Directives pour l’évaluation de l’amitier : les cinq règles d’or!

« Aucun homme n’est une île, complet en soi-même ; chaque être humain est une partie du continent, une partie du tout » (Donne, J., 1572-1631, Meditation XVII).

Toute dynamique relationnelle comporte certaines règles. Lorsque ces règles ne sont pas suivies, la relation peut faillir. Une relation qui aurait pu satisfaire autant les besoins fonctionnels qu’expressives peut entièrement s’évaporer. Une bonne compréhension des règles de la dynamique relationnelle peut aider un Sujet à développer des amitiés plus profondes et plus riches.

Les expériences journalières de chaque personne pouvant satisfaire ces deux types de besoins ne peuvent qu’être issue d’une interaction sociale : (a) fonctionnelle (tâche orientée), et (b) expressive (émotionnelle).

Les besoins en relations fonctionnelles sont satisfaits lorsque les personnes au sein de nos vies font des actions concrètes et pratiques pour nous. Elles font des choses pratiques ou fournissent des informations vitales dans la prise de décision et la résolution de problèmes. L’amour, l’empathie, les soins, et la confiance satisfont les besoins expressifs. Nous avons besoin de sourires, de bienveillance, de calins et d’étreintes, de petits mots gentils, plus autant que nous ayons besoin d’aide pratique.

Tout au long de notre vie, au sein de nos interactions sociales, au contact d’une multitude d’individus au cours de nos activités journalières, l’on développe plusieurs centaines de relations afin de satisfaire une vaste variété de besoins individuels.

Les règles de l’amitié sont fondées sur une bonne relation de confiance et de réciprocité.

Première règle

L’amitié est autant profonde qu’étendue

La profondeur d’une relation renvoie à la manière intime et personnelle que l’information est partagée entre les personnes. Ainsi, certaines relations telles que les collaborateurs travail ou pairs d’école, n’aboutiront jamais, et n’iront jamais plus loin qu’un niveau de surface, de superficialité ou factuel. Avec certaines personnes, on peut développer une relation plus profonde. Ainsi, de vrais amis partage profondément, partagent non seulement des faits et des opinions, mais également leurs sentiments intérieurs, leurs états d’âme.

L’étendue de la relation revoie au nombre de sujets d’intérêt personnelles que les personnes communiquent entre eux. Certaines relations sont limitées à un seul ou quelques sujets d’intérêt, tels que la DOXA, mais ne sont pas de vraies relations. Des amis partagent une vaste variété de sujets.

L’amitié, conséquemment, sont marqué autant par la profondeur que l’étendue de la relation. Les autres types de relations sont soi, profonde, soit étendue, soit ni profonde ni étendue.

Seconde règle

L’amitié est réciproque

La réciprocité implique un échange simultané et équivalent d’actes, de communications, de sentiments entre deux personnes. Ainsi, une relation ne peut exister que si un effort de communication fait par une seule personne est reconnu et renvoyé par l’autre.

Selon Eric Berne, le terme « stroke » peut être utilisé comme unité fondamentale de l’action sociale, se référant à un acte qui implique la reconnaissance de la présence d’une autre personne. Le « stroke » peut être physique (toucher, caresser), verbal (éloge, critique), ou non verbal (sourire, froncer les sourcils). Un échange de « strokes » constitue selon Berne une transaction, qui est l’unité de base de l’interaction sociale.  Lorsqu’une personne fournit l’ensemble ou la plupart des efforts de communication dans une relation, ce n’est pas réciproque. Les vraies amitiés le sont.

Troisième règle

L’amitié est équilibrée

Dans la plupart des relations de chaque personne, partage une certaine quantité et profondeur d’informations similaires entre eux. Une relation déséquilibrer quand une personne partage une quantité plus grande d’informations que l’autre. La relation de conseiller/client (le client informant bien plus), par exemple, n’est pas destinée à être équilibrée. Approfondir les liens d’amitié quand ils se trouvent. L’amitié est approfondie lorsque la relation est réciproque.

Quatrième règle

L’amitié s’accroit et s’approfondit avec le temps

La plupart, mais pas toutes les relations, sont à leurs meilleures, quand elles sont progressives. Les nouvelles connaissances ou rencontres partage de petites quantités d’informations tout en apprenant à se connaître l’une l’autre, et révèle peu à peu un peu plus sur eux-mêmes alors que l’amitié s’approfondit s’approfondit progressivement.

Ceci donne à chaque personne une chance de tâter le terrain pour constater si l’on peut faire confiance à l’autre personne dans le partage des renseignements et d’informations personnelles. Si une personne partage trop d’informations personnelles lors de la première rencontre avec une nouvelle connaissance, il ou elle peut faire peur à l’autre, ou d’un rapport unilatéral peut se développer (rapport non symétrique, relation non réciproque). Si une relation ne se développe pas en profondeur et ampleur (ou en étendue) au fil du temps, soit les deux personnes n’investissent pas le temps et l’effort qu’exige le développement d’une amitié ou c’est autre chose que de l’amitié. D’autres types de relations sont essentielles dans notre vie, mais ils ne doivent pas être confondus avec les amitiés.

Il est donc essentiel que nous fassions une distinction claire entre les différents types de relations que nous entretenons avec les gens qui croisent notre vie.

Cinquième règle

Les amis sont proactifs entre eux

Un proverbe populaire dit « Afin d’avoir des amis, il faut être convivial ». La marque d’une attitude amicale relève de la volonté de faire le premier pas dans une interaction. Il est particulièrement important d’être proactif dans les situations de conflit, qui sont inévitables dans les amitiés. S’excuser sans que l’on le demande lorsque vous vous rendez compte que vous avez offusqué quelqu’un. Mettre en place du temps, de préférence en privé, pour discuter d’un problème lorsqu’un se pose avec un ami.

Puisque  l’amitié mutuelle requiert une auto-divulgation mutuelle, équilibrée, progressive, il est essentiel que nous en apprenions plus sur ce processus. L’auto-divulgation est définie comme « révéler intentionnellement à une autre personne des informations sur soi-même qui ne peuvent nécessairement être observées par autrui ». Il est potentiellement très gratifiant, mais présente des risques importants. Ainsi, l’autre personne peut utiliser les renseignements divulgués de bonne foi contre le communicant.

Les questions suivantes peuvent aider une personne à décider quand et à qui l’on peut s’auto-divulguer:

  • Cette personne est-elle importante pour moi ?;
  • Est-ce que le risque de divulguer raisonnable ?;
  • Est-ce que la quantité et le type de divulgation est-elle appropriée ?;
  • Est-ce que la divulgation est petrtinente dans la situation à portée de main ?;
  • Est-ce que la divulgation est réciproque ?;
  • Est-ce que l’effet de la divulgation de manière constructive ?;
  • Est-ce que la divulgation est claire et peut-être compréhensible ?

L’amitié est une inclination réciproque entre deux personnes (ou plus) n’appartenant pas à la même famille. Le meilleur ami est l’ami d’une personne avec qui elle a tissé des liens privilégiés qui surpassent les liens qui l’unissent aux autres personnes.

L’amitié en son état pur est inconditionnelle, c’est-à-dire que de vrais amis ne se jugent pas, et ne tiennent pas compte du temps qui passe. Ainsi l’amitié dépasse-t-elle les valeurs individuelles et temporelles, elle est un état d’esprit, un lien particulier qui unit deux êtres.

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