L’activité du cerveau lors du sommeil peut influencer substantiellement les perturbations émotionnelle chez les enfants souffrant du TDAH

Le sommeil consolide les souvenirs émotionnels chez les enfants sains, a contrario des enfants ayant un Trouble d’Hyperactivité avec/sans Déficit de l’Attention (TDAH). Selon une recherche publier le 29 mai 2013 dans « open access journal PLOS ONE » par Alexander Prehn-Kristensen et collègue de « University Hospital Schleswing-Holstein ». Cette étude suggère que les déficits des processus impliqués dans le traitement émotionnel peuvent exacerber les problèmes émotionnels vécus durant la journée chez les enfants ayant un TDAH.

Les chercheurs ont constaté que durant le sommeil, les régions du cerveau soupçonner d’abriter la consolidation des souvenirs émotionnelle (emotional memories) étaient plus actives chez les enfants sains, moins chez les adultes sains, et encore moins actifs chez les enfants TDAH.

L’étude indique : « Alors que plusieurs études montrent un bénéfice certain du sommeil par rapport aux souvenirs émotionnels chez les individus sains, nos résultats montrent pour la première fois que les enfants en bonne santé surpassent les adultes en bonne santé ». Cependant, les auteurs ajoutent que cela peut être attribuable, en partie du moins, aux images axées sur les enfants utilisés à titre de stimuli.

Leurs résultats soutiennent l’idée que l’activité de la partie frontale du cerveau semble cruciale dans la consolidation des souvenirs émotionnelle dans le sommeil, et cette région du cerveau est également impliquée dans les symptômes émotionnels observés chez les enfants atteints de TDAH. Les auteurs ajoutent que d’autres études sont nécessaires pour confirmer si cette fonction du sommeil, impliqué dans la formation des souvenirs émotionnels, se développe avec le temps chez les adultes atteints de TDAH, ou si le dysfonctionnement persiste chez les personnes atteintes du TDAH de tous âges.

– Un sommeil déficitaire peut conduire à l’anxiété

La technologie a récemment permis aux chercheurs d’obtenir des évidences de la manière dont la privation de sommeil peut mener à l’anxiété.

Les enquêteurs affirment que leurs résultats montrent que la perte de sommeil « amplifie » nettement le degré à laquelle une personne prévoie les événements émotionnels imminents. Cette réaction excessive se produit souvent chez les personnes très anxieuses, ce qui les rend particulièrement vulnérables.

Les experts affirment qu’il y a deux caractéristiques communes aux troubles anxieux, soit le manque de sommeil, et une amplification de la réponse émotionnelle. Les résultats de cette nouvelle étude suggèrent que ces fonctions peuvent ne pas être indépendantes les unes des autres, mais peuvent cependant interagir.

Des chercheurs de Berkeley à « l’University of California », lors de deux sessions distinctes, ont utilisé la numérisation du cerveau sur 18 adultes en bonne santé, l’une après une nuit de sommeil normale et une deuxième après une nuit de privation de sommeil. Au cours des deux sessions, les participants ont été exposés à une tâche émotionnelle qui implique une période d’anticipation d’une expérience potentiellement négative (une image visuelle désagréable) ou d’une expérience potentiellement bénigne (une image visuelle neutre). L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) a montré que la privation de sommeil a nettement amplifié l’accumulation d’activité anticipatoire au sein des centres profonds du cerveau émotionnel, en particulier l’amygdale — une partie du cerveau associée à la réponse aux expériences négatives et désagréables.

Étonnamment, dans certains de ces centres émotionnels du cerveau, la privation de sommeil a déclenché une augmentation préjudiciable de plus de 60 pour cent de la réaction anticipatoire. En outre, les chercheurs ont constaté que la force de cet effet de privation de sommeil est liée au fait que si les participants étaient naturellement anxieux.

Les personnes qui étaient plus anxieuses ont montré une plus grande vulnérabilité aux effets aggravants de la privation de sommeil. Les résultats suggèrent que l’anxiété peut élever considérablement le dysfonctionnement émotionnel et les risques associés au manque de sommeil.

« L’anticipation est un processus cérébral fondamental, un mécanisme de survie commune à de nombreuses espèces », a déclaré Andrea Goldstein, principal auteur de l’étude.

« Nos résultats suggèrent que seulement une nuit de privation de sommeil altère de façon significative le fonctionnement optimal de ce processus essentiel du cerveau, surtout chez les personnes anxieuses. C’est peut-être plus que jamais pertinent compte tenu de l’érosion persistant du temps de sommeil qui continue à se produire dans la société ».

Une étude de la même équipe avait déjà montré qu’une surréaction aux expériences négatives était aussi liée à une désactivation du lobe préfrontal, qui s’avère une région en interaction notamment avec l’amygdale, intervient dans le contrôle des émotions. « Le sommeil semble restaurer les circuits des émotions et préparer ainsi aux défis du lendemain et aux interactions sociales », soulignaient les chercheurs. « C’est presque comme si, sans sommeil, le cerveau régressait à un niveau plus primitif d’activité, devenant incapable de mettre les expériences émotionnelles dans leur contexte et de produire des réponses appropriées », ajoutaient-ils.

– Un lien entre le TDAH et les troubles du sommeil chez les adolescents

Une étude de Susan Shur-Fen Gau du College du Medicine and Public Health, au National Taiwan University, indique que les adolescents ayant obtenu un diagnostic de TDAH lors de l’enfance, quel que soit le TDAH persistent, étaient plus susceptibles d’avoir des problèmes courants de sommeil et des troubles du sommeil, comme l’insomnie, les terreurs nocturnes, les cauchemars, le bruxisme et le ronflement. De l’échantillon total, 17 % des enfants atteints de TDAH souffraient d’une insomnie primaire, contre 7 % des enfants contrôles; une insomnie primaire tout au long de la vie est présente chez 20 % des enfants atteints de TDAH, comparativement à 10 % des contrôles. Les troubles liés aux cauchemars ont touché près de 11 % des enfants atteints de TDAH et 23 % d’entre eux souffre de troubles de cauchemars tout au long de la vie, contre 5 et 16 % des contrôles. La présence d’au moins une comorbidité psychiatrique augmente les risques de l’insomnie et de cauchemars.

Les symptômes et les conséquences de TDAH et les problèmes sommeils chez les enfants se chevauchent souvent. Certains troubles du sommeil primaires se trouvent être associés à l’inattention, l’hyperactivité, les troubles du comportement et de rendement scolaire affaiblis, qui sont souvent confondus avec les symptômes du TDAH. « Chez certains patients TDAH, les symptômes sont causés ou exagérés par les troubles primaires du sommeil, et donc le traitement de la maladie du sommeil permettra d’améliorer les symptômes du TDAH », indique Gau.

Les résultats de l’étude indiquent également que les taux de cauchemar et des troubles de cauchemar tout au long de la vie étaient plus fréquents chez les filles et le ronflement est plus fréquent chez les garçons.

– Moins de sommeil égale plus de problèmes de comportements

Une étude qui a suivi les habitudes de sommeil des enfants à partir de la naissance jusqu’à l’âge de quatre ans montre qu’un temps de sommeil plus court est corrélé avec plus de comportements de colère, d’agressivité, d’impulsivité, de crises, ainsi que d’autres comportements plutôt gênants. L’équipe de recherche dirigée par le Dr Rebecca J. Scharf de l’Université de Virginie, Charlottesville — a publié leurs résultats dans le Journal of Pediatrics Developmental & Behavioral. Ainsi donc, on note un accroissement des problèmes de comportement dit « externalisés » lorsque la période de sommeil est insuffisante.

Les résultats ont montré que la durée moyenne de sommeil nocturne était de 10,5 heures, fondé sur l’heure moyenne du coucher à 20 h 39 et l’heure moyenne de réveil à 7 h 13. Cette durée de sommeil est inférieure à ce qui est recommandé pour les jeunes enfants, mais supérieure au 9,75 heures que les chercheurs considèrent comme une « courte durée » (calculée comme un écart-type au-dessous de la moyenne). Ils ont constaté que 11 % des enfants étaient considérés comme ayant un sommeil de courte durée.

« Les enfants de groupes au sommeil plus court ont présenté un comportement nettement plus négatif que les enfants au sommeil de plus longue durée. » Les problèmes de comportement agressif ont été les plus touchés par les périodes de courtes durées de sommeil, les enfants qui dormaient moins de 9,75 heures de nuit étaient 80 % plus susceptibles d’en présenter. La courte durée de sommeil a également été associé à des augmentations de 30 % à 46 % des comportements dit externalisé, comme l’hyperactivité, la colère et l’impulsivité. Les chercheurs ont observé qu’à mesure que la durée du sommeil augmente, plus les comportements externalisés ont diminué, ce qui indique que les enfants d’âge préscolaire qui dorment moins sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de comportement.

Ces nouveaux résultats, ainsi que d’autres études récentes, s’ajoutent aux preuves démontrant que les enfants d’âge préscolaire qui dorment moins ont plus de problèmes de comportement, y compris des comportements perturbateurs, comme l’agressivité et l’hyperactivité. Bien que l’étude ne peut pas tirer des conclusions sur la causalité, « il y a de bonnes raisons de croire que la durée du sommeil nocturne court conduit à des comportements externalisés », écrivent les chercheurs.

« Faire un plaidoyer pour les habitudes de sommeil régulières, une saine hygiène de sommeil et des routines régulières de “coucher” peut être utile pour les jeunes enfants ».

– Se coucher à des heures irrégulières affecte les performance cognitive de la progéniture

Se coucher à des heures différentes chaque soir tout au long de la petite enfance semble freiner la puissance du cerveau des enfants, montre une vaste étude à long terme publiée en ligne dans le Journal d’épidémiologie et de santé communautaire. Les « couchers » irréguliers étaient plus fréquents à l’âge de 3 ans, alors que près d’un enfant sur cinq se couche à des heures irrégulières. À l’âge de 7 ans, c’est plus de la moitié des enfants qui sont allés régulièrement au lit entre 7 h 30 et 20 h 30. Les enfants dont les heures de coucher étaient irrégulières ou qui sont allé se coucher après 21 heures provenaient de milieux plus défavorisés, montrent les résultats de l’étude.

À l’âge de 7 ans, les filles qui avaient des heures de coucher irrégulières avaient des scores plus faibles sur trois aspects de l’intelligence évaluée, après la prise en compte d’autres facteurs potentiellement influents, que les enfants qui se couchent a des heures régulière. Toutefois, ce n’était pas le cas chez les garçons en 7 ans.

Des heures de coucher irrégulières à partir de l’âge de 5 ans n’ont pas été associées à une moins bonne « puissance » du cerveau chez les filles ou les garçons à l’âge de 7 ans. Toutefois, les heures du coucher irrégulier à 3 ans ont été associées à des scores plus faibles en lecture, en mathématiques, et en perception spatiale, et ce autant chez les garçons que les filles, ce qui suggère qu’autour de l’âge de 3 pourrait être une période particulièrement sensible pour le développement cognitif.

– L’impact de l’heure du coucher irrégulier semblait être cumulatif.

Les filles qui n’avaient jamais eu d’heure du coucher régulier à 3, 5 et 7 ans avaient des scores significativement plus faibles, en lecture, en mathématiques et dans la perception spatiale, que les filles qui ont observé des heures de coucher régulières. L’impact a été le même chez les garçons, mais pour deux des trois mesures cognitives.

Les auteurs soulignent qu’une heure du coucher irrégulière pourrait perturber les rythmes naturels du corps et causer une privation de sommeil, donc porter atteinte à la plasticité du cerveau et de la capacité d’acquérir et de conserver des informations.

« Le sommeil est le prix que nous devons payer pour la plasticité de la journée antérieure et l’investissement nécessaire pour permettre l’apprentissage frais le lendemain », écrivent-ils. Et ils ajoutent : « Le développement durant la petite enfance a de profondes influences sur la santé et le bien-être tout au long de la trajectoire de vie. Ainsi, le sommeil réduit ou perturbé, surtout si cela survient à des moments clés du développement, pourrait avoir des répercussions importantes sur la santé tout au long de la vie ».

SOURCE

Alexander Prehn-Kristensen, Manuel Munz, Ina Molzow, Ines Wilhelm, Christian D. Wiesner, Lioba Baving. Sleep Promotes Consolidation of Emotional Memory in Healthy Children but Not in Children with Attention-Deficit Hyperactivity Disorder. PLoS ONE, 2013; 8 (5): e65098 DOI: 10.1371/journal.pone.0065098.

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Scharf, R. J., Demmer, R. T., Silver, E. J., & Stein, R. E. (2013). Nighttime Sleep Duration and Externalizing Behaviors of Preschool Children. Journal of Developmental & Behavioral Pediatrics, 34(6), 384-391.

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La trajectoire à long terme des enfants diagnostiqué TDAH lors de la période préscolaire peut s’avérer chronique et sévère

Le Trouble d’Hyperactivité avec/sans Déficit de l’Attention (TDAH), un trouble neuropsychologique et neurodéveloppementale, chronique, qui débute dans l’enfance, et se persiste à à l’âge adulte chez la majorité des enfants. En plus des principaux symptômes du TDAH, ces personnes éprouvent souvent des symptomes associés tels que la dysrégulation émotionnelle, les troubles du sommeil ou d’une faible estime de soi, et souffrent également de troubles concomitants (comorbidité), en particulier les épisodes dépressifs, les troubles anxieux, et la toxicomanie.

En europe, par contraste [du  taux de prévalence de la condition de 3-4%], la prévalence du diagnostic est inférieure à 0,5%, ce qui indique que la majorité des cas ne sont pas diagnostiqués et non traités. Ainsi, les données disponibles suggèrent que la plupart des adultes atteints de TDAH en Europe ne sont pas traitées. Nous verrons plus loin pour les États-Unis.

Aussi, les hommes qui ont été diagnostiqués durant l’enfance TDAH semble avoir des aboutissements significativement plus délétères, et ce, dans les sphères éducatifs, professionnels, économiques et sociaux, selon une étude de suivi de 33 ans, ou on les a comparés avec les hommes sans TDAH durand l’enfance [et donc à l’age adulte également].

Le TDAH, qui est d’abord diagnostiqué à l’âge préscolaire, tend à s’avérer chronique et sévère, mais le cours de la maladie est différent chez chaque enfant, selon les données à long terme de suivi de NIMH-funded Preschool ADHD Treatment Study (PATS).

Ainsi, le TDAH chez les enfants d’âge préscolaire est un diagnostic relativement stable sur une période de 6 ans. La trajectoire est généralement chronique, avec une sévérité élevée des symptômes et des troubles, chez les très jeunes enfants atteints de TDAH modérée à sévère, malgré un traitement avec des médicaments. Le développement de stratégies d’intervention de TDAH plus efficace est nécessaire pour ce groupe d’âge.

La plupart des études sur le TDAH se concentrent essentiellement sur les enfants d’âge scolaire, en particulier les garçons. Le PATS a été la première étude à long terme et à grande échelle conçus pour se concentrer sur les enfants d’âge préscolaire atteints de TDAH, et de déterminer l’innocuité et l’efficacité de leur traitement par le méthylphénidate (Ritalin). Les résultats inital de l’étude ont permis constaté que dans l’ensemble, de faibles doses de ce médicament sur ​​le court terme sont efficaces et sûres, à condition que l’enfant d’âge préscolaire, qui est particulièrement sensible aux effets secondaires, soit étroitement surveillé.

Dans l’étude de suivi, les participants originel, à l’époque âgés de 3 à 5 ans, ont été suivis pendant six ans après que le PATS ait débuter le suivit la trajectoire clinique de leur TDAH. Parents et enseignants ont été interrogés sur les symptômes des enfants à trois (3), quatre (4) et six (6) ans, suivant la fin de l’étude. Après six ans, 89 pour cent des participants rencontrait encore les critères diagnostic du TDAH. Bien que certains symptômes avaient diminué, beaucoup d’entre eux présentaient encore des symptômes sévères, en dépit de l’utilisation des médicaments. Dans l’ensemble, les trajectoires de maladie des enfants variaient considérablement.

Les filles et les garçons ont également montré différents types de changements au cours de leur maladie. Au départ, les filles ont tendance à avoir des symptômes plus graves, notamment d’inattention. Même si elles ont montré au fil du temps une baisse plus marquée de la sévérité de leurs symptômes par rapport aux garçons, leurs symptômes sont quand même restés plus sévère que ceux des garçons, et ce, tout au long de la période d’étude, à l’exception de l’hyperactivité et de l’impulsivité dans le cadre scolaire.

À mesure qu’il y a plus d’enfants d’âge préscolaire qui sont diagnostiqués du TDAH et qui tenteront d’obtenir des traitements, une connaissance de l’évolution à long terme de la maladie s’avère importante afin d’établir les interventions les plus efficaces, et ce, dès le début du cours de la maladie. Et parce que le diagnostic de TDAH chez les enfants d’âge préscolaire tend à persister tout au long de l’enfance, l’intervention précoce et intensive pouvant inclure une médication, les interventions dites comportementales et la formation des parents, s’avèrent nécessaires.

Dans un effort pour améliorer les conséquences néfastes pour ces enfants, plus de recherches sont nécessaires concernant les effets des médicaments traitant le TDAH sur les enfants d’âge préscolaire sur le long terme, ainsi que les effets de la combinaison de différents médicaments. En outre, plus de recherches sont nécessaires pour identifier les caractéristiques individuelles qui pourraient accroître le risque d’un enfant de TDAH à long terme ainsi que les caractéristiques des enfants dont les symptômes disparaissent avec l’âge.

« Ces résultats soulèvent des questions qui, malheureusement, ne peuvent être répondues à partir de nos données actuelles » écrivent les auteurs de l’étude. « Par exemple, pourquoi les médicaments, tels qu’administrés dans la communauté, ne semblent pas suffisamment efficaces pour réduire les symptômes en deçà de l’écart clinique de la plupart des participants? Est-ce un problème de conformité? Alternativement, il est possible que les pratiques pharmacothérapeutique des praticiens de la communauté n’aient pas été adaptées afin de maximiser les bénéfices cliniques. Notre étude n’a pas été conçue pour répondre à ces questions, toutefois, quelle que soit les raisons puissent être, il est inquiétant de constater que les enfants atteints de TDAH, même lorsqu’ils sont traités avec des médicaments, continuent d’éprouver des symptômes, et ce que nous devons savoir, c’est pourquoi cela en est ainsi et comment pouvons-nous faire mieux », explique le chercheur principal, Mark Riddle, MD, un psychiatre pédiatrique au Johns Hopkins Children Center. « Le TDAH est devenu un diagnostic plus fréquent dans la petite enfance, et comprendre comment la maladie progresse dans ce groupe d’âge devient critique. Nous avons constaté que le TDAH chez les enfants d’âge préscolaire est une maladie chronique et plutôt persistante, qui exige de meilleurs traitements comportementaux et pharmacologiques à long terme que nous avons actuellement ».

Une autre étude montre que près de 37.5% des enfants atteints de TDAH continuent de lutter contre cette condition jusqu’à l’âge adulte, et certains peuvant développer d’autres troubles psychiatriques. Nous devons donc concevoir et adopter une approche des maladies chroniques au TDAH comme nous le faisons pour le diabète. Le système de soins doit être conçu pour le long terme. De plus, près de 57% des adultes TDAH arborait au moins 1 autre trouble psychiatrique à l’âge adulte, comparativement à 35% des participants du groupe témoin adultes qui n’avaient pas eu le TDAH lors de l’enfance. Les troubles psychiatriques rencontrés les plus fréquents étaient la toxicomanie ou la dépendance, trouble de la personnalité antisociale, les épisodes hypomaniaques, de l’anxiété généralisée et la dépression majeure. L’incidence de décès par suicide était près de 5 fois plus élevé chez les adultes TDAH.

Les enquêteurs de l’étude expliquent que le TDAH ne doit plus être considérée uniquement comme un trouble qui affecte principalement le comportement et l’apprentissage des enfants, mais aussi comme un problème de santé majeur qui confère un risque accru de mortalité, d’adversité sociale sous forme de comportements criminels, de persistance des symptômes et des déficiences du TDAH jusqu’à l’âge adulte, et un taux accrus d’autres problèmes de santé mentale. Cette étude montre la nécessité d’améliorer considérablement le traitement à long terme des enfants atteints de TDAH et de fournir un mécanisme pour les traiter comme comme des adultes.

Il est possible, sinon probable, que l’ampleur des effets négatifs de cette cohorte serait encore plus important dans les populations ayant des difficultés supplémentaires telles que des taux plus élevés de pauvreté ayant des conditions socioéconommiques défavorables.

Les parents d’enfants atteints de TDAH doivent s’assurer que leurs enfants obtiennent des traitements de haute qualité et qu’il continue leurs traitements alors qu’ils entrent [et sortent] dans l’adolescence. Les enfants doivent également être évalués pour les troubles d’apprentissage et le suivi des conditions associés au TDAH, y compris l’usage de drogues, la dépression et l’anxiété.

De plus, les auteurs de l’étude pensent sous-estimer les aboutissements délétères du TDAH chez les enfants. Car la plupart des personnes étudiés étaient de race blanche et de classe moyenne, avec une bonne éducation et l’accès aux soins de santé. Selon les auteurs, on peut dire que c’est potentiellement le meilleur scénario. Les aboutissements pourraient donc être pire dans les populations socioéconomiquement défavorables.

SOURCES

Riddle M et al. (2013). “The Preschool ADHD Treatment Study (PATS) 6-Year Follow-up”.Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry – March 2013 (Vol. 52, Issue 3, Pages 264-278.e2, DOI: 10.1016/j.jaac.2012.12.007).

National Institute of Mental Health (NIMH).(2013). “Long-term Course of ADHD Diagnosed in Preschool Years Can be Chronic and Severe”, Science News, February 12 2013, [http://1.usa.gov/11n6gAA].

Gleason, Mary Margaret. « Finding the Tools for Effective Early Intervention for Preschool Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder », Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry 52.3 (2013): 228-230.

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