De la systémique, de la neuropsychologie infantile, et de la prise en charge des EHDAA

WHO : Monitoring child development as part of routine child health care services helps to detect #autism, other development disorders early – http://bit.ly/1dQzOSB

+ Dépistage et évaluation des troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant [agir en amont du cycle de développement]

Le président de l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (OTSTCFQ), Claude Leblond, T.S., demande au chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, de s’excuser publiquement pour ses propos dénigrants prononcés à l’endroit des 12 000 membres de l’Ordre, samedi matin. En point de presse, M. Legault a déclaré que les Québécois seraient mieux servis par un comptable que par un médecin ou une travailleuse sociale [http://bit.ly/1dooYmP].

Ainsi, l’OTSTCFQ prend du temps et de l’argent pour dénoncer haut et fort que leur narcissisme est atteint par « l’allégorie » de François Legault, chef de la CAQ.

Or, si je comprends bien M. Legault, qui a [eu] des médecins dans son équipe, celui-ci nous illustre ainsi que pour lui, les problèmes actuels de la société relèvent plus de nature économique et comptable, que de nature sociale. C’est sa décision et son choix, qu’il doit justifier. Il est ainsi passablement évident que les forces du capital ont eu le dessus sur les forces sociales, car ne dit-on pas : « When Money talks, people follows ».

Je comprends donc que pour la CAQ, et même le PLQ, on s’adresse d’abord à l’économie, aux aspects économiques, dont la création de la richesse, pour supporter le sociale, et révèle ainsi quel poids notre société accorde au travail, à la création de la richesse, à la croissance infinie et aux rendements sur investissement maximal avec un minimum de risque, par rapport au tissu social.

Pour moi, c’est clair, que la CAQ ne méprise pas les médecins et les travailleurs sociaux, car elle ne fait seulement remarquer, certes peut-être maladroitement par une expression quelque peu boiteuse et vaseuse, mais qui, pour moi, reflète bien la démarche de la CAQ, à savoir, celle de vouloir donner priorité à l’économie.

Or, avec la rapacité et la cupidité des marchés financiers comme moteurs de la société, la crise financière de 2007-2008 a bel et bien montré les limitations de la création de la richesse, faisant ainsi également des ravages, qui n’ont pas fini de détruire des vies et des acquis sociaux, dans plusieurs pays. La société est-elle devenue un marché? Le tissu social se capitalise-t-il? Par exemple, nos gouvernements ne protègent-ils pas les revenus du capital bien davantage que les revenus de retraite? On a sauvé les banques bien plus que les régimes de retraite lors de la crise, et on rechigne à taxer les revenus du capital et on n’envisage pas qu’ils puissent être mis à contribution pour financer l’éducation, la santé, voire même les retraites. Ainsi, on privatise la création de la richesse, mais ce sont les gouvernements, et surtout la classe moyenne, qui essuie les pertes.

Conséquemment, l’OTSTCFQ s’offusque inutilement et semble réagir comme s’il avait subi une agression narcissique. On peut lire, « …les valeurs de justice et d’équité sociale, de respect des droits et de la dignité des personnes, que défendent chaque jour les travailleurs sociaux, valent bien celles véhiculées par le chef de la CAQ, quelles qu’elles soient. Il est faux de prétendre que des travailleurs sociaux ne sont pas aptes à assumer des fonctions importantes au sein de notre société, y compris celles de premier ministre. Les propos de M. Legault sont dénigrants et il doit s’en excuser publiquement ».

Non, l’OTSTCFQ ne montre aucune pédagogie autre qu’une atteinte narcissique. Elle ne profite pas de l’occasion pour montrer comment elle défend ces valeurs. J’espère que ce n’est pas en produisant ces communiqués.

En tout état de cause, leur argumentaire me semble excessivement faible et ne semble pas montrer les fameuses dérives qu’il tente de dénoncer.

+ du rêve à la réalité

Or, c’est une erreur de croire que le tissu social ne nécessite pas de l’entretien, tout comme une institution nécessite une forme d’entretien. C’est également une erreur de croire que seuls l’argent et la richesse sont une solution au « nurturing » du tissu sociale. D’ailleurs, je remarquerais que les déviances collusionnaires observées dans certains domaines de l’économie et de la gouvernance québécoises montrent bien l’existence du phénomène de la dégradation du tissu social, et ces problématiques ne se règleront pas avec de l’argent et des investissements.

Il en est de même pour l’éducation, ou les améliorations ne viendront pas seulement par des investissements financiers, mais des investissements sociaux, comme la priorisation de l’éducation qui est le socle de la société du savoir. Les évolutions viendront d’un changement paradigmatique, et non pas seulement de la richesse économique et des investissements financiers. L’État lamentable des infrastructures scolastiques montréalaises représente aujourd’hui un lourd fardeau pour la société alors que la nécessité d’éradiquer le décrochage et l’analphabétisme fonctionnel s’avère des plus urgentes. L’augmentation des enfants EHDAA, de l’intimidation chez les jeunes, et des violences internet, est autant de signes patents qu’il se passe des choses dans le tissu social qui méritent toute notre attention. Il y a un manque chronique de ressources pour les enfants EHDAA, et similairement aux infrastructures scolastiques, dues à un déficit des investissements financiers adéquats, opportuns et appropriés.

Dembler, on croit évidemment que des investissements pour acquérir les ressources s’avèrent la solution, pour avoir plus d’orthopédagogues, de psychologues, plus de services, plus de ceci et plus de cela. C’est quantitatif, jamais qualitatif.

Or, une personne qui exerce au sein d’environnements limitatifs qui ne lui permettent pas de développer et d’exercer ses compétences pleinement, voire même d’en développer d’autres, ne peuvent nécessairement pas acquérir une expertise riche et diverse, et ne peuvent donc pas prétendre que l’ensemble des compétences de leur domaine est construit au sein d’environnement qui favorisent, non seulement le plein exercice des compétences, mais également l’innovation par l’apprentissage expérientielle. Or, on ne peut acquérir de l’expertise de vécu que l’on n’a pas vécu. Et, c’est au sein d’une déficience systémique patente liée aux manques de ressources que l’on tente de faire croire que les prestations de services aux étudiants EHDAA ont l’expérience suffisante et nécessaire afin de tirer;es enseignements et les expertises afin de créer, développer, améliorer, ces services aux étudiants.

Et s’il y a un problème au niveau de l’évaluation développementale des enfants, il y a certainement un problème au niveau du plan.

Ainsi donc, le système de prise en charge des enfants EHDAA souffre de lacunes puisqu’elle n’a pas pu se développer à partir de conditions nécessaires et suffisantes.

La systémique, ici, réfère à l’ensemble des moyens, techniques, méthodes, intervenants et spécialistes, qui est mise en interactions pour faire émerger une entité systémique compétente dans la prise en charge de l’éducation et du développement des enfants EHDAA.

Ainsi donc, l’Éducation et la Santé ne peuvent être considérées que comme des entités interreliées et non pas distinctes et séparer.

+ de la neuropsychologie infantile

Au carrefour entre la neurologie et la psychologie, la neuropsychologie permet d’aborder la personne dans sa globalité et de comprendre les mécanismes sous-jacents des difficultés neurocognitives.

Le neuropsychologue infantile (ou neuropsychologue pédiatrique) possèdent une formation dans la psychologie clinique et la neuropsychologie. Ils ont une formation spéciale dans le développement du cerveau. Ils utilisent cette formation pour évaluer et aider à gérer les enfants atteints de troubles du cerveau. Ces troubles peuvent entraîner des lésions cérébrales, des maladies médicales, ou des problèmes de développement. Le neuropsychologue infantile (ou neuropsychologue pédiatrique)aide, entre autre, les parents, les professionnels de la santé et de l’éducation, les professeurs de tout types, etc.

La neuropsychologie infantile (ou neuropsychologie pédiatrique) permet d’analyser, comprendre et proposer une action rééducative pour permettre une meilleure adaptation scolaire, sociale et familiale.Il consiste donc à évaluer le potentiel intellectuel de l’enfant, notamment la pensée (raisonnement intellectuel verbal et non verbal, l’abstraction, la capacité analytique, de synthèse, et de conceptualisation), la mémoire è long-terme et à court terme, l’attention, le langage (incluant la parole, la lecture, l’écriture et la littératie), la gestion de l’information (ex.: la planification, l’organisation, la vitesse et la qualité du traitement de l’information), la perception, et enfin, la motricité,ainsi qu’à contribuer au traitement et à la prévention de plusieurs situations problématiques vécues dans toutes les sphères de vie de l’enfant. En outre, les résultats de l’évaluation neuropsychologique permettent : 1- à l’enfant et à son entourage (parents, famille, intervenants) de mieux comprendre la nature de ses difficultés et ainsi respecter ses limites; 2— d’identifier l’environnement qui serait le plus propice à son épanouissement; 3— d’établir un plan d’intervention adapté à ses besoins (p. ex., intervention en neuropsychologie, orthopédagogie, orthophonie, ergothérapie, etc.); 4— de fournir les stratégies d’accommodations et d’adaptation, d’apprentissages et d’enseignements optimaux, nécessaires afin de maximiser ses apprentissages, son rendement et son bien-être.

D’apparition bien plus tardive que dans les autres pays occidentaux, la neuropsychologie infantile connaît un essor considérable en France depuis quelques années. Les pratiques de l’examen neuropsychologique, appuyées sur les modèles neurocognitifs du développement comme sur ceux de la modularité du fonctionnement cognitif et de la plasticité cérébrale, bousculent les représentations de l’évaluation psychologique de l’enfant ou de l’adolescent, notamment dans le registre des troubles développementaux (Asperger, Autisme, Syndrome Gilles de la Tournette), des troubles cognitifs et plus généralement des troubles d’apprentissage, notamment, la dyslexie, la dysorthographie, la dysphasie, la dyspraxie, le TDAH, la dyscalculie, les troubles de mémoire, le syndrome des dysfonctions non verbales.

Les psychologues de l’enfance et les professionnels de la santé sont de plus en plus sollicités pour apporter leur regard et leur expertise dans les situations difficiles que vivent les enfants et les familles qui les consultent. La question du profil cognitif de l’enfant, de ses ressources intellectuelles propres comme de ses déséquilibres ou défaillances, du fonctionnement et du développement de ses principales fonctions psychologiques (mémoire, attention, fonctions exécutives…) s’impose progressivement dans les demandes et les attentes parentales, sociales, sociétales et institutionnelles; au risque, expriment certains, de négliger les aspects affectifs, la dynamique psychique et les rapports symboliques aussi bien qu’émotionnels que l’enfant entretient avec le monde réel ou son monde interne. On négligerait [et ignorerait] donc le « cerveau social » de l’être humain.

L’intervention multidisciplinaire (ex.: neuropsychologues, orthopédagogues et psychoéducateurs) pour l’élève en difficulté d’apprentissage se spécialise donc dans l’évaluation et l’intervention auprès d’élèves en difficulté et en trouble d’apprentissage ou de comportement (c.-à-d.: EHDAA) établissant ainsi via une équipe multidisciplinaire l’offre de services le plus complète et adapté aux besoins spécifiques de ces jeunes en situation de handicap selon une approche globale du fonctionnement humain, et/ou tout en mettant l’emphase sur le rôle central est attribué aux parents, dont l’implication [avec un support approprié et opportun ; éducation parentale, parentage et (co)parentage] est essentielle au changement continu qu’exige la prise en charge de telles conditions qu’elle soit neurodéveloppementales, neuropsychologique ou dite psychiatriques.

La neuropsychologie est donc une discipline qui s’attache à chercher à comprendre le lien entre le cerveau et les apprentissages et/ou le comportement pour mieux cerner l’origine des difficultés et des troubles que présentent certains enfants, adolescents et jeunes adultes afin d’aider les parents et professionnels à intervenir de façon judicieuse pour accroître l’efficience et le bien-être des jeunes en difficulté.

Il faudrait dès lors que la science d’aujourd’hui, psychologie du développement de l’enfant et neurosciences cognitives (dont la neuropsychologie infantile ou la neuropsychologie pédiatrique), alimente la pédagogie1. Les découvertes en ces domaines devraient avoir un impact à l’école, dans le secteur sociétal de l’éducation, tout comme les neurosciences associées à la médecine ont déjà eu un fort impact dans le secteur de la santé.

Ainsi, donc, en soi, les entités individuelles (psychologues, pédopsychiatres, orthophonistes, professeurs, médecins, travailleurs sociaux, prestataires de services de santé, etc.) dites « compétentes » doivent être intégré de manière a constitué un système cohérent, capable de faire le suivi de l’état global du développement de la progéniture grâce a une sorte de tableau de bord (c. f. CIF), qui prend en compte un ensemble de facteurs (cliniques, individuelles, sociales, et environnementales), et qui permet d’identifier et de déterminer les mesures et les interventions optimales, de faire un suivi de la progression en quasi-temps réel de l’état de la progéniture et des services, interventions et mesures, ainsi que d’apporter les corrections nécessaires en fonction des changements, évolutions et dévolutions, constatées de l’état de l’apprenant.

Le tableau de bord est l’outil qui permet à toutes les entités du système de communiquer ensemble de manière cohérente et coordonner, de partager des informations pertinentes, et favorise l’interaction et l’échange d’information nécessaire et essentielle pour supporter toutes les activités des entités. Le tableau de bord consigne donc l’information (évaluations, diagnostics, fonctionnement global, mesures, interventions, services) sur lequel les entités génèrent la connaissance [les connaissances deviennent alors de l’information] concernant différents aspects de la problématique développementale de la progéniture sur lequel se fonderont les mesures, interventions, services nécessaires (evidence based practices).

Dans tous les cas, une évaluation neuropsychologique consiste à examiner la pensée, le comportement et le fonctionnement socio-affectif. L’évaluation utilise des tests et des procédures normalisées (ou standardisées).

C’est donc une manière de mettre en commun « virtuel » de plusieurs disciplines et de plusieurs compétences respectives en un tout cohérent ou la collaboration interprofessionnelle, et travailler en interdisciplinarité implique une notion de changement, d’abord un changement paradigmatique, changement qui n’est pas toujours facile à opérer dans un contexte du système de santé et de l’éducation. La collaboration interprofessionnelle dépasse par ailleurs les murs de leurs lieux d’activités, d’où l’aspect virtuel du tableau de bord. Or, le système professionnel dans lequel nous évoluons s’est substantiellement complexifié, notamment par l’introduction de nouvelles lois visant à élargir le rôle, les responsabilités et l’imputabilité des ordres auprès de la population et du gouvernement. Certains métiers du domaine de l’éducation méritent donc d’être professionnalisés.

Tous les professionnels, quel que soit leur champ d’intervention, sont généralement animés par une volonté d’apprendre et de diversifier leur pratique. Cependant, Il n’en demeure pas moins que la formation universitaire étendue n’habilite peut-être pas assez les gens à jouer un rôle de premier plan dans la prise en charge du développement global de la progéniture. Ceci étant dit, le terme professionnalisme (savoir/connaissance, savoir-être/comportement, savoir-faire/expérience) serait relativement nouveau, et relève d’un ensemble de valeurs et de comportements propres à une profession (éthique professionnelle).

+ de la perspective systémique de la prise en charge des EHDAA

La perspective systémique veux qu’un système optimal soit celui qui produit nécessairement les résultats escompter, non pas nécessairement le plus rapidement possible, mais de la meilleure qualité possible.

La perspective systémique veut qu’un système favorise l’interaction entre les entités au moyen d’un protocole de communication, qui ici, se présente sous la forme de la CIF. Ainsi, toutes les entités parlent de la même chose, avec le même langage.

La perspective systémique veut qu’un système abatte les structures en silos pour les mettre en interaction ou émerge de nouvelles connaissances, pratiques et expertises au sein d’une perspective globale et holistique. On parle ici de multidisciplinarité, d’interdisciplinarité, et de pluridisciplinarité.

La perspective systémique veut qu’un système…

+ Éducation,éducation, éducation !

Le rôle de l’éducation dans le développement économique, la création de richesse, mais aussi le progrès social est si central qu’il faut en faire une catégorie à part. Cela n’exclut pas les autres priorités, que ce soit l’assainissement des finances publiques ou l’autonomie énergétique. Mais l’éducation intervient à un niveau plus fondamental. C’est la clé. Si le Québec n’investit pas massivement dans son réseau d’éducation pris dans son sens large – des CPE au doctorat, en passant par la formation – , il ne parviendra pas à combler ses retards économiques.

On sait que les pays dont le niveau de vie est le plus élevé sont aussi ceux qui investissement le plus en éducation. On sait aussi que chaque dollar investi en éducation a un impact mesurable sur la croissance économique. Mais pourquoi ?

Lapresse plus+: http://bit.ly/1iX3TQb

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1 Ainsi, les enseignants doivent savoir qu’il y a trois systèmes cognitifs dans le cerveau. L’un est rapide, automatique et intuitif (le Système 1). L’autre est plus lent, logique et réfléchi (le Système 2). Un troisième système, sous-tendu par le cortex préfrontal, permet l’arbitrage, au cas par cas, entre les deux premiers. C’est ce Système 3 qui assure l’inhibition des automatismes de pensée (issus du Système 1) quand l’application de la logique (Système 2) est nécessaire.

L’activité du cerveau lors du sommeil peut influencer substantiellement les perturbations émotionnelle chez les enfants souffrant du TDAH

Le sommeil consolide les souvenirs émotionnels chez les enfants sains, a contrario des enfants ayant un Trouble d’Hyperactivité avec/sans Déficit de l’Attention (TDAH). Selon une recherche publier le 29 mai 2013 dans « open access journal PLOS ONE » par Alexander Prehn-Kristensen et collègue de « University Hospital Schleswing-Holstein ». Cette étude suggère que les déficits des processus impliqués dans le traitement émotionnel peuvent exacerber les problèmes émotionnels vécus durant la journée chez les enfants ayant un TDAH.

Les chercheurs ont constaté que durant le sommeil, les régions du cerveau soupçonner d’abriter la consolidation des souvenirs émotionnelle (emotional memories) étaient plus actives chez les enfants sains, moins chez les adultes sains, et encore moins actifs chez les enfants TDAH.

L’étude indique : « Alors que plusieurs études montrent un bénéfice certain du sommeil par rapport aux souvenirs émotionnels chez les individus sains, nos résultats montrent pour la première fois que les enfants en bonne santé surpassent les adultes en bonne santé ». Cependant, les auteurs ajoutent que cela peut être attribuable, en partie du moins, aux images axées sur les enfants utilisés à titre de stimuli.

Leurs résultats soutiennent l’idée que l’activité de la partie frontale du cerveau semble cruciale dans la consolidation des souvenirs émotionnelle dans le sommeil, et cette région du cerveau est également impliquée dans les symptômes émotionnels observés chez les enfants atteints de TDAH. Les auteurs ajoutent que d’autres études sont nécessaires pour confirmer si cette fonction du sommeil, impliqué dans la formation des souvenirs émotionnels, se développe avec le temps chez les adultes atteints de TDAH, ou si le dysfonctionnement persiste chez les personnes atteintes du TDAH de tous âges.

– Un sommeil déficitaire peut conduire à l’anxiété

La technologie a récemment permis aux chercheurs d’obtenir des évidences de la manière dont la privation de sommeil peut mener à l’anxiété.

Les enquêteurs affirment que leurs résultats montrent que la perte de sommeil « amplifie » nettement le degré à laquelle une personne prévoie les événements émotionnels imminents. Cette réaction excessive se produit souvent chez les personnes très anxieuses, ce qui les rend particulièrement vulnérables.

Les experts affirment qu’il y a deux caractéristiques communes aux troubles anxieux, soit le manque de sommeil, et une amplification de la réponse émotionnelle. Les résultats de cette nouvelle étude suggèrent que ces fonctions peuvent ne pas être indépendantes les unes des autres, mais peuvent cependant interagir.

Des chercheurs de Berkeley à « l’University of California », lors de deux sessions distinctes, ont utilisé la numérisation du cerveau sur 18 adultes en bonne santé, l’une après une nuit de sommeil normale et une deuxième après une nuit de privation de sommeil. Au cours des deux sessions, les participants ont été exposés à une tâche émotionnelle qui implique une période d’anticipation d’une expérience potentiellement négative (une image visuelle désagréable) ou d’une expérience potentiellement bénigne (une image visuelle neutre). L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) a montré que la privation de sommeil a nettement amplifié l’accumulation d’activité anticipatoire au sein des centres profonds du cerveau émotionnel, en particulier l’amygdale — une partie du cerveau associée à la réponse aux expériences négatives et désagréables.

Étonnamment, dans certains de ces centres émotionnels du cerveau, la privation de sommeil a déclenché une augmentation préjudiciable de plus de 60 pour cent de la réaction anticipatoire. En outre, les chercheurs ont constaté que la force de cet effet de privation de sommeil est liée au fait que si les participants étaient naturellement anxieux.

Les personnes qui étaient plus anxieuses ont montré une plus grande vulnérabilité aux effets aggravants de la privation de sommeil. Les résultats suggèrent que l’anxiété peut élever considérablement le dysfonctionnement émotionnel et les risques associés au manque de sommeil.

« L’anticipation est un processus cérébral fondamental, un mécanisme de survie commune à de nombreuses espèces », a déclaré Andrea Goldstein, principal auteur de l’étude.

« Nos résultats suggèrent que seulement une nuit de privation de sommeil altère de façon significative le fonctionnement optimal de ce processus essentiel du cerveau, surtout chez les personnes anxieuses. C’est peut-être plus que jamais pertinent compte tenu de l’érosion persistant du temps de sommeil qui continue à se produire dans la société ».

Une étude de la même équipe avait déjà montré qu’une surréaction aux expériences négatives était aussi liée à une désactivation du lobe préfrontal, qui s’avère une région en interaction notamment avec l’amygdale, intervient dans le contrôle des émotions. « Le sommeil semble restaurer les circuits des émotions et préparer ainsi aux défis du lendemain et aux interactions sociales », soulignaient les chercheurs. « C’est presque comme si, sans sommeil, le cerveau régressait à un niveau plus primitif d’activité, devenant incapable de mettre les expériences émotionnelles dans leur contexte et de produire des réponses appropriées », ajoutaient-ils.

– Un lien entre le TDAH et les troubles du sommeil chez les adolescents

Une étude de Susan Shur-Fen Gau du College du Medicine and Public Health, au National Taiwan University, indique que les adolescents ayant obtenu un diagnostic de TDAH lors de l’enfance, quel que soit le TDAH persistent, étaient plus susceptibles d’avoir des problèmes courants de sommeil et des troubles du sommeil, comme l’insomnie, les terreurs nocturnes, les cauchemars, le bruxisme et le ronflement. De l’échantillon total, 17 % des enfants atteints de TDAH souffraient d’une insomnie primaire, contre 7 % des enfants contrôles; une insomnie primaire tout au long de la vie est présente chez 20 % des enfants atteints de TDAH, comparativement à 10 % des contrôles. Les troubles liés aux cauchemars ont touché près de 11 % des enfants atteints de TDAH et 23 % d’entre eux souffre de troubles de cauchemars tout au long de la vie, contre 5 et 16 % des contrôles. La présence d’au moins une comorbidité psychiatrique augmente les risques de l’insomnie et de cauchemars.

Les symptômes et les conséquences de TDAH et les problèmes sommeils chez les enfants se chevauchent souvent. Certains troubles du sommeil primaires se trouvent être associés à l’inattention, l’hyperactivité, les troubles du comportement et de rendement scolaire affaiblis, qui sont souvent confondus avec les symptômes du TDAH. « Chez certains patients TDAH, les symptômes sont causés ou exagérés par les troubles primaires du sommeil, et donc le traitement de la maladie du sommeil permettra d’améliorer les symptômes du TDAH », indique Gau.

Les résultats de l’étude indiquent également que les taux de cauchemar et des troubles de cauchemar tout au long de la vie étaient plus fréquents chez les filles et le ronflement est plus fréquent chez les garçons.

– Moins de sommeil égale plus de problèmes de comportements

Une étude qui a suivi les habitudes de sommeil des enfants à partir de la naissance jusqu’à l’âge de quatre ans montre qu’un temps de sommeil plus court est corrélé avec plus de comportements de colère, d’agressivité, d’impulsivité, de crises, ainsi que d’autres comportements plutôt gênants. L’équipe de recherche dirigée par le Dr Rebecca J. Scharf de l’Université de Virginie, Charlottesville — a publié leurs résultats dans le Journal of Pediatrics Developmental & Behavioral. Ainsi donc, on note un accroissement des problèmes de comportement dit « externalisés » lorsque la période de sommeil est insuffisante.

Les résultats ont montré que la durée moyenne de sommeil nocturne était de 10,5 heures, fondé sur l’heure moyenne du coucher à 20 h 39 et l’heure moyenne de réveil à 7 h 13. Cette durée de sommeil est inférieure à ce qui est recommandé pour les jeunes enfants, mais supérieure au 9,75 heures que les chercheurs considèrent comme une « courte durée » (calculée comme un écart-type au-dessous de la moyenne). Ils ont constaté que 11 % des enfants étaient considérés comme ayant un sommeil de courte durée.

« Les enfants de groupes au sommeil plus court ont présenté un comportement nettement plus négatif que les enfants au sommeil de plus longue durée. » Les problèmes de comportement agressif ont été les plus touchés par les périodes de courtes durées de sommeil, les enfants qui dormaient moins de 9,75 heures de nuit étaient 80 % plus susceptibles d’en présenter. La courte durée de sommeil a également été associé à des augmentations de 30 % à 46 % des comportements dit externalisé, comme l’hyperactivité, la colère et l’impulsivité. Les chercheurs ont observé qu’à mesure que la durée du sommeil augmente, plus les comportements externalisés ont diminué, ce qui indique que les enfants d’âge préscolaire qui dorment moins sont plus susceptibles d’avoir des problèmes de comportement.

Ces nouveaux résultats, ainsi que d’autres études récentes, s’ajoutent aux preuves démontrant que les enfants d’âge préscolaire qui dorment moins ont plus de problèmes de comportement, y compris des comportements perturbateurs, comme l’agressivité et l’hyperactivité. Bien que l’étude ne peut pas tirer des conclusions sur la causalité, « il y a de bonnes raisons de croire que la durée du sommeil nocturne court conduit à des comportements externalisés », écrivent les chercheurs.

« Faire un plaidoyer pour les habitudes de sommeil régulières, une saine hygiène de sommeil et des routines régulières de “coucher” peut être utile pour les jeunes enfants ».

– Se coucher à des heures irrégulières affecte les performance cognitive de la progéniture

Se coucher à des heures différentes chaque soir tout au long de la petite enfance semble freiner la puissance du cerveau des enfants, montre une vaste étude à long terme publiée en ligne dans le Journal d’épidémiologie et de santé communautaire. Les « couchers » irréguliers étaient plus fréquents à l’âge de 3 ans, alors que près d’un enfant sur cinq se couche à des heures irrégulières. À l’âge de 7 ans, c’est plus de la moitié des enfants qui sont allés régulièrement au lit entre 7 h 30 et 20 h 30. Les enfants dont les heures de coucher étaient irrégulières ou qui sont allé se coucher après 21 heures provenaient de milieux plus défavorisés, montrent les résultats de l’étude.

À l’âge de 7 ans, les filles qui avaient des heures de coucher irrégulières avaient des scores plus faibles sur trois aspects de l’intelligence évaluée, après la prise en compte d’autres facteurs potentiellement influents, que les enfants qui se couchent a des heures régulière. Toutefois, ce n’était pas le cas chez les garçons en 7 ans.

Des heures de coucher irrégulières à partir de l’âge de 5 ans n’ont pas été associées à une moins bonne « puissance » du cerveau chez les filles ou les garçons à l’âge de 7 ans. Toutefois, les heures du coucher irrégulier à 3 ans ont été associées à des scores plus faibles en lecture, en mathématiques, et en perception spatiale, et ce autant chez les garçons que les filles, ce qui suggère qu’autour de l’âge de 3 pourrait être une période particulièrement sensible pour le développement cognitif.

– L’impact de l’heure du coucher irrégulier semblait être cumulatif.

Les filles qui n’avaient jamais eu d’heure du coucher régulier à 3, 5 et 7 ans avaient des scores significativement plus faibles, en lecture, en mathématiques et dans la perception spatiale, que les filles qui ont observé des heures de coucher régulières. L’impact a été le même chez les garçons, mais pour deux des trois mesures cognitives.

Les auteurs soulignent qu’une heure du coucher irrégulière pourrait perturber les rythmes naturels du corps et causer une privation de sommeil, donc porter atteinte à la plasticité du cerveau et de la capacité d’acquérir et de conserver des informations.

« Le sommeil est le prix que nous devons payer pour la plasticité de la journée antérieure et l’investissement nécessaire pour permettre l’apprentissage frais le lendemain », écrivent-ils. Et ils ajoutent : « Le développement durant la petite enfance a de profondes influences sur la santé et le bien-être tout au long de la trajectoire de vie. Ainsi, le sommeil réduit ou perturbé, surtout si cela survient à des moments clés du développement, pourrait avoir des répercussions importantes sur la santé tout au long de la vie ».

SOURCE

Alexander Prehn-Kristensen, Manuel Munz, Ina Molzow, Ines Wilhelm, Christian D. Wiesner, Lioba Baving. Sleep Promotes Consolidation of Emotional Memory in Healthy Children but Not in Children with Attention-Deficit Hyperactivity Disorder. PLoS ONE, 2013; 8 (5): e65098 DOI: 10.1371/journal.pone.0065098.

Public Library of Science. « Brain activity in sleep may impact emotional disturbances in children with ADHD » ScienceDaily, 29 May 2013, [http://bit.ly/15cAiu5].

Nauert, R. (2012). Sleep Deficit Can Lead to High Anxiety. Psych Central. Retrieved on July 14, 2013, from http://psychcentral.com/news/2012/06/11/sleep-deficit-can-lead-to-high-anxiety/39949.html, [http://bit.ly/NsuMwO].

(2012). “Les personnes anxieuses sont plus sensibles au manque de sommeil”, PsychoMedia, [http://bit.ly/OZd6qS].

(2007). “Le manque de sommeil nuit au contrôle cérébral des émotions négatives”, PsychoMedia, [http://bit.ly/fZZPbQ].

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Scharf, R. J., Demmer, R. T., Silver, E. J., & Stein, R. E. (2013). Nighttime Sleep Duration and Externalizing Behaviors of Preschool Children. Journal of Developmental & Behavioral Pediatrics, 34(6), 384-391.

Y. Kelly, J. Kelly, A. Sacker. “Time for bed: associations with cognitive performance in 7-year-old children: a longitudinal population-based study”. Journal of Epidemiology & Community Health, 2013; DOI: 10.1136/jech-2012-202024.

La trajectoire à long terme des enfants diagnostiqué TDAH lors de la période préscolaire peut s’avérer chronique et sévère

Le Trouble d’Hyperactivité avec/sans Déficit de l’Attention (TDAH), un trouble neuropsychologique et neurodéveloppementale, chronique, qui débute dans l’enfance, et se persiste à à l’âge adulte chez la majorité des enfants. En plus des principaux symptômes du TDAH, ces personnes éprouvent souvent des symptomes associés tels que la dysrégulation émotionnelle, les troubles du sommeil ou d’une faible estime de soi, et souffrent également de troubles concomitants (comorbidité), en particulier les épisodes dépressifs, les troubles anxieux, et la toxicomanie.

En europe, par contraste [du  taux de prévalence de la condition de 3-4%], la prévalence du diagnostic est inférieure à 0,5%, ce qui indique que la majorité des cas ne sont pas diagnostiqués et non traités. Ainsi, les données disponibles suggèrent que la plupart des adultes atteints de TDAH en Europe ne sont pas traitées. Nous verrons plus loin pour les États-Unis.

Aussi, les hommes qui ont été diagnostiqués durant l’enfance TDAH semble avoir des aboutissements significativement plus délétères, et ce, dans les sphères éducatifs, professionnels, économiques et sociaux, selon une étude de suivi de 33 ans, ou on les a comparés avec les hommes sans TDAH durand l’enfance [et donc à l’age adulte également].

Le TDAH, qui est d’abord diagnostiqué à l’âge préscolaire, tend à s’avérer chronique et sévère, mais le cours de la maladie est différent chez chaque enfant, selon les données à long terme de suivi de NIMH-funded Preschool ADHD Treatment Study (PATS).

Ainsi, le TDAH chez les enfants d’âge préscolaire est un diagnostic relativement stable sur une période de 6 ans. La trajectoire est généralement chronique, avec une sévérité élevée des symptômes et des troubles, chez les très jeunes enfants atteints de TDAH modérée à sévère, malgré un traitement avec des médicaments. Le développement de stratégies d’intervention de TDAH plus efficace est nécessaire pour ce groupe d’âge.

La plupart des études sur le TDAH se concentrent essentiellement sur les enfants d’âge scolaire, en particulier les garçons. Le PATS a été la première étude à long terme et à grande échelle conçus pour se concentrer sur les enfants d’âge préscolaire atteints de TDAH, et de déterminer l’innocuité et l’efficacité de leur traitement par le méthylphénidate (Ritalin). Les résultats inital de l’étude ont permis constaté que dans l’ensemble, de faibles doses de ce médicament sur ​​le court terme sont efficaces et sûres, à condition que l’enfant d’âge préscolaire, qui est particulièrement sensible aux effets secondaires, soit étroitement surveillé.

Dans l’étude de suivi, les participants originel, à l’époque âgés de 3 à 5 ans, ont été suivis pendant six ans après que le PATS ait débuter le suivit la trajectoire clinique de leur TDAH. Parents et enseignants ont été interrogés sur les symptômes des enfants à trois (3), quatre (4) et six (6) ans, suivant la fin de l’étude. Après six ans, 89 pour cent des participants rencontrait encore les critères diagnostic du TDAH. Bien que certains symptômes avaient diminué, beaucoup d’entre eux présentaient encore des symptômes sévères, en dépit de l’utilisation des médicaments. Dans l’ensemble, les trajectoires de maladie des enfants variaient considérablement.

Les filles et les garçons ont également montré différents types de changements au cours de leur maladie. Au départ, les filles ont tendance à avoir des symptômes plus graves, notamment d’inattention. Même si elles ont montré au fil du temps une baisse plus marquée de la sévérité de leurs symptômes par rapport aux garçons, leurs symptômes sont quand même restés plus sévère que ceux des garçons, et ce, tout au long de la période d’étude, à l’exception de l’hyperactivité et de l’impulsivité dans le cadre scolaire.

À mesure qu’il y a plus d’enfants d’âge préscolaire qui sont diagnostiqués du TDAH et qui tenteront d’obtenir des traitements, une connaissance de l’évolution à long terme de la maladie s’avère importante afin d’établir les interventions les plus efficaces, et ce, dès le début du cours de la maladie. Et parce que le diagnostic de TDAH chez les enfants d’âge préscolaire tend à persister tout au long de l’enfance, l’intervention précoce et intensive pouvant inclure une médication, les interventions dites comportementales et la formation des parents, s’avèrent nécessaires.

Dans un effort pour améliorer les conséquences néfastes pour ces enfants, plus de recherches sont nécessaires concernant les effets des médicaments traitant le TDAH sur les enfants d’âge préscolaire sur le long terme, ainsi que les effets de la combinaison de différents médicaments. En outre, plus de recherches sont nécessaires pour identifier les caractéristiques individuelles qui pourraient accroître le risque d’un enfant de TDAH à long terme ainsi que les caractéristiques des enfants dont les symptômes disparaissent avec l’âge.

« Ces résultats soulèvent des questions qui, malheureusement, ne peuvent être répondues à partir de nos données actuelles » écrivent les auteurs de l’étude. « Par exemple, pourquoi les médicaments, tels qu’administrés dans la communauté, ne semblent pas suffisamment efficaces pour réduire les symptômes en deçà de l’écart clinique de la plupart des participants? Est-ce un problème de conformité? Alternativement, il est possible que les pratiques pharmacothérapeutique des praticiens de la communauté n’aient pas été adaptées afin de maximiser les bénéfices cliniques. Notre étude n’a pas été conçue pour répondre à ces questions, toutefois, quelle que soit les raisons puissent être, il est inquiétant de constater que les enfants atteints de TDAH, même lorsqu’ils sont traités avec des médicaments, continuent d’éprouver des symptômes, et ce que nous devons savoir, c’est pourquoi cela en est ainsi et comment pouvons-nous faire mieux », explique le chercheur principal, Mark Riddle, MD, un psychiatre pédiatrique au Johns Hopkins Children Center. « Le TDAH est devenu un diagnostic plus fréquent dans la petite enfance, et comprendre comment la maladie progresse dans ce groupe d’âge devient critique. Nous avons constaté que le TDAH chez les enfants d’âge préscolaire est une maladie chronique et plutôt persistante, qui exige de meilleurs traitements comportementaux et pharmacologiques à long terme que nous avons actuellement ».

Une autre étude montre que près de 37.5% des enfants atteints de TDAH continuent de lutter contre cette condition jusqu’à l’âge adulte, et certains peuvant développer d’autres troubles psychiatriques. Nous devons donc concevoir et adopter une approche des maladies chroniques au TDAH comme nous le faisons pour le diabète. Le système de soins doit être conçu pour le long terme. De plus, près de 57% des adultes TDAH arborait au moins 1 autre trouble psychiatrique à l’âge adulte, comparativement à 35% des participants du groupe témoin adultes qui n’avaient pas eu le TDAH lors de l’enfance. Les troubles psychiatriques rencontrés les plus fréquents étaient la toxicomanie ou la dépendance, trouble de la personnalité antisociale, les épisodes hypomaniaques, de l’anxiété généralisée et la dépression majeure. L’incidence de décès par suicide était près de 5 fois plus élevé chez les adultes TDAH.

Les enquêteurs de l’étude expliquent que le TDAH ne doit plus être considérée uniquement comme un trouble qui affecte principalement le comportement et l’apprentissage des enfants, mais aussi comme un problème de santé majeur qui confère un risque accru de mortalité, d’adversité sociale sous forme de comportements criminels, de persistance des symptômes et des déficiences du TDAH jusqu’à l’âge adulte, et un taux accrus d’autres problèmes de santé mentale. Cette étude montre la nécessité d’améliorer considérablement le traitement à long terme des enfants atteints de TDAH et de fournir un mécanisme pour les traiter comme comme des adultes.

Il est possible, sinon probable, que l’ampleur des effets négatifs de cette cohorte serait encore plus important dans les populations ayant des difficultés supplémentaires telles que des taux plus élevés de pauvreté ayant des conditions socioéconommiques défavorables.

Les parents d’enfants atteints de TDAH doivent s’assurer que leurs enfants obtiennent des traitements de haute qualité et qu’il continue leurs traitements alors qu’ils entrent [et sortent] dans l’adolescence. Les enfants doivent également être évalués pour les troubles d’apprentissage et le suivi des conditions associés au TDAH, y compris l’usage de drogues, la dépression et l’anxiété.

De plus, les auteurs de l’étude pensent sous-estimer les aboutissements délétères du TDAH chez les enfants. Car la plupart des personnes étudiés étaient de race blanche et de classe moyenne, avec une bonne éducation et l’accès aux soins de santé. Selon les auteurs, on peut dire que c’est potentiellement le meilleur scénario. Les aboutissements pourraient donc être pire dans les populations socioéconomiquement défavorables.

SOURCES

Riddle M et al. (2013). “The Preschool ADHD Treatment Study (PATS) 6-Year Follow-up”.Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry – March 2013 (Vol. 52, Issue 3, Pages 264-278.e2, DOI: 10.1016/j.jaac.2012.12.007).

National Institute of Mental Health (NIMH).(2013). “Long-term Course of ADHD Diagnosed in Preschool Years Can be Chronic and Severe”, Science News, February 12 2013, [http://1.usa.gov/11n6gAA].

Gleason, Mary Margaret. « Finding the Tools for Effective Early Intervention for Preschool Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder », Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry 52.3 (2013): 228-230.

Barbaresi, W. J., Colligan, R. C., Weaver, A. L., Voigt, R. G., Killian, J. M., & Katusic, S. K. (2013). “Mortality, ADHD, and Psychosocial Adversity in Adults With Childhood ADHD: A Prospective Stud”,. Pediatrics, 131(4), 637-644.

William J. Barbaresi, Robert C. Colligan, Amy L. Weaver, Robert G. Voigt, Jill M. Killian, and Slavica K. Katusic. Mortality, ADHD, and Psychosocial Adversity in Adults With Childhood ADHD: A Prospective Study. Pediatrics, March 4, 2013 DOI: 10.1542/peds.2012-2354

Mayo Clinic. « ADHD takes a toll well into adulthood. » ScienceDaily. ScienceDaily, 4 March 2013. <www.sciencedaily.com/releases/2013/03/130304104758.htm>.

Brooks, M. (2013). “ADHD Persists in Adulthood, Ups Mental Illness, Suicide Risk”, Medscape Multispeciality, 04 march 2013, http://bit.ly/13fGcqQ.

European College of Neuropsychopharmacology – ECNP. (2013, October 7). “Adult ADHD undertreated despite effective interventions”, ScienceDaily. Retrieved November 16, 2013, http://bit.ly/1aa5aLC.

Klein, R. G., Mannuzza, S., Olazagasti, M. A. R., Roizen, E., Hutchison, J. A., Lashua, E. C., & Castellanos, F. X. (2012). “Clinical and functional outcome of childhood attention-deficit/hyperactivity disorder 33 years later”, Archives of general psychiatry, 69(12), 1295–1303. doi:10.1001/archgenpsychiatry.2012.271

De la pollution sonore et des nuisances sonores

LE BRUIT

L’excès de bruit a des effets sur les organes de l’audition, mais peut aussi perturber l’organisme en général, et notamment le sommeil, le comportement.

Quelques définitions du bruit :

« Un ensemble de sons sans harmonies » (dictionnaire Larousse)

« Ce qui, perçu par l’ouïe, n’est pas senti comme son musical » (dictionnaire Robert)

« Toute sensation auditive désagréable ou gênante, tout phénomène acoustique produisant cette sensation, tout son ayant un caractère aléatoire qui n’a pas de composantes définies » (Association française de normalisation)

« Ensemble de sons, d’intensité variable, dépourvus d’harmonie, résultant de vibrations irrégulières »

Quelques synonymes de bruit dans le langage courant:

bruit court et intense : déflagration, détonation, éclat, explosion

bruit fort et prolongé : vacarme, fracas, hurlement, vocifération

bruit doux : gargouillement, bruissement, frôlement, gazouillement, murmure

origine utilisée pour désigner le bruit : clapotage, crépitation, babil, pépiement, ronronnement, souffle, cri, gémissement, grognement, ronflement

registre familier : boucan, brouhaha, chahut, tapage

Nous notons les bruits de voisinage suivant :

  • Les bruits de comportement (également appelés bruits domestiques) : correspondent principalement aux bruits inutiles ou agressifs de la vie quotidienne, provoqués, directement ou non, par les comportements désinvoltes de personnes. Les bruits désinvoltes ou agressifs pouvant provenir de chaînes haute-fidélité, d’aboiements, d’appareils électroménagers, de travaux de réparations, de pétards, etc., sont considérés comme des bruits de comportement;
  • Les bruits d’activités : Ce sont des bruits provenant d’une activité bruyante installée à proximité de logements peut occasionner des nuisances par exemple de la circulation (ambulance, police, camions, trains, avions, d’ateliers artisanaux, de commerces, d’activités industrielles;
  • Les bruits chantiers : Il s’agit des bruits de chantiers de travaux publics ou privés et de travaux intéressant les bâtiments et leurs équipements;
  • Logement mal isolé : Il n’est pas rare que l’occupant d’un logement souffre du bruit de ses voisins, alors même que ceux-ci ont un comportement normal. C’est le logement qui est mal isolé. Pourtant, peu d’occupants entreprennent des travaux d’isolation acoustique. Diverses raisons participent de cette situation : les particuliers ont des difficultés à identifier les bruits, ils manquent d’information sur les solutions techniques, nourrissent des a priori négatifs sur les coûts des diagnostics et des travaux. Quant aux aides financières, soit leur existence est ignorée, soit les conditions pour en bénéficier sont méconnues, et la notion de dépréciation immobilière pour cause de bruit est mal appréciée.

Dans les constructions, on fait la différence entre les bruits aériens, c’est-à-dire les bruits émis par une source n’ayant pas de contact avec la structure construite, et les bruits solidiens, qui ont pour origine une mise en vibration directe de la structure.

  • bruits aériens : Dans un logement, les bruits aériens se propagent par l’air avant de faire vibrer les parois du local. Chaque paroi qui vibre fait à son tour vibrer l’air dans les locaux voisins : le son a traversé la paroi. On distingue deux types de bruits aériens : 1) les bruits aériens intérieurs (bruits créés par les conversations, la télévision, les chaîneshaute-fidélité…); 2) les bruits aériens extérieurs (bruits créés par le trafic routier, ferroviaire ou aérien).
  • bruits solidiens : Une paroi soumise à un choc entre en vibration et fait vibrer l’air des locaux voisins. Les bruits solidiens comprennent : 1) Les bruits d’impact (bruits de pas, déplacement de meubles, chutes d’objets, …); 2) Les bruits d’équipement, collectifs (ascenseur, chaufferie, …) ou individuels (chasse d’eau, robinetterie, …).

Quand un son rencontre une paroi, son énergie sonore est en partie : 1) réfléchie — l’énergie réfléchie revient du côté de la source; 2) absorbée — l’énergie absorbée se transforme en chaleur dans la paroi; 3) transmise — l’énergie transmise traverse la paroi et fait vibrer l’air de l’autre côté.

L’énergie acoustique se transmet du local d’émission au local de réception :

  • soit par transmission directe, avec comme milieu de propagation la paroi séparative (mur, cloison) entre les deux pièces;
  • soit par transmission latérale, qui utilise des voies de propagation autres que la paroi séparative entre les deux pièces.

L’isolation acoustique consiste à traiter la transmission des bruits, soit qu’ils viennent de l’extérieur, soit qu’ils soient émis depuis le local à isoler (afin qu’ils ne s’entendent par hors de celui-ci). Les matériaux fortement isolants réduisent surtout la partie transmise de l’énergie sonore, et réfléchissent cette énergie vers la source émettrice. L’absorption acoustique, ou correction acoustique traite l’énergie réfléchie et absorbée, mais ne modifie quasiment pas les propriétés de transmission de la paroi. Ainsi, un matériau absorbant n’améliore pas l’isolation, puisqu’il ne supprime pas les bruits extérieurs, ni n’empêche les sons intérieurs de sortir.

LA POLLUTION SONORE

Quand le bruit dépasse le niveau de la simple nuisance et qu’il peut affecter l’acuité auditive, la santé, les écosystèmes (via le dérangement de la faune) on parle de pollution sonore. La notion de pollution sonore regroupe généralement des nuisances sonores provoquées par diverses sources, dont les conséquences peuvent aller d’une gêne passagère, mais répétée à des répercussions graves sur la santé, la qualité de vie et/ou sur le fonctionnement des écosystèmes. Une grande partie de la population urbaine mondiale est confrontée à des nuisances sonores, et en particulier les riverains de routes, de voies ferrées, d’aéroports, de ports et de certaines usines ou zones d’activité. Les voisins de discothèques, de carrefours fréquentés, etc. le sont aussi.

Pour plus de renseignements:

“The Borg” et Matriarcat

Resistance is futile, you will be assimilated – “The Borg” et Matriarcat