[Risques Iatrogènes] Les médicaments pour le TDAH ne sont pas suffisamment testés quant à leurs sécurités et leurs efficacités sur le long terme

Une nouvelle étude[3,4,5] montre que les études à l’appui de l’approbation de la majorité des médicaments utilisés pour traiter chez les enfants les troubles de l’attention avec/sans hyperactivité (TDAH) n’ont pas été conçues pour démontrer la sécurité et l’efficacité des médicaments sur le long terme ou pour détecter les événements indésirables rares (EIR; Risques iatrogènes).

Des chercheurs du Boston Children’s Hospital, dans le Massachusetts, ont constatés que la majorité des études réalisées par les commanditaires quant à leur médicament pour le TDAH, et ce, avant l’approbation pour la mise en marché, étaient soit trop petites, soit trop courtes, ou les deux à la fois, pour effectivement extrapoler les gains cliniques significatifs lors des suivis qualifiés « à long terme » des enfants recevant ces médicaments pour le TDAH.

Il y aurait donc un décalage entre la manière dont ces médicaments sont approuvés, car en fait ils sont testés sur un petit nombre de patients sur de courtes périodes de temps, par rapport à la manière dont les médicaments sont utilisés, par un grand nombre de patients pendant de nombreuses années, signale l’auteur sénior Kenneth Mandl, MD, MPH, professeur de pédiatrie à l’Harvard Medical School, du Boston Children’s chair in biomedical informatics and population health et directeur du Intelligent Health Laboratory au Boston Children’s Informatics Program.

Donc, le constat de cette étude aurait de grandes implications sur la manière dont nous considérons la sécurité et l’efficacité de ces médicaments. Il est également impossible d’évaluer le type d’aboutissements [à partir des essais sur le TDAH] auxquels les parents et les médecins seraient les plus intéressés, y compris l’impact que ces médicaments peuvent avoir sur le rendement scolaire ou le développement cognitif et émotionnel.

Cette étude ne s’adresse pas à savoir si les médicaments pour le TDAH s’avèrent sûrs, bien que leur sécurité a depuis été établie par des années d’expérience clinique. Au lieu de cela, l’étude souligne la nécessité d’un programme mettant l’accent sur l’amélioration de l’évaluation des événements indésirables rares (EIR) et la sécurité à long terme par le biais d’essais post-commercialisation, d’essais comparatifs d’efficacité, une implication de la FDA plus active de maintien de l’ordre.

Une approche utilisée par la FDA pour accroître les connaissances concernant les EIR des médicaments ainsi que la sécurité à long terme de médicaments consiste essentiellement à exiger des compagnies pharmaceutiques de mener des essais post-commercialisation comme suite à l’approbation d’un médicament. Cependant, historiquement, l’application de cette exigence a été négligée et les compagnies pharmaceutiques n’ont pas mené les essais post-commercialisation demandés ou exigés.

Des constats frappants

Pour l’étude, les auteurs ont identifié tous les médicaments pour le TDAH approuvés par la US Food and Drug Administration (FDA) et ont analysé les données provenant des essais cliniques utilisés par la FDA pour évaluer l’efficacité clinique et la sécurité des médicaments.

Pour comprendre l’ampleur de la sécurité à long terme des médicaments communs traitant le TDAH, et la manière dont ils avaient été étudiés avant d’être introduits sur le marché, les chercheurs ont examiné les données d’essais cliniques inclus dans les ensembles d’approbations des médicaments de la FDA pour 20 médicaments, allant aussi loin que l’approbation initiale de la FDA pour méthylphénidate (Ritalin®) en 1955.

Les commanditaires des médicaments (compagnies pharmaceutiques) ont effectué au total 32 essais cliniques en tout pour l’approbation de 20 médicaments différents pour le TDAH. Ces 20 médicaments représentent 10 ingrédients actifs différents, comportant des produits individuels avec des systèmes de formulation et de livraison différents. Seulement 3 des 20 médicaments ont été retirer du marché depuis leur approbation par la FDA.

Le nombre médian des participants étudiés par médicament était de 75 participants, mais 11 médicaments ont été approuvés après avoir été étudié avec moins de 100 participants, et 14 des essais de médicaments comptait moins de 300 personnes (certains des 11 médicaments ont également été inclus dans les essais qui comportait moins de 300 personnes).

La durée médiane pour un essai avant l’approbation de la FDA était de 4 semaines. Encore une fois, cependant, plus de trois quarts des essais ont été réalisés sur moins de 6 mois, et plus d’un tiers ont été effectuées pendant moins de 4 semaines.

Ce qui s’avère préoccupant, c’est que globalement, la moitié de ces essais de médicaments comptait moins de 100 participants, ce qui s’avère un nombre impressionnant, car il est en effet très faible, signale l’auteure principal Florence Bourgeois, MD, MPH.

L’autre constatation préoccupante, a-t-elle ajouté, c’est que la durée médiane des essaies était seulement de 4 semaines, qui clairement ne s’avère pas suffisamment long pour évaluer les aboutissements axés sur le patient, tels que l’impact du traitement du TDAH sur les paramètres cognitifs et développementaux.

Les enquêteurs ont également constaté que la FDA avait approuvé sept médicaments sans commanditaires qui soumettent des données d’essais cliniques sur l’utilisation du médicament pour le traitement du TDAH chez une population pédiatrique.

Tous les 7 de ces médicaments avaient déjà été approuvé par la FDA pour d’autres conditions, telles que l’obésité.

La FDA a également demandé aux commanditaires de 6 médicaments différents de fournir des données d’essai supplémentaires post-commercialisation, mais seulement 2 commanditaires ont respectée cette demande.

Il est important de procéder à des essais post-commercialisation suite à l’approbation d’un médicament afin de contrôler de grands groupes de patients pour les EIR rares qui ne seraient pas détectés dans des essais cliniques limités, notent les auteurs.

Encore plus d’approbations récentes

Les médicaments approuvés pour le traitement du TDAH au cours de la dernière décennie ont fait l’objet d’un examen un peu plus approfondi.

Sur les 6 médicaments approuvés depuis 2004 pour le traitement du TDAH, le nombre médian des participants étudiés pour chaque « drogue » était de 259.

D’autre part, près des trois quarts des participants ont été étudiés que pour moins de 6 mois.

Quant aux médicaments approuvés plus récemment, la longueur médiane des essais avant de recevoir l’approbation de la FDA était de 8 semaines.

En outre, les chercheurs soulignent qu’aucun des médicaments approuvés pour le TDAH n’a rencontré les recommandations de l’International Conference on Harmonization of Technical Requirements for Registration of Pharmaceuticals for Human Use (ICH) quant aux tests et approbations de médicaments utilisés pour traiter les maladies chroniques qui ne mettent pas la vie en danger des souffrants.

Comme le suggère l’ICH, les premiers EIR se produisent et sont plus fréquents au cours des premiers mois de traitement.

Pour capturer ces effets indésirables, l’ICH recommande que soient traités entre 300 et 600 patients pendant au moins 6 mois avant la disponibilité d’un médicament sur le marché.

Alternativement, l’ICH indique qu’au moins 100 patients devraient être exposés à un médicament pendant au moins 12 mois pour capturer les EIR.

Seuls trois médicaments — Daytrana (Noven Pharmaceuticals, Inc), Focalin (Novartis Pharmaceuticals Corporation), et Concerta (Janssen Pharmaceuticals, Inc) — répondent aux exigences de l’ICH avec au moins 300 participants exposés à la « drogue » pendant 6 mois, et ce, avant la commercialisation du médicament.

Les deux médicaments, le Daytrana et le Focalin, se sont également conformés à la recommandation ICH d’étudier au moins 100 participants lors de leurs essais de médicaments sur une durée de 12 mois.

En tout et pour tout, nous ne savons pas vraiment si ces médicaments fonctionnent effectivement, compte tenu de la durée qu’ils sont sur le marché et le nombre de patients qui les ont prises, au moins sur le court terme.

Mais il y a un débat sur la manière dont ils sont efficaces sur le long terme, et il est important que les parents soient au courant de ce qui est connu et ce qui n’est pas connu quant aux avantages de ces médicaments pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées au sujet de la « drogue » pour leur enfant.

Ainsi, Mandl et Bourgeois considèrent leurs résultats comme un appel afin de mettre davantage l’accent sur la réglementation concernant la sécurité et l’efficacité des médicaments à long terme, en particulier ceux prévus pour un usage sur une base chronique.

Un alamisme innaproprité

Adélaïde Robb, MD, professeur de psychiatrie et de pédiatrie à l’Université George Washington, Washington DC, estime que l’étude s’avère « alarmiste » et en fait, relève « d’un alarmiste inapproprié ». La plupart des médicaments dont nous parlons pour le TDAH ont été étudiés sur le long terme et largement chez les enfants », selon le Dr Robb.

Ainsi, lorsque vous prescrivez le Daytrana, par exemple, c’est la même molécule de méthylphénidate qui a été dans tous les autres essais de Ritalin [Novartis Pharmaceuticals Corporation]. Tout ce que les enquêteurs veulent savoir c’est si la préparation liquide ou la préparation sous-la-langue ou la préparation par-le-peau est absorbée, et si ça fonctionne encore? Si la réponse est oui, les questions de sécurité à long terme et de toxicité ont déjà été posées et répondues.

Dr Robb a également estimé que les études pédiatriques quant au TDAH sur une durée de 6 mois ou, mieux encore, 12 mois, donnent effectivement aux médecins une bonne idée des effets secondaires à court et à moyen terme d’un médicament.

Le Dr Robb conclut que la recherche sur les enfants est importante. Acquérir plus d’informations sur la sécurité à long terme est également important, et nous avons donc besoin de consacrer plus de dollars au NIH [National Institutes of Health] pour ce faire. Donc, je le Dr Robb estime que cette étude s’avère un bon message au gouvernement fédéral afin d’accorder plus d’argent à la NIH pour faire des études à long terme de médicaments chez les enfants.

L’étude a été soutenue par l’Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health and Human Development. Aucun des auteurs de l’étude n’a révélé des relations financières pertinentes. Le Dr Robb a cependant rapporté qu’elle a reçu le soutien pour la recherche provenant d’un certain nombre de sociétés pharmaceutiques pour les essais cliniques impliquant des médicaments pour le TDAH.

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sources

  1. http://www.medscape.com/viewarticle/828445

  2. http://www.sciencedaily.com/releases/2014/07/140709151626.htm

références

  1. http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0102249

  2. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25007171

  3. http://www.sciencedaily.com/releases/2014/07/140709151626.htm

L’activité du cerveau lors du sommeil peut influencer substantiellement les perturbations émotionnelle chez les enfants souffrant du TDAH

Le sommeil consolide les souvenirs émotionnels chez les enfants sains, a contrario des enfants ayant un Trouble d’Hyperactivité avec/sans Déficit de l’Attention (TDAH). Selon une recherche publier le 29 mai 2013 dans « open access journal PLOS ONE » par Alexander Prehn-Kristensen et collègue de « University Hospital Schleswing-Holstein ». Cette étude suggère que les déficits des processus impliqués dans le traitement émotionnel peuvent exacerber les problèmes émotionnels vécus durant la journée chez les enfants ayant un TDAH.

Les chercheurs ont constaté que durant le sommeil, les régions du cerveau soupçonner d’abriter la consolidation des souvenirs émotionnelle (emotional memories) étaient plus actives chez les enfants sains, moins chez les adultes sains, et encore moins actifs chez les enfants TDAH.

L’étude indique : « Alors que plusieurs études montrent un bénéfice certain du sommeil par rapport aux souvenirs émotionnels chez les individus sains, nos résultats montrent pour la première fois que les enfants en bonne santé surpassent les adultes en bonne santé ». Cependant, les auteurs ajoutent que cela peut être attribuable, en partie du moins, aux images axées sur les enfants utilisés à titre de stimuli.

Leurs résultats soutiennent l’idée que l’activité de la partie frontale du cerveau semble cruciale dans la consolidation des souvenirs émotionnelle dans le sommeil, et cette région du cerveau est également impliquée dans les symptômes émotionnels observés chez les enfants atteints de TDAH. Les auteurs ajoutent que d’autres études sont nécessaires pour confirmer si cette fonction du sommeil, impliqué dans la formation des souvenirs émotionnels, se développe avec le temps chez les adultes atteints de TDAH, ou si le dysfonctionnement persiste chez les personnes atteintes du TDAH de tous âges.

– Un sommeil déficitaire peut conduire à l’anxiété

La technologie a récemment permis aux chercheurs d’obtenir des évidences de la manière dont la privation de sommeil peut mener à l’anxiété.

Les enquêteurs affirment que leurs résultats montrent que la perte de sommeil « amplifie » nettement le degré à laquelle une personne prévoie les événements émotionnels imminents. Cette réaction excessive se produit souvent chez les personnes très anxieuses, ce qui les rend particulièrement vulnérables.

Les experts affirment qu’il y a deux caractéristiques communes aux troubles anxieux, soit le manque de sommeil, et une amplification de la réponse émotionnelle. Les résultats de cette nouvelle étude suggèrent que ces fonctions peuvent ne pas être indépendantes les unes des autres, mais peuvent cependant interagir.

Des chercheurs de Berkeley à « l’University of California », lors de deux sessions distinctes, ont utilisé la numérisation du cerveau sur 18 adultes en bonne santé, l’une après une nuit de sommeil normale et une deuxième après une nuit de privation de sommeil. Au cours des deux sessions, les participants ont été exposés à une tâche émotionnelle qui implique une période d’anticipation d’une expérience potentiellement négative (une image visuelle désagréable) ou d’une expérience potentiellement bénigne (une image visuelle neutre). L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) a montré que la privation de sommeil a nettement amplifié l’accumulation d’activité anticipatoire au sein des centres profonds du cerveau émotionnel, en particulier l’amygdale — une partie du cerveau associée à la réponse aux expériences négatives et désagréables.

Étonnamment, dans certains de ces centres émotionnels du cerveau, la privation de sommeil a déclenché une augmentation préjudiciable de plus de 60 pour cent de la réaction anticipatoire. En outre, les chercheurs ont constaté que la force de cet effet de privation de sommeil est liée au fait que si les participants étaient naturellement anxieux.

Les personnes qui étaient plus anxieuses ont montré une plus grande vulnérabilité aux effets aggravants de la privation de sommeil. Les résultats suggèrent que l’anxiété peut élever considérablement le dysfonctionnement émotionnel et les risques associés au manque de sommeil.

« L’anticipation est un processus cérébral fondamental, un mécanisme de survie commune à de nombreuses espèces », a déclaré Andrea Goldstein, principal auteur de l’étude.

« Nos résultats suggèrent que seulement une nuit de privation de sommeil altère de façon significative le fonctionnement optimal de ce processus essentiel du cerveau, surtout chez les personnes anxieuses. C’est peut-être plus que jamais pertinent compte tenu de l’érosion persistant du temps de sommeil qui continue à se produire dans la société ».

Une étude de la même équipe avait déjà montré qu’une surréaction aux expériences négatives était aussi liée à une désactivation du lobe préfrontal, qui s’avère une région en interaction notamment avec l’amygdale, intervient dans le contrôle des émotions. « Le sommeil semble restaurer les circuits des émotions et préparer ainsi aux défis du lendemain et aux interactions sociales », soulignaient les chercheurs. « C’est presque comme si, sans sommeil, le cerveau régressait à un niveau plus primitif d’activité, devenant incapable de mettre les expériences émotionnelles dans leur contexte et de produire des réponses appropriées », ajoutaient-ils.

– Un lien entre le TDAH et les troubles du sommeil chez les adolescents

Une étude de Susan Shur-Fen Gau du College du Medicine and Public Health, au National Taiwan University, indique que les adolescents ayant obtenu un diagnostic de TDAH lors de l’enfance, quel que soit le TDAH persistent, étaient plus susceptibles d’avoir des problèmes courants de sommeil et des troubles du sommeil, comme l’insomnie, les terreurs nocturnes, les cauchemars, le bruxisme et le ronflement. De l’échantillon total, 17 % des enfants atteints de TDAH souffraient d’une insomnie primaire, contre 7 % des enfants contrôles; une insomnie primaire tout au long de la vie est présente chez 20 % des enfants atteints de TDAH, comparativement à 10 % des contrôles. Les troubles liés aux cauchemars ont touché près de 11 % des enfants atteints de TDAH et 23 % d’entre eux souffre de troubles de cauchemars tout au long de la vie, contre 5 et 16 % des contrôles. La présence d’au moins une comorbidité psychiatrique augmente les risques de l’insomnie et de cauchemars.

Les symptômes et les conséquences de TDAH et les problèmes sommeils chez les enfants se chevauchent souvent. Certains troubles du sommeil primaires se trouvent être associés à l’inattention, l’hyperactivité, les troubles du comportement et de rendement scolaire affaiblis, qui sont souvent confondus avec les symptômes du TDAH. « Chez certains patients TDAH, les symptômes sont causés ou exagérés par les troubles primaires du sommeil, et donc le traitement de la maladie du sommeil permettra d’améliorer les symptômes du TDAH », indique Gau.

Les résultats de l’étude indiquent également que les taux de cauchemar et des troubles de cauchemar tout au long de la vie étaient plus fréquents chez les filles et le ronflement est plus fréquent chez les garçons.

– Moins de sommeil égale plus de problèmes de comportements

Une étude qui a suivi les habitudes de sommeil des enfants à partir de la naissance jusqu’à l’âge de quatre ans montre qu’un temps de sommeil plus court est corrélé avec plus de comportements de colère, d’agressivité, d’impulsivité, de crises, ainsi que d’autres comportements plutôt gênants. L’équipe de recherche dirigée par le Dr Rebecca J. Scharf de l’Université de Virginie, Charlottesville — a publié leurs résultats dans le Journal of Pediatrics Developmental & Behavioral. Ainsi donc, on note un accroissement des problèmes de comportement dit « externalisés » lorsque la période de sommeil est insuffisante.

Les résultats ont montré que la durée moyenne de sommeil nocturne était de 10,5 heures, fondé sur l’heure moyenne du coucher à 20 h 39 et l’heure moyenne de réveil à 7 h 13. Cette durée de sommeil est inférieure à ce qui est recommandé pour les jeunes enfants, mais supérieure au 9,75 heures que les chercheurs considèrent comme une « courte durée » (calculée comme un écart-type au-dessous de la moyenne). Ils ont constaté que 11 % des enfants étaient considérés comme ayant un sommeil de courte durée.

« Les enfants de groupes au sommeil plus court ont présenté un comportement nettement plus négatif que les enfants au sommeil de plus longue durée. » Les problèmes de comportement agressif ont été les plus touchés par les périodes de courtes durées de sommeil, les enfants qui dormaient moins de 9,75 heures de nuit étaient 80 % plus susceptibles d’en présenter. La courte durée de sommeil a également été associé à des augmentations de 30 % à 46 % des comportements dit externalisé, comme l’hyperactivité, la colère et l’impulsivité. Les chercheurs ont observé qu’à mesure que la durée du sommeil augmente, plus les comportements externalisés ont diminué, ce qui indique que les enfants d’âge préscolaire qui dorment moins sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de comportement.

Ces nouveaux résultats, ainsi que d’autres études récentes, s’ajoutent aux preuves démontrant que les enfants d’âge préscolaire qui dorment moins ont plus de problèmes de comportement, y compris des comportements perturbateurs, comme l’agressivité et l’hyperactivité. Bien que l’étude ne peut pas tirer des conclusions sur la causalité, « il y a de bonnes raisons de croire que la durée du sommeil nocturne court conduit à des comportements externalisés », écrivent les chercheurs.

« Faire un plaidoyer pour les habitudes de sommeil régulières, une saine hygiène de sommeil et des routines régulières de “coucher” peut être utile pour les jeunes enfants ».

– Se coucher à des heures irrégulières affecte les performance cognitive de la progéniture

Se coucher à des heures différentes chaque soir tout au long de la petite enfance semble freiner la puissance du cerveau des enfants, montre une vaste étude à long terme publiée en ligne dans le Journal d’épidémiologie et de santé communautaire. Les « couchers » irréguliers étaient plus fréquents à l’âge de 3 ans, alors que près d’un enfant sur cinq se couche à des heures irrégulières. À l’âge de 7 ans, c’est plus de la moitié des enfants qui sont allés régulièrement au lit entre 7 h 30 et 20 h 30. Les enfants dont les heures de coucher étaient irrégulières ou qui sont allé se coucher après 21 heures provenaient de milieux plus défavorisés, montrent les résultats de l’étude.

À l’âge de 7 ans, les filles qui avaient des heures de coucher irrégulières avaient des scores plus faibles sur trois aspects de l’intelligence évaluée, après la prise en compte d’autres facteurs potentiellement influents, que les enfants qui se couchent a des heures régulière. Toutefois, ce n’était pas le cas chez les garçons en 7 ans.

Des heures de coucher irrégulières à partir de l’âge de 5 ans n’ont pas été associées à une moins bonne « puissance » du cerveau chez les filles ou les garçons à l’âge de 7 ans. Toutefois, les heures du coucher irrégulier à 3 ans ont été associées à des scores plus faibles en lecture, en mathématiques, et en perception spatiale, et ce autant chez les garçons que les filles, ce qui suggère qu’autour de l’âge de 3 pourrait être une période particulièrement sensible pour le développement cognitif.

– L’impact de l’heure du coucher irrégulier semblait être cumulatif.

Les filles qui n’avaient jamais eu d’heure du coucher régulier à 3, 5 et 7 ans avaient des scores significativement plus faibles, en lecture, en mathématiques et dans la perception spatiale, que les filles qui ont observé des heures de coucher régulières. L’impact a été le même chez les garçons, mais pour deux des trois mesures cognitives.

Les auteurs soulignent qu’une heure du coucher irrégulière pourrait perturber les rythmes naturels du corps et causer une privation de sommeil, donc porter atteinte à la plasticité du cerveau et de la capacité d’acquérir et de conserver des informations.

« Le sommeil est le prix que nous devons payer pour la plasticité de la journée antérieure et l’investissement nécessaire pour permettre l’apprentissage frais le lendemain », écrivent-ils. Et ils ajoutent : « Le développement durant la petite enfance a de profondes influences sur la santé et le bien-être tout au long de la trajectoire de vie. Ainsi, le sommeil réduit ou perturbé, surtout si cela survient à des moments clés du développement, pourrait avoir des répercussions importantes sur la santé tout au long de la vie ».

SOURCE

Alexander Prehn-Kristensen, Manuel Munz, Ina Molzow, Ines Wilhelm, Christian D. Wiesner, Lioba Baving. Sleep Promotes Consolidation of Emotional Memory in Healthy Children but Not in Children with Attention-Deficit Hyperactivity Disorder. PLoS ONE, 2013; 8 (5): e65098 DOI: 10.1371/journal.pone.0065098.

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Nauert, R. (2012). Sleep Deficit Can Lead to High Anxiety. Psych Central. Retrieved on July 14, 2013, from http://psychcentral.com/news/2012/06/11/sleep-deficit-can-lead-to-high-anxiety/39949.html, [http://bit.ly/NsuMwO].

(2012). “Les personnes anxieuses sont plus sensibles au manque de sommeil”, PsychoMedia, [http://bit.ly/OZd6qS].

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Scharf, R. J., Demmer, R. T., Silver, E. J., & Stein, R. E. (2013). Nighttime Sleep Duration and Externalizing Behaviors of Preschool Children. Journal of Developmental & Behavioral Pediatrics, 34(6), 384-391.

Y. Kelly, J. Kelly, A. Sacker. “Time for bed: associations with cognitive performance in 7-year-old children: a longitudinal population-based study”. Journal of Epidemiology & Community Health, 2013; DOI: 10.1136/jech-2012-202024.

La trajectoire à long terme des enfants diagnostiqué TDAH lors de la période préscolaire peut s’avérer chronique et sévère

Le Trouble d’Hyperactivité avec/sans Déficit de l’Attention (TDAH), un trouble neuropsychologique et neurodéveloppementale, chronique, qui débute dans l’enfance, et se persiste à à l’âge adulte chez la majorité des enfants. En plus des principaux symptômes du TDAH, ces personnes éprouvent souvent des symptomes associés tels que la dysrégulation émotionnelle, les troubles du sommeil ou d’une faible estime de soi, et souffrent également de troubles concomitants (comorbidité), en particulier les épisodes dépressifs, les troubles anxieux, et la toxicomanie.

En europe, par contraste [du  taux de prévalence de la condition de 3-4%], la prévalence du diagnostic est inférieure à 0,5%, ce qui indique que la majorité des cas ne sont pas diagnostiqués et non traités. Ainsi, les données disponibles suggèrent que la plupart des adultes atteints de TDAH en Europe ne sont pas traitées. Nous verrons plus loin pour les États-Unis.

Aussi, les hommes qui ont été diagnostiqués durant l’enfance TDAH semble avoir des aboutissements significativement plus délétères, et ce, dans les sphères éducatifs, professionnels, économiques et sociaux, selon une étude de suivi de 33 ans, ou on les a comparés avec les hommes sans TDAH durand l’enfance [et donc à l’age adulte également].

Le TDAH, qui est d’abord diagnostiqué à l’âge préscolaire, tend à s’avérer chronique et sévère, mais le cours de la maladie est différent chez chaque enfant, selon les données à long terme de suivi de NIMH-funded Preschool ADHD Treatment Study (PATS).

Ainsi, le TDAH chez les enfants d’âge préscolaire est un diagnostic relativement stable sur une période de 6 ans. La trajectoire est généralement chronique, avec une sévérité élevée des symptômes et des troubles, chez les très jeunes enfants atteints de TDAH modérée à sévère, malgré un traitement avec des médicaments. Le développement de stratégies d’intervention de TDAH plus efficace est nécessaire pour ce groupe d’âge.

La plupart des études sur le TDAH se concentrent essentiellement sur les enfants d’âge scolaire, en particulier les garçons. Le PATS a été la première étude à long terme et à grande échelle conçus pour se concentrer sur les enfants d’âge préscolaire atteints de TDAH, et de déterminer l’innocuité et l’efficacité de leur traitement par le méthylphénidate (Ritalin). Les résultats inital de l’étude ont permis constaté que dans l’ensemble, de faibles doses de ce médicament sur ​​le court terme sont efficaces et sûres, à condition que l’enfant d’âge préscolaire, qui est particulièrement sensible aux effets secondaires, soit étroitement surveillé.

Dans l’étude de suivi, les participants originel, à l’époque âgés de 3 à 5 ans, ont été suivis pendant six ans après que le PATS ait débuter le suivit la trajectoire clinique de leur TDAH. Parents et enseignants ont été interrogés sur les symptômes des enfants à trois (3), quatre (4) et six (6) ans, suivant la fin de l’étude. Après six ans, 89 pour cent des participants rencontrait encore les critères diagnostic du TDAH. Bien que certains symptômes avaient diminué, beaucoup d’entre eux présentaient encore des symptômes sévères, en dépit de l’utilisation des médicaments. Dans l’ensemble, les trajectoires de maladie des enfants variaient considérablement.

Les filles et les garçons ont également montré différents types de changements au cours de leur maladie. Au départ, les filles ont tendance à avoir des symptômes plus graves, notamment d’inattention. Même si elles ont montré au fil du temps une baisse plus marquée de la sévérité de leurs symptômes par rapport aux garçons, leurs symptômes sont quand même restés plus sévère que ceux des garçons, et ce, tout au long de la période d’étude, à l’exception de l’hyperactivité et de l’impulsivité dans le cadre scolaire.

À mesure qu’il y a plus d’enfants d’âge préscolaire qui sont diagnostiqués du TDAH et qui tenteront d’obtenir des traitements, une connaissance de l’évolution à long terme de la maladie s’avère importante afin d’établir les interventions les plus efficaces, et ce, dès le début du cours de la maladie. Et parce que le diagnostic de TDAH chez les enfants d’âge préscolaire tend à persister tout au long de l’enfance, l’intervention précoce et intensive pouvant inclure une médication, les interventions dites comportementales et la formation des parents, s’avèrent nécessaires.

Dans un effort pour améliorer les conséquences néfastes pour ces enfants, plus de recherches sont nécessaires concernant les effets des médicaments traitant le TDAH sur les enfants d’âge préscolaire sur le long terme, ainsi que les effets de la combinaison de différents médicaments. En outre, plus de recherches sont nécessaires pour identifier les caractéristiques individuelles qui pourraient accroître le risque d’un enfant de TDAH à long terme ainsi que les caractéristiques des enfants dont les symptômes disparaissent avec l’âge.

« Ces résultats soulèvent des questions qui, malheureusement, ne peuvent être répondues à partir de nos données actuelles » écrivent les auteurs de l’étude. « Par exemple, pourquoi les médicaments, tels qu’administrés dans la communauté, ne semblent pas suffisamment efficaces pour réduire les symptômes en deçà de l’écart clinique de la plupart des participants? Est-ce un problème de conformité? Alternativement, il est possible que les pratiques pharmacothérapeutique des praticiens de la communauté n’aient pas été adaptées afin de maximiser les bénéfices cliniques. Notre étude n’a pas été conçue pour répondre à ces questions, toutefois, quelle que soit les raisons puissent être, il est inquiétant de constater que les enfants atteints de TDAH, même lorsqu’ils sont traités avec des médicaments, continuent d’éprouver des symptômes, et ce que nous devons savoir, c’est pourquoi cela en est ainsi et comment pouvons-nous faire mieux », explique le chercheur principal, Mark Riddle, MD, un psychiatre pédiatrique au Johns Hopkins Children Center. « Le TDAH est devenu un diagnostic plus fréquent dans la petite enfance, et comprendre comment la maladie progresse dans ce groupe d’âge devient critique. Nous avons constaté que le TDAH chez les enfants d’âge préscolaire est une maladie chronique et plutôt persistante, qui exige de meilleurs traitements comportementaux et pharmacologiques à long terme que nous avons actuellement ».

Une autre étude montre que près de 37.5% des enfants atteints de TDAH continuent de lutter contre cette condition jusqu’à l’âge adulte, et certains peuvant développer d’autres troubles psychiatriques. Nous devons donc concevoir et adopter une approche des maladies chroniques au TDAH comme nous le faisons pour le diabète. Le système de soins doit être conçu pour le long terme. De plus, près de 57% des adultes TDAH arborait au moins 1 autre trouble psychiatrique à l’âge adulte, comparativement à 35% des participants du groupe témoin adultes qui n’avaient pas eu le TDAH lors de l’enfance. Les troubles psychiatriques rencontrés les plus fréquents étaient la toxicomanie ou la dépendance, trouble de la personnalité antisociale, les épisodes hypomaniaques, de l’anxiété généralisée et la dépression majeure. L’incidence de décès par suicide était près de 5 fois plus élevé chez les adultes TDAH.

Les enquêteurs de l’étude expliquent que le TDAH ne doit plus être considérée uniquement comme un trouble qui affecte principalement le comportement et l’apprentissage des enfants, mais aussi comme un problème de santé majeur qui confère un risque accru de mortalité, d’adversité sociale sous forme de comportements criminels, de persistance des symptômes et des déficiences du TDAH jusqu’à l’âge adulte, et un taux accrus d’autres problèmes de santé mentale. Cette étude montre la nécessité d’améliorer considérablement le traitement à long terme des enfants atteints de TDAH et de fournir un mécanisme pour les traiter comme comme des adultes.

Il est possible, sinon probable, que l’ampleur des effets négatifs de cette cohorte serait encore plus important dans les populations ayant des difficultés supplémentaires telles que des taux plus élevés de pauvreté ayant des conditions socioéconommiques défavorables.

Les parents d’enfants atteints de TDAH doivent s’assurer que leurs enfants obtiennent des traitements de haute qualité et qu’il continue leurs traitements alors qu’ils entrent [et sortent] dans l’adolescence. Les enfants doivent également être évalués pour les troubles d’apprentissage et le suivi des conditions associés au TDAH, y compris l’usage de drogues, la dépression et l’anxiété.

De plus, les auteurs de l’étude pensent sous-estimer les aboutissements délétères du TDAH chez les enfants. Car la plupart des personnes étudiés étaient de race blanche et de classe moyenne, avec une bonne éducation et l’accès aux soins de santé. Selon les auteurs, on peut dire que c’est potentiellement le meilleur scénario. Les aboutissements pourraient donc être pire dans les populations socioéconomiquement défavorables.

SOURCES

Riddle M et al. (2013). “The Preschool ADHD Treatment Study (PATS) 6-Year Follow-up”.Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry – March 2013 (Vol. 52, Issue 3, Pages 264-278.e2, DOI: 10.1016/j.jaac.2012.12.007).

National Institute of Mental Health (NIMH).(2013). “Long-term Course of ADHD Diagnosed in Preschool Years Can be Chronic and Severe”, Science News, February 12 2013, [http://1.usa.gov/11n6gAA].

Gleason, Mary Margaret. « Finding the Tools for Effective Early Intervention for Preschool Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder », Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry 52.3 (2013): 228-230.

Barbaresi, W. J., Colligan, R. C., Weaver, A. L., Voigt, R. G., Killian, J. M., & Katusic, S. K. (2013). “Mortality, ADHD, and Psychosocial Adversity in Adults With Childhood ADHD: A Prospective Stud”,. Pediatrics, 131(4), 637-644.

William J. Barbaresi, Robert C. Colligan, Amy L. Weaver, Robert G. Voigt, Jill M. Killian, and Slavica K. Katusic. Mortality, ADHD, and Psychosocial Adversity in Adults With Childhood ADHD: A Prospective Study. Pediatrics, March 4, 2013 DOI: 10.1542/peds.2012-2354

Mayo Clinic. « ADHD takes a toll well into adulthood. » ScienceDaily. ScienceDaily, 4 March 2013. <www.sciencedaily.com/releases/2013/03/130304104758.htm>.

Brooks, M. (2013). “ADHD Persists in Adulthood, Ups Mental Illness, Suicide Risk”, Medscape Multispeciality, 04 march 2013, http://bit.ly/13fGcqQ.

European College of Neuropsychopharmacology – ECNP. (2013, October 7). “Adult ADHD undertreated despite effective interventions”, ScienceDaily. Retrieved November 16, 2013, http://bit.ly/1aa5aLC.

Klein, R. G., Mannuzza, S., Olazagasti, M. A. R., Roizen, E., Hutchison, J. A., Lashua, E. C., & Castellanos, F. X. (2012). “Clinical and functional outcome of childhood attention-deficit/hyperactivity disorder 33 years later”, Archives of general psychiatry, 69(12), 1295–1303. doi:10.1001/archgenpsychiatry.2012.271

De la pollution sonore et des nuisances sonores

LE BRUIT

L’excès de bruit a des effets sur les organes de l’audition, mais peut aussi perturber l’organisme en général, et notamment le sommeil, le comportement.

Quelques définitions du bruit :

« Un ensemble de sons sans harmonies » (dictionnaire Larousse)

« Ce qui, perçu par l’ouïe, n’est pas senti comme son musical » (dictionnaire Robert)

« Toute sensation auditive désagréable ou gênante, tout phénomène acoustique produisant cette sensation, tout son ayant un caractère aléatoire qui n’a pas de composantes définies » (Association française de normalisation)

« Ensemble de sons, d’intensité variable, dépourvus d’harmonie, résultant de vibrations irrégulières »

Quelques synonymes de bruit dans le langage courant:

bruit court et intense : déflagration, détonation, éclat, explosion

bruit fort et prolongé : vacarme, fracas, hurlement, vocifération

bruit doux : gargouillement, bruissement, frôlement, gazouillement, murmure

origine utilisée pour désigner le bruit : clapotage, crépitation, babil, pépiement, ronronnement, souffle, cri, gémissement, grognement, ronflement

registre familier : boucan, brouhaha, chahut, tapage

Nous notons les bruits de voisinage suivant :

  • Les bruits de comportement (également appelés bruits domestiques) : correspondent principalement aux bruits inutiles ou agressifs de la vie quotidienne, provoqués, directement ou non, par les comportements désinvoltes de personnes. Les bruits désinvoltes ou agressifs pouvant provenir de chaînes haute-fidélité, d’aboiements, d’appareils électroménagers, de travaux de réparations, de pétards, etc., sont considérés comme des bruits de comportement;
  • Les bruits d’activités : Ce sont des bruits provenant d’une activité bruyante installée à proximité de logements peut occasionner des nuisances par exemple de la circulation (ambulance, police, camions, trains, avions, d’ateliers artisanaux, de commerces, d’activités industrielles;
  • Les bruits chantiers : Il s’agit des bruits de chantiers de travaux publics ou privés et de travaux intéressant les bâtiments et leurs équipements;
  • Logement mal isolé : Il n’est pas rare que l’occupant d’un logement souffre du bruit de ses voisins, alors même que ceux-ci ont un comportement normal. C’est le logement qui est mal isolé. Pourtant, peu d’occupants entreprennent des travaux d’isolation acoustique. Diverses raisons participent de cette situation : les particuliers ont des difficultés à identifier les bruits, ils manquent d’information sur les solutions techniques, nourrissent des a priori négatifs sur les coûts des diagnostics et des travaux. Quant aux aides financières, soit leur existence est ignorée, soit les conditions pour en bénéficier sont méconnues, et la notion de dépréciation immobilière pour cause de bruit est mal appréciée.

Dans les constructions, on fait la différence entre les bruits aériens, c’est-à-dire les bruits émis par une source n’ayant pas de contact avec la structure construite, et les bruits solidiens, qui ont pour origine une mise en vibration directe de la structure.

  • bruits aériens : Dans un logement, les bruits aériens se propagent par l’air avant de faire vibrer les parois du local. Chaque paroi qui vibre fait à son tour vibrer l’air dans les locaux voisins : le son a traversé la paroi. On distingue deux types de bruits aériens : 1) les bruits aériens intérieurs (bruits créés par les conversations, la télévision, les chaîneshaute-fidélité…); 2) les bruits aériens extérieurs (bruits créés par le trafic routier, ferroviaire ou aérien).
  • bruits solidiens : Une paroi soumise à un choc entre en vibration et fait vibrer l’air des locaux voisins. Les bruits solidiens comprennent : 1) Les bruits d’impact (bruits de pas, déplacement de meubles, chutes d’objets, …); 2) Les bruits d’équipement, collectifs (ascenseur, chaufferie, …) ou individuels (chasse d’eau, robinetterie, …).

Quand un son rencontre une paroi, son énergie sonore est en partie : 1) réfléchie — l’énergie réfléchie revient du côté de la source; 2) absorbée — l’énergie absorbée se transforme en chaleur dans la paroi; 3) transmise — l’énergie transmise traverse la paroi et fait vibrer l’air de l’autre côté.

L’énergie acoustique se transmet du local d’émission au local de réception :

  • soit par transmission directe, avec comme milieu de propagation la paroi séparative (mur, cloison) entre les deux pièces;
  • soit par transmission latérale, qui utilise des voies de propagation autres que la paroi séparative entre les deux pièces.

L’isolation acoustique consiste à traiter la transmission des bruits, soit qu’ils viennent de l’extérieur, soit qu’ils soient émis depuis le local à isoler (afin qu’ils ne s’entendent par hors de celui-ci). Les matériaux fortement isolants réduisent surtout la partie transmise de l’énergie sonore, et réfléchissent cette énergie vers la source émettrice. L’absorption acoustique, ou correction acoustique traite l’énergie réfléchie et absorbée, mais ne modifie quasiment pas les propriétés de transmission de la paroi. Ainsi, un matériau absorbant n’améliore pas l’isolation, puisqu’il ne supprime pas les bruits extérieurs, ni n’empêche les sons intérieurs de sortir.

LA POLLUTION SONORE

Quand le bruit dépasse le niveau de la simple nuisance et qu’il peut affecter l’acuité auditive, la santé, les écosystèmes (via le dérangement de la faune) on parle de pollution sonore. La notion de pollution sonore regroupe généralement des nuisances sonores provoquées par diverses sources, dont les conséquences peuvent aller d’une gêne passagère, mais répétée à des répercussions graves sur la santé, la qualité de vie et/ou sur le fonctionnement des écosystèmes. Une grande partie de la population urbaine mondiale est confrontée à des nuisances sonores, et en particulier les riverains de routes, de voies ferrées, d’aéroports, de ports et de certaines usines ou zones d’activité. Les voisins de discothèques, de carrefours fréquentés, etc. le sont aussi.

Pour plus de renseignements: