la preuve qu’ils ont des effets bénéfiques sur le parentage et le sens de l’autonomisation (empowerment) des parents et d’effets corroborés de manière indépendante sur les problèmes de comportement des enfants atteints du TDAH.

Ils ajoutent que les analyses en mode « probablement aveugle » sont également nécessaires pour confirmer leurs conclusions quant à l’amélioration de la réussite scolaire et des compétences sociales. De plus, une plus grande exploration s’avère nécessaire sur l’effet modérateur de l’âge de l’enfant sur l’aboutissement de l’intervention.

Des bénéfices évidents

Un traitement efficace [du TDAH] s’avère crucial compte tenu de la chronicité bien documentée et la nature de compromettante de la condition, selon Linda J. Pfiffner, PhD, professeur de psychiatrie à l’Université de Californie, San Francisco.

Elle note que les médicaments stimulants et les interventions comportementales sont deux des traitements les plus étudiés lorsqu’il est question du TDAH.

Les lignes directrices de pratique professionnelle recommandent généralement soit l’un de ces traitements ou les deux traitements à la fois pour le TDAH, selon l’âge et la gravité des symptômes, écrit-elle. En raison de limitations de chaque traitement, les approches multimodales sont souvent recommandées.

Dr Pfiffner ajoute que la méta-analyse présente « les avantages évidents » des interventions dites comportementales chez les parents et sur les aboutissements chez les enfants. Elle note que cela montre également qu’en mettant l’accent sur la réduction des symptômes du TDAH comme unique aboutissement(s) sous-estime l’impact important et plus étendu des interventions dites comportementales.

Elle signale que les déficits fonctionnels ou les problèmes de comportement sont souvent générés par les familles qui cherchent à se faire soigner — et qu’ils sont généralement les principales cibles des interventions dites comportementales.

Tel qu’indiqué par les enquêteurs, les conclusions concernant les déficiences fonctionnelles sont particulièrement importantes étant donné que la médication n’a généralement eu que peu d’effets en ces domaines, écrit-elle.

Elle ajoute que la recherche sur les traitements a encore plusieurs défis persistants à relever, en particulier lorsqu’il s’agit des mesures sur les aboutissements.

Il y a… un besoin pour plus de clarté et de consensus quant aux niveaux de preuve nécessaires pour tirer des conclusions sur l’efficacité d’une intervention. De plus, il n’existe aucun système clair d’évaluation et d’interprétation des résultats mitigés, au sein, et entre, les études, écrit le Dr . Pfiffner.

Une multi-méthode (multi-method), et l’approche multi-informatrice (multi-informant approach) quant à l’évaluation des traitements ont le potentiel de fournir une image beaucoup plus nuancée sur l’efficacité d’un traitement que les approches individuelles et offriraient un meilleur pairage quant aux complexités inhérentes du traitement du TDAH et de ses troubles associés (comorbidités), ajoute-t-elle.

En fin de compte, ces approches semblent les mieux placés pour informer quant à la prise de décision et des lignes directrices cliniques pour la pratique médicale.

Dr Pfiffner n’a signalé aucun conflit d’intérêts. Les auteurs de l’étude ont noté plusieurs informations, dont la liste figure dans l’article original.

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sources

  1. http://www.medscape.com/viewarticle/829192?src=wnl_edit_tpal&uac=161915BT

  2. http://www.jaacap.com/article/S0890-8567(14)00408-0/abstract…

références

  1. http://www.jaacap.com/article/S0890-8567(14)00256-1/fulltext

  2. Pliszka S AACAP Workgroup on Quality Issues. Practice parameters for the assessment and treatment of children, adolescents, and adults with attention-deficit/hyperactivity disorder. J Am Acad Child Adolesc Psychiatry. 2007;46:894–921

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  4. DuPaul GJ, Eckert TL, Vilardo B. The effects of school-based interventions for attention deficit hyperactivity disorder: a meta-analysis 1996-2010. School Psychol Rev. 2012;41:387–412

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  11. Daley D, van der Oord S, Ferrin M, et al. Behavioral interventions in attention-deficit/hyperactivity disorder: a meta-analysis of randomized controlled trials across multiple outcome domains. J Am Acad Child Adolesc Psychiatry. 2014;53:835–847

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[Risques Iatrogènes] Les médicaments pour le TDAH ne sont pas suffisamment testés quant à leurs sécurités et leurs efficacités sur le long terme

Une nouvelle étude[3,4,5] montre que les études à l’appui de l’approbation de la majorité des médicaments utilisés pour traiter chez les enfants les troubles de l’attention avec/sans hyperactivité (TDAH) n’ont pas été conçues pour démontrer la sécurité et l’efficacité des médicaments sur le long terme ou pour détecter les événements indésirables rares (EIR; Risques iatrogènes).

Des chercheurs du Boston Children’s Hospital, dans le Massachusetts, ont constatés que la majorité des études réalisées par les commanditaires quant à leur médicament pour le TDAH, et ce, avant l’approbation pour la mise en marché, étaient soit trop petites, soit trop courtes, ou les deux à la fois, pour effectivement extrapoler les gains cliniques significatifs lors des suivis qualifiés « à long terme » des enfants recevant ces médicaments pour le TDAH.

Il y aurait donc un décalage entre la manière dont ces médicaments sont approuvés, car en fait ils sont testés sur un petit nombre de patients sur de courtes périodes de temps, par rapport à la manière dont les médicaments sont utilisés, par un grand nombre de patients pendant de nombreuses années, signale l’auteur sénior Kenneth Mandl, MD, MPH, professeur de pédiatrie à l’Harvard Medical School, du Boston Children’s chair in biomedical informatics and population health et directeur du Intelligent Health Laboratory au Boston Children’s Informatics Program.

Donc, le constat de cette étude aurait de grandes implications sur la manière dont nous considérons la sécurité et l’efficacité de ces médicaments. Il est également impossible d’évaluer le type d’aboutissements [à partir des essais sur le TDAH] auxquels les parents et les médecins seraient les plus intéressés, y compris l’impact que ces médicaments peuvent avoir sur le rendement scolaire ou le développement cognitif et émotionnel.

Cette étude ne s’adresse pas à savoir si les médicaments pour le TDAH s’avèrent sûrs, bien que leur sécurité a depuis été établie par des années d’expérience clinique. Au lieu de cela, l’étude souligne la nécessité d’un programme mettant l’accent sur l’amélioration de l’évaluation des événements indésirables rares (EIR) et la sécurité à long terme par le biais d’essais post-commercialisation, d’essais comparatifs d’efficacité, une implication de la FDA plus active de maintien de l’ordre.

Une approche utilisée par la FDA pour accroître les connaissances concernant les EIR des médicaments ainsi que la sécurité à long terme de médicaments consiste essentiellement à exiger des compagnies pharmaceutiques de mener des essais post-commercialisation comme suite à l’approbation d’un médicament. Cependant, historiquement, l’application de cette exigence a été négligée et les compagnies pharmaceutiques n’ont pas mené les essais post-commercialisation demandés ou exigés.

Des constats frappants

Pour l’étude, les auteurs ont identifié tous les médicaments pour le TDAH approuvés par la US Food and Drug Administration (FDA) et ont analysé les données provenant des essais cliniques utilisés par la FDA pour évaluer l’efficacité clinique et la sécurité des médicaments.

Pour comprendre l’ampleur de la sécurité à long terme des médicaments communs traitant le TDAH, et la manière dont ils avaient été étudiés avant d’être introduits sur le marché, les chercheurs ont examiné les données d’essais cliniques inclus dans les ensembles d’approbations des médicaments de la FDA pour 20 médicaments, allant aussi loin que l’approbation initiale de la FDA pour méthylphénidate (Ritalin®) en 1955.

Les commanditaires des médicaments (compagnies pharmaceutiques) ont effectué au total 32 essais cliniques en tout pour l’approbation de 20 médicaments différents pour le TDAH. Ces 20 médicaments représentent 10 ingrédients actifs différents, comportant des produits individuels avec des systèmes de formulation et de livraison différents. Seulement 3 des 20 médicaments ont été retirer du marché depuis leur approbation par la FDA.

Le nombre médian des participants étudiés par médicament était de 75 participants, mais 11 médicaments ont été approuvés après avoir été étudié avec moins de 100 participants, et 14 des essais de médicaments comptait moins de 300 personnes (certains des 11 médicaments ont également été inclus dans les essais qui comportait moins de 300 personnes).

La durée médiane pour un essai avant l’approbation de la FDA était de 4 semaines. Encore une fois, cependant, plus de trois quarts des essais ont été réalisés sur moins de 6 mois, et plus d’un tiers ont été effectuées pendant moins de 4 semaines.

Ce qui s’avère préoccupant, c’est que globalement, la moitié de ces essais de médicaments comptait moins de 100 participants, ce qui s’avère un nombre impressionnant, car il est en effet très faible, signale l’auteure principal Florence Bourgeois, MD, MPH.

L’autre constatation préoccupante, a-t-elle ajouté, c’est que la durée médiane des essaies était seulement de 4 semaines, qui clairement ne s’avère pas suffisamment long pour évaluer les aboutissements axés sur le patient, tels que l’impact du traitement du TDAH sur les paramètres cognitifs et développementaux.

Les enquêteurs ont également constaté que la FDA avait approuvé sept médicaments sans commanditaires qui soumettent des données d’essais cliniques sur l’utilisation du médicament pour le traitement du TDAH chez une population pédiatrique.

Tous les 7 de ces médicaments avaient déjà été approuvé par la FDA pour d’autres conditions, telles que l’obésité.

La FDA a également demandé aux commanditaires de 6 médicaments différents de fournir des données d’essai supplémentaires post-commercialisation, mais seulement 2 commanditaires ont respectée cette demande.

Il est important de procéder à des essais post-commercialisation suite à l’approbation d’un médicament afin de contrôler de grands groupes de patients pour les EIR rares qui ne seraient pas détectés dans des essais cliniques limités, notent les auteurs.

Encore plus d’approbations récentes

Les médicaments approuvés pour le traitement du TDAH au cours de la dernière décennie ont fait l’objet d’un examen un peu plus approfondi.

Sur les 6 médicaments approuvés depuis 2004 pour le traitement du TDAH, le nombre médian des participants étudiés pour chaque « drogue » était de 259.

D’autre part, près des trois quarts des participants ont été étudiés que pour moins de 6 mois.

Quant aux médicaments approuvés plus récemment, la longueur médiane des essais avant de recevoir l’approbation de la FDA était de 8 semaines.

En outre, les chercheurs soulignent qu’aucun des médicaments approuvés pour le TDAH n’a rencontré les recommandations de l’International Conference on Harmonization of Technical Requirements for Registration of Pharmaceuticals for Human Use (ICH) quant aux tests et approbations de médicaments utilisés pour traiter les maladies chroniques qui ne mettent pas la vie en danger des souffrants.

Comme le suggère l’ICH, les premiers EIR se produisent et sont plus fréquents au cours des premiers mois de traitement.

Pour capturer ces effets indésirables, l’ICH recommande que soient traités entre 300 et 600 patients pendant au moins 6 mois avant la disponibilité d’un médicament sur le marché.

Alternativement, l’ICH indique qu’au moins 100 patients devraient être exposés à un médicament pendant au moins 12 mois pour capturer les EIR.

Seuls trois médicaments — Daytrana (Noven Pharmaceuticals, Inc), Focalin (Novartis Pharmaceuticals Corporation), et Concerta (Janssen Pharmaceuticals, Inc) — répondent aux exigences de l’ICH avec au moins 300 participants exposés à la « drogue » pendant 6 mois, et ce, avant la commercialisation du médicament.

Les deux médicaments, le Daytrana et le Focalin, se sont également conformés à la recommandation ICH d’étudier au moins 100 participants lors de leurs essais de médicaments sur une durée de 12 mois.

En tout et pour tout, nous ne savons pas vraiment si ces médicaments fonctionnent effectivement, compte tenu de la durée qu’ils sont sur le marché et le nombre de patients qui les ont prises, au moins sur le court terme.

Mais il y a un débat sur la manière dont ils sont efficaces sur le long terme, et il est important que les parents soient au courant de ce qui est connu et ce qui n’est pas connu quant aux avantages de ces médicaments pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées au sujet de la « drogue » pour leur enfant.

Ainsi, Mandl et Bourgeois considèrent leurs résultats comme un appel afin de mettre davantage l’accent sur la réglementation concernant la sécurité et l’efficacité des médicaments à long terme, en particulier ceux prévus pour un usage sur une base chronique.

Un alamisme innaproprité

Adélaïde Robb, MD, professeur de psychiatrie et de pédiatrie à l’Université George Washington, Washington DC, estime que l’étude s’avère « alarmiste » et en fait, relève « d’un alarmiste inapproprié ». La plupart des médicaments dont nous parlons pour le TDAH ont été étudiés sur le long terme et largement chez les enfants », selon le Dr Robb.

Ainsi, lorsque vous prescrivez le Daytrana, par exemple, c’est la même molécule de méthylphénidate qui a été dans tous les autres essais de Ritalin [Novartis Pharmaceuticals Corporation]. Tout ce que les enquêteurs veulent savoir c’est si la préparation liquide ou la préparation sous-la-langue ou la préparation par-le-peau est absorbée, et si ça fonctionne encore? Si la réponse est oui, les questions de sécurité à long terme et de toxicité ont déjà été posées et répondues.

Dr Robb a également estimé que les études pédiatriques quant au TDAH sur une durée de 6 mois ou, mieux encore, 12 mois, donnent effectivement aux médecins une bonne idée des effets secondaires à court et à moyen terme d’un médicament.

Le Dr Robb conclut que la recherche sur les enfants est importante. Acquérir plus d’informations sur la sécurité à long terme est également important, et nous avons donc besoin de consacrer plus de dollars au NIH [National Institutes of Health] pour ce faire. Donc, je le Dr Robb estime que cette étude s’avère un bon message au gouvernement fédéral afin d’accorder plus d’argent à la NIH pour faire des études à long terme de médicaments chez les enfants.

L’étude a été soutenue par l’Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health and Human Development. Aucun des auteurs de l’étude n’a révélé des relations financières pertinentes. Le Dr Robb a cependant rapporté qu’elle a reçu le soutien pour la recherche provenant d’un certain nombre de sociétés pharmaceutiques pour les essais cliniques impliquant des médicaments pour le TDAH.

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sources

  1. http://www.medscape.com/viewarticle/828445

  2. http://www.sciencedaily.com/releases/2014/07/140709151626.htm

références

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  2. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25007171

  3. http://www.sciencedaily.com/releases/2014/07/140709151626.htm

Des problèmes de communication, et du TDAH

Les personnes atteintes de TDAH vivent souvent des difficultés sociales, du rejet social et de l’exclusion sociale, ainsi que des problèmes dans leurs relations interpersonnelles en raison de leur inattention, leur impulsivité et leur hyperactivité. Ces aboutissements interpersonnels négatifs causent de la douleur et de la souffrance émotionnelle. Ils semblent également contribuer au développement comorbide de troubles de l’humeur et de troubles anxieux.

Or, de nouvelles recherches émergent et suggèrent que les gens souffrant de trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH) peuvent faire face à des défis lors de la communication et l’interaction avec autrui[13].

La gestion du TDAH ne relève pas seulement de la seule gestion de l’attention ou de l’impulsivité [ce que fait la médication, dans certains cas]. Le TDAH présente également un déficit des fonctions exécutives, un ensemble de « compétences » qui comprend notamment l’attention et le contrôle des impulsions…, et bien plus encore. Considéré comme un trouble de l’autorégulation, le TDAH a un effet potentiel sur tout ce qui nécessite une planification et une coordination, allant du sommeil en passant par les habitudes alimentaires, à l’élaboration et la mise en oeuvre à long terme jusqu’au bout d’un projet scientifique, à la manière dont la personne parle et écoute lors d’une conversation.

La fonction exécutive (l’ensemble des fonctions exécutives) agit comme notre « gestionnaire du cerveau » et coordonne nos pensées, nos comportements, nos actions ainsi que la capacité de planifier. Elle est également responsable du triage de toutes les informations complexes que nous rencontrons, allant à prêter attention à la voix appropriée dans une salle de classe, à l’organisation des réponses au milieu d’une discussion au rythme rapide. Les soins globaux du TDAH exigent ainsi une vue d’ensemble des effets souvent subtils que la condition a sur la vie d’une personne en s’adressant à ses impacts partout où les symptômes se manifestent. Un des aspects les plus communément négligés de TDAH est son effet direct sur la communication.

Le DSM-V divise la communication en trois composantes : la parole (speech), le langage (language), la pragmatique (pragmatics). Ces compétences sont définies comme suit :

  1. La parole (speech) comprend tout ce qui implique la production des sons. Les préoccupations les plus courantes de la parole relèvent notamment des troubles de l’articulation (articulation disorders; incapacité inattendue à produire des sons spécifiques), le bégaiement (stuttering) et le balbutiemment (stammering).

  2. Le langage (language) relève de la signification des mots et la manière dont nous les agençons ensemble. Il inclut notamment le vocabulaire, la grammaire et le discours narratif accompagnés des capacités de langage réceptif correspondant. Dans le système actuel, les diagnostics les plus communs dans ce domaine relèvent notamment des retards de langage expressif (expressive language delays ; notamment en utilisant moins de mots ou de phrases que prévu) et des retards de langage réceptif (receptive language delays ; une moins grande compréhension que prévu pour l’âge).

  3. Le langage pragmatique (pragmatic language) représente toutes les nuances non verbales qui facilitent la conversation quotidienne, et comprend notamment tout ce qui concerne au sens large l’aspect social de la communication. Il comprend notamment tous les aspects tacites de la communication, comme la lecture des visages et le suivi du ton de la voix, ainsi qu’à s’adapter à différentes situations (comme parler de manière opportune à un enseignant par rapport à un pair). Des compétences telles que la compréhension des gestes, des croisements non littérales (non-literal meetings); tels que la métaphore, l’ironie et le sarcasme), et la détection de la signification émotionnelle derrière un changement dans l’expression du visage dépend ainsi d’une compréhension intuitive de la pragmatique.

Des études montrent que les enfants atteints de TDAH sont à risque de troubles de l’articulation, qui affectent leur capacité à produire le son des lettres de manière appropriée pour leur âge. Au-delà de cela, ils présentent également souvent des différences dans la maîtrise et la qualité vocale de la parole. Une étude a même réussi à détecter la présence du TDAH au moyen de ces différences de discours. Comparativement à leurs pairs souffrant de troubles d’apprentissage uniquement, les enfants TDAH ont montré un volume et une variabilité du ton lorsqu’ils parlent, accompagnés de patterns particuliers tels que l’augmentation du nombre de pauses vocales.

Les enfants atteints du TDAH produisent plus de répétitions vocales et font plus usage de « bouche trou de mots » (word fillers) alors qu’ils essaient d’organiser leurs pensées, semblablement à une sorte de bégaiement. Cela peut conduire aux impatiences et aux malentendus de la part d’autrui, en particulier les enfants, car ils n’ont généralement pas la même patience et la même perspective que les adultes. Une réponse dans la salle de classe peut être une longue suite de balbutiement dans la parole, saccadant et brimant d’autant la prosodie de la voix.

Les enfants TDAH traitent également le langage différemment. Pour commencer, ils sont à risque accru de retard de langage important. Même sans retards spécifiques, en raison de la distraction et des symptômes du TDAH connexes (comorbidités), ils sont plus susceptibles de sembler hors-sujet lorsqu’ils parlent. Ils luttent également et fréquemment pour trouver les mots justes et mettre leurs pensées ensemble rapidement et de manière linéaire dans la conversation. Les erreurs de grammaire lorsqu’ils composent des phrases peuvent également se produire, en raison des difficultés de planification présentes même lorsque les compétences sous-jacentes dans ce domaine sont intactes. Tous ces symptômes liés au TDAH, avec ou sans les retards réels langage (language), peuvent influer sur la capacité à communiquer efficacement.

Dans le TDAH, la compréhension orale peut être directement dégradée, notamment en raison des difficultés à maitriser le débit rapide du langage ou à gérer les environnements distrayants et bruyants comme à la bibliothèque publiques ou dans une salle de classe bourdonnant d’activité. Encore une fois, cela est vrai même lorsque l’enfant n’a pas un réel retard de langage (language); ils ont la capacité de comprendre, mais à cause de TDAH, des détails importants passent sous le radar, à la fois lors d’une conversation et les histoires. Lors de l’écoute, ils peuvent entièrement perdre la trace de fils de la conversation ou des détails avec justesse, et donc ne pas enregistrer les bribes d’information vitales. Ces mêmes lacunes apparaissent souvent comme un comportement oppositionnel lorsqu’une demande apparaît volontairement ignorée au lieu de ne pas avoir été entendue en premier lieu. Ces patterns sont également liés à des difficultés de compréhension de lecture souvent présente chez les personnes TDAH.

Prêter attention au fil de la conversation peut devenir encore plus problématique pour un enfant souffrant du TDAH lorsqu’il est en groupe ou lors d’une situation bruyants. L’habileté à retenir sa concentration sur un seul orateur et à faire la transition entre les orateurs peut s’avérer difficultueuse. Ceci a donc certaines implications sociales, ce qui conduit certains enfants atteints de TDAH à trouver plus facile les relations un à un, plutôt qu’au sein d’un groupe. Les salles de classe promptes à la distraction (qui empêche de se concentrer), lorsque plusieurs activités se déroulent simultanément, peuvent s’avérer particulièrement difficiles à s’engager pour un enfant souffrant de TDAH.

Également, pour un enfant, le TDAH rend plus difficultueux à gérer d’un coup de grosses mottes de conversation (large clumps of conversation). Tandis qu’un autre enfant de 8 ans peut être capable de gérer l’écoute jusqu’à douze mots à un clip avec une bonne compréhension, avec le TDAH, les performances de l’enfant s’abaissent à sept ou huit mots maximum. Toute quantité plus grande de mots saura laisser tomber.

Ces types de problèmes de compréhension du langage parlé sont souvent mal étiquetés comme un « trouble de traitement auditif » (auditory processing disorder). En fait, il n’y a aucun problème réel avec la voie auditive; l’information monte, mais de par les déficiences des fonctions exécutives, le son est mal géré. Le gestionnaire du cerveau s’est à nouveau endormi au travail, brouillant ainsi d’autant les détails sur ce qui se dit.

Le langage pragmatique, comme indiqué ci-dessus, englobe toutes les mœurs sociales liées à la langue parlée et la communication non verbale. Les principaux symptômes principaux du THADA minent cet aspect de la communication en elle-même. Laisser échapper des réponses, une conversation, trop parler et parler trop fort, tout cela brime les standards communs de la communication. Les personnes atteintes de TDAH vont souvent faire des commentaires divergents dans une conversation, ou ont du mal à organiser leurs pensées à la volée. Même pour ceux qui ont un vocabulaire et une compréhension avancés pour leur âge, ces difficultés pragmatiques peuvent substantiellement nuire et faire obstacle à la réussite sociale.

Ces difficultés pragmatiques[8,10,11] sont similaires à, mais pas la même, ce que l’on trouve chez un enfant Autiste. Dans l’autisme, la question sous-jacente est celle de savoir que ces enfants ne saisissent pas intuitivement le monde social — qui comprend notamment certains délais la langue pragmatique. Contrairement à ceux avec aux enfants TDAH, cependant, les enfants autistes ont un retard de développement intrinsèque dans une gamme beaucoup plus large de compétences sociales et de communication[14].

Avec le TDAH, la capacité de comprendre le langage non verbal et les interactions sociales dans son ensemble est très probablement intacte. Ils reconnaissent la communication non verbale pour ce qu’elle est, et comprendre les règles de base de la communication tels qu’« attendre votre tour avant de répondre ». En raison de la distraction, de l’impulsivité ou d’autres fonctions exécutives déficiences, ils risquent de ne pas être capables d’observer ces mêmes règles à tout moment particulières, ou même de pouvoir remarquer les indices sociaux du tout; nombreux sont ceux qui répondent à ces critères pour une nouvelle catégorie du DSM-5 « trouble de la communication (pragmatique) sociale (social [pragmatics] communication disorder)[4]. Ainsi, alors que l’autisme provoque une dépréciation plus omniprésente du jugement social, en raison de lacunes dans les compétences pragmatiques chez les personnes TDAH, des problèmes peuvent à eux seuls compromettre les habiletés sociales chez les enfants.

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Au Canada, à l’Université de Waterloo, des chercheurs affirment que : « les personnes atteintes du TDAH sont souvent moins capables d’envisager la perspective de leur interlocuteur. Comprendre que cela peut s’avérer un problème mènera à de nouvelles approches et à de nouvelles formations qui seront susceptibles d’améliorer la manière dont les personnes interagissent et communique avec le trouble avec les autres ».

La recherche apparaît dans deux études publiées. Le premier papier a été publier dans le Journal of Speech, Language, and Hearing Research[2], et porte sur des questions qui peuvent être trouvées chez les enfants. Le deuxième papier aborde les adultes et apparaît dans le Journal of Attention Disorders[3].

Lors d’une conversation, les individus ont besoin de prêter attention aux connaissances et aux perspectives d’autrui. L’habileté de voir le point de vue de l’autre est essentielle pour une communication réussie, permettant à chaque orateur de modifier leur réponse ou réagir en conséquence.

Dans une étude, les chercheurs ont examiné les enfants avec et sans un diagnostic de TDAH, et dans l’autre étude, des étudiants du premier cycle avec différents niveaux de symptômes du TDAH ont participé.

Ces études suggèrent que pour les personnes TDAH, plus sévères s’avèrent les symptômes individuels du TDAH moins ceux-ci utilisent le point de vue de l’orateur pour guider leur interprétation des déclarations de base[12]. La capacité de tenir compte d’un autre point de vue au cours d’une conversation nécessite des ressources cognitives telles que la conservation des informations pour une période temporaire et la capacité de supprimer une réponse (inhibition).

Ces domaines de compétences tendent à être déficitaires chez les personnes atteintes du TDAH, et c’est peut-être pourquoi leur comportement communicatif semble souvent plus égocentrique, ou en fonction de leur propre point de vue. Les chercheurs s’intéressent à la manière dont ces résultats peuvent être liés à d’autres comportements sociaux, ce qui pourrait fournir une meilleure compréhension des difficultés liées au TDAH dans des situations sociales plus complexes.

Ces résultats sont importants, car ils permettent de réfléchir sur les possibles stratégies de mitigation. Les programmes de formation aux habiletés sociales (développement des compétences sociales) pour les enfants atteints de TDAH ne présentent souvent pas d’avantages substantiels lorsque les enfants retournent à leur environnement social, et si nous les chercheurs avaient une meilleure idée de ce qui cause ces difficultés de communication alors pourrons-nous cibler les moyens de mitigation pour ces compétences particulières, des programmes d’intervention améliorée peuvent être en mesure d’obtenir des résultats plus probants et bénéfiques.

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Les enfants atteints de TDAH sont moins précis dans leurs interprétations des énoncés de référence (referential statements)[12]. Ces difficultés conduiraient à une plus grande occurrence de mauvaise communication.

L’une des fonctions les plus élémentaires de la langue est celle de communiquer de l’information à d’autres personnes à l’aide de référents particuliers (particular referents). Un référent (referent) pourrait être, par exemple, un objet (par exemple, la boule rouge), un emplacement (par exemple, l’emplacement du bureau de poste), ou une idée (par exemple, la notion de gravité).

Dans chaque cas, l’objectif de l’orateur est celui de veiller à ce que l’auditeur soit en mesure d’identifier le référent des alternatives qui pourraient être confondues avec le référent. La communication référentielle, comme on l’appelle, peut être distinguée des autres fonctions de communication.

La communication référentielle (referential communication) est le terme donné à des actes communicatifs (communicative acts), généralement parlés, dans laquelle certains types d’informations sont échangées entre un orateur et un autre. Cet échange d’informations est généralement fonction d’actes de référence (acts of reference) réussis, dans lequel les entités (humaines et non-humaines) sont identifiées (nommer ou décrire; lequel exactement?), sont situés ou déplacés par rapport à d’autres entités (en donnant des instructions ou des directives; où exactement?), ou sont suivis par séquences de lieux et d’événements (raconter un incident ou un récit; qu’est-ce qu’ils font exactement?).

Ces actes de référence sont évalués en fonction de leur efficacité communicative, et non pas leur exactitude grammaticale: est-ce que l’orateur a réussi à référer l’auditeur soit à l’entité soit à une action? Certaines formes linguistiques dans toutes les langues sont utiles comme outils afin de permettre les orateurs de se référer le plus clairement possible à des entités.

Les compétences de communication référentielle (referential communication) impliquent la capacité de fournir et de comprendre des informations spécifiques. Les compétences typiques incluent notamment de donner et de suivre des directions, de poser des questions, et de donner des explications. Ces compétences sont importantes dans le discours dans une classe.

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A suivre…

La découverte d’un système anti-distraction dans le cerveau a des implications pour le TDAH, la schizophrénie

Deux psychologues de l’Université Simon Fraser ont fait une découverte sur le cerveau qui pourrait révolutionner la perception des médecins et le traitement de troubles déficitaires de l’attention.

Cette découverte ouvre ainsi la voie sur la possibilité que des facteurs environnementaux et/ou génétiques peuvent entraver ou supprimer une activité spécifique du cerveau que les chercheurs ont identifié et qui nous aide à prévenir la distraction.

Cette étude[1,2] est la première à révéler que notre cerveau utilise un mécanisme actif de suppression pour éviter d’être distrait par des informations saillant non pertinentes lorsque nous voulons mettre l’accent sur un élément ou sur une tâche donnée.

John McDonald, professeur agrégé de psychologie et son étudiant au doctorat John Gaspar, qui a fait la découverte au cours de la recherche de sa thèse de maîtrise, une Chaire de recherche du Canada en neurosciences cognitives, et d’autres scientifiques ont d’abord découvert l’existence spécifique d’un index neuronal de suppression dans son laboratoire en 2009. Mais, jusqu’à présent, on en savait peu sur la manière dont elle nous aide à ignorer les distractions visuelles.

C’est une importante découverte pour les neuroscientifiques et les psychologues, car la plupart des idées contemporaines sur l’attention mettent en évidence des processus cérébraux qui sont impliqués dans la cueillette d’objets pertinents du champ visuel. Les résultats montrent clairement que ce n’est qu’une partie de l’équation et que la suppression active des objets non pertinents est un autre élément important dans le traitement de l’information.

Compte tenu de la prolifération des distractions provenant des dispositifs électroniques de consommation de notre société axée sur la technologie et en constante et rapide évolution, les psychologues pensent ainsi que leur découverte pourrait aider les scientifiques et les professionnels des soins de santé à mieux traiter les personnes ayant des déficits d’attention liés à la distraction.

La distraction est une des principales causes de blessures et de décès dans la conduite de véhicules et ainsi qu’au sein d’autres environnements à haut risque. Il existe des différences individuelles dans la capacité à faire face à la distraction. De nouveaux produits électroniques sont conçus pour attirer l’attention. La suppression de ces signaux exige des efforts, et parfois les gens ne semblent pas en être capables.

En outre, les troubles associés à des déficits de l’attention, tels que le TDAH, l’autisme et la schizophrénie, peuvent en fait découler de difficultés dans la suppression des objets non pertinents plutôt que de difficultés à choisir entre ceux qui sont pertinents.

Les chercheurs tournent maintenant leur « attention » à la compréhension de la manière dont nous faisons face aux distractions. Ils cherchent à savoir quand et pourquoi on ne peut pas supprimer des objets qui pourraient déranger la concentration, et si certains d’entre nous sont mieux outiller à le faire et pourquoi.

Il y a des preuves que les capacités attentionnelles diminuent avec l’âge et que les femmes sont mieux outillées que les hommes à certaines tâches visuo-attentionnels.

L’étude est fondée sur trois expériences dans lesquelles 47 élèves exercé une tâche d’attention visuelle exigeant des recherches. Leur âge moyen des élèves était de 21. Les chercheurs ont étudié les processus neuronaux liés à l’attention, la distraction et la répression par l’enregistrement de signaux électriques du cerveau à partir de capteurs embarqués dans un chapeau que les étudiants portaient.

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sources

  1. Medical News Today (2014, April 23). « Discovery of anti-distraction system in the brain has implications for ADHD, schizophrenia« , MediLexicon Intl, <http://www.medicalnewstoday.com/releases/275759&gt;

  2. Gaspar, J. M., & McDonald, J. J. (2014). Suppression of Salient Objects Prevents Distraction in Visual Search. The Journal of Neuroscience, 34(16), 5658-5666, http://bit.ly/QmBys2.

Références

  1. John McDonald (Associate Professor / Canada Research Chair (Cognitive Neuroscience)) – http://www.sfu.ca/~jmcd/ (+ http://www.psyc.sfu.ca/people/index.php?topic=finf&id=41).

Porter son attention sur la TDAH : Prévalence de l’usage et de la consommation de médicaments

Un traitement pharmacologique est le traitement le plus commun, bien que la thérapie comportementale [et psychosociale] est l’approche recommandée en première ligne chez les jeunes enfants TDAH. Le psychostimulant Ritalin (méthylphénidate) a été le premier médicament largement utilisé dans le traitement du TDAH. Les stimulants continuent d’être la thérapie pharmacologique la plus couramment prescrite pour le TDAH, tandis qu’une plus petite population de patients est traitée avec des médicaments dit non stimulants.

Alors que les stimulants sont extrêmement efficaces pour réduire certains symptômes coeur du TDAH (impulsivité, hyperactivité et attention), comme de nombreux médicaments d’ailleurs, il y a certes des risques associés à leur utilisation, y compris la dépendance et les effets délétères, et indésirables chez les patients atteints de maladies cardiovasculaires ou de conditions qui y sont reliées. Les médicaments traitant le TDAH peuvent également augmenter les risques d’autres troubles psychiatriques et peuvent provoquer des convulsions s’il est pris à fortes doses.

Il y a également certaines préoccupations quant à l’augmentation de l’abus de l’usage de stimulants sur ordonnance prescrits pour le TDAH ainsi que leur grande disponibilité sur le marché noir dans un cadre universitaire, voire collégial. Selon certaines recherches récentes, un adolescent sur huit avait abusé ou avait fait un mauvais usage de la médication pour le TDAH. En 2011 et en 2012, la Drug Enforcement Administration (DEA) a intensifié leurs efforts afin de lutter contre l’utilisation illicite de ces drogues par la mise en œuvre des restrictions supplémentaires sur leur disponibilité. Ces nouvelles restrictions obligent les fabricants de limiter la production de ces médicaments à un niveau défini, qui, combiné avec des augmentations substantielles dans l’utilisation, a conduit à une importante pénurie de l’offre.

L’analyse montre que le nombre d’adultes et d’enfants qui utilisent la médication pour le TDAH continue sa « fulgurante » ascension, passant à 35,5 % de 2008 à 2012. En 2012, près de 4,8 millions d’Américains assurés aux privés avaient pris un médicament pour traiter le TDAH. Alors que les enfants sont toujours les principaux utilisateurs de médicaments contre le TDAH, le nombre d’adultes faisant usage de ces médicaments a augmenté à un rythme beaucoup plus rapide, jusqu’à 53,4 % contre 18,9 % de 2008 à 2012.

La hausse spectaculaire dans le diagnostic et le traitement du TDAH chez les adultes peut largement être attribuée au nombre croissant de preuves que le TDAH n’est pas une condition exclusive à l’enfance. En fait, selon une étude récente étude, environ 30 % des enfants atteints de TDAH continue de souffrir de ce trouble à l’âge adulte. Il y a eu un changement radical au cours des dernières années dans la manière dont nous concevons et pensons le TDAH. Tout en affectant principalement les enfants, nous savons maintenant que le TDAH n’est pas seulement une maladie de l’enfance, mais peut continuer à influer sur plusieurs sphères de la vie des adultes. Un développement inattendu qui a résulté de la reconnaissance du TDAH chez l’adulte est que les femmes ont reçu le traitement pharmacologique dans une plus grande mesure que les hommes.

Comme cela a toujours été le cas, les garçons sont les principaux utilisateurs de ces traitements médicamenteux de stimulants et dépassent de loin le nombre de filles qui en font également usage. Cependant, la tendance s’inverse chez les adultes, alors que plus de femmes font usage de ces médicaments pour le TDAH que les hommes.

Alors que le TDAH se présente souvent chez les femmes sous la forme d’inattention, et qui ne présentent également pas de comportements perturbateurs à l’école (ou de symptômes externalisés), la condition, ses symptômes et ses comorbidités, peuvent être négligés, ignorés ou celés, et souvent ces femmes ne sont pas diagnostiqués et ni traités pour leur TDAH Durand l’enfance et l’adolescence. Plus tard dans la vie, quand elles deviennent plus conscientes de la condition, surtout si leurs enfants montrent des signes de symptômes TDAH, ces femmes peuvent reconnaître ainsi leurs propres symptômes liés à cette condition et consultent alors un médecin à ce sujet (on entend souvent des parents – mères – découvrir qu’il souffre de la même condition que leur progéniture). Elles ont aussi tendance à être le parent qui s’occupe des visites médicales lorsque leur enfant doit être traité pour le TDAH.

Ainsi, de ce nombre croissant de femmes faisant usage de médicaments du TDAH, certaines d’entre elles peuvent aussi être en cours de traitement « off-label » pour une dépression résistante, puisque les stimulants sont parfois utilisés conjointement avec des antidépresseurs dans ces cas.
Pour les femmes avec un diagnostic clinique qui justifient un traitement médicamenteux, les médicaments du TDAH peuvent être extrêmement bénéfiques pour les principaux symptômes du TDAH. Malheureusement, il y a des utilisations moins appropriées du médicament qui pourrait également favoriser ces augmentations de l’usage, et pose également certains problèmes de sécurité, compte tenu des effets secondaires potentiels et délétères, ainsi que la nature « addictive » de stimulants. Depuis que les stimulants sont (re)connus pour diminuer l’appétit, ils sont parfois utilisés, à tort, comme une aide à la perte de poids qui peut être une alternative intéressante à la volonté de suivre un régime. Ces médicaments peuvent également être utilisés par les femmes qui peuvent éprouver des symptômes de troubles de l’attention résultant des multiples exigences de la trépidante vie moderne (une mère non-tdah, ayant un enfant tdah, pourrait faire usage de médication pour augmenter ses facultés attentionnelles et de concentration, etc.).

Les différences entre les sexes sont également visibles lorsque l’on compare la prévalence chez les enfants et les adultes. Contrairement aux hommes, dont le nombre chute brutalement alors qu’ils entrent dans l’âge adulte, la prévalence des jeunes femmes qui utilisent ces médicaments continue d’augmenter, et ce après l’enfance, avec des femmes âgées de 19 à 25 ans éclipsant effectivement le nombre de filles qui prennent des médicaments pour le TDAH, et ce, de 27 %.

Contrairement aux hommes donc, dont le nombre chute après 18 ans, les jeunes femmes âgées de 19 à 25 ont des taux plus élevés d’utilisation des médicaments stimulant pour le TDAH que de filles âgées de 4 à 18 ans. Ainsi, les garçons sont souvent diagnostiquer durant l’enfance et cessent généralement de prendre leurs médications au cours ou peu après l’adolescence, alors que pour les filles, la condition du TDAH passe sous le radar durant l’enfance, et est généralement diagnostiqué et traité au cours de l’adolescence et à l’âge adulte. De plus, les femmes seraient plus portées à se conformer plus longtemps que les hommes aux traitements pharmacologiques.

Historiquement, le diagnostic et le traitement du TDAH a sensiblement été plus élevés chez les garçons que les filles, en partie à cause des comportements plus agressifs, perturbateurs et impulsifs exposés chez les jeunes hommes, tandis que les filles sont plus susceptibles d’afficher des symptômes de « distraction » de la condition qui peut être plus facilement négligée.

En 2012, 7,8 % des garçons âgés de 4 à 18 prenaient un médicament pour le TDAH, plus de deux fois le nombre de filles du même âge (3,5 %). Les garçons adolescents, âgés de 12 à 18 ans, sont de loin les utilisateurs les plus répandus. En 2012, 9,3 % de cette population a pris un médicament pour le TDAH – 7,9 % en 2008.

Dans son édition, mise à jour, du manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5), publié en mai 2013, l’American Psychiatric Association (APA) a pour la première fois fourni des lignes directrices spécifiques aux professionnels de la santé mentale sur la caractérisation et le diagnostic de TDAH chez l’adulte. Le DSM-5 reflète plus de 20 ans de recherches publiées démontrant que le TDAH se présente d’abord avant l’âge de 12 ans, il peut continuer à l’âge adulte. Les adultes atteints du TDAH ont des taux plus élevés de divorce, d’abus de drogues et de comportement criminel, de perte d’emploi.

Nous avons observer, au cours des dernières années, une forte augmentation de l’ampleur de traitements médicamenteux pour le TDAH au sein de la population adulte, et les gains les plus importants ont été observés chez les 26 à 34 ans – jusqu’à 84,4% de 2008 à 2012. L’augmentation de la prévalence chez les femmes de ce groupe d’âge étaient légèrement plus élevés, en hausse de 85,1%, au cours de la période de cinq ans.
Bien que l’on constate des augmentations plus élevé parmis les femmes agées de 26 à 34 ans, les jeunes femmes âgées de 19 à 25 ans montrent un taux d’usage de traitements médicamenteux du TDAH plus élevé, par rapport aux femmes des autres groupes d’âge. Fait intéressant, ils ont également dépassé les filles dans l’utilisation de ces médicaments, avec 4,4% d’entre elle daisant usade de médicament pour le TDAH en 2012, comparativement à seulement 3,5% pour les 4 à 18 ans.

Les différences entre les sexes chez l’adulte quant à l’utilisation de médicaments pour le TDAH sont à l’opposé de ceux observés chez les enfants. Il y a seulement une légère différence entre le nombre d’hommes et de femmes âgés de 19 à 25 qui font usage de ces médicaments. Après cela, plus de femmes que d’hommes adultes font usage de traitements pour le TDAH et l’écart relatif entre eux s’élargit à mesure qu’ils vieillissent.

L’étude à également permis de montré que près des deux tiers des adultes ont recu prescriptions de médicaments contre le TDAH par un médecin de soins primaires (primary care physicians) plutôt que d’un spécialiste.

Une sensibilisation accrue et une plus grande acceptation que le TDAH comme un trouble du comportement (c’est un trouble neurodéveloppementale, avec des symptômes comportementaux) au cours des dernières décennies a conduit de nombreux enfants souffrant de cette condition à recevoir des traitements pharmacologiques dont ils auraient besoin pour réussir à l’école et dans leur vie. Cependant, il y aurait également une variété de tendances cliniques et sociétales qui gonflent le nombre de diagnostics de TDAH et de traitements médicamenteux, et ce, à des niveaux préoccupants et anormaux aux États-Unis.

Un facteur contribuant serait la pression croissante et accrue sur les écoles et les étudiants pour améliorer les performances scolaires au sein d’environnement d’évaluation à grands enjeux où il y a moins de tolérance pour les comportements perturbateurs en classe. Cela est particulièrement vrai chez les garçons qui affichent souvent la forme la plus impulsive et « agressive » de la maladie.

Bien qu’il existe des enfants qui ont très certainement TDAH et qui bénéficient grandement de traitements médicamenteux, le TDAH est malheureusement devenu « fast-track » pour les enfants ayant des problèmes de comportement, masquant parfois d’autres problèmes tels que des troubles de l’humeur, des troubles de l’anxiété, des troubles oppositionnels avec provocation ou des troubles des conduites. Les pédiatres et les médecins de soins primaires qui, souvent, n’ont pas le temps ou la formation pour mener l’évaluation neuropsychologique approfondie et les entretiens cliniques nécessaires pour déterminer efficacement et avec un certains niveau de certitude le diagnostic du TDAH, sont les premiers responsables de traitement et du suivi de ces enfants. Les médecins peuvent également se trouver sous la pression des parents, des professeurs, ou d’autres intervenants (DPJ, CLSC, etc.) qui ne sont pas heureux avec les qualités des comportements de l’enfant et sont convaincus que le TDAH est responsable. Il existe donc un biais, biais de confirmation, qui consiste à la tendance naturelle qu’ont les personnes à privilégier les informations qui confirment leurs idées préconçues ou leurs hypothèses (sans considération pour la véracité de ces informations) et/ou d’accorder moins de poids aux hypothèses jouant en défaveur de leurs conceptions. Compte tenu du manque général d’accès aux thérapies comportementales, psychoéducationnelle, et psychosociales, et des frais qui y sont associés, une prescription de médicament est généralement le résultat, une fois un diagnostic de TDAH a été fait.

Un autre facteur qui peut être ajouté à la prévalence du diagnostic et du traitement du TDAH est l’exposition des enfants à « temps d’écran » (screen time) ou l’on a montré qu’il augmenter les comportements perturbateurs et la distraction et mène à l’abaissement des performances scolastiques, dont la diminution des notes scolaires. Bien qu’il n’y ait pas de preuve concluante que les activités d’écran peuvent effectivement causer le TDAH, jouer aux jeux vidéo — en particulier chez les jeunes enfants dont le cerveau est en développement – les entraines à répondre à changements de stimuli très rapide et, sans les autres activités nécessitant une attention prosocial prolongée, peuvent entraîner des comportements qui imitent les symptômes du TDAH. L’utilisation généralisée de la technologie à des âges de plus jeunes et plus jeunes deviendra un facteur de plus en plus important dans le diagnostic de TDAH. C’est un phénomène qui doit préoccuper et interpeller les parents ainsi que les cliniciens.

Alors que la grande majorité des enfants sont traités avec des stimulants, il y a une plus grande proportion de jeunes enfants sur les médicaments dits « non stimulants » que l’on observe chez les adolescents. En 2012, 19,5 % de 4 à 11 ans qui prenaient un médicament pour le TDAH ont utilisé un « non stimulant » par rapport à 14,2 % des 12 à 18 ans. Les « non-stimulants » sont considérés comme plus aisés à tolérer, car ils ne provoquent pas un certain nombre des effets secondaires associés aux stimulants, y compris la perte d’appétit et des troubles du sommeil. Cependant, ils peuvent ne pas être aussi efficaces que les stimulants dans le traitement du TDAH chez certaines populations de patients.

En plus d’utiliser des congés pharmacothérapeutiques pour contrer certains problèmes et troubles de la croissance, certains enfants sont offerts des pauses de médicaments afin de réduire leur exposition à un certain nombre d’effets secondaires désagréables ou délétères de stimulants. Il y a, cependant, certains éléments de preuve montrant que les enfants atteints de TDAH, qui persistent sans pauses avec les médicaments tout au long de l’année ont moins de problèmes que ceux dont le traitement est interrompu. À suivre…

Si les effets secondaires des médicaments TDAH ou des problèmes de croissance s’avèrent importants, les congés pharmacothérapeutiques s’avèrent une importante option pour atténuer ces problèmes. Cependant, une approche individualisée d’une analyse bénéfice/risque et la conversation avec le patient et les parents devraient faire partie de toute décision sur la nécessité d’une pause de médicaments. La cessation de traitement pour une période de temps peut, dans certains cas, rendre plus difficile pour un enfant de revenir à la prise de médicaments pour le TDAH sur une base régulière, ce qui entraîne la « non-observance » ou de l’utilisation sous-optimale du médicament qui peut s’avérer problématique.

Le fait que nous observons une légère hausse significative du nombre d’adultes sous ordonnance de médicaments pour le TDAH au cours des dernières années est clairement lié à la reconnaissance qu’il y a une proportion de personnes qui continuent a souffrir de symptomes et à avoir besoin de traitement pour le TDAH à l’âge adulte. Il n’est pas surprenant de voir, d’ailleurs, qu’il y ait une baisse significative de l’utilisation de médicaments pour le TDAH chez les garçons passé l’age de 18 ans, car une fois les enfants quittent le domicile familiale, ils ont tendance à moins conforme se conformer aux traitements de leur spécialiste ou médecin. Aussi, ces disparités peuvent être liées au fait que les femmes vont, à un taux plus élevé que les hommes, à l’université et les étudiants qui fréquente l’enseignement supérieur font plus usage de stimulants que ceux qui de le fréquente pas. En outre, les femmes ont tendance à être de meilleurs patients que les hommes et à se conformer plus facilement aux soins recommandés, et donc à honorer leurs prescriptions. En outre, les jeunes femmes sont souvent en contact plus régulier avec leurs parents qui peuvent aider à soutenir l’adhésion aux médicaments.

Il est également intéressant de noter qu’une fois entrer dans le milieu du travail, les femmes devancent dépasse en nombre les hommes dans leur utilisation de traitements médicamenteux du TDAH. Il y a donc une tendance pour les femmes à mieux adhérer à des soins médicaux. Mais un autre facteur qui a un effet appréciable dans la conduite de l’usage de drogues pour les TDAH, en particulier chez les femmes de carrière, est le « syndrome de superwoman ». Pour certaines femmes, les stimulants peuvent fournir, à un niveau élevé, l’énergie supplémentaire et l’attention nécessaire et suffisante qu’elles doivent obtenir, tant à la maison et qu’au travail.

Il ne fait aucun doute qu’il y a des adultes qui ont besoin de médicaments pour le TDAH pour réussir dans leur vie professionnelle et personnelle. Cependant, le fait qu’il y a eu une substantielle hausse de l’usage de médication pour le TDAH chez les adultes soulève les mêmes questions que nous avons posées à propos de l’utilisation appropriée de ces traitements chez les enfants: sur-diagnostiquons nous ou sur-médicamentons nous la population adulte?

L’utilisation d’antipsychotiques pour le traitement de patients atteints de TDAH a longtemps été controversée. Les antipsychotiques sont des puissants médicaments avec des effets secondaires potentiellement sévères et délétaires. Ils sont approuvés pour une utilisation chez les patients souffrant de troubles de l’humeur, de la schizophrénie et d’autres graves troubles de santé mentale. Ils ne sont pas approuvés pour traiter le TDAH. Cependant, ils sont parfois prescrits «off label »  pour certains patients atteints de TDAH qui ont des sévères problèmes comportementaux, car ils peuvent être très efficaces pour rapidement améliorer les comportements. Un petit sous-ensemble des ces enfants atteints de TDAH pevent également souffrir d’autres problèmes de santé mentale qui justifient l’utilisation des antipsychotiques.

Les enfants utilisant les médicaments pour le TDAH sont beaucoup plus susceptibles de se voire offrir un antipsychotique que les enfants qui ne sont pas traités pour le TDAH. L’utilisation concomitante de médicaments antipsychotiques et pour le TDAH chez les enfants âgés de 4 à 11 s’élève à 7,4% (contre 0.5% pour les non TDAH) , taux 10 fois plus élevé que chez les enfants qui n’utilisent pas de médicaments pour le TDAH. Cependant, les enfants âgés de 12 à 18 ans souffrant du TDAH font une utilisation concomitante de médicaments antipsychotiques plus élevé, à 9,6% (contre 1.2 % pour les non TDAH), soit plus de sept fois le taux d’utilisation vu chez leurs pairs non traités pour la maladie.

Ces nouvelles données sont définie dans un contexte qui montre que 9,9% de la population de tous les âges ayant un TDAH ont pris une médication antipsychotique, en 2012, et ce par rapport à seulement 1,5% des personnes non-TDAH (personnes assurées en privé). Cependant, l’étude révèle également une tendance de la consommation annuelle d’antipsychotiques progressivement inférieur chez les enfants et les adultes qui prennent des médicaments pour le TDAH depuis 2009. La baisse a été particulièrement notable chez les adultes atteints de TDAH âges 26 à 34 qui ont réduit leur utilisation des antipsychotiques de 10,6% en 2008 à 7,6% en 2012. Les données également montrer un renversement de la tendance au cours des trois dernières années par rapport aux études antérieures qui ont signalés une augmentation sept fois plus importante dans l’utilisation des antipsychotiques chez les enfants et une augmentation de près de cinq fois chez les adolescents, et ce entre 1993-2009, dont un grand nombre ont été diagnostiqués avec le TDAH.

Le fait que tant d’enfants atteints de TDAH sont également traités avec des antipsychotiques s’avère alarmant. Bien qu’il existe certains cas qui peuvent justifier l’utilisation de ces médicaments ainsi que les stimulants, ils doivent être utiliser comme ultime et dernier recours thérapeutique alors que les autres médicaments qui ont été essayées ont échoué.

Les estimations sur le nombre de personnes souffrant de TDAH ainsi que de la dépression varient considérablement. Des études ont présenté des chiffres entre 16 % à 37 % des adultes et 9 % à 38 % des enfants atteints de TDAH, qui ont également un trouble dépressif.
La dépression est une fréquente comorbidité chez les patients atteints de TDAH, en particulier chez les femmes, et, dans certains cas, les médicaments pour le TDAH ont été utilisés pour traiter la dépression majeure qui ne répond pas à d’autres treatments. Les symptômes d’un trouble imitent souvent les symptômes de l’autre, et les erreurs de diagnostic sont un problème potentiel.

Les utilisateurs TDAH des deux sexes et de tous âges sont beaucoup plus susceptibles de prendre un antidépresseur que ceux qui ne sont pas traités pour le TDAH. Selon l’analyse, l’utilisation des antidépresseurs pour ceux qui suivent un traitement pour le TDAH augmente avec l’âge, autant chez les femmes que chez les hommes, mais, à partir de l’âge de 12 ans, les femmes souffrant de TDAH sont beaucoup plus susceptibles de se voir offrir un traitement d’antidépresseurs que les hommes. Le taux de traitement aux antidépresseurs est de 15,0 % chez les enfants atteints de TDAH et de 40,5 % chez les adultes atteints de TDAH, mais s’élève jusqu’à 64,4 % chez les femelles d’âges de 50 à 64 ans et 47,0 % chez les hommes de même âge.
Chez les enfants, la plus grande augmentation de l’utilisation concomitante a été observée chez les enfants âgés de 4 à 11 ans de 2008 à 2011, avec une prévalence de 10,6 % environ. L’utilisation d’antidépresseurs a diminué au cours de cette période chez la plupart des adultes TDAH et la seule exception étant que les hommes dans le groupe de 19 à 25 ans a connu une légère hausse du nombre de personnes qui prenait un antidépresseur.

La recherche a montré que, bien que le traitement médicamenteux pour le TDAH peut s’avérer extrêmement efficace sur les symptômes cœur du TDAH (hyperactivité, impulsivité, attention), la combinaison de médicaments et la thérapie comportementale [et psychosociale] peuvent entraîner de meilleur rendement scolaire et de meilleures relations familiales. L’approche combinée peut aussi conduire à la prescription de doses plus faibles de médicaments.

Le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 5e édition (DSM-V, publié en 2013 par l’American Psychiatric Association (APA), recommande la psychothérapie comme intervention en première ligne chez les enfants atteints de TDAH, complétée une médication en fonction des besoins des enfants plus âgés. Cette directive nonobstant, un seul enfant assuré sur quatre qui prend des médicaments pour le TDAH a reçu une forme de psychothérapie en 2010. L’étude a également identifié une grande disparité dans les taux de psychothérapie reçue à travers les États-Unis.
Un des résultats de l’étude valide que les enfants dans les comtés qui ont le moins de psychologues étaient deux fois moins susceptibles de recevoir une psychothérapie que ceux dans les comtés ayant le plus de psychologues. Mais parmi toutes les autres communautés ayant des ressources de santé mentale comparables, il n’y avait aucune explication clinique apparente pour expliquer la variation de l’offre de psychothérapies chez les patients atteints de TDAH.

Les coûts des médicaments pour le TDAH ont connu une augmentation de 91 % sur la période d’étude de cinq ans, et ce, à partir de 18,57 $ en 2008 à 35,52 $ en 2012, principalement grâce à la hausse de l’utilisation de la médication, bien qu’il y ait également une augmentation du coût de ces médicaments. La moyenne que les plans paient par ordonnance a augmenté de 35,4 % à 146,41 $, tandis que les coûts pour les bénéficiaires « hors poche » (beneficiaries out-of-pocket costs) ont augmenté de seulement 4,2 % à 27,52 $ au cours de cette même période.

La plus forte augmentation dans le coût du plan moyen par ordonnance (average plan cost per prescription) a été observée chez les patients plus âgés, ceux âgés de 50 à 64 ans, à 236,92 $, tandis que les 4 à 11 ans ont produit la plus faible augmentation à 117,75 $. Les coûts du régime par prescription (plan costs per prescription) diffèrent selon le sexe, ainsi, les femmes dépensent en moyenne 153,29 $, les hommes dépensent considérablement moins, à 140,98 $.

Des différences régionales dans le coût moyen par ordonnance ont également été observées, dont les coûts les plus élevés en 2012 ont été observer dans le Midwest à 154,37 $, tandis que le plus bas coût par ordonnance ont été observés dans le sud à 140,61 $. Cependant, les coûts pour les bénéficiaires « hors poche » les plus élevés sont assumés par ceux qui vivent dans le sud, avec un prix moyen par ordonnance de 32,27 $, tandis que le coût le plus bas à 23,23 $ a été observé dans l’Ouest.

Le type de médicaments prescrits ainsi que le médecin qui prescrit influence aussi de façon significative les coûts. En moyenne, les coûts des plans de médicaments stimulants et les membres (stimulant medications cost plans and members) paient 142,86 $ par ordonnance par rapport à 159,74 $ pour les non-stimulants. Le coût total par ordonnance lorsque le médicament est prescrit par un spécialiste était de 167,28 $, et de 133,65 $ lorsqu’il est prescrit par un médecin de soins primaires (primary care physicians).

Cependant, les coûts par patient « hors poche » (patient out-of-pocket costs) étaient légèrement plus faibles pour les médicaments prescrits par des spécialistes. Cela peut être lié à une plus grande proportion de patients âgés — ceux qui sont plus susceptibles d’utiliser de coûteux médicaments de marque, sans solutions génériques de rechange — étant prescrit des médicaments pour le TDAH par des spécialistes lorsque comparé avec ceux prescrits par les médecins de soins primaires (primary care physicians).

L’activité du cerveau lors du sommeil peut influencer substantiellement les perturbations émotionnelle chez les enfants souffrant du TDAH

Le sommeil consolide les souvenirs émotionnels chez les enfants sains, a contrario des enfants ayant un Trouble d’Hyperactivité avec/sans Déficit de l’Attention (TDAH). Selon une recherche publier le 29 mai 2013 dans « open access journal PLOS ONE » par Alexander Prehn-Kristensen et collègue de « University Hospital Schleswing-Holstein ». Cette étude suggère que les déficits des processus impliqués dans le traitement émotionnel peuvent exacerber les problèmes émotionnels vécus durant la journée chez les enfants ayant un TDAH.

Les chercheurs ont constaté que durant le sommeil, les régions du cerveau soupçonner d’abriter la consolidation des souvenirs émotionnelle (emotional memories) étaient plus actives chez les enfants sains, moins chez les adultes sains, et encore moins actifs chez les enfants TDAH.

L’étude indique : « Alors que plusieurs études montrent un bénéfice certain du sommeil par rapport aux souvenirs émotionnels chez les individus sains, nos résultats montrent pour la première fois que les enfants en bonne santé surpassent les adultes en bonne santé ». Cependant, les auteurs ajoutent que cela peut être attribuable, en partie du moins, aux images axées sur les enfants utilisés à titre de stimuli.

Leurs résultats soutiennent l’idée que l’activité de la partie frontale du cerveau semble cruciale dans la consolidation des souvenirs émotionnelle dans le sommeil, et cette région du cerveau est également impliquée dans les symptômes émotionnels observés chez les enfants atteints de TDAH. Les auteurs ajoutent que d’autres études sont nécessaires pour confirmer si cette fonction du sommeil, impliqué dans la formation des souvenirs émotionnels, se développe avec le temps chez les adultes atteints de TDAH, ou si le dysfonctionnement persiste chez les personnes atteintes du TDAH de tous âges.

– Un sommeil déficitaire peut conduire à l’anxiété

La technologie a récemment permis aux chercheurs d’obtenir des évidences de la manière dont la privation de sommeil peut mener à l’anxiété.

Les enquêteurs affirment que leurs résultats montrent que la perte de sommeil « amplifie » nettement le degré à laquelle une personne prévoie les événements émotionnels imminents. Cette réaction excessive se produit souvent chez les personnes très anxieuses, ce qui les rend particulièrement vulnérables.

Les experts affirment qu’il y a deux caractéristiques communes aux troubles anxieux, soit le manque de sommeil, et une amplification de la réponse émotionnelle. Les résultats de cette nouvelle étude suggèrent que ces fonctions peuvent ne pas être indépendantes les unes des autres, mais peuvent cependant interagir.

Des chercheurs de Berkeley à « l’University of California », lors de deux sessions distinctes, ont utilisé la numérisation du cerveau sur 18 adultes en bonne santé, l’une après une nuit de sommeil normale et une deuxième après une nuit de privation de sommeil. Au cours des deux sessions, les participants ont été exposés à une tâche émotionnelle qui implique une période d’anticipation d’une expérience potentiellement négative (une image visuelle désagréable) ou d’une expérience potentiellement bénigne (une image visuelle neutre). L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) a montré que la privation de sommeil a nettement amplifié l’accumulation d’activité anticipatoire au sein des centres profonds du cerveau émotionnel, en particulier l’amygdale — une partie du cerveau associée à la réponse aux expériences négatives et désagréables.

Étonnamment, dans certains de ces centres émotionnels du cerveau, la privation de sommeil a déclenché une augmentation préjudiciable de plus de 60 pour cent de la réaction anticipatoire. En outre, les chercheurs ont constaté que la force de cet effet de privation de sommeil est liée au fait que si les participants étaient naturellement anxieux.

Les personnes qui étaient plus anxieuses ont montré une plus grande vulnérabilité aux effets aggravants de la privation de sommeil. Les résultats suggèrent que l’anxiété peut élever considérablement le dysfonctionnement émotionnel et les risques associés au manque de sommeil.

« L’anticipation est un processus cérébral fondamental, un mécanisme de survie commune à de nombreuses espèces », a déclaré Andrea Goldstein, principal auteur de l’étude.

« Nos résultats suggèrent que seulement une nuit de privation de sommeil altère de façon significative le fonctionnement optimal de ce processus essentiel du cerveau, surtout chez les personnes anxieuses. C’est peut-être plus que jamais pertinent compte tenu de l’érosion persistant du temps de sommeil qui continue à se produire dans la société ».

Une étude de la même équipe avait déjà montré qu’une surréaction aux expériences négatives était aussi liée à une désactivation du lobe préfrontal, qui s’avère une région en interaction notamment avec l’amygdale, intervient dans le contrôle des émotions. « Le sommeil semble restaurer les circuits des émotions et préparer ainsi aux défis du lendemain et aux interactions sociales », soulignaient les chercheurs. « C’est presque comme si, sans sommeil, le cerveau régressait à un niveau plus primitif d’activité, devenant incapable de mettre les expériences émotionnelles dans leur contexte et de produire des réponses appropriées », ajoutaient-ils.

– Un lien entre le TDAH et les troubles du sommeil chez les adolescents

Une étude de Susan Shur-Fen Gau du College du Medicine and Public Health, au National Taiwan University, indique que les adolescents ayant obtenu un diagnostic de TDAH lors de l’enfance, quel que soit le TDAH persistent, étaient plus susceptibles d’avoir des problèmes courants de sommeil et des troubles du sommeil, comme l’insomnie, les terreurs nocturnes, les cauchemars, le bruxisme et le ronflement. De l’échantillon total, 17 % des enfants atteints de TDAH souffraient d’une insomnie primaire, contre 7 % des enfants contrôles; une insomnie primaire tout au long de la vie est présente chez 20 % des enfants atteints de TDAH, comparativement à 10 % des contrôles. Les troubles liés aux cauchemars ont touché près de 11 % des enfants atteints de TDAH et 23 % d’entre eux souffre de troubles de cauchemars tout au long de la vie, contre 5 et 16 % des contrôles. La présence d’au moins une comorbidité psychiatrique augmente les risques de l’insomnie et de cauchemars.

Les symptômes et les conséquences de TDAH et les problèmes sommeils chez les enfants se chevauchent souvent. Certains troubles du sommeil primaires se trouvent être associés à l’inattention, l’hyperactivité, les troubles du comportement et de rendement scolaire affaiblis, qui sont souvent confondus avec les symptômes du TDAH. « Chez certains patients TDAH, les symptômes sont causés ou exagérés par les troubles primaires du sommeil, et donc le traitement de la maladie du sommeil permettra d’améliorer les symptômes du TDAH », indique Gau.

Les résultats de l’étude indiquent également que les taux de cauchemar et des troubles de cauchemar tout au long de la vie étaient plus fréquents chez les filles et le ronflement est plus fréquent chez les garçons.

– Moins de sommeil égale plus de problèmes de comportements

Une étude qui a suivi les habitudes de sommeil des enfants à partir de la naissance jusqu’à l’âge de quatre ans montre qu’un temps de sommeil plus court est corrélé avec plus de comportements de colère, d’agressivité, d’impulsivité, de crises, ainsi que d’autres comportements plutôt gênants. L’équipe de recherche dirigée par le Dr Rebecca J. Scharf de l’Université de Virginie, Charlottesville — a publié leurs résultats dans le Journal of Pediatrics Developmental & Behavioral. Ainsi donc, on note un accroissement des problèmes de comportement dit « externalisés » lorsque la période de sommeil est insuffisante.

Les résultats ont montré que la durée moyenne de sommeil nocturne était de 10,5 heures, fondé sur l’heure moyenne du coucher à 20 h 39 et l’heure moyenne de réveil à 7 h 13. Cette durée de sommeil est inférieure à ce qui est recommandé pour les jeunes enfants, mais supérieure au 9,75 heures que les chercheurs considèrent comme une « courte durée » (calculée comme un écart-type au-dessous de la moyenne). Ils ont constaté que 11 % des enfants étaient considérés comme ayant un sommeil de courte durée.

« Les enfants de groupes au sommeil plus court ont présenté un comportement nettement plus négatif que les enfants au sommeil de plus longue durée. » Les problèmes de comportement agressif ont été les plus touchés par les périodes de courtes durées de sommeil, les enfants qui dormaient moins de 9,75 heures de nuit étaient 80 % plus susceptibles d’en présenter. La courte durée de sommeil a également été associé à des augmentations de 30 % à 46 % des comportements dit externalisé, comme l’hyperactivité, la colère et l’impulsivité. Les chercheurs ont observé qu’à mesure que la durée du sommeil augmente, plus les comportements externalisés ont diminué, ce qui indique que les enfants d’âge préscolaire qui dorment moins sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de comportement.

Ces nouveaux résultats, ainsi que d’autres études récentes, s’ajoutent aux preuves démontrant que les enfants d’âge préscolaire qui dorment moins ont plus de problèmes de comportement, y compris des comportements perturbateurs, comme l’agressivité et l’hyperactivité. Bien que l’étude ne peut pas tirer des conclusions sur la causalité, « il y a de bonnes raisons de croire que la durée du sommeil nocturne court conduit à des comportements externalisés », écrivent les chercheurs.

« Faire un plaidoyer pour les habitudes de sommeil régulières, une saine hygiène de sommeil et des routines régulières de “coucher” peut être utile pour les jeunes enfants ».

– Se coucher à des heures irrégulières affecte les performance cognitive de la progéniture

Se coucher à des heures différentes chaque soir tout au long de la petite enfance semble freiner la puissance du cerveau des enfants, montre une vaste étude à long terme publiée en ligne dans le Journal d’épidémiologie et de santé communautaire. Les « couchers » irréguliers étaient plus fréquents à l’âge de 3 ans, alors que près d’un enfant sur cinq se couche à des heures irrégulières. À l’âge de 7 ans, c’est plus de la moitié des enfants qui sont allés régulièrement au lit entre 7 h 30 et 20 h 30. Les enfants dont les heures de coucher étaient irrégulières ou qui sont allé se coucher après 21 heures provenaient de milieux plus défavorisés, montrent les résultats de l’étude.

À l’âge de 7 ans, les filles qui avaient des heures de coucher irrégulières avaient des scores plus faibles sur trois aspects de l’intelligence évaluée, après la prise en compte d’autres facteurs potentiellement influents, que les enfants qui se couchent a des heures régulière. Toutefois, ce n’était pas le cas chez les garçons en 7 ans.

Des heures de coucher irrégulières à partir de l’âge de 5 ans n’ont pas été associées à une moins bonne « puissance » du cerveau chez les filles ou les garçons à l’âge de 7 ans. Toutefois, les heures du coucher irrégulier à 3 ans ont été associées à des scores plus faibles en lecture, en mathématiques, et en perception spatiale, et ce autant chez les garçons que les filles, ce qui suggère qu’autour de l’âge de 3 pourrait être une période particulièrement sensible pour le développement cognitif.

– L’impact de l’heure du coucher irrégulier semblait être cumulatif.

Les filles qui n’avaient jamais eu d’heure du coucher régulier à 3, 5 et 7 ans avaient des scores significativement plus faibles, en lecture, en mathématiques et dans la perception spatiale, que les filles qui ont observé des heures de coucher régulières. L’impact a été le même chez les garçons, mais pour deux des trois mesures cognitives.

Les auteurs soulignent qu’une heure du coucher irrégulière pourrait perturber les rythmes naturels du corps et causer une privation de sommeil, donc porter atteinte à la plasticité du cerveau et de la capacité d’acquérir et de conserver des informations.

« Le sommeil est le prix que nous devons payer pour la plasticité de la journée antérieure et l’investissement nécessaire pour permettre l’apprentissage frais le lendemain », écrivent-ils. Et ils ajoutent : « Le développement durant la petite enfance a de profondes influences sur la santé et le bien-être tout au long de la trajectoire de vie. Ainsi, le sommeil réduit ou perturbé, surtout si cela survient à des moments clés du développement, pourrait avoir des répercussions importantes sur la santé tout au long de la vie ».

SOURCE

Alexander Prehn-Kristensen, Manuel Munz, Ina Molzow, Ines Wilhelm, Christian D. Wiesner, Lioba Baving. Sleep Promotes Consolidation of Emotional Memory in Healthy Children but Not in Children with Attention-Deficit Hyperactivity Disorder. PLoS ONE, 2013; 8 (5): e65098 DOI: 10.1371/journal.pone.0065098.

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La trajectoire à long terme des enfants diagnostiqué TDAH lors de la période préscolaire peut s’avérer chronique et sévère

Le Trouble d’Hyperactivité avec/sans Déficit de l’Attention (TDAH), un trouble neuropsychologique et neurodéveloppementale, chronique, qui débute dans l’enfance, et se persiste à à l’âge adulte chez la majorité des enfants. En plus des principaux symptômes du TDAH, ces personnes éprouvent souvent des symptomes associés tels que la dysrégulation émotionnelle, les troubles du sommeil ou d’une faible estime de soi, et souffrent également de troubles concomitants (comorbidité), en particulier les épisodes dépressifs, les troubles anxieux, et la toxicomanie.

En europe, par contraste [du  taux de prévalence de la condition de 3-4%], la prévalence du diagnostic est inférieure à 0,5%, ce qui indique que la majorité des cas ne sont pas diagnostiqués et non traités. Ainsi, les données disponibles suggèrent que la plupart des adultes atteints de TDAH en Europe ne sont pas traitées. Nous verrons plus loin pour les États-Unis.

Aussi, les hommes qui ont été diagnostiqués durant l’enfance TDAH semble avoir des aboutissements significativement plus délétères, et ce, dans les sphères éducatifs, professionnels, économiques et sociaux, selon une étude de suivi de 33 ans, ou on les a comparés avec les hommes sans TDAH durand l’enfance [et donc à l’age adulte également].

Le TDAH, qui est d’abord diagnostiqué à l’âge préscolaire, tend à s’avérer chronique et sévère, mais le cours de la maladie est différent chez chaque enfant, selon les données à long terme de suivi de NIMH-funded Preschool ADHD Treatment Study (PATS).

Ainsi, le TDAH chez les enfants d’âge préscolaire est un diagnostic relativement stable sur une période de 6 ans. La trajectoire est généralement chronique, avec une sévérité élevée des symptômes et des troubles, chez les très jeunes enfants atteints de TDAH modérée à sévère, malgré un traitement avec des médicaments. Le développement de stratégies d’intervention de TDAH plus efficace est nécessaire pour ce groupe d’âge.

La plupart des études sur le TDAH se concentrent essentiellement sur les enfants d’âge scolaire, en particulier les garçons. Le PATS a été la première étude à long terme et à grande échelle conçus pour se concentrer sur les enfants d’âge préscolaire atteints de TDAH, et de déterminer l’innocuité et l’efficacité de leur traitement par le méthylphénidate (Ritalin). Les résultats inital de l’étude ont permis constaté que dans l’ensemble, de faibles doses de ce médicament sur ​​le court terme sont efficaces et sûres, à condition que l’enfant d’âge préscolaire, qui est particulièrement sensible aux effets secondaires, soit étroitement surveillé.

Dans l’étude de suivi, les participants originel, à l’époque âgés de 3 à 5 ans, ont été suivis pendant six ans après que le PATS ait débuter le suivit la trajectoire clinique de leur TDAH. Parents et enseignants ont été interrogés sur les symptômes des enfants à trois (3), quatre (4) et six (6) ans, suivant la fin de l’étude. Après six ans, 89 pour cent des participants rencontrait encore les critères diagnostic du TDAH. Bien que certains symptômes avaient diminué, beaucoup d’entre eux présentaient encore des symptômes sévères, en dépit de l’utilisation des médicaments. Dans l’ensemble, les trajectoires de maladie des enfants variaient considérablement.

Les filles et les garçons ont également montré différents types de changements au cours de leur maladie. Au départ, les filles ont tendance à avoir des symptômes plus graves, notamment d’inattention. Même si elles ont montré au fil du temps une baisse plus marquée de la sévérité de leurs symptômes par rapport aux garçons, leurs symptômes sont quand même restés plus sévère que ceux des garçons, et ce, tout au long de la période d’étude, à l’exception de l’hyperactivité et de l’impulsivité dans le cadre scolaire.

À mesure qu’il y a plus d’enfants d’âge préscolaire qui sont diagnostiqués du TDAH et qui tenteront d’obtenir des traitements, une connaissance de l’évolution à long terme de la maladie s’avère importante afin d’établir les interventions les plus efficaces, et ce, dès le début du cours de la maladie. Et parce que le diagnostic de TDAH chez les enfants d’âge préscolaire tend à persister tout au long de l’enfance, l’intervention précoce et intensive pouvant inclure une médication, les interventions dites comportementales et la formation des parents, s’avèrent nécessaires.

Dans un effort pour améliorer les conséquences néfastes pour ces enfants, plus de recherches sont nécessaires concernant les effets des médicaments traitant le TDAH sur les enfants d’âge préscolaire sur le long terme, ainsi que les effets de la combinaison de différents médicaments. En outre, plus de recherches sont nécessaires pour identifier les caractéristiques individuelles qui pourraient accroître le risque d’un enfant de TDAH à long terme ainsi que les caractéristiques des enfants dont les symptômes disparaissent avec l’âge.

« Ces résultats soulèvent des questions qui, malheureusement, ne peuvent être répondues à partir de nos données actuelles » écrivent les auteurs de l’étude. « Par exemple, pourquoi les médicaments, tels qu’administrés dans la communauté, ne semblent pas suffisamment efficaces pour réduire les symptômes en deçà de l’écart clinique de la plupart des participants? Est-ce un problème de conformité? Alternativement, il est possible que les pratiques pharmacothérapeutique des praticiens de la communauté n’aient pas été adaptées afin de maximiser les bénéfices cliniques. Notre étude n’a pas été conçue pour répondre à ces questions, toutefois, quelle que soit les raisons puissent être, il est inquiétant de constater que les enfants atteints de TDAH, même lorsqu’ils sont traités avec des médicaments, continuent d’éprouver des symptômes, et ce que nous devons savoir, c’est pourquoi cela en est ainsi et comment pouvons-nous faire mieux », explique le chercheur principal, Mark Riddle, MD, un psychiatre pédiatrique au Johns Hopkins Children Center. « Le TDAH est devenu un diagnostic plus fréquent dans la petite enfance, et comprendre comment la maladie progresse dans ce groupe d’âge devient critique. Nous avons constaté que le TDAH chez les enfants d’âge préscolaire est une maladie chronique et plutôt persistante, qui exige de meilleurs traitements comportementaux et pharmacologiques à long terme que nous avons actuellement ».

Une autre étude montre que près de 37.5% des enfants atteints de TDAH continuent de lutter contre cette condition jusqu’à l’âge adulte, et certains peuvant développer d’autres troubles psychiatriques. Nous devons donc concevoir et adopter une approche des maladies chroniques au TDAH comme nous le faisons pour le diabète. Le système de soins doit être conçu pour le long terme. De plus, près de 57% des adultes TDAH arborait au moins 1 autre trouble psychiatrique à l’âge adulte, comparativement à 35% des participants du groupe témoin adultes qui n’avaient pas eu le TDAH lors de l’enfance. Les troubles psychiatriques rencontrés les plus fréquents étaient la toxicomanie ou la dépendance, trouble de la personnalité antisociale, les épisodes hypomaniaques, de l’anxiété généralisée et la dépression majeure. L’incidence de décès par suicide était près de 5 fois plus élevé chez les adultes TDAH.

Les enquêteurs de l’étude expliquent que le TDAH ne doit plus être considérée uniquement comme un trouble qui affecte principalement le comportement et l’apprentissage des enfants, mais aussi comme un problème de santé majeur qui confère un risque accru de mortalité, d’adversité sociale sous forme de comportements criminels, de persistance des symptômes et des déficiences du TDAH jusqu’à l’âge adulte, et un taux accrus d’autres problèmes de santé mentale. Cette étude montre la nécessité d’améliorer considérablement le traitement à long terme des enfants atteints de TDAH et de fournir un mécanisme pour les traiter comme comme des adultes.

Il est possible, sinon probable, que l’ampleur des effets négatifs de cette cohorte serait encore plus important dans les populations ayant des difficultés supplémentaires telles que des taux plus élevés de pauvreté ayant des conditions socioéconommiques défavorables.

Les parents d’enfants atteints de TDAH doivent s’assurer que leurs enfants obtiennent des traitements de haute qualité et qu’il continue leurs traitements alors qu’ils entrent [et sortent] dans l’adolescence. Les enfants doivent également être évalués pour les troubles d’apprentissage et le suivi des conditions associés au TDAH, y compris l’usage de drogues, la dépression et l’anxiété.

De plus, les auteurs de l’étude pensent sous-estimer les aboutissements délétères du TDAH chez les enfants. Car la plupart des personnes étudiés étaient de race blanche et de classe moyenne, avec une bonne éducation et l’accès aux soins de santé. Selon les auteurs, on peut dire que c’est potentiellement le meilleur scénario. Les aboutissements pourraient donc être pire dans les populations socioéconomiquement défavorables.

SOURCES

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