Sur les autoroutes de la créativité : Les TDAH et les créatifs ont la même zone du cerveau en activité, contrairement aux autres

Chercheur en psychologie cognitive et directeur scientifique de l’Imagination Institute à l’Université de Pennsylvanie, M. Kaufman s’appuie sur de nombreuses études récentes dans le domaine des neurosciences ainsi que sur ses propres analyses pour affirmer que les individus ayant reçu un diagnostic de TDAH ont plusieurs points en commun avec les esprits créatifs.

« Les recherches récentes nous montrent que l’imagination network est particulièrement propice à la créativité et aux pensées innovantes. Or, les gens atteints du TDAH ont plus de mal que les autres à refouler l’agitation qui existe sur leurs autoroutes de la créativité », affirme M. Kaufman. Et par créativité, les chercheurs n’entendent pas seulement un don pour la musique ou la peinture. Ils conçoivent la créativité au sens large, soit comme une facilité à générer d’idées novatrices, un talent qu’on attribue également aux entrepreneurs et aux chercheurs.

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Le Devoir

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Girls with ADHD more prone to self-injury, suicide as they enter adulthood

As they enter adulthood, girls with histories of #ADHD are more prone to internalize their struggles and feelings of failure – a development that can manifest itself in self-injury and even attempted suicide [http://bit.ly/PhtuV0].

According to the Centers for Disease Control and Prevention, approximately 5 million children aged 3 to 17 years had ADHD in 2010. According to the 2010 survey, 11 percent of boys had received an ADHD diagnosis, compared to about 6 percent of girls [http://huff.to/S0NtKi]

Girls with attention deficit hyperactivity disorder are significantly more likely to attempt suicide or injure themselves as young adults than girls who do not have ADHD, according to research published by the American Psychological Association [http://bit.ly/NAT5Vz]

The most recent study done by Stepehn Hinshaw of UC Berkeley shows girls are often diagnosed later than boys. They also have higher rates of self-injury and attempts of suicide in their teenage years [http://bit.ly/1hkOPcF]

Une étude découvre que le traumatisme et le TDAH vont souvent de pair

Une nouvelle étude[1] montre qu’un enfant ayant un diagnostic du TDAH est plus susceptible d’avoir également subi du stress et des traumatismes tôt dans la vie. Les enfants atteints du TDAH reçoivent un diagnostic souvent fondé sur leur comportement: une bougeotte inapproprié selon l’âge, l’inattention, l’hyperactivité et avoir du mal à rester assis et à se concentrer. Toutefois, selon cette nouvelle étude présentée ces comportements peuvent aussi être liées à un traumatisme d’enfance.

Lorsque les enfants qui ont du mal à se concentrer sur leurs tâches, à rester organisés, et à contrôler leur comportement et à rester assis, peuvent ainsi être évalués pour la présence du TDAH. Or, les cliniciens ne devraient toutefois pas s’arrêter là selon une étude qui a été présentée le mardi 6 mai à l’American Academy of Pediatrics (AAP) lors d’une réunion annuelle à Vancouver, Colombie-Britannique, Canada [3].

Les chercheurs de l’étude ont constaté que de nombreux enfants atteints de TDAH sont également confrontés à des défis tels que la pauvreté (conditions socioéconomiques défavorables), le divorce, la violence de quartier et l’abus de substances chez les membres de la famille.

Ces résultats suggèrent que les enfants TDAH font l’expérience de taux significativement plus élevés de traumatismes que ceux et celle qui n’ont pas le TDAH. Les fournisseurs de soins de santé peuvent ainsi se concentrer sur le TDAH comme diagnostic principal et alors négliger la présence possible d’une histoire traumatique pouvant influer sur le traitement.

Les chercheurs ont analysé, pour cette étude, les données de l’« Enquête nationale sur la santé des enfants — 2011 » (National Survey of Children’s Health — 2011)[4]. Ils ont identifié 65 680 enfants âgés de 6-17 ans dont les parents avaient répondu aux questions concernant le diagnostic du TDAH, sa sévérité et l’usage de médicaments, ainsi que neuf effets adverses de l’enfance (EAE; adverse childhood experiences – ACEs): la pauvreté, le divorce, le décès d’un parent/tuteur, la violence domestique, la violence de quartier, l’abus substance, l’incarcération, la maladie mentale familiale et la discrimination.

Environ 12 % des enfants ont été diagnostiqués du TDAH. Leurs parents ont d.claré une prévalence plus élevée de tous les événements adverses par rapport aux parents d’enfants sans TDAH. De plus, les parents d’enfants atteints de TDAH ont également signalé un nombre plus élevé d’effets adverses de l’enfance (EAE) par rapport aux enfants sans TDAH; ainsi, 17 pour cent des enfants atteints de TDAH avaient eu quatre ou plus EAE, comparativement à 6 pour cent des enfants sans TDAH.

Les enfants souffrant de quatre expériences adverses (EAE) ou plus étaient presque trois fois plus susceptibles d’utiliser une médication pour le TDAH par rapport aux enfants qui souffrent de trois expériences adverses ou moins. Les enfants souffrant de quatre EAE ou plus étaient également plus susceptibles de voir les parents considérer le taux de sévérité du TDAH chez leurs enfants comme modérée à sévère, et ce, par rapport aux enfants qui souffrent trois EAE ou moins.

Cette connaissance de la prévalence et des types d’effets adverses chez les enfants TDAH peut guider les efforts à faire face au traumatisme chez cette population et ainsi améliorer le dépistage et l’évaluation du TDAH, la précision du diagnostic et de la gestion de la condition.

Les fournisseurs de soins pédiatriques devraient envisager le dépistage des effets adverse lors del’enfance (EAE) chez les enfants dont ils soupçonnent la présence d’un TDAH et/ou ceux/celle qui ont obtenu le diagnostic, et initier des plans de traitement et/ou d’intervention fondée sur des preuves (evidence-based treatment/intervention) pour les enfants, dont le dépistage des EAEs s’avère positif.

Les diagnostics du TDAH ont fortement augmenté au cours de la dernière décennie, et il y a eu une augmentation concomitante de la consommation de médicaments stimulant. Beaucoup éprouvent aussi un traumatisme durant l’enfance, ce qui aggrave et exacerbe souvent les symptômes du TDAH et pose des problèmes de diagnostic lorsqu’il est question de savoir si leurs symptômes résultent directement du traumatisme qu’elles subissent.

Tout d’abord, il est possible que les cliniciens confondant tout simplement les signes de traumatisme chez les enfants TDAH. Ce que nous constatons, c’est qu’il y a souvent un chevauchement des symptômes chez les enfants TDAH et les enfants qui ont subi des traumatismes, particulièrement chez les petits enfants. L’incapacité à se concentrer, la bougeotte, l’incapacité de prêter attention, la distraction, l’agitation, l’irritabilité et sont souvent des comportements qui déclenchent un diagnostic de TDAH. Et souvent, les gens qui font le diagnostic ne demandent pas ce qui s’est passé à l’enfant, le genre d’expériences que l’enfant a eu.

Des études ont également montré que les symptômes du syndrome de stress post-traumatique (SSPT ; post-traumatic stress disorder – PTSD) ou d’un trouble de stress aigu, résultant d’événements adverses, ressemblent beaucoup aux symptômes du TDAH, et il y a donc une forte probabilité pour les cliniciens de diagnostiquer le TDAH et de négliger une histoire possible de traumatisme.

Une autre explication serait que les enfants atteints du TDAH peuvent être plus susceptibles d’avoir des ennuis et ainsi faire l’expérience, à titre de résultante, d’événements traumatiques ou traumatogène. Les enfants atteints du TDAH peuvent être encore plus impulsifs et encore plus agaçants pour des parents qui pourraient être déjà épuisés, et conséquemment les enfants atteints du TDAH peuvent être plus à risque de subir de mauvais traitements ou d’avoir des accidents, ce qui pourrait à son tour déclencher le SSPT.

Enfin, les chercheurs savent que le stress au sein du milieu de vie peut affecter le développement du cerveau. Il est également possible que l’exposition à un événement traumatique augmente la probabilité de développer des troubles psychiatriques qui affichent une gamme de manifestations, y compris l’anxiété, le syndrome de stress post-traumatique, et le TDAH.

En vertu de cette lentille, le TDAH s’avère seulement l’un des nombreux aboutissements possibles qui peuvent résulter de traumatismes en début de vie. Et même alors, le TDAH pourrait bien être un signe de ce qui est à venir. Nous savons que l’adversité en début de vie produit des changements développementaux compatibles avec le TDAH, mais il produit également de nombreux autres effets. Alors que l’enfant se développe, et il y a un déficit neurocomportemental, et selon la manière dont les changements s’expriment au cours du développement, le TDAH peut parfois relever des symptômes de problèmes neurocomportementaux qui émergeront plus tard dans le développement.

Le traumatisme en début de vie et le stress peuvent interagir avec la génétique du sujet pour produire différents troubles en fonction de l’âge du traumatisme subi et le type particulier de stress ou de traumatisme. Les enfants de différents âges, et de différentes génétiques, et de différentes personnalités, vont réagir différemment à une contrainte donnée.

La hausse des taux de diagnostic du TDAH et l’utilisation de médicaments amènent à poser une question: sommes-nous en train de transformer des des normaux de stress de la vie en une condition médicale (médicalisation, psychiatrisation)? Ainsi 60 % des enfants déclarent qu’ils ont été exposés à une forme de victimisation au cours de l’année précédente, et plus de 10 % ont eu cinq expositions ou plus[5]. Pour beaucoup de ces enfants, les EAEs ne sont pas rares, ils sont la norme.

Et lorsque les enfants sont en situation de stress, ils sont plus susceptibles d’un passage à l’acte. Quand un enfant présente un comportement difficile, la première question à se poser est : « Qu’est-il arrivé à l’enfant » plutôt que « Quel est le problème de l’enfant ». Ainsi l’importance du dépistage quant à l’exposition aux traumatismes chez chaque enfant qui présente des symptômes qui peuvent être associés au TDAH s’avère extrêmement importante et opportune.

Dans ces circonstances, les médicaments ne sont probablement pas la réponse. Bien que les médicaments stimulants peuvent se révéler bénéfiques pour certains enfants, ils ne peuvent pas être la stratégie de gestion la plus efficace pour tous les enfants. Les enfants ayant reçu un diagnostic de TDAH qui ont vécu un traumatisme peuvent en outre bénéficier d’interventions comportementales spécifiques adaptées pour répondre à leurs histoires sous-jacentes de traumatisme.

Cependant, il faut se garder de tirer de conclusions trop hâtives sur le passé de l’enfant à partir du diagnostic de TDAH. Ce ne sont pas tous les enfants atteints de TDAH qui ont vécu de l’adversité tôt dans la vie. Le TDAH n’est pas non plus nécessairement un signe d’autres troubles à venir. Parfois, lorsque quelqu’un a un TDAH, ils vivent avec les symptômes du TDAH tout au long de la vie, qui changent un peu, mais conservent encore le diagnostic de TDAH.

Il faudra encore de nombreuses années avant que les causes profondes du TDAH sont bien comprises. Jusque-là, les cliniciens se doivent d’essayer de savoir si les symptômes sont causés par un traumatisme, et ce, tout en veillant à ce que les enfants atteints de TDAH obtiennentun traitement approprié pour la condition en elle-même.

Les chercheurs concluent que les fournisseurs de soins pédiatriques se doivent donc de faire un dépistage pour des expériences adverses lors de l’enfance chez les enfants dont ils soupçonnent la présence d’un TDAH et/ou chez ceux/celle qui ont été diagnostiqués, et initier des plans de traitement et d’intervention fondés sur des preuves (evidence-based treatment/intervention) chez les enfants dont le dépistage, s’avère positif quant aux effets adverses de l’enfance(EAE).

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sources

  1. (2014, May 6). « Study Finds ADHD and Trauma Often go Hand in Hand« , American Academy of Pediatrics, http://www.aap.org/en-us/about-the-aap/aap-press-room/pages/Study-Finds-ADHD-and-Trauma-Often-go-Hand-in-Hand.aspx (+ http://www.eurekalert.org/pub_releases/2014-05/aaop-sfa042514.php ; )
  2. Barclay, R. (2014, May 6). « News Analysis: Are We Misdiagnosing Childhood Traumas as ADHD?« , HealthLine News, http://www.healthline.com/health-news/misdiagnosing-childhood-trauma-as-adhd-050614.
  3. http://www.pas-meeting.org/
  4. http://childhealthdata.org/docs/nsch-docs/sas-codebook_-2011-2012-nsch-v1_05-10-13.pdf
  5. https://www.ncjrs.gov/pdffiles1/ojjdp/227744.pdf

références

  1. (2014) « Associations Between Adverse Childhood Experiences and ADHD: Analysis of the 2011 National Survey of Children’s Health« , Conference | General Pediatrics: Behavior/Development, http://www.abstracts2view.com/pas/view.php?nu=PAS14L1_4670.7.

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Des problèmes de communication, et du TDAH

Les personnes atteintes de TDAH vivent souvent des difficultés sociales, du rejet social et de l’exclusion sociale, ainsi que des problèmes dans leurs relations interpersonnelles en raison de leur inattention, leur impulsivité et leur hyperactivité. Ces aboutissements interpersonnels négatifs causent de la douleur et de la souffrance émotionnelle. Ils semblent également contribuer au développement comorbide de troubles de l’humeur et de troubles anxieux.

Or, de nouvelles recherches émergent et suggèrent que les gens souffrant de trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention (TDAH) peuvent faire face à des défis lors de la communication et l’interaction avec autrui[13].

La gestion du TDAH ne relève pas seulement de la seule gestion de l’attention ou de l’impulsivité [ce que fait la médication, dans certains cas]. Le TDAH présente également un déficit des fonctions exécutives, un ensemble de « compétences » qui comprend notamment l’attention et le contrôle des impulsions…, et bien plus encore. Considéré comme un trouble de l’autorégulation, le TDAH a un effet potentiel sur tout ce qui nécessite une planification et une coordination, allant du sommeil en passant par les habitudes alimentaires, à l’élaboration et la mise en oeuvre à long terme jusqu’au bout d’un projet scientifique, à la manière dont la personne parle et écoute lors d’une conversation.

La fonction exécutive (l’ensemble des fonctions exécutives) agit comme notre « gestionnaire du cerveau » et coordonne nos pensées, nos comportements, nos actions ainsi que la capacité de planifier. Elle est également responsable du triage de toutes les informations complexes que nous rencontrons, allant à prêter attention à la voix appropriée dans une salle de classe, à l’organisation des réponses au milieu d’une discussion au rythme rapide. Les soins globaux du TDAH exigent ainsi une vue d’ensemble des effets souvent subtils que la condition a sur la vie d’une personne en s’adressant à ses impacts partout où les symptômes se manifestent. Un des aspects les plus communément négligés de TDAH est son effet direct sur la communication.

Le DSM-V divise la communication en trois composantes : la parole (speech), le langage (language), la pragmatique (pragmatics). Ces compétences sont définies comme suit :

  1. La parole (speech) comprend tout ce qui implique la production des sons. Les préoccupations les plus courantes de la parole relèvent notamment des troubles de l’articulation (articulation disorders; incapacité inattendue à produire des sons spécifiques), le bégaiement (stuttering) et le balbutiemment (stammering).

  2. Le langage (language) relève de la signification des mots et la manière dont nous les agençons ensemble. Il inclut notamment le vocabulaire, la grammaire et le discours narratif accompagnés des capacités de langage réceptif correspondant. Dans le système actuel, les diagnostics les plus communs dans ce domaine relèvent notamment des retards de langage expressif (expressive language delays ; notamment en utilisant moins de mots ou de phrases que prévu) et des retards de langage réceptif (receptive language delays ; une moins grande compréhension que prévu pour l’âge).

  3. Le langage pragmatique (pragmatic language) représente toutes les nuances non verbales qui facilitent la conversation quotidienne, et comprend notamment tout ce qui concerne au sens large l’aspect social de la communication. Il comprend notamment tous les aspects tacites de la communication, comme la lecture des visages et le suivi du ton de la voix, ainsi qu’à s’adapter à différentes situations (comme parler de manière opportune à un enseignant par rapport à un pair). Des compétences telles que la compréhension des gestes, des croisements non littérales (non-literal meetings); tels que la métaphore, l’ironie et le sarcasme), et la détection de la signification émotionnelle derrière un changement dans l’expression du visage dépend ainsi d’une compréhension intuitive de la pragmatique.

Des études montrent que les enfants atteints de TDAH sont à risque de troubles de l’articulation, qui affectent leur capacité à produire le son des lettres de manière appropriée pour leur âge. Au-delà de cela, ils présentent également souvent des différences dans la maîtrise et la qualité vocale de la parole. Une étude a même réussi à détecter la présence du TDAH au moyen de ces différences de discours. Comparativement à leurs pairs souffrant de troubles d’apprentissage uniquement, les enfants TDAH ont montré un volume et une variabilité du ton lorsqu’ils parlent, accompagnés de patterns particuliers tels que l’augmentation du nombre de pauses vocales.

Les enfants atteints du TDAH produisent plus de répétitions vocales et font plus usage de « bouche trou de mots » (word fillers) alors qu’ils essaient d’organiser leurs pensées, semblablement à une sorte de bégaiement. Cela peut conduire aux impatiences et aux malentendus de la part d’autrui, en particulier les enfants, car ils n’ont généralement pas la même patience et la même perspective que les adultes. Une réponse dans la salle de classe peut être une longue suite de balbutiement dans la parole, saccadant et brimant d’autant la prosodie de la voix.

Les enfants TDAH traitent également le langage différemment. Pour commencer, ils sont à risque accru de retard de langage important. Même sans retards spécifiques, en raison de la distraction et des symptômes du TDAH connexes (comorbidités), ils sont plus susceptibles de sembler hors-sujet lorsqu’ils parlent. Ils luttent également et fréquemment pour trouver les mots justes et mettre leurs pensées ensemble rapidement et de manière linéaire dans la conversation. Les erreurs de grammaire lorsqu’ils composent des phrases peuvent également se produire, en raison des difficultés de planification présentes même lorsque les compétences sous-jacentes dans ce domaine sont intactes. Tous ces symptômes liés au TDAH, avec ou sans les retards réels langage (language), peuvent influer sur la capacité à communiquer efficacement.

Dans le TDAH, la compréhension orale peut être directement dégradée, notamment en raison des difficultés à maitriser le débit rapide du langage ou à gérer les environnements distrayants et bruyants comme à la bibliothèque publiques ou dans une salle de classe bourdonnant d’activité. Encore une fois, cela est vrai même lorsque l’enfant n’a pas un réel retard de langage (language); ils ont la capacité de comprendre, mais à cause de TDAH, des détails importants passent sous le radar, à la fois lors d’une conversation et les histoires. Lors de l’écoute, ils peuvent entièrement perdre la trace de fils de la conversation ou des détails avec justesse, et donc ne pas enregistrer les bribes d’information vitales. Ces mêmes lacunes apparaissent souvent comme un comportement oppositionnel lorsqu’une demande apparaît volontairement ignorée au lieu de ne pas avoir été entendue en premier lieu. Ces patterns sont également liés à des difficultés de compréhension de lecture souvent présente chez les personnes TDAH.

Prêter attention au fil de la conversation peut devenir encore plus problématique pour un enfant souffrant du TDAH lorsqu’il est en groupe ou lors d’une situation bruyants. L’habileté à retenir sa concentration sur un seul orateur et à faire la transition entre les orateurs peut s’avérer difficultueuse. Ceci a donc certaines implications sociales, ce qui conduit certains enfants atteints de TDAH à trouver plus facile les relations un à un, plutôt qu’au sein d’un groupe. Les salles de classe promptes à la distraction (qui empêche de se concentrer), lorsque plusieurs activités se déroulent simultanément, peuvent s’avérer particulièrement difficiles à s’engager pour un enfant souffrant de TDAH.

Également, pour un enfant, le TDAH rend plus difficultueux à gérer d’un coup de grosses mottes de conversation (large clumps of conversation). Tandis qu’un autre enfant de 8 ans peut être capable de gérer l’écoute jusqu’à douze mots à un clip avec une bonne compréhension, avec le TDAH, les performances de l’enfant s’abaissent à sept ou huit mots maximum. Toute quantité plus grande de mots saura laisser tomber.

Ces types de problèmes de compréhension du langage parlé sont souvent mal étiquetés comme un « trouble de traitement auditif » (auditory processing disorder). En fait, il n’y a aucun problème réel avec la voie auditive; l’information monte, mais de par les déficiences des fonctions exécutives, le son est mal géré. Le gestionnaire du cerveau s’est à nouveau endormi au travail, brouillant ainsi d’autant les détails sur ce qui se dit.

Le langage pragmatique, comme indiqué ci-dessus, englobe toutes les mœurs sociales liées à la langue parlée et la communication non verbale. Les principaux symptômes principaux du THADA minent cet aspect de la communication en elle-même. Laisser échapper des réponses, une conversation, trop parler et parler trop fort, tout cela brime les standards communs de la communication. Les personnes atteintes de TDAH vont souvent faire des commentaires divergents dans une conversation, ou ont du mal à organiser leurs pensées à la volée. Même pour ceux qui ont un vocabulaire et une compréhension avancés pour leur âge, ces difficultés pragmatiques peuvent substantiellement nuire et faire obstacle à la réussite sociale.

Ces difficultés pragmatiques[8,10,11] sont similaires à, mais pas la même, ce que l’on trouve chez un enfant Autiste. Dans l’autisme, la question sous-jacente est celle de savoir que ces enfants ne saisissent pas intuitivement le monde social — qui comprend notamment certains délais la langue pragmatique. Contrairement à ceux avec aux enfants TDAH, cependant, les enfants autistes ont un retard de développement intrinsèque dans une gamme beaucoup plus large de compétences sociales et de communication[14].

Avec le TDAH, la capacité de comprendre le langage non verbal et les interactions sociales dans son ensemble est très probablement intacte. Ils reconnaissent la communication non verbale pour ce qu’elle est, et comprendre les règles de base de la communication tels qu’« attendre votre tour avant de répondre ». En raison de la distraction, de l’impulsivité ou d’autres fonctions exécutives déficiences, ils risquent de ne pas être capables d’observer ces mêmes règles à tout moment particulières, ou même de pouvoir remarquer les indices sociaux du tout; nombreux sont ceux qui répondent à ces critères pour une nouvelle catégorie du DSM-5 « trouble de la communication (pragmatique) sociale (social [pragmatics] communication disorder)[4]. Ainsi, alors que l’autisme provoque une dépréciation plus omniprésente du jugement social, en raison de lacunes dans les compétences pragmatiques chez les personnes TDAH, des problèmes peuvent à eux seuls compromettre les habiletés sociales chez les enfants.

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Au Canada, à l’Université de Waterloo, des chercheurs affirment que : « les personnes atteintes du TDAH sont souvent moins capables d’envisager la perspective de leur interlocuteur. Comprendre que cela peut s’avérer un problème mènera à de nouvelles approches et à de nouvelles formations qui seront susceptibles d’améliorer la manière dont les personnes interagissent et communique avec le trouble avec les autres ».

La recherche apparaît dans deux études publiées. Le premier papier a été publier dans le Journal of Speech, Language, and Hearing Research[2], et porte sur des questions qui peuvent être trouvées chez les enfants. Le deuxième papier aborde les adultes et apparaît dans le Journal of Attention Disorders[3].

Lors d’une conversation, les individus ont besoin de prêter attention aux connaissances et aux perspectives d’autrui. L’habileté de voir le point de vue de l’autre est essentielle pour une communication réussie, permettant à chaque orateur de modifier leur réponse ou réagir en conséquence.

Dans une étude, les chercheurs ont examiné les enfants avec et sans un diagnostic de TDAH, et dans l’autre étude, des étudiants du premier cycle avec différents niveaux de symptômes du TDAH ont participé.

Ces études suggèrent que pour les personnes TDAH, plus sévères s’avèrent les symptômes individuels du TDAH moins ceux-ci utilisent le point de vue de l’orateur pour guider leur interprétation des déclarations de base[12]. La capacité de tenir compte d’un autre point de vue au cours d’une conversation nécessite des ressources cognitives telles que la conservation des informations pour une période temporaire et la capacité de supprimer une réponse (inhibition).

Ces domaines de compétences tendent à être déficitaires chez les personnes atteintes du TDAH, et c’est peut-être pourquoi leur comportement communicatif semble souvent plus égocentrique, ou en fonction de leur propre point de vue. Les chercheurs s’intéressent à la manière dont ces résultats peuvent être liés à d’autres comportements sociaux, ce qui pourrait fournir une meilleure compréhension des difficultés liées au TDAH dans des situations sociales plus complexes.

Ces résultats sont importants, car ils permettent de réfléchir sur les possibles stratégies de mitigation. Les programmes de formation aux habiletés sociales (développement des compétences sociales) pour les enfants atteints de TDAH ne présentent souvent pas d’avantages substantiels lorsque les enfants retournent à leur environnement social, et si nous les chercheurs avaient une meilleure idée de ce qui cause ces difficultés de communication alors pourrons-nous cibler les moyens de mitigation pour ces compétences particulières, des programmes d’intervention améliorée peuvent être en mesure d’obtenir des résultats plus probants et bénéfiques.

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Les enfants atteints de TDAH sont moins précis dans leurs interprétations des énoncés de référence (referential statements)[12]. Ces difficultés conduiraient à une plus grande occurrence de mauvaise communication.

L’une des fonctions les plus élémentaires de la langue est celle de communiquer de l’information à d’autres personnes à l’aide de référents particuliers (particular referents). Un référent (referent) pourrait être, par exemple, un objet (par exemple, la boule rouge), un emplacement (par exemple, l’emplacement du bureau de poste), ou une idée (par exemple, la notion de gravité).

Dans chaque cas, l’objectif de l’orateur est celui de veiller à ce que l’auditeur soit en mesure d’identifier le référent des alternatives qui pourraient être confondues avec le référent. La communication référentielle, comme on l’appelle, peut être distinguée des autres fonctions de communication.

La communication référentielle (referential communication) est le terme donné à des actes communicatifs (communicative acts), généralement parlés, dans laquelle certains types d’informations sont échangées entre un orateur et un autre. Cet échange d’informations est généralement fonction d’actes de référence (acts of reference) réussis, dans lequel les entités (humaines et non-humaines) sont identifiées (nommer ou décrire; lequel exactement?), sont situés ou déplacés par rapport à d’autres entités (en donnant des instructions ou des directives; où exactement?), ou sont suivis par séquences de lieux et d’événements (raconter un incident ou un récit; qu’est-ce qu’ils font exactement?).

Ces actes de référence sont évalués en fonction de leur efficacité communicative, et non pas leur exactitude grammaticale: est-ce que l’orateur a réussi à référer l’auditeur soit à l’entité soit à une action? Certaines formes linguistiques dans toutes les langues sont utiles comme outils afin de permettre les orateurs de se référer le plus clairement possible à des entités.

Les compétences de communication référentielle (referential communication) impliquent la capacité de fournir et de comprendre des informations spécifiques. Les compétences typiques incluent notamment de donner et de suivre des directions, de poser des questions, et de donner des explications. Ces compétences sont importantes dans le discours dans une classe.

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A suivre…

Timeline of ADHD diagnostic criteria, prevalence, and treatment [USA]

 Timeline of ADHD diagnostic criteria, prevalence, and treatmentTimeline of ADHD diagnostic criteria, prevalence, and treatment

L’étrange répartition du TDAH aux USA

ADHD

adhd.prevalence.usa